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Jeudi 10 octobre 2019

Le Hellfest a été sold out en moins de 3H hier. Et malheureusement le rush sur la plateforme de vente a provoqué des couacs avec des personnes n'arrivant pas à payer leur pass au vu des nombreux messages postés sur les réseaux sociaux.

Vendredi 20 septembre 2019

Le Hellfest a annoncé que les pass 3 jours seraient en vente prochainement... Vous voilà bien avancé !
Pas encore d'infos sur la date exacte ni même si des mesures seront prises pour éviter les mécontentement de l'an dernier (où les pass 3 jours ont été vendus en un peu plus de 2H).

Jeudi 19 septembre 2019

System Of A Down fera une tournée Européenne en 2020, le groupe a annoncé, pour le moment, le Rock Am Ring et le Rock Im Park en Allemagne et une date en Finlande. Alors : Hellfest ? Download 2020 ?

Mercredi 11 septembre 2019

Interview : Ddent ouvrait à 10h30 en ce jour de clôture de Hellfest. Devant un public surprenamment nombreux pour une heure aussi matinale, le groupe, qui jouait pour la première fois dans un événement d’une telle ampleur, s’en est tiré sans fausse note. Un concert chargé d’émotion, très apprécié ici et plus largement ayant suscité beaucoup d’échos positifs. C’est sous le soleil de plomb que je rejoins Louis Lambert, compositeur et guitariste du groupe. C’est sa dernière interview de la journée, la fatigue commence un peu à se lire sur son visage. [...]"

Jeudi 05 septembre 2019

DDENT vient de mettre en ligne sa prestation au Hellfest 2019, ça se regarde ici.

Jeudi 29 août 2019

Demain on fera notre seconde date de la saison 2019-2020 (oui déjà !) avec Fiend (qui vient de faire une tournée invitée par Tool, et dans lequel on retrouve un ex Senser et un ex Ministry) et Ddent (que vous avez pu voir au Hellfest cette année par exemple), ça se passera à Nantes à La Scène Michelet, 8€ en prévente (ici) ou 10€ sur place.

Le 14 septembre prochain le Hellfest fera une Hellfest Party : Master Of Rock à Nantes, au programme de la journée : tatouage gratuit (du H du Hellfest) par Follenn, une soirée avec Karoké metal (en live, c'est le groupe Hellbangerz qui jouera les titres), il y aura aussi une tombola pour gagner des pass 3 jours. Les places pour la soirée sont disponible ici, à 6,66€.

Mercredi 28 août 2019

YCKM, notre podcast metal hebdo, est en vacances mais nous permet de tenir en sortant quelques épisodes bonus estivaux. Cette fois c'est pour parler des festivals estivaux (en plus du Hellfest déjà fait en juin) avec une épisode consacré au SonicBlast, au Motocultor ainsi qu'aus Volcano Sessions, 3 salles, 3 ambiances.
A écouter ici ou dans vos applis de Podcast favorite (Deezer, Podcast Addict, Spotify, iTunes, ...) en cherchant YCKM ou Metalorgie.

Samedi 10 août 2019

Interview : Avant de nous manger un set méchant comme tout sous l'Altar, nous sommes allés poser quelques question à Archspire lors de leur passage au Hellfest. On a parlé de Shrek, de la menace des intelligences artificielles, de Synthwave, et aussi un peu de leur dernier album. C'est à lire par là

Vendredi 02 août 2019

Mercyful Fate va se reformer pour une série de concerts en été 2020, dont un au Copenhell Festival au Danemark. Un passage au Hellfest sûrement ? 

Mercredi 17 juillet 2019

Mantra sortira son prochain album Medium en octobre chez Finisterian Dead End. Voici la pochette. Et toujours notre interview avec le groupe au Hellfest à écouter par ici.

Vendredi 12 juillet 2019

Interview vidéo : Metal Progressif et Danse de l'Esprit. On a rencontré les musiciens de Mantra au Hellfest, l'occasion de parler de leur actu mais aussi du danseur qui hante leurs concerts depuis peu, de leur contribution à notre faux teaser de Tool, de leur prochain album concept... Tout ça se regarde par ici. Bon visionnage !

Mercredi 10 juillet 2019

Interview fond de carton avec Refused réalisée au Hellfest 2016 à lire par ici.
"Le festival est génial, on est super bien accueilli et il y a pleins de groupes talentueux à l’affiche que je souhaiterai voir sur les trois jours. Avant d’évoluer dans des scènes Punk / Hardcore j’écoutais beaucoup de Metal, j’adore toujours autan Slayer par exemple. L’autre truc, c’est que ce soir il y a 208 musiciens sur scène. Et seulement cinq femmes ! C’est n’importe quoi ! Et on doit réfléchir la dessus, la communauté des musiciens doit réfléchir à ça : « pourquoi il n’y a que des mecs sur scène ? ». Je pense que j’en parlerai un peu sur scène ce soir. On doit parler de ça, on a besoin de voir plus de femmes sur scène, que plus de femmes jouent de la musique, mais pour ça on doit déjà faire en sorte qu’elles soient plus visibles sur scène. C’est super important."

Mercredi 03 juillet 2019

Sur la route du retour, Troll In The Sky nous a pondu un débrief du Hellfest

Podcast :  Dernier épisode de la saison pour YCKM (après quand même 72H et 39 épisodes !), au programme : 
- Compte Rendu du Hellfest
- Bilan de l'année (stats, retour de l'équipe, explications, ..)
- Réponses aux questions des auditeurs
- Gros bordel

Et l'occasion pour nous de dire un gros merci à YCKM, qui après 10 ans sur les ondes FM a tenté l'aventure du podcast avec nous, et on est très content de les avoir accueillis ! Déjà pour la qualité et la régularité dont ils ont fait preuve, le fait que les découvertes possibles sur le site se ont mathématiquement augmenté, et pour la bonne humeur dégagée par le podcast chaque semaine.
On espère que vous aussi vous avez apprécié cette saison de podcasts metal qui a su mixé découverte, classiques, grands noms et groupes plus confidentiels.

- En ligne
- En téléchargement le MP3
- iTunes
- Deezer
- Spotify
- Ou via flux RSS
Pour venir discuter de cet épisode direction Discord.

Un live report du Hellfest est disponible chez Soundsmag.

Lundi 01 juillet 2019

Concours : Ontours propose des voyages tout compris afin de faciliter l’accès l’accès aux concerts et festivals Metal. Après le Hellfest, le site propose des voyages pour le Metaldays, Wacken et Brutal Assault. Le site a proposé à Metalorgie de mettre en jeu 2 pack bus + pass festival + camping pour le Brutal Assault (infos ici).
Les villes de départs dispo sont Paris, Reims, Metz, Nancy et Strasbourg. Tout se joue ici !

Dimanche 30 juin 2019

Le live de Ultra Vomit au Hellfest est en commentaires.

Jeudi 27 juin 2019

Lors de l'édition 2019 le Hellfest aura écoulé 1,6 millions de demi (records battus, forcément aidé par un jour supplémentaire).
Et c'est 23 000 litres de vins qui auront été vendus sur le festival également.

Pour rappel nos reports et nos galeries photos sont en ligne :
- Knotfest : Live Report - Photos
- Vendredi : Live Report - Photos
- Samedi : Live Report - Photos
- Dimanche : Live Report - Photos

  

- Marianne a écrit un article plutôt bien foutu sur le Hellfest.
- TRexSound a publié report et photos sur son site. 
- tmv a publié un live report sur cette édition 2019. 
- madmoiZelle a publié un article bien naze sur le festival. (et vous allez cliquer dessus au lieu de lire celui de Marianne)
- Le Figaro a également mis en ligne un article sur le festival, classico classique mais on parle quand même du Figaro.

Mercredi 26 juin 2019

Les rigolos d'Ultra Vomit ont lâché quelques bafouilles à France 3 pendant le Hellfest. L'entrevue se regarde ici

On ne savait pas comment vous décrire la terreur que nous a inspiré cette anecdote pendant le set de The Fever 333 au Hellfest, du coup on a attendu de retrouver la vidéo pour vous montrer cette "rencontre" en images. Glaçant.
(et oui c'est certainement pour l'after movie du Hellfest, enfin on suppose !)

Mardi 25 juin 2019

Ca y est, vous êtes tous rentrés du Hellfest et à peu près reposés ?

Vous allez pouvoir vous plonger dans nos galeries photos ainsi que dans nos comptes rendus de ces 4 jours de Knotfest / Hellfest.
Evidemment, chaque galerie est accompagnée des photos d'ambiances, des festivaliers, des décors, ...

- Knotfest : Live Report - Photos (Sabaton, Sick Of It All, Ministry, Amon Amarth, Behemoth, ...)

  

- Vendredi : Live Report - Photos (Gojira, Dropkick Murphys, Dream Theater, Mass Hysteria, Ultra Vomit, ...)

  

- Samedi : Live Report - Photos (Kiss, Def Leppard, Eagles Of Death Metal, Envy, Mad Sin, ZZ Top,  ...)

  

- Dimanche : Live Report - Photos (Tool, Slayer, Anthrax, Lamb Of God, Brutus, Clutch, Emperor, )

  

Les reports ont été faits à chaud le soir après les concerts, les photos traitées également dans la nuit. Merci du coup à tous les photographes / chroniqueurs pour le travail, et même à notre homme de l'ombre qui s'est occupé de publier tout ça ici même.
Et merci à tous les lecteurs croisés sur le festival !

Pour retrouver le travail des photographes : Julien Chazo (Insta), Florian Denis (Insta), Méo (Insta)

On vous relayera les reports et photos des confrères dans les jours à venir.

Lundi 24 juin 2019

Dernier jour du Hellfest avec une bonne nuit de sommeil ! Nous vous proposons de découvrir toutes les photos du 3ème jour par ici.

En complément, petit résumé de la conférence de presse du Hellfest d'hier :
- Le Hellfest est toujours une association (avec un budget de 27 million, soit le plus gros de France)
- 37000 personnes étaient présentes au Knotfest, contre 180 000 en cumulé au Hellfest
- Le Knotfest était un événement unique, pas de suite prévue
- Vu la demande, le Hellfest pourrait accueillir 2 fois plus de monde, mais ce n’est pas la volonté de l’association
- Le rôle du Hellfest, d’après Ben Barbaud, est aujourd’hui de devenir une aide pour les groupes à être les têtes d’affiche de demain, comme Gojira ou Architects. L’orga précise que cela fait partie des têtes d’affiche dont on aura besoin dans 20 ans.
- Concernant Manowar : l’orga assure avoir tout fait pour les faire venir. Un procédure est prévue, longue, mais pas d’infos divulguées (« langue de bois » assumée par Ben Barbaud).
- Sabaton était resté le vendredi pour voir Manowar, et le groupe s’est proposé de lui-même pour remplacer Manowar.
- Dates de l’an prochain : 19 au 21 juin, avec un projet de bar Hellfest à Paris (à la place du Dr Feelgood).

Concernant les concerts du 23 juin :
Alors que le soleil atteint son zénith, nous arrivons pour nous délecter du bain de fraîcheur Brutus. Mené par une batteuse-chanteuse dont on a déjà fait les éloges ici, le combo Belge a le mérite de dénoter sur la Warzone, dans le bon sens du terme. Stefanie Mannaerts nous happe tout de suite par sa maîtrise vocale, impressionnante de précision par rapport aux versions studio. Un vrai panel allant de la déclamation énergique aux vocalises arrachées nous est offert, habillé tantôt de notes claires et lumineuses, tantôt de départs furieux. Le groupe du plat pays semble carrément convaincre la Warzone, attentive et réceptive et lance avec brio cette journée en terres Hardcore.

Pour les plus sensibles au soleil, le rendez-vous idéal à l’heure du déjeuner de ce dernier jour se passait sous l’ombre de la Valley avec les très prometteurs Messa originaires d’Italie. Venant défendre leur dernier effort Feast For Water paru l’année dernière. Leur musique sait manier avec parcimonie les codes du Traditional Doom Metal pour y insuffler des nappes de Dark Jazz qui n’aurait pas démériter sur une bande originale d’Angelo Badalamenti, le tout sublimé par la voix enivrante de leur chanteuse. Pour une scène où les groupes ont tendance à trop se repomper entre eux sans apporter rien de neuf, voici une valeur montante qu’il faudra suivre de près.

Comment expliquer Cemican si vous n’y étiez pas ? D’une part, un guitariste-chanteur, un batteur, un bassiste, et une envie de bourriner une sorte de Thrash vénère. D’autre part, deux musiciens de plus qui alternent entre didgeridoo, flûtes en os ou en coquillage, cœurs polyphoniques, et percussions tribales. Tout ce beau monde est affublé de frusques de maya ou d’incas, et arbore des corpse paints vraiment pas dingues. Un résultat atypique, original, mais à l’exécution passable et offrant quelques longueurs, rendant l’expérience à peine « pas mal », malgré une dimension chamanique qui aurait pu rendre ça très cool.

On attendait Yob avec une certaine impatience. Ce qu’on attendait moins par contre, c’est qu’ils nous défoncent littéralement la tronche pendant une heure. Nous avions espéré une set-list planante, piochant largement sur Clearing The Path To Descend et Atma, on nous a servi tout l’inverse, un mur de son massif, parfois violent, souvent frontal et débridé. Le propos est différent, mais le résultat tout aussi incroyable. La palette vocale de Mike Scheidt est plutôt bien restituée, le son est très fort et parfois un peu brouillon, mais la chape sonore qui plane au dessus de nous l’emporte et prend le dessus. Le public est très vite conquis par cette musique purement sensorielle, qui ne parle qu’aux tripes, et applaudira très longtemps le groupe, espérant un peu de rab. Incroyable.

Trivium assume ses récents albums, et grand bien leur fasse. Leur setlist fera honneur aux deux derniers disques, mais on restera sur notre faim quant aux titres cultes d’Ascendency. En terme de fan-service pour les vieux de la vieille, on aura seulement droit aux titres Down From The Sky ainsi que In Waves dans une moindre mesure. Les autres ne nous diront rien, mais force est de constater que certains d’entre eux fonctionnent bien en live.

Nouveau round sous l’Altar, cette fois en présence de Vomitory. Les gars nous envoient un Death Old School très honnête, mais souffrant d’imprécision quant au son des deux guitares. Bon, on fait donc un peu moins la fine bouche des oreilles et on se raccroche au vrombissements saccadés par la batterie. Vient alors un souci sur l’une des guitares, libérant la place au gratteux rythmique et voilà que les lignes de six-cordes se dévoilent clairement. Nouvelle coupure de quelques minutes le temps de remettre tous les musiciens en selle (le groupe en profitera pour lancer des patchs à leur effigie dans la foule, sympa) et Vomitory revient de plus belle, cette fois avec un son clairement audible. Les gars balancent alors sur leurs deux derniers morceaux tous les patterns les plus efficaces existant dans le Death Metal : lourdeur, blast, d-beat, mid-tempo...Tout y passe et on oublie rapidement les quelques cafouillages, aidés par la bonne humeur des zicos.

Si le nom de Wiegedood ne vous dit rien, c’est que vous ne devait pas être familier avec la communauté de musicien Church Of Ra dont les membres du groupe, officiant initialement chez Amenra, Oathbreaker ou encore Rise And Fall, sont affiliés. Proposant un Black Metal atmosphérique sans compromis, les Belges viennent de terminer leur trilogie d’album De Doden Hebben Het Goed qui s’étale de 2015 à 2018, que le groupe interprétera en intégralité lors d’une tournée à la rentrée d’ailleurs. Si personnellement, leurs enregistrements studios me laissent sur ma réserve, il n’en est pas de même avec leur version live, bien au contraire, et leur son n’y est pas pour rien. Heureusement, le groupe n’est pas rare pour un sous, ayant régulièrement été programmé à l’affiche de divers festivals ainsi qu’en première partie de Yob sur leur précédente tournée. De bien nombreuses occasions de s'apercevoir du niveau scénique de ce jeune groupe dont les racines s’éloigne du Black Metal pour le Hardcore, le Doom et le Sludge.

Contrairement à Trivium, Testament fait complètement dans le fan-service. Après une ouverture sur deux conventionnels titres du dernier album en date, c’est un total retour en arrière : les thrasheurs joueront même plus de titres de leur second album (The New Order, 1988 tout de même) que de morceaux issus du plus récent opus, The Brotherhood Of The Snake. On notera aussi un petit “jingle joyeux anniversaire” en l’honneur des 57 ans du chanteur Chuck Billy, moment assez fun. Le frontman est tout sourire, toujours à animer le show avec sa manie du air-guitar sur son mini pied de micro. Bonne humeur, bonne setlist, bon son aussi, le Thrash de Testament est un grand “oui”. Plus mélodique que Slayer, plus bourrin que Metallica, la recette est au top depuis 30 ans.

Nasty : Bas du front, primitif, rentre dedans, primaire, … oui on peut coller tous ces adjectifs à la musique de Nasty. Mais quand on veut un défouloir c'est parfait. Évidemment le pit peut être qualifié des même mots, le tout mené par un leader qui va causer français entre les morceaux et des "c'est la guerre", "bisous bisous". Fun et régressif.

I-MMO-LA-TION. La bande de New-York a ouvert un portail vers les Enfers cet après-midi, entraînant dans sa chute un pit bagarreur du début à la fin (avec quelques intermèdes où la valse était autorisée) et le reste des démons de l’Altar. Immolation a bénéficié d’un des sons les plus propres de la tente, laissant apparaître ses lignes de guitares infernales si caractéristiques du groupe. On a donc le droit à un exposé complet des talents du groupe avec une option Robert Vigna qui met carrément l’ambiance, fendant l’air de sa Flying-V et haranguant la foule dès qu’il le faut. Immolation n’a pas un seul titre à jeter et fait passer le temps vitesse grand (Flying-)V, faisant parfois penser à des élans du Morbid Angel des débuts. Plus de vingt ans après les débuts, les Américains sont toujours à un niveau exceptionnel.

Anthrax commence son set par l’intro de Cowboys From Hell (de Pantera bien entendu), avant d'enchaîner sur leur reprise culte de Got The Time : deux covers pour le prix d’une ! Leur set sera clairement orienté sur cette thématique, puisque les célèbres moshers ne peuvent pas ne pas jouer Antisocial, et qu’ils bouclent la boucle en concluant leur set par l’outro de… Cowboy From Hell.
Entre tout ça, Anthrax place une petite poignée de leurs compos, efficaces mais pas transcendantes non plus, en dehors du mythique Indians qui réussira enfin, en fin de set, à fédérer la foule sur un morceau qui ne soit pas une reprise.

Emmenés par leur nouveau chanteur (Jeff Gutt), les californiens de Stone Temple Pilots essaieront pendant une petite heure de faire souffler le vent des années 90, en enchaînant la plupart de leurs tubes grungy sur une Main Stage déserte. La sauce ne prend pas niveau public, et c’est bien dommage car la qualité est plutôt au rendez-vous. Les nostalgiques de cette époque, ils sont peu, repartent quand même avec le smile après un combo Plush / Interstate Love Song / Sex Type Thing.

Vltimas a attiré l’attention des fans de Death comme de Black avec un line-up surprenant : Rune “Blasphemer” Eriksen (Mayhem, Aura Noir…), David Vincent (Morbid Angel) et Flo Mounier (Cryptopsy…). L’écoute de l’album avait révélée que le trio était parvenu à créer quelque chose d’intéressant. Il fallait maintenant savoir si la formation arriverait à assurer sur scène. Et la réponse est oui. Servis par un son très précis, Vltimas vont jouer leur premier album en entier et très bien, avec l’heureuse contribution d’un bassiste et un guitariste de session. Rune Eriksen est exceptionnel à la guitare, une véritable mitraillette à riffs d’une précision effrayante, notamment sur les syncopes. David Vincent s’en sort comme un bon frontman sans avoir une basse sanglée sur son épaule et impressionne toujours avec sa voix au timbre caverneux et grave. Il ne contente d’ailleurs pas de growler, il fait aussi du chant clair sur Monolilith et s’en sort bien, en plus d’ajouter un peu d’air frais aux compositions. Le temps passe très vite et on arrive déjà à la fin du set, moment choisi par le groupe pour faire une reprise du titre éponyme de Black Sabbath, qui fonctionne vraiment bien avec la voix de David Vincent.

La prestation de Beartooth sera complètement, mais alors COMPLÈTEMENT occultée par un match de badminton. Oui, oui. Entre Nasty et Beartooth, deux festivaliers déguisés en sportifs des années 70s installent un filet tendus par deux complices, sortent des raquettes et un volant, et commencent des échanges endiablés pendant qu’un groupe de pom-pom-boys en uniforme les encourage. Le public qui attend le prochain concert se joint aux pom-pom-boys, une holà circule en boucle autour du match, les gens sur les gradins deviennent dingues et se lèvent pour applaudir à chaque point, la foule est plus en feu que lors des concerts. La partie s’arrête quand Beartooth commence, mais on est tellement halluciné que ce genre de situation se produise, que le concert sera anecdotique comparé à ce match incroyable et incongru. On pense que c'était bien.

La formation culte norvégienne Emperor est de retour au Hellfest cette année. Après avoir célébré les 10 ans de leurs albums cultes In The Nightside Eclipse et Anthems To The Welkin At Dusk, le set de cette édition 2016 était prévu comme un concert “best-of” et alors qu’on pouvait s’attendre à des passages de IX Equilibrium et/ou de Prometheus, le terme best-of est appliqué au pied de la lettre à savoir “le meilleur de” Emperor qui se trouvent être les deux premiers albums… Même si ce concert ne vient pas chambouler ce que le groupe a pu nous proposer en 2014 et en 2017, pour ceux présents lors de ces éditions, et que le son reste correct mais pas transcendant, on se laisse piéger à embarquer pour leurs ambiances si orchestrales et grandioses. I AM THE EMPEROR !

En cette fin d’après midi étouffante, c’est au tour des américains de Lamb of God de débouler sur scène, avec dans leur sac une palette complète de baffes format XXL. La bande à Randy Blythe met le feu à la Main Stage, pour le plus grand plaisir du pit qui répond présent au groove inimitable de la bande de Redmond. Le son est parfait, Randy Blythe est survolté comme toujours, et si on peut regretter qu’ils ne passent que très peu de temps sur les trois derniers albums, ils termineront leur set avec un Redneck d’anthologie… Une des plus grosses claques de l’après-midi, et une de leur meilleure prestation au Hellfest.

Le dernier album des Young GodsData Mirage Tangram, est une vraie réussite mais était suffisamment planant et atmosphérique pour créer un doute sur son potentiel à être joué sur scène sans créer d’ennui. Il a fallu à peu près 10 secondes au trio suisse pour nous rassurer sur ce point. En concert, ces nouvelles compositions prennent une autre forme, beaucoup plus psychédélique, particulièrement quand Franz Treichler empoigne sa guitare. Il n’y a que du bon à dire de ce set : avec un son d’une précision chirurgicale, des arrangements bien pensés servis par une palette de sons électroniques très organique, un superbe lightshow et une performance d’une intensité remarquable, The Young Gods ont conquis la Valley, tristement peu remplie à cause du chevauchement avec SlashTear Up The Red Sky est particulièrement marquante avec son explosion de guitare sur la deuxième partie du morceau, un véritable souffle qui emporte tout sur son passage. Kissing The Sun met le feu au poudre avec son indus dopé aux guitares samplées et fait danser le public. Un des plus beaux concerts du week-end.

Darkthrone ne fait plus de live depuis plus de vingt ans et n’est pas décidé à en faire. Très bien, Carpathian Forest est là pour y remédier, certes avec un bagou moins prononcé que le duo légendaire, mais ce fut un grand plaisir de voir ces joyeux drilles peinturlurés. Enfin, grand plaisir plus particulièrement pour les deux-trois premiers rangs clairement à fond dans le set, enchaînant toutes les postures les plus evil possible. Avec des têtes de cadavres mal faites plantées sur des piques, un sceptre façon crucifix en os, le groupe Norvégien a lâché du riff Black Metal complètement primitif tout droit issu des 90’s. Entendez des patterns dignes d’hommes des cavernes couplés à des guitares aussi basiques que possible. Hyper Punk dans l’attitude, Carpathian Forest va même jusqu’à nous lâcher un morceau limite Hard Rock, visiblement bien connu des fans. Très honnêtement, on ne partait pas gagnants en se dirigeant vers la Temple croyant juste y perdre quelques neurones, mais nous avons été (très) mauvaise langue.

Après le set de Cult of Luna hier, le deuxième groupe originaire de Umeå en Suède à se produire ce weekend est lui aussi un habitué des places de tête d’affiche. En effet, Refused en est à sa troisième passage à Clisson après 2012 et 2016. Peu de changement tant dans leur actualité que dans le choix des morceaux depuis leur dernier passage mais le groupe met un point d’honneur à proposer quelques variations dans la réalisation des morceaux ainsi qu’un nouveau titre dont on ne sait pas encore s’il s'agit de l’avant goût d’un potentiel nouvel album. The Shape Of Punk To Come reste malgré tout le plus représenté pour notre plus grand plaisir avec un final extrêmement attendu sur New Noise… CAN I SCREAM !?!

Cet ultime concert français (à l’heure actuelle) de Slayer a eu son lot d’insatisfactions. D’abord son début avec la setlist axée sur les deux derniers albums. Nous allions nous endormir quand soudain, War Ensemble nous met un coup de boule.. A partir de là, le quatuor va revenir à la raison en enchaînant les classiques jusqu’à plus soif, mention spéciale pour Gemini, Seasons in The Abyss ou Hell Awaits. Tom Araya s’est bien appliqué à faire le minimum à la voix, à l’exception du fameux cri d’Angel Of Death qui était particulièrement réussi. C’est l’occasion de saluer la contribution de Gary Holt au groupe, qui en intégrant Slayer a fait diminuer significativement leur moyenne de pains à la minute, particulièrement en soli. On peut aussi regretter que ce dernier concert n’ait pas été l’occasion pour eux de jouer au moins une chanson de chaque album, jetant ainsi aux oubliettes les quelques pépites de Divine InterventionChrist Illusion ou le légendairement mal aimé Diabolus In Musica. Enfin, Paul Bostaph a beau ne pas être en reste derrière les fûts, certains de ses fills moins réussis ont rappelé qu’il y avait un grand absent ce soir : Dave Lombardo. Pour le reste, il faut reconnaître que le quatuor a réussi à délivrer une bonne dose de violence sur la Mainstage, en enchaînant des riffs iconiques à un rythme qui en dit long sur leur impact sur la musique Metal, avec un son bien musclé.PS : il y avait des croix renversées en feu !

Tool : Surprise, le groupe débute avec "le pipi c'est du caca mais avec une odeur différente", rendant ainsi hommage à Ultra Vomit. Les fans sont perplexes.
Non sérieusement, Tool ont débuté leur set avec un hymne, Aenema, et ont placé la barre très haut en terme d'intensité pendant 90 minutes qui sont passées comme un éclair. Le quatuor a sans doute eu le meilleur son des trois jours sur les Mainstage, laissant respirer la guitare d'Adam Jones, la basse de Justin Chancellor et la batterie de Danny Carey. Seul Maynard James Keenan est en retrait, à la fois physiquement et dans le mix, ce qui n'a pas été du goût de certains. Le seul vrai défaut de ce concert se situe d'ailleurs du côté du vocaliste, qui a fait le minimum syndical au chant, que ce soit pour interpréter The Pot plus grave ou en dissimulant sa voix derrière un mégaphone pour Vicarious. Les deux nouveaux titres dévoilés pendant la tournée US ont également été joués, révélant un vrai potentiel, particulièrement Invicible et son riff final dantesque. Heavydemment, l'aspect visuel a été une véritable orgie de créativité et d'ingéniosité : lasers, images de synthèse, visuels inspirés par Giger, heptagramme illuminé... Tool ne se contente pas de jouer des classiques mais dégaine également des titres plus rares comme Intolerance et surtout Part Of Me, un titre très musclé tiré d'Opiate qui n'avait pas été joué depuis une vingtaine d'années. La chanson est d'ailleurs un peu remodelée avec le prisme de Tool en 2019, à savoir une touche plus prog' et expérimentale. Il est amusant d'avoir entendu pendant ce week-end un titre vraisemblablement inspiré de 46&Two de Tool (ndr : The Alpha de Dool),  puis de voir l'originale jouée avec maestria. Finissant son set avec des classiques comme Jambi, Stinkfist et Vicarious, Tool conclut un concert magistral, maîtrisé et surprenant, de quoi contenter tout type de fan, ancien ou nouveau.

Top dimanche :
Bactéries : Tool, Brutus, Lamb Of God
Méo : Yob, Messa, Ddent
Flo : Tool, Yob, Cancer Bats
Lelag : Tool, The Young Gods, Lamb of God
SkaldMax : Yob, Immolation, Carpathian Forest
Pentacle : Enter Shikari, Slash, Beartooth
Neredude : The Young Gods, Tool, Yob
Nonohate : Tool, Refused, Emperor
Zbrlah :Manowar.

Dimanche 23 juin 2019

Second jour du Hellfest, on continue malgré le début de fatigue à alterner entre concerts, interviews avec certains groupes et photos. Celles-ci sont en ligne par ici. En attendant, petit retour sur ce samedi 22 juin.

Will Haven : Première fois que je les vois et j'en espérais peut être trop. Un set qui manque de relief, à l'image de leurs derniers albums. Quand le groupe vient puiser dans son répertoire plus ancien on a enfin de petits frissons mais trop peu pour vraiment contrebalancer le reste. Groupe influent même si resté dans l'ombre, ils semblent s'être fait dépasser par d'autres.

Vous êtes fatigués d’hier ? Vous avez mal dormi, la tête pleine des souvenirs de la veille ou des attentes d’aujourd’hui (ou à cause de gens bourrés qui slament sur votre tente) ? Whitechapel est là pour vous réveiller en douceur. Le combo offre un show ultra burné à base de Deathcore étonnamment mélodique. Les breakdowns sont efficaces au point de provoquer spontanément crowdkills et circle pits, et la foule, déjà relativement présente, ne se fait pas prier pour répondre aux demandes de walls of death du chanteur. Niveau son, les trois guitares sont super propres (leads compris) et l’ensemble est bien équilibré, rien a redire. Très bonne entrée en matière !

Propulsé dès un premier album sur les Mainstages les américains de The Fever 333 arrivent précédés d'une solide réputation live et d'un album bien trop calibré pour le grand public. Et leur prestation sera bien le cul entre deux chaises. Une énergie que l'on voit plus sur la Warzone mais des titres plombés par des gimmicks pompés sur Linkin Park. Certes ça bouge, c’est énergique mais ça s’arrête là.
Contre-expertise d’un autre chroniqueur : la folle énergie évoquée ci-dessus m’a semblé suffisante pour affirmer que le show était énorme. Tout était dans l’excès. Le chanteur finira même par percer la peau d’un des fûts de son batteur pour l’enfiler sur sa tête comme un casque. Quant aux gimmicks, oui, certes, mais la casse a été limitée grâce à un choix de setlist bien pensé, sans les temps morts qu’on déplore dans l’album On en aurait même repris un peu, il manquait Trigger...

Guitare, batterie. Mantar c’est aussi simple que ça, aussi subtil qu’un 33 tonnes en perte de contrôle se dirigeant à pleine vitesse vers un orphelinat. Bien que le groupe ne soit qu’un duo, la Valley n’est pas délaissée en lourdeur, résonnant sous le poids du Sludge nourri au gasoil torréfié. Mantar sait jouer lent bien sûr mais propose de belles accélérations primitives comme il faut. Une mise en jambe grassouillette avant une journée de Valley plus raffinée et arty qu’à l’accoutumée.

Le Psychobilly, voilà un genre que j'écoute quasi exclusivement en festival, et dans le style les Mad Sin s'impose là. Warzone bien remplie et groupe évidemment au taquet, la recette Psychobilly fonctionne toujours aussi bien. On retiendra un slam du contrebassiste, avec son instrument s'il vous plait, sur une reprise de Mötorhead.

Combichrist : alors oui, c'est de base pas ma came. Mais j'ai tenté quand même, et au bout de 4 titres c'en était trop, pour éviter une MST je suis parti. Comme Trollfest hier, le Hellfest montre la diversité du metal et nous en apprend sur nos limites.
La mienne se situe sur ce Techno Metal insipide (et ce n'est que mon humble avis). Les nuages de Tchernobyl ont eu la décence de s’arrêter à la frontière, Combichrist non visiblement… mais que fait la police ?

Nous retrouvons donc Dool sur la Temple en cette fin de matinée pour qu’ils nous délivrent leur rock flirtant avec le Doom et le psychédélique. Et ce n'est pas une blague, le groupe commence son set avec The Alpha, chanson dont le riff principal ressemble à s'y méprendre à 46&Two de... Tool. Une fois la similarité mise de côté, ça reste un très bon morceau avec une dynamique bien dosée. La chanteuse/guitariste Ryanne van Dorst a une voix puissante et claire et fait peu voire pas de couac, tout en envoyant des riffs à la pelle et en menant le groupe avec un charisme certain. Dool s'assure une réserve d'atouts avec trois guitaristes, ce qui leur permet de jouer les riffs à deux pendant que la troisième six-cordes fait un solo. Et soudain, trois petites notes s'envolent dans l'air : Love Like Blood de Killing Joke. Dool en fait une reprise qui est totalement adaptée à leur style, plus lente, plus lourde par l'entrelac de riffs et de mélodies, une vraie belle réussite. Le set se termine sur un autre tube, Oweynagat, qui nous permet de faire le plein d'arpèges énigmatiques sur un rythme presque dansant. Dool se confirment donc comme une valeur sûre sur scène, nous attendons maintenant leur deuxième album.

Il est 15h, la chaleur et les cadavres desséchés disséminés un peu partout autour de la Temple nous forcent à trouver un refuge rapidement. Punish Yourself semble tout indiqué, si ce n’est que tout le monde a eu la même idée. Et à moins d’avoir une crème solaire indice 800, ou d’avoir survécu à 4 cancers de la peau, impossible d’y mettre un pied, c’est blindé. Dommage pour nous, le show semblait pourtant alléchant…

Qu'est-ce qui est noir et blanc, et qui monte et qui descend ? Quatre hollandais répondant au nom de Carach Angren, officiant dans un Black Metal Sympho pas loin de Cradle et misant sur la théâtralité et le visuel, mais sans doute pas suffisamment sur les moyens sonores. En effet le show visuel reste correct bien que rapidement répétitif : les guitariste et clavieriste jouent sur des monte-charges en complète roue libre tandis que leur compère au chant harangue la foule de-ci de-là. Les compos jouées ne sont pas forcément dégueu mais manquent de corps comparé à l'abondance de prod et d'arrangements sur album. L’unique gratteux ne parvient pas à aligner la puissance présente dans les disques et les synthés eux sonnent minuscules. Carach Angren gagnerait à avoir plus de musiciens, et à se payer une scénographie plus aboutie qu’un Stana Black Metal.

Déboulé du Canada et nourri aux douces mélodies de Cryptopsy et Gorguts, Archspire est venu prouver que l’on peut combiner une technicité excessive et débilité folle. Les mecs jouent un Tech Death hyper rythmique, la saccade comme grammaire, chaque silence ou changement de rythme est un point, une virgule venue te faucher au passage. Là dessus vient se greffer un flow growlé complètement imparable et calé sur une batterie hyperactive, le tout habillé de mélodies fort réjouissantes et expressives. Et malgré tout cet attirail, l’ensemble passe comme une lettre à la poste, même sans adhérer particulièrement au genre. Ajoutons à ça le panneau « Applause » brandi par le chanteur lorsqu’il veut être acclamé, l’introduction de ses compères sous leur meilleur jour (« lui il a une diarrhée incontrôlée, et lui a des problèmes d’alimentation, il risque de mourir avant la fin du concert »). Les mecs d’outre-Atlantique ont fait forte impression et ce tout en humour et légèreté, entre deux fusillades Death Metal.

Les Eagles Of Death Metal étaient attendus pour d’évidentes raisons. Jesse Hughes semblait bien ému de revenir avec son groupe remanié. Même si il ne fera aucune allusion aux attentats, son badge (à l'effigie d’une association d’aide aux victimes) et ses nombreux commentaires sur le fait d’être heureux d’être là et accueilli par le public français montre que c’est évidemment bien présent dans son esprit.
Musicalement c’est du Eagles Of Death Metal : un rock entraînant; on aura même droit à une mini-reprise de Mötorhead chanté par la bassiste.

Ohlala, cette lourdeur ! Sumac c’est la grosse castagne ! La basse de Brian Cook (Russian Circles) renvoie tes dents au tapis, le batteur Nick Yacyshy (Baptists) te fait mordre la poussière tellement il tape fort et tu rajoutes à ça des riffs débiles d’Aaron Turner (Isis). T’as plus que tes yeux pour pleurer et ta nuque va s’en souvenir avec leur Sludge sans compromis. C’est la violence, le trio est super motivé et ça se ressent dans le public de la Valley. En fait pas grand chose à dire, c'était la pétée comme Will Haven en début de journée.

L’année dernière, nous apprenions avec tristesse le décès de Caleb Scofield, bassiste au sein des formations Cave In et Old Man Gloom et proche de la scène Hydra Head, Deathwish Inc et compagnie. Après un concert hommage de ces deux groupes où la place de Caleb était respectivement occupée par Nate Newton et Stephen Brodsky, les groupes décident de conserver ce line-up pour notamment se produire au Roadburn Festival dont vous êtes familiers si vous suivez régulièrement nos écrits. Après ce passage par le festival hollandais, Cave In vient se produire au Hellfest et côté setlist, pas de changement malgré la parution de leur nouvel album Final Transmission. Piochant parmi toutes les périodes du groupes, de ses origines Metalcore à ses dérives plus radio friendly Rock alternatif, ce set aura de quoi satisfaire n’importe quel fan en concluant par un enchaînement Big Riff (dédié à Caleb) / Trepanning / Sign My Loves du plus bel effet.

Candlemass : 1986, un certain album nommé Doomicus Epicus Metallicus fait surface avec à sa tête Johan Längquist. 2019, après avoir participé au premier album voilà que le Suédois s’empare à nouveau du micro, et nos craintes se portaient sur sa capacité à réinterpréter Solitude ou Crystal Ball. Craintes dissipées rapidement, toujours en échauffement sur le premier titre, Johan s’envole sur Mirror Mirror et offre une voix certes pas immense, mais tout à fait en mesure de contenter les fans. Le gazier habite correctement les parties vocales les plus haut perchées sans prendre trop de risques pour éviter toute fausse note. Candlemass balance du tube à la pelle, essentiellement issu des premières sorties du groupe et s’en sort très honnêtement. Bon, le jeu de scène reste assez statique voire mou pour certains musiciens (sont plus tout jeunes non plus) mais les compos font clairement le boulot. Et puis le groupe a l’élégance de ne jouer qu’un titre du nouvel album (précisé à dessein par Leif Elding) pour laisser la place aux titres les plus attendus. L’Altar aura vécu une petite heure de Heavy Doom légendaire amenée habilement.

On reste sur la Valley en ce début de soirée pour la prestation de The Ocean. La bande à Robin Staps vient défendre son dernier opus et une certaine notoriété, sous une tente archi comble, devant un public avide de sensations. Le combo allemand nous gâte et pioche un panel de titres très efficaces, de Precambrian à Phanerozoic en passant bien évidemment par Pelagial et Heliocentric. Voilà, ça c’était la minute S.V.T. Côté musique, c’est la grosse claque, le son est parfait, les musiciens sont visiblement très contents d’être là, et les enchaînements entre les albums ne cesseront de rendre fou cet auditoire venu pour apprécier ce voyage sensoriel. Que ce soit sur le registre violent, ou atmosphérique, The Ocean impose sa musique incroyable, le chanteur (Loïc Rossetti) est impressionnant sur tous les registres et contribue grandement à l’alchimie unique de ce groupe, Il s’autorise un slam en fin de set-list, tandis que nous repartons groggy…

Envy de retour au Hellfest après trois ans d’absence et surtout un départ du chanteur Tetsuo et un retour dans le groupe peu de temps après. Et là, c’est le pinacle, comme si tout avait été enterré depuis des années et refaisait surface. Musicalement, vocalement, et sur les lights. Tout est incroyable, même si Envy joue pas mal de morceaux récents. et que ça sonne plutôt Post-Hardcore / Post-Rock, les montées et les explosions font tout le sel du groupe et sont gérées à la perfection. Envy c’est la ferveur, la rage, la colère, l’amour, la passion. Tout est dedans, jusqu'à la dernière explosion de Farewell To Words, ultime pamphlet de leur période Screamo.

On ne présente plus Dark Tranquillity, pionniers du Death Mélo suédois aux côtés de At The Gates ou In Flames (à l’époque). La bande à Mikael Stanne est toujours au taquet après toutes ces années, et ce n’est pas leur dernier né, Atoma, qui aidera à affirmer le contraire. Leur setlist du jour se concentrera pas mal sur cet album (bien que plusieurs vieilleries, dont trois excellents titres issus du non moins excellent Fiction). Le sextet se donne à fond, mais pourtant le son n’est pas vraiment optimal… Et pour cause : le chanteur annonce que leur matériel est resté coincé dans un aéroport et qu’ils sont arrivés à poil sur le Hellfest. Dark Tranquillity a songé à annuler, mais joue finalement grâce à des instruments prêtés par Candlemass. A aucun moment le nom de Manowar n’a été prononcé, mais on y a tous pensé très fort...

De retour au Hellfest cette année après leur triomphe en 2013, les suédois de Cult Of Luna ne sont pas arrivés les mains vides car la sortie d’une nouvel album est plus qu’imminente. Deux extraits de celui-ci nous seront d’ailleurs proposés ce soir avec notamment The Silent Man, très orienté vers une sonorité période Eternal Kingdom et Somewhere Along The Highway, qui ouvre le concert. Comme à leur habitude, la lumière de leur show joue un rôle prédominant dans l'appréciation globale avec une minutie héritée de leurs voisins de Meshuggah et un montage des lumières impeccable et impressionnant. Seul reproche que je ferai est qu’en terme de setlist, excepté les deux nouveaux titres, tous les autres morceaux (Owlwood, Ghost Trail, Finland, In Awe Of) ont déjà été joués ici en 2013 et presque dans le même ordre, mais pas de quoi bouder son plaisir de voir les suédois en live.

Comme on peut s’en douter rien qu’au nom de leur groupe, Bloodbath n’est pas venu pour faire dans la dentelle. D’ailleurs, leur ingé son non plus. Enfin il faut dire qu’avec une troupe qui cherche déjà les effets les plus crados sur album, le sondier n’était pas aidé. La batterie n’invente rien mais balance des patterns aussi éculés qu’efficaces et sauvera cette première moitié de set carrément cryptique avant une amélioration salvatrice. En revanche, le chant ultra guttural de Nick Holmes est impressionnant, voire même encore plus saisissant que sur les deux efforts studio auxquels il participe (le hurlement inaugural de Let The Stillborn Come To Me en témoigne), et les vieux titres initialement chantés par Mikael Åkerfeldt passent l’épreuve haut la main. De plus, le frontman assure un show sobre et classieux, tout en démarche lente et calculée, habillé avec une sorte de redingote, en complet contraste avec ses cris démoniaques, et pour un résultat vraiment impressionnant. En dehors du son des guitares sur la première demi-heure, Bloodbath a dispensé une vraie leçon de Death Metal.

Cela fait maintenant plusieurs années que le Hellfest se lâche à programmer un artiste aux compositions « dansantes » comme Perturbator et Carpenter Brut. Cette année, le « cultomètre » explose avec rien moins que les Sisters Of Mercy, les parrains du rock gothique. L'idée était osée et mine de rien judicieuse, il y avait sans doute beaucoup de festivaliers qui voulaient se déhancher sur les tubes du groupe. Mais la réalité nous rattrape vite : ce n'est plus un bon groupe de scène. D'abord, Andrew Eldritch chante mal, souvent faux et fait des aller-retours sur les planches avec l'air du type qui n'a aucune vraie envie d'être là si ce n'est pour collecter son cachet. Et ça affecte directement l'ambiance dans le public. Tout le monde devrait normalement être en train de se remémorer ses pas de danse en soirée gothique, mais le public est dans le coma, mis à part un mouvement inexorable de personnes quittant le concert. Avec la batterie programmée, la basse et les claviers samplés, le minimum d'efforts possible a été fait pour jouer ces compositions. On a souvent l'impression d'entendre des contrefaçons karaoké desdites chansons. Par contre, les deux guitaristes accompagnant Eldritch sont bons, à la fois en rythmique et en solo et ça se ressent sur les morceaux de Vision Thing, qui sont beaucoup plus axés sur les riffs, ici joués avec plus de distorsion, donnant au tout un côté Metal assumé et qui leur va assez bien. On appréciera également les titres plus calmes et orientés Post-Punk laissant de côté pour un temps l’Indus binaire et neuneu sur lequel s’égosille Eldritch. On ressort du show avec un goût un peu amer, la sensation que ce concert avait du potentiel pour transformer la Temple en Batcave, ce qui n’a finalement pas eu lieu.

Tête d’affiche de ce samedi, Kiss est attendu par une marée humaine qui rend compliquée l’approche de la Mainstage 1. Bien que toujours cachés derrière leur maquillage et leurs frusques de carnaval, les papys n’arrivent néanmoins pas à dissimuler leur fatigue. Les morceaux sont correctement exécutés, mais la fougue n’est pas vraiment au rendez-vous. De nombreuses et longues pauses sont ménagées entre les titres pour faire crier le public (et visiblement, permettre au quatuor de souffler). En revanche, impossible de nier le sens du spectacle qu’a Kiss : grands ballons customisés avec leur mythique logo lâchés sur le public, tyrolienne qui treuille Gene Simmons jusqu’à une mini-scène près de la régie, feu d’artifice final… Kiss fait partie de la légende et le montre. Quant à l’énergie dont on voudrait qu’ils fassent preuve, on ne peut pas vraiment leur reprocher, on arrive quelques années trop tard.

Voilà trois ans que la notoriété des anglais d’Architects ne fait que croître et, malgré les dires de certains rabats-joie, les retrouver en clôture de la Mainstage 2 est tout à fait logique et mérité. Bien que régulièrement mêlé à la scène Metalcore moderne, le groupe a toujours pris la peine d’introduire des éléments de Post-Hardcore et de Mathcore dans ses compositions, évoluant en marge de cette scène tout en essayant de la tirer vers le haut. Cet aspect de leur musique est d’ailleurs bien plus marqué depuis l’excellent Lost Forever // Lost Together paru en 2014, bien représenté ce soir aux côtés d’extraits d’All Our Gods Have Abandonned Us et évidemment de leur nouvel album Holy Hell. Utilisant les nouveaux écrans géants des Mainstage à 100% de leurs capacités avec des visuels aussi parlants que magnifiquement réalisés et profitant d’un son énorme et parfait, tous les éléments nécessaires sont réunis et les musiciens n’ont qu’à apporter leur touche finale. Doomsday, dédié à leur guitariste Tom Searle décédé en 2016, vient clôturer un concert qui aura su faire taire les plus sceptiques quant à leur présence aussi haut sur l’affiche.

Tops du jour
Bacteries : Envy, Archspire, Cult Of Luna
Chazo : The Fever 333,
Florian : Cult Of Luna, Envy
LeLag : Envy (parce que la musique déboîte, et ça même si le chanteur a des accès d’autisme pénibles, a un fort accent japonais, et que le guitariste avait un t-shirt Sunn-O)))), The Ocean, Cave In, Sumac
Neredude : Candlemass, Envy, Cult of Luna
Nonohate : Envy, Cult Of Luna, Architects
Pentacle : Envy
Skaldmax : Envy 
Zblrah : Manowar

Samedi 22 juin 2019

Et voilà la première véritable journée de ce Hellfest qui peut commencer : et celle ci démarre en fanfare avec l’annonce par le festival de l’annulation de Manowar (présent la veille mais parti entre temps). Ca doit donc être ça le fameux “Other Band Play, Manowar Kills”, beaucoup de rumeurs circulent sur les raisons de l’annulation mais officiellement le groupe accuse les organisateurs et le festival laisse sous entendre que le groupe s’est barré sans véritable raison. La suite nous dira qui avait raison, en attendant les fans ont perdus l’occasion de voir cette tournée d’adieu; le créneau manquant est comblé par Sabaton (déjà là la veille, au Knotfest). Mieux que rien, ou double peine ? A vous de juger ! En parallèle de ce report, toutes nos photos sont en ligne par ici !

En ce premier jour de Hellfest, la Mainstage 2 ne met à l’honneur que des groupes français. Après Fallen Lillies, le groupe des gagnantes du tremplin Voice Of Hell, c’est Klone qui offre une trop courte demi-heure de Prog intense et à fleur de peau, massif et pourtant aérien. L’interprétation et le son sont incroyables de précision, rendant encore plus facile pour la musique de Klone de se charger en émotion. Un vocaliste peu loquace entre les titres et un jeu de scène très épuré (les musiciens ne se permettant que quelques coup de cervicales, servis avec parcimonie) finissent de créer un aura de magie autour de la performance du quintet, qu’on aurait volontiers laissé se prolonger.

La tradition du Hellfest qui programme des groupes français d’excellente qualité pour inaugurer chaque matin les “petites” scènes du festival est encore respectée cette année. Parmi ces groupes se produisent les parisiens de Sublime Cadaveric Decomposition en cette matinée timide de première journée. Véritables patrons de la scène Goregrind à tendance Brutal Death française, le trio réveille à sa manière les premiers festivaliers à se balader du côté de la Altar et par la même occasion nous communique sa bonne humeur, au beau fixe de plus de 20 ans d'existence du groupe.

Gloryhammer, c’est du Power-Heavy-Speed-Symphonique avec le chanteur de Alestorm, ici aux claviers. C’est moins ouvertement crétin que son autre groupe, mais on se dirige néanmoins vers la Mainstage 1 pour une dose de bonne humeur, histoire de bien commencer la journée. Et au final, on se laisse prendre au jeu ! On est venus en touristes, sans trop connaître autre chose que leur récent clip, mais en fait quand on a pas peur du kitsch, Gloryhammer c’est vraiment très bon ! Bon par contre, tous les clichés du genre sont là (et on conçoit que ça en freine certains), mais les Écossais semblent en être conscients et en jouer. Les titres s’enchaînent, et tous sonnent comme des hymnes en puissance. Encore un concert trop court.

Les conditions pour voir Cult Leader ne sont pas optimales, le groupe joue à 2 mètres de haut sous la Altar et ne bénéficie clairement pas d’un son à sa mesure. Les basses sont très fortes, le tout surnage dans le mix, et le batteur tape comme un sourd comme à son habitude. Donc vraiment, pour reconnaître les morceaux, faut être au taquet. Début sur I Am Healed / Curse Of Satisfaction : malgré tout on est dedans, le chanteur dégueule son mal-être, la basse claque autant que le batteur est à fond. Si on aime ce type de Hardcore / Metal chaotique et viscéral, difficile d’y rester insensible. Great I Am ou Suffer Louder du premier album sont également joués. Pas de temps morts, peu de pause, le maître mot reste la violence et les titres calmes du dernier albums ne seront pas joué aujourd'hui. Alors certes, le fait de voir Cult Leader sur ce type de scène en début de journée n’est pas le top, surtout après un concert à même le sol et avec un bon son à Rouen, il y a deux jours, mais il se dégage toujours ce truc méchant, violent et cathartique quand on les voit, et c’est bien là le principal !

C’est triste à dire, mais Gloryhammer a fait un meilleur concert de Sonata Arctica, que Sonata Arctica eux-mêmes. Les choix de setlists sont peu judicieux, seules Fool Moon et Black Sheep se démarquent comme vrais hits (alors que les Finlandais en ont à la pelle, où sont Wolf And Raven, Don’t Say A Word, Letters To Dana…?), les autres titres joués seront sans réel impact sur la foule qui attend que la sauce prenne, en vain. Le son n’aide pas, le synthé est trop discret, la grosse caisse est trop présente, le tout fait un peu “carton”. Tony Kakko semble aussi un peu fatigué, avec sa dégaine de vieux qui veut faire jeune et sa voix un peu poussive.

Originaire de Portland aux États Unis, malgré un son très emprunt à la scène polonaise, Uada n’aura pas laissé le public indifférent en ce premier jour de festival, réussissant à nous transporter dans leur ambiance glaciale et sombre malgré un contexte festival qui ne se prête pas souvent à cette atmosphère ; surtout quand on joue à l’heure du déjeuner. Malgré un aspect visuel qui peut rebuter les festivaliers qui passent par curiosité avec ce lightshow minimaliste (inexistant) poussé à l’extrême, le public s’était amassé en nombre pour profiter de ce Black à tendance mélodique, qui plus est avec un son excellent. S’il est exécuté ainsi, le « Black à capuche » a encore de belles années devant lui, et c’est tant mieux.

Si vous suivez un peu l’actualité du site et les chroniques que l’on y publie, vous n’avez pu passer à côté du raz-de-marée qu’a été la sortie de You Won’t Get What You Want, le nouvel album de Daughters. Unanimement encensé par la critique et les publics de tous horizons, les américains enchaînent les tournées suite à une demande toujours plus importante dont celle de l’équipe du Hellfest qui a été jusqu’à les faire venir sur notre continent pour une date unique, avant qu’ils ne refoulent le sol européen pour une vraie tournée des festival au mois d’août. Débutant sur The Reason They Hate Me, le groupe ne proposera aucun extrait de leurs anciens albums pour se concentrer sur You Won’t Get What You Want en enchaînant entre autres sur les excellents Long Road, No Turns, Satan In The Wait ou encore Less Sex. Malgré quelques problèmes techniques notamment au niveau de l’amplification du guitariste Nick Sadler qui était à deux doigts de quitter la scène de rage, le groupe livrera un set aussi excellent que frustrant de part sa durée et terminera de détruire ce qu’il nous reste de neurones avec le combo Guest House / Ocean Song sur lequel le chanteur Alexis Marshall profitera de faire quelques bains de foule assez chaotiques.

My Sleeping Karma et le Hellfest c’est une grande histoire d’amour qui dure depuis presque 10 ans maintenant. J’ai encore le souvenir de l’édition 2013 où les allemands débutaient leur concert sous une Valley au public clairsemé jusqu’à ce que la météo se gâte et que des trombes d’eau s'abattent sur Clisson et poussent le public à s’abriter sous une tente rapidement pleine à craquer. Sur scène les allemands n’en revenaient pas et marquaient de plusieurs temps d’arrêt leur set pour s’extasier de la réception dithyrambique de ce public surprise et nous remercier chaleureusement à répétition. Nous sommes en 2019 et le constat est à peu de chose prêt le même si ce n’est que la météo est excellente et que si la Valley est déjà bien remplie avant le début de leur set, ce n’est pas un hasard cette fois. Bien que l’actualité du groupe soit inchangée depuis la sortie de Moksha en 2015, très représenté dans la setlist aujourd’hui, on ne peut cacher son plaisir devant une si bonne performance. Espérons seulement que pour leur retour en terre clissonnaise, les allemands auront dans leurs bagages des nouveaux titres à nous interpréter.

Si la terre a tremblé près de vous et que vous étiez dans les dix kilomètres à la ronde autour de Clisson Rock City, vous avez sans doute subi les chocs et fracas causés par Power Trip et la bande de sauvages qui les ont acclamés tout au long du set. Leur Thrash Crossover en main, les Texans ont à peine eu à lever le petit doigt pour retourner la fosse, déjà chaude bouillante et acquise à leur cause dès les premiers morceaux. Marée humaine, gestes brusques et en rythme avec des coups de médiators aussi lourds qu’agiles, l’Altar a vu son sol solidement labouré. La faute à des titres beaucoup trop efficaces, déjà connus depuis un moment (Nightmare Logic en 2017) et qui ont fait leur chemin dans les caboches et les cœurs. Power Trip n’a pas démérité, et est reparti en fier vainqueur, lâchant au passage un nouveau titre qui ne présage que du bon pour l’avenir.

Enfin ! Il aura fallu quatorze longues années entre la sortie de Touched By The Crimson King et la présence au Hellfest du groupe Demons And Wizards récemment reformé. S’il était évident que les deux protagonistes seraient bien là, Jon Schaffer et Hansi Kürsch sont accompagnés pour le live par un backing-band de luxe, composé de membres de leurs groupes respectifs, Iced Earth et Blind Guardian. Le sextet propose d’ailleurs une reprise de chacune de ces formations (Burning Times de Iced Earth, et Welcome To Dying de Blind Guardian).
Un problème de guitare sur l’excellent Crimson King oblige Jon Schaffer à assurer seul les parties de six-cordes. Mais en dehors de cet incident, le son est excellent sur les autres titres. On aura droit à un best-of des deux albums (malheureusement aucun inédit), et un final en beauté sur Blood On My Hands et le poignant Fiddler On The Green. Vivement la suite.

Dream Theater : les papas du Prog n’ont pas de backdrop, rien à projeter sur les écrans derrière eux. En plus, James Labrie n’est vraiment pas en forme, sa voix est poussive, fébrile, et le frontman semble s’essouffler très rapidement. Et pourtant l'interprétation virtuose, fidèle à la réputation des gaziers, ainsi que la sonorisation optimale et les bons choix de setlists font que l’heure attribuée à Dream Theater est incroyable. L’excellent dernier album est mis à l’honneur sur la moitié des pistes jouées, les autres allant taper dans les vieilleries à la fois Heavy, efficaces, et relativement courtes (As I Am, Peruvian Skies, The Dance Of Eternity, et Lie). Lors du final Pale Blue Dot, le vocaliste semble mieux réussir à placer sa voix, pour qu’on parte sans regret, avec de vraies étoiles dans les yeux.

La palme du groupe cra-cra du jour revient sans hésiter à Impaled Nazarene, passablement pas très intelligent (bon, on était prévenus) et balançant des titres sonnant comme une lune de miel de bulldozers. Alors c’est rigolo quelques minutes mais dans l’absolu, pas facile donc de rentrer dans le trip, notamment à cause d’une prestation scénique proche du néant, avec un chanteur faisant les cent pas et arborant le charisme d’un gibbon malade. A tel point qu’il en perd son public, râle gentiment en ne désignant qu’un petit groupe de « vrais fans », ce qui n’arrange pas forcément la situation. Le concert décolle enfin un peu lorsque le son s’améliore et que la set-list prend un tournant plus Thrashy ou Rock n’ Roll (toute proportion gardée quand même), sans convaincre franchement.

On n’attendait pas grand chose du concert de Kvelertak. On se trompait. Le nouveau chanteur a semble-t-il redonné une âme au groupe et surtout une flamme ! Quelle patate ! Les vieux morceaux font plaisir à attendre. La foule est ultra réactive, ça pogote, ça lance même des walls of death. Tout le groupe est à fond et clairement le nouveau chanteur instaure une dynamique incroyable dans ce concert. Kvelertak c’est le Rock’n Roll, la bonne humeur, le Motorhead norvégien. Même les passages mid-tempo sont plutôt cool et ne font pas redescendre la température. On en attendait pas tant et on a passé un super moment !

Ultra Vomit, on aime ou on n’aime pas, mais ça ne laisse personne indifférent. Et visiblement ce soir le public du Hellfest a choisi son camp. Incroyable de voir autant de monde au pied de la main stage qui accueille en ce début de soirée les désormais (trop ?) célèbre nantais. Impossible de marcher dans ce bourbier, il vous faudra des chaussures de golf… Les blagues (pas toujours inspirées) fusent, fétus et ses comparses sont en forme, visiblement contents d’être là, et enchaînent leurs tubes pendant une petite heure. De Boulangerie Pâtisserie à Evier Metal en passant par Maïté Ravendark, on ne voit pas le temps passer tellement la bonne humeur semble s’être répandue à toute l’assemblée. Quelques guests (Tagada Jones, Black Bomb A, un sosie de Calogéro…), quelques surprises (une chorale de gospel sur Jesus), et on repart de la Mainstage, si ce n’est grandi ou plus intelligent, au moins les zygomatiques détendus...

Du côté de la Warzone Hank Von Hell (ex chanteur de Turbonegro) vient défendre son album solo devant une scène bien vide. Et à l’image de son album plutôt fade le concert peine à vraiment être fun. Dommage, on attendait Hank sur le live.

Possessed a remis les pendules à l'heure sur ce qu'est le Death Metal Old School. Avec un jeu de scène très statique et solennel lors des morceaux (n'empêchant pas de grands sourires du chanteur lors des interludes), les Américains ont déroulé un set bardé de riffs tous plus méchants les uns que les autres, combinant à merveille la vélocité du riffing Thrash aux gammes infernales du Death, sans omettre le quota de lourdeur par morceau. Possessed délivre un Death Metal racé, très classe et enlevé dans son exécution sans forcer quoi que ce soit. Le groupe n'est ni particulièrement mélodique, lourd, lent, rapide ou technique, des attributs sur lesquels misent beaucoup d’autres formations en choisissant particulièrement une voie précise. Les Américains de leur côté conjuguent à merveille toutes les facettes du genre avec des musiciens parés à toute épreuve et aidés par un son très fin et dosé sous l'Altar. Une leçon de Death Metal.

Pour cette fin d’après midi, une belle surprise nous attend sous la Valley. Si Uncle Acid And The deadbeats nous propose depuis quelques années déjà des albums de très bonne qualité, s’installant de plus en plus confortablement sur la planète Doom, nous avons été soufflé par leur prestation scénique. A mi chemin entre Rock psychédélique et Doom, les anglais jouent fort, très fort même, et choisissent bien leur setlist : sans jamais s’enfermer dans une succession de titres qui auraient pu tourner en rond, Tonton Acide transforme peu à peu la Valley en fournaise. Le déroulé du concert est assez fou : un premier titre assez timide, puis le soleil se couche, les lights s’installent, se mêlent aux extraits de films des années 70 projetés sur un écran, et la Valley au départ assez vide se remplit, les gens dansent, ferment les yeux, pendant que le groupe enchaîne les cartons Doom / Psyché avec une énergie folle. Un des meilleurs concerts de la journée, sans aucun doute...

Le concert de Triumph Of Death revêtait une importance historique certaine pour le Metal Extrême, tout simplement parce que Hellhammer n'avaient jamais pu faire de concerts et la plupart de leurs chansons n'avaient jamais été jouées sur scène. En connaissant Tom Warrior, on pouvait s'attendre à ce que cet hommage à son groupe devenu culte et pionnier du Black Metal ne se contente pas de baigner dans la nostalgie. Ces chansons ont donc été réimaginées avec un accordage plus grave et un rythme légèrement plus lent que les versions studio, ce qui fonctionne particulièrement sur The Reaper. Il est d'ailleurs presque étrange de les entendre avec une production « normale » de concert Metal, venant d'un groupe connu pour la qualité légendairement mauvaise de ses enregistrements. La performance ne fait pas un pli, les musiciens sont très appliqués et le son est excellent, massif. Les classiques comme Maniac, Aggressor sont joués, des titres qui ont donné leurs noms à des grands acteurs de la scène Black Metal norvégienne. Bien sûr, ce concert est un bon rappel qu'un certain nombre de chansons d'Hellhammer sont de piètres contrefaçons de Venom, et que leur meilleure sortie reste Apocalyptic Raids. De fait, c'est une interprétation qui reste fidèle à l'héritage du groupe, tout en y apportant une nouvelle approche.

On a déjà vu Sabaton hier soir, du coup c’est de loin qu’on jette une oreille distraite sur leur prestation d’aujourd’hui. La set-list est la même, et l’énergie (déjà pas bien dingue la veille) est plus basse. Le chanteur n’a plus de voix et assure le minimum syndical, ”parce que nous, on n’annule pas”. On le verra scotcher les paroles devant ses musiciens pour qu’ils l’aident à assurer les parties vocales, et les titres où la chorale militaire est présente riment avec absence du frontman.

Gojira : On rigole, on rigole, mais c'était la première fois que Gojira jouaient de nuit au Hellfest depuis un long moment, de quoi leur laisser un contexte plus propice pour envoûter le public avec leurs visuels soignés. Au niveau de la setlist, les landais ne prennent aucun risque et optent pour du classique et rodé : une ouverture sur Oroborus, suivie de Backbone et il y aura peu de sorties fantaisies, mis à part la plus rare et biscornue Blow Me Away You(niverse), qui sera pour l'occasion jouée dans une version allongée se terminant dans une sorte de jam psychédélique, un exercice assez surprenant de la part de Gojira. Le reste ne surprend guère mais fait très plaisir avec Clone, Terra Inc ou même le nouveau incontournable Silvera avec ses lignes de tapping harmonisée. C'est l'occasion pour Joe Duplantier de remercier le Hellfest et les groupes français qui ont partagé la scène avec eux pour cette journée spéciale « groupes français ». On a également droit à un solo de guitare de Joe Duplantier très planant, qui renvoie aux rythmes hypnotiques de The Shooting Star. On a presque envie de soupirer avec le final sur Vacuity, tant cette chanson a trusté leurs fins de set, mais c'est sans compter une dernière surprise du quatuor, qui balance The Gift Of Guilt très mélodique, toujours avec de belles lignes de tapping. On regrette juste ce moment gênant où le feu d'artifice a commencé à exploser pendant le final du morceau, venant ainsi le gâcher royalement. Mais ne boudons pas notre plaisir, Gojira est venu, a vu et a vaincu avec un son très musclé, une mise en place toujours aussi chirurgicale et une setlist qui aura mis le plus grand nombre d'accord. Un concert qui restera sans doute dans l'histoire du festival.

Sum 41 au Hellfest. Qui l’eut cru ?! Deryck Whibley semble toujours avoir 17 ans, à la fois physiquement et vocalement. L’énergie est au rendez-vous, mais la spontanéité pas toujours. Si les titres les plus récents ne trouvent pas forcément écho, les Still Waiting, Motivation, The Hell Song, Fat Lip, et autres In Too Deep fédèrent une Warzone complètement sursaturée de monde, au point d’en être tout à fait impraticable. Mention spéciale pour les reprises un peu WTF : Another Brick In The Wall (de Pink Floyd) vient ménager une pause dans le set avec son interprétation assez fidèle à l’originale, alors que We Will Rock You (de Queen) est accéléré à fond et joué le plus Punk possible. Un concert qu’on devait à l’adolescent qu’on était il y a encore pas si longtemps...

Tops 3 du jour :
Bacteries : Daughters, Uncle Acid And The Deadbeats, Diamond Head
Chazo : Gojira, Godsmack, Kvelertak
Florian : Fu Manchu, Descendents, Dropkick Murphys
Méo : Uncle Acid And The Deadbeats, My Sleeping Karma, The Necromancers
LeLag : Uncle Acid And The Deadbeats, Gojira, Daughters
Neredude : Possessed, Gojira, Power Trip
Nonohate : Daughters, Possessed, Gojira
Pentacle : Daughters, Possessed, Gojira
Skaldmax : Possessed, Daughters, Power Trip
Zblrah : Manowar.

Vendredi 21 juin 2019

Manowar est annulé au Hellfest ce soir, le crew et le groupe était pourtant présent sur place jeudi. Manowar est réputé pour être tatillon et avoir des demandes parfois assez folle (demande de temps de balance folle par exemple).

Avant de démarrer réellement ce quatorzième Hellfest le festival clissonnais accueille le festival de Slipknot : le Knotfest. Créé en 2012 par les 9 de l’Iowa, d’abord en Californie il a ensuite été décliné au Japon / Mexique / Colombie, et c’est la première fois que celui ci fait escale en Europe (et utilise donc la structure du Hellfest en investissant les mainstages). Au programme : une succession de têtes d’affiche (de Amaranthe à Slipknot en passant par Rob Zombie, Ministry, Sabaton ou Sick Of It All), au total dix groupes (seulement) pour se mettre en jambe avant le Hellfest. Une scène pour les groupes ricains, une autre pour les Européens. Au rayon des nouveautés cette année, ce qui sera visible (la grosse amélioration aura été faites du côté des loges des groupes) : une déco devant les scènes (avec des flèches pour guider les wall of death ou circle pit), une partie restauration revue (pour y ajouter des décors, dont une fontaine), une immense horloge derrière la régie des Mainstages, et vers le camping des nouveautés avec deux tentes pour faire la fête avec deux ambiances (Metal ou moins Metal).

On a de l’avance. Après la pause du bracelet réglementaire, direction le « Off » sur le parking du Leclerc de Clisson. La logistique est bien gérée, avec un bar éphémère sur une partie de l’espace de stationnement réquisitionné, des stands divers, mais surtout deux vraies scènes (aménagées dans de remorques de camions), permettant une alternance de groupes sans temps mort. On arrive sur la fin d’un groupe de Stoner-Doom qui a dû se présenter alors qu’on n’était pas encore là.
Imparfait prend le relais, avec un Rock vénère au chant rapé. Même si le public est très clairsemé, la chanteuse ne lâche rien et s’efforce d’impliquer au maximum le peu de monde présent. Ça marche moyen, on est trop peu pour que ça prenne vraiment, mais la vocaliste s’y croit a fond, se donne à mort, à grand coup de pieds sautés, de gimmicks, d’apostrophes aux premiers rangs, de « est-ce que vous êtes chaaauuuuds ? » perpétuels. Ça fédérera d’ailleurs quelques personnes de plus, le public se densifie un peu.
Elyx jouera son récent EP Annihilation Partie 1 en entier, et même un titre de plus. Plus grand monde n’est présent pour écouter le quintet, mais ils délivreront néanmoins une performance pleine de patate, notamment de la part du chanteur qui poursuit bien la série des frontmen qui courent partout en rugissant. On sent que le claviériste n’est pas complètement dedans, suite à quelques soucis techniques en début de concert, mais le son s’avère finalement très correct.
Mind Whispers enchaine avec son Thrash aux influences Death Mélo et Black Metal, pour un résultat vraiment très cool. Le groupe est carré, technique, le son est propre, que demander de plus ? On quitte le « Off » après cette performance, pour rejoindre le site principal.

Premier groupe à fouler les planches de la Mainstage 2, Amaranthe joue du Amaranthe. Ça bouge bien, c’est Rock, c’est Pop, c’est Electro, c’est même parfois Metal, les trois vocalistes assurent le boulot en terme d’ambiance et de présence scénique. Après deux titres, le sextet semble subir un souci technique juste après avoir annoncé Amaranthine. Apparemment, les soundchecks sur la scène d’à-côté interfèrent avec leurs samples. Les musiciens sur scène vont jusqu’à huer les techniciens qui préparent la Mainstage 1 pour Ministry, faisant scander « Stop fucking playing ! » au public, en désignant la scène voisine. La blague durera cinq bonnes grosses minutes, et on devine que Amaranthe doit sûrement amputer d’un titre sa setlist. Les deux Mainstages n’ont pas de backdrop, mais un grand écran servant d’immense fond de scène. Sur certains titres, Amaranthe en profite pour animer leur logo, voire même pour diffuser un clip en synchronisation avec le morceau correspondant, mais globalement, le groupe sous-utilise cette possibilité.

Le concert de Ministry aurait pu être très efficace, car concentré sur des classiques de Psalm 69 et The Land Of Rape And Honey, si le son n’avait pas été très imprécis. En effet, les guitares ne sont pas du tout assez mises en avant pour profiter des riffs tranchants de la machinerie orchestrée par Al Jourgensen, qui était plutôt en bonne forme (selon ses standards). A noter que c’était également le premier concert français de Paul D’amour (ex Tool) dans cette formation.

La silhouette d’une carte de France sur l’écran en fond de scène, traversée par une croix renversée. Les choeurs d’enfants étrangement malsains qui résonnent, annonçant l’amorce du dernier méfait de Behemoth. Impossible de s’y tromper : la bande à Nergal n’est pas venue pour épiler les kiwis. Comme à l’accoutumée, le sens du spectacle est poussé au maximum. Le frontman arrive sur scène avec un masque de tête de mort noire et les premières pyrotechniques de la soirée sont déclenchées sans attendre dès Wolves Ov Siberia. Tout le set sera sans concession, et relativement diversifié (alors que Behemoth a souvent l’habitude de s’étendre longuement sur son album le plus récent). On notera par exemple un Conquer All (extrait de Demigod) qui convaincra les adeptes des Polonais, ou un Ov Fire And The Void toujours très efficace. Un des concerts les plus radicaux de la journée.

Papa Roach s’en fout pas mal d’avoir un nouvel album, les Américains ouvrent sur leur vieux tube Last Resort, et enchaînent sur le tout aussi âgé Blood Brothers, deux titres qui nous transportent quinze ans en arrière. C’est plutôt sympa comme sensation, surtout que l’interprétation est propre et bourrée d’énergie. Mais c’est aussi les seules vraies raisons d’aller voir Papa Roach, en ce qui me concerne (ce n’est pas la coupe de Jacoby Shaddix qui me retiendra en tout cas). Le troisième titre m’est inconnu et est de toutes manières moins péchu, il est l’heure de reculer un peu pour souffler et manger un grain avant la suite.

Ce n’est un secret pour personne, PuissanceLoup est le plaisir coupable de plusieurs d’entre nous, chez Metalorgie. Impossible pour nous de les rater, surtout que le groupe est dans une forme olympique. Fire And Forgive lance les hostilités, et c’est rapidement une succession de tubes : Amen&Attack, Demons Are A Girl’s Best Friend, Armata Strigoi, Blessed And Possessed, We Drink Your Blood… Attila Dorn se sent bavard aujourd’hui, et ne cesse d’apostropher la foule entre les chansons, en nous demandant de chanter et jugeant nos prestations comme “très magnifique” dans un français à l’accent exotique. La prestation est en plus soulignée par l’utilisation de nombreux effets pyrotechniques, qui donnent encore plus d’impact à l’excellent concert de Powerwolf.

Dans la famille Indus, après Ministry, je voudrais Rob Zombie. Le frontman débarque une dégaine mi-clochard mi-cowboy mi-rockstar (même si ça fait trois moitiés, débrouillez-vous avec ça), et lui et ses musiciens n’arrêteront pas de se changer entre les titres. De vraies divas ! John 5 utilisera une dizaine de guitares différentes, toutes plus fantasques les unes que les autres, le bassiste arborera au moins trois masques, une demi-douzaines de costumes, et autant d’instruments… Le show est autant visuel que sonore ! D'ailleurs, le son est pas si dégueu que ça et rattrape les guitares trop pauvres de l’autre groupe d’Indus précédemment évoqué. Si beaucoup de titres trouvent écho dans le public (Get High, Living Dead Girl…), les vrais points forts seront le final Dragula et la reprise de Hey Ho Let’s Go des Ramones.

Il est impressionnant de voir Amon Amarth sur scène avec une telle scénographie. Le batteur derrière un énorme crâne à corne, les fumées et les flammes qui crachent en rythme avec la musique et les musiciens calés devant la scène et un Johan Hegg charismatique comme à son habitude. The Pursuit Of Vikings est lancé, ça en impose tout de suite. La voix grave de Johan bien sûr, mais aussi tous ses riffs épiques et cette rythmique entraînante, c’est le tube pour lancer Amon Amarth. Le problème c’est que depuis 2013 on se fade des morceaux sans reliefs, composés par dessus la jambe et sans véritable impact. Ça se ressent vraiment en live car le titres comme The Way Of Vikings ou les derniers titres de Berserker, leur dernier opus, tels que Crack The Sky ont vraiment du mal à emporter les foules. On ne va pas se mentir quand, Amon Amarth joue des titres aussi épiques que Death In Fire ou même Guardians Of Asgaard ça passe vraiment bien et on voit la différence dans l’ambiance et le ressenti du public. Alors oui, c’est sympa mais le moment ou Amon Amarth est le plus effectif c’est sur les vieux titres, le reste est et sonne assez creux. Revenez avec de vraies compos, s’il vous plait, parce que là, à part le visuel et trois ou quatre morceaux cool, on avait pas grand chose à se mettre sous la dent.

En pleine mutation de son line-up et, accessoirement en promotion de leur prochain album We Are Not Your Kind à paraître en août, Slipknot posait les valises de son premier Knotfest européen à Clisson aujourd’hui. Logiquement programmé en tête d’affiche de la Mainstage principale, il faudra attendre les premiers riffs de l’ouverture sur People = Shit pour découvrir ce qui se dissimule derrière ce gros drapeau-logo et on peut dire que les américains ont misé gros sur la scénographie. Très inspirée par les dernières tournées de Rammstein, le show se veut plus propre et lumineux, bien loin des anciennes tournées à l’aspect plus brutes. Cependant, malgré un chant de Corey Taylor plutôt en retrait, on n’a aucun mal à se prendre à l’ambiance bien aidé par ce déferlement d’anciens morceaux avec une forte représentation d’Iowa et de l’album éponyme. Pour le public familier avec les codes d’un concert de Slipknot, on retrouvera tous les éléments classiques des habituels échanges de Corey avec son public au fameux “jump the fuck up” sur Spit it Out en passant par l’ouverture de Duality scandée en coeur par les 40000 festivaliers amassés devant le concert.

Sabaton tourne en rond. Même pour ceux qui adhèrent, chez Metalorgie (et ils sont peu nombreux), oui, Sabaton tourne en rond. Après l’habituelle intro sur Ghost Division, force est de constater, assez rapidement, que si les musiciens sont en place, le chanteur semble peiner. Il reste juste dans ses phrasés, mais semble sans arrêt essoufflé. Quant à son jeu de guitare sur Resist And Bite, autant ne rien jouer. On ne restera pas jusqu’à la fin du concert, mais ce qu’on en a vu ressemblait trait pour trait aux précédents concerts de Sabaton auxquels on a pu assister ces dernières années, un peu de fougue en moins. Seul point d’originalité, la présence d’un chœur militaire sur scène qui habille quelques passages. Pourquoi pas.

Allez, à demain pour le compte rendu et photos du Hellfest 2019 !

On n'a pas vraiment besoin de vous le rappeler, mais aujourd'hui débute l'édition 2019 du Hellfest. Pour rappel, la programmation de ce vendredi, de samedi et de dimanche.
Pour ceux qui ne seront pas du côté de Clisson, Arte va encore une fois diffuser de nombreux concerts par ici.
Une bonne partie de l'équipe Metalorgie est mobilisée pour vous faire vivre ces trois jours de bonheur, sur le site mais également sur Instagram et Twitter. Bon festival à tous !

Jeudi 20 juin 2019

Pour cette 14ème édition du Hellfest l'équipe Metalorgie répondra encore une fois présente !
Nous publierons donc nos live reports dès le lendemain matin, le tout accompagné de nos photos. Et vous pourrez nous suivre toute la journée sur les réseaux sociaux (Instagram / Twitter principalement).

Pour patienter dans les files d'attente au Hellfest : installez donc notre appli de Quiz Metal (y'a même une catégorie de questions sur le Hellfest) !

Mercredi 19 juin 2019

Les papas du Slam Death, Devourment, sortent un nouvel album nommé Obscene Majesty le 16 août chez Relapse. Un premier titre se découvre dans la suite. Le groupe se produira au Hellfest ce dimanche. 

Quoi faire à Nantes / Clisson avant ce Hellfest 2019 ?
Vous venez dans la région Nantaise pour le Hellfest et/ou le Knotfest ? Voilà quelques idées d'activité pour avant ou après le festival :

Evénements :
- Jeudi 15 juin à Clisson : Sur le parking du Leclerc de Clisson vous pourrez retrouver des concerts gratuits (de mercredi 14h à Vendredi 13H), avec des formations comme Quoi faire à Nantes / Clisson avant le Hellfest ?, Jelly Beam, Duckhunters, Alchemy, Zaang The Taws, Nazmen, ... Vous pourrez même voir un ampli Marshall géant sur le rond point à coté de la Station Service.
- Jeudi soir à Nantes il y aura l'absurde séance (une séance de ciné, spécialisé dans les choses "à part"). Et ce jeudi ça sera Schlock, le tueur à la banane (le nom se suffit à lui même non ?). Généralement y'a de l'ambiance (oui c'est un cinéma)

Bar :
- A Nantes, Le Sur Mesure et le Sur Mesure Graslin : deux bars à bières qui méritent le détour, on avait d'ailleurs invité deux de leur serveur dans le YCKM sur les bières de groupes metal.
- Les Fleurs Du Malt : un autre bar à bière près de la gare de Nantes, en présentant ton pass Hellfest tu peux avoir 1 shot offert.
- A Nantes : Atomics's Café : un café pour amateurs de comics (avec 2000 comics en libre service)
- A Nantes : La Scène Michelet : repère de la scène metal / punk, ce bar situé du coté des facs a une déco visible de loin, avec un intérieur bien rock'n roll également.
- Road House : Bar rock'n roll au centre de Nantes.
- La Fabrik à jeux : un bar pour ceux qui aiment jouer à des jeux de plateau. Belle ludothèque et bonne ambiance.
- Game Over : Vous aimez les jeux vidéos ? Les jeux de rôles ? ... ce bar est pour vous. Le 21 il y a même une soirée Blind Test Hellfest. Pas loin de la cathédrale / gare.
- Dans le même coin que le Game Over : La Maison Café, rien de rock ici mais un bar où chaque pièce est une pièce d'une maison, vous pouvez prendre votre bière dans une baignoire par exemple.


Souvenir / bouffe / bières / ramener un truc à sa maman et son papa :
- ABC Terroirs : a coté de la Cathédrale une super adresse pour les gourmands, pas mal de vin, de bières locales (plein ! Tentez les Aerofab par exemple), des gâteaux, des pâtés, ...
- Si vous êtes du genre solide et que pioncez dans le train c'est pour les faibles : La Mystérieuse Librairie Nantaise a un choix bien large de BD / Manga / Comics / ... dont pas mal de choses indés.
- Niveau fringues : à Nantes vous pourrez trouver votre bonheur à Chakra Noir ou Rock A Gogo

Si vous avez d'autres bons plans : commentez !

Podcast :  En route pour le Hellfest ? On a le podcast qu'il vous faut pour le trajet : un YCKM spécial Hellfest avec une sélection de coups de coeur des groupes présent au festival.
Pour écouter l'émission :
- En ligne
- En téléchargement le MP3
- iTunes
- Deezer
- Spotify
- Ou via flux RSS
Pour venir discuter de cet épisode direction Discord.
Pour rappel si vous voulez poser vos question à l'équipe, ou donner votre avis sur la saison écoulée c'est ici.

Mardi 18 juin 2019

The Obsessed est annulé au Hellfest (il était programmé le dimanche en clôture de la Valley).

Lundi 17 juin 2019

En plus du Hellfest et de la date à Paris en juillet, Gold sera en tournée en septembre :
03/07 Paris - LaPlage de Glazart
18/09 Lyon - Le Farmer
19/09 Biarritz - Atabal
20/09 Poitiers - Confort Moderne
21/09 Rennes - Les Lunatiques Festival
22/09 Pau - La Ferronnerie

Mercredi 05 juin 2019

Le samedi 8 juin le Hellfest remettra en vente des pass 3 jours (des pass annulés qui sont remis en vente, donc quantité limitée), ça sera à 13H ici.

Mardi 04 juin 2019

Concours : Carach Angren, WolfheartThy Antichrist et Nevalra seront en tournée dans quelques jours :
11/06 Paris - Maroquinerie (Event FB / Billetterie)
12/06 Toulouse - Rex (Event FB / Billetterie)
22/06 Clisson - Hellfest
À cette occasion, Garmonbozia et À Jeter Prom vous permettent de remporter 2 places pour Paris et 1 place pour Toulouse en accord avec Noiser. Pour participer, il vous suffit de répondre à la question qui suit et de remplir le formulaire.

Mercredi 29 mai 2019

Vous aimez les quiz ? Vous aimez le metal ? (normalement oui) Alors on va vous rendre heureux, on a fait un Quiz Metal sur Android (et oui, on avait envie de faire un truc un peu fun).
Le jeu est gratuit et dispo sur Android uniquement (sur Apple ça nous coûterait de la thune de le mettre dessus), cherchez "Quiz Metalorgie" sur le playstore. Le principe : vous avez droit à 3 fausse réponses, le but est d'aller le plus loin possible et d'amasser le max de point pour finir dans le tableau des scores.
Il y a 4 catégories : Metal / Metal Extrême / Punk et Hellfest.
On a pour le moment environ 375 questions au total, mais vous pouvez en proposer !

  


L'appli a été réalisée par Lelag et Bacteries, et les photos sont pour la plupart issues de nos photos de concerts. Si vous appréciez, vous pouvez nous aider sur Tipeee histoire de nous payer une bière ! (ou pour aider le site, au choix)

Samedi 25 mai 2019

Aujourd'hui Metalorgie fête ses 18 ans (!!!), on fêtera ça dignement à Nantes en musique avec Eryn Non Dae.SOL et Necrodancer. Et on vous a préparé des animations (Blind Test / Quiz / ...), on espère vous voir nombreux ce soir pour venir discuter / boire une bière.

Préventes dispo ici, sinon 10€ sur place pour le concert (les animations sont disponible pour tous). Et pour rappel : il y aura des lots Hellfest / Metalorgie / du merch des groupes / ... à gagner.

Et pour tout ceux loin de Nantes : merci à vous de nous suivre pendant 18 putain d'années !

Vendredi 24 mai 2019

Demain une bonne partie de l'équipe Metalorgie sera à Nantes (La Scène Michelet) pour y fêter nos 18 ans. On espère vous y voir nombreux pour boire des bières / discuter / ... dès 19H à La Scène Michelet. Le bar et les animations sont accessibles librement.
Pour rappel nous aurons des lots Hellfest / Metalorgie / du merch des groupes présents ce soir là / ... à gagner.
Et voilà le programme de demain :
- 19H : Ouverture des portes (et terrasse accessible)
- 20H : Blind Test (animé par nos joyeux drilles de YCKM)
- 21H : Concert avec Necrodancer
- 21H45 : Quiz Metal + une petite avant première pour les présents
- 22H15 : Sol
- 23H00 : Karaoke animé par Grum Lee
- 23H30 : Eryn Non Dae.
Vous pouvez acheter vos place sur Weezevent.
Pour info : il y aura des sandwichs&muffins en vente pour ceux qui voudrait venir tôt ou se sustenter sur place.

Jeudi 16 mai 2019

Le 25 mai on fêtera les 18 ans du site à Nantes, on espère vous y voir nombreux !
En plus de la programmation musicale avec Eryn Non Dae., Necrodancer et Sól on vous prépare des animations / jeux (accessible à tous).
Au programme : Quiz metal, karaoke, blind test, ... donc affûtez vos connaissances !
Et niveau lots vous aurez droit à des lots offert par le Hellfest, Eryn Non Dae., NecrodancerSol, les bijoux Relika, nous même, ...

Mercredi 24 avril 2019

As A New Revolt (duo hip-hop / hardcore / electro, de Grenoble, si vous aimez Ho99o9RATM, ...) balance son clip pour le titre Perfect.
Le groupe sera en concert pour 3 dates prochainement :
- 11/05 : Colmar 
- 20/06 : Hellfest (sur la Hellstage)
- 07/09 : Festival Jour&Nuit à Grenoble
L'album est à commander ici

Mercredi 17 avril 2019

Ce sont les français de Fiend qui ouvriront pour Tool lors de leur tournée Européenne (l'occasion de relire notre chronique du dernier album du groupe et de jeter une oreille sur leur bandcamp, ou le dernier ici).
Le groupe sera également au Hellfest (samedi, Valley) et avec The Lumberjack Feedback et Wyatt E à l'Espace B, le samedi 18 mai prochain.

Jeudi 04 avril 2019

Cave In sortira un nouvel album, il se nommera Final Transmission. Vu le titre on peut supposer qu'on y retrouvera des parties enregistrées par Caleb Scofield, décédé l'an dernier dans un accident de voiture.
Le groupe sera au Hellfest pour un concert hommage à Caleb.

Vendredi 29 mars 2019

Messa vient de publier un clip pour le titre "She Knows / Tulsi", filmé à Venise.
Le groupe sera présent au Hellfest (Valley).

Mardi 26 mars 2019

Ca ne vous aura pas échappé, le Hellfest a mis en ligne le Running Order pour la prochaine édition. A retrouver ici.

Lundi 25 mars 2019

Le running order du Hellfest se consulte dans la suite.

Dimanche 24 mars 2019

Carach Angren, WolfheartThy Antichrist et Nevalra seront en tournée en juin :
11/06 Paris - La Maroquinerie (Event FB / Billetterie)
12/06 Toulouse - Le Rex
22/06 Clisson - Hellfest

Vendredi 22 mars 2019

C'est ce vendredi à midi que le running order du Hellfest est dévoilé.

Alors que nous vous parlerons dimanche du nouvel album de Dream TheaterDistance Over Time, les géants du Prog-Metal on démarré cette semaine leur tournée mondiale (qui les verra passer par le Hellfest). Au programme, deux sets, l'un consacré à des morceaux "récents", l'autre à l'interprétation de l'intégralité de Metropolis Pt. 2 : Scenes From A Memory, qui fête son vingtième anniversaire cette année. Un extrait de cette première date est à retrouver par ici.

Stinky prévoit plusieurs dates d'ici cet été :
30/03 Bourges - Le Nadir, avec Smash Hit Combo
12/04 Blois - The Outbreak Metal Fest
03/05 Montaigu - Les Rhinos Féroces, avec Alea Jacta Est, Insanity Alert
04/05 Bordeaux - Le Void, avec Alea Jacta Est
21/06 Clisson - Hellfest
20/08 Nantes - Le Ferrailleur, avec Walls Of Jericho
22/08 Montpellier - Secret Place, avec Walls Of Jericho

Jeudi 21 mars 2019

Cult Of Luna signe chez Metal Blade Records, ils ont annoncé leur tournée européenne dans la foulée. En plus du Hellfest le groupe sera à Paris le 30 novembre (Le Trianon). Event FB / Billetterie.

Mercredi 20 mars 2019

En plus de son passage au Hellfest, Carach Angren sera en tournée par chez nous au début de l'été : 
11/06 Paris - Maroquinerie
12/06 Toulouse - Le Rex
25/06 Luzern - Schuur
30/06 Bruges - Entrepot

Vendredi 15 mars 2019

Cult Leader (USA - Deathwish Inc.) sera en tournée européenne cet été, à l'occasion de la sortie de son dernier album, A patient man.
Plusieurs dates françaises ont été annoncées :
- le 14/06 à Strasbourg (Molodoï), avec Coilguns
- le 19/06 à Rouen (Bifröst), avec Coilguns et Pilori
- le 20/06 à Paris (Gibus), avec Coilguns
- le 21/06 à Clisson (Hellfest)
- le 22/06 à Lille (Aéronef), avec Birds in Row

Mercredi 13 mars 2019

Deadland Ritual (le nouveau groupe de Geezer Butler, bassiste de Black Sabbath) reprendra en live du Black Sabbath, du Velvet Revolver et du Billy Idol (les autres membres de Deadland Ritual ayant fait partie de ces formations). Le groupe jouera au Hellfest ainsi qu'au Trianon (Paris) le 18 juin. Plus d'infos

Jeudi 07 mars 2019

Cannibal Corpse vient d'annoncer une grosse tournée Européenne pour cet été, voilà les dates qui vont vous intéresser :
- 22/06 : Aarau (Kiff), Suisse
- 23/06 : Hellfest
- 24/06 : Lyon (Ninkasi Kao)
- 06/07 : Limoges (CCM John Lenon)

Mardi 26 février 2019

Mantra a annoncé plusieurs dates entre mars et juin en collaboration avec la Compagnie Izanami :
29/03 Rennes - Mondo Bizarro
19/04 Tours - Grand Cagibi
20/04 Angers - T'es Rock Coco
21/04 Paris - Shakirail
03/05 Saint Brévin - Corner's
04/05 Sainte Florence - Studiobloc
05/05 Feux de Beltane
10/05 Rennes - Mondo Bizarro
11/05 Brest - Espace Léo Ferré
17/05 Bordeaux - Antidote
18/05 Giat - Phoenix Music Fest
19/05 Lyon - Rock n'Eat
20/06 Hellfest

Vendredi 22 février 2019

Deux nouveaux groupes ont été annoncés pour le Hellfest 2019 : Acid King et The Young Gods.

Jeudi 21 février 2019

Le prochain Gold se nommera Why Aren't You Laughing? et sortira le 5 avril prochain. Un clip a été dévoilé : He Is Not.
Le groupe fera quelques dates en France prochainement :
- 03/05 : Lille (La Malterie)
- 23/06 : Hellfest

Mercredi 20 février 2019

Whitechapel sera en tournée européenne cet été et fera un détour par chez nous : 
15/06 Paris – Petit Bain
24/06 Genève – Usine
25/06 Aarau – Kiff

Le groupe est également à l'affiche du Graspop et du Hellfest. 

Mardi 19 février 2019

Demain (Mercredi) à Midi le Hellfest mettra en ventes ses pass à la journée sur Weezevent. Ça sera la ruée !

Samedi 16 février 2019

Shaargot sera en tournée au printemps/été prochain. Voici quelques unes de leurs dates :18 mai Le cap - Toulouse
22 juin Hellfest
20 juillet La guerre du son - Landresses
24 aout festival 666 -Cercoux 

Dimanche 10 février 2019

Nothing But Echoes (Metal Prog, Nantes) jouera au Hellfest le samedi 22 juin 2019 sur la Hellstage, la scène "découverte" située au cœur du Hellcity square. Pour l'occasion, ils font découvrir leur nouveau clip enregistré en live lors de leur release party, pour le titre "The course of the disease Part I" tiré de leur premier album WE | ARE.

Jeudi 07 février 2019

Il manquait 2 noms pour la Valley du Hellfest 2019 : ça sera Sleep et High On Fire (spécial Matt Pike le dimanche !).
L'affiche a été mise à jour sur le site du festival, visible ici.

Vendredi 25 janvier 2019

Interview : C'est aujourd'hui que sort 666-Pack, le troisième album d'Insanity Alert qui saura étancher votre soif de Crossover-Thrash. Nous avons posé quelques questions par mail au groupe afin d'en savoir un peu plus et ça se lit par ici

À noter qu'une listening party est organisée ce soir au Dr Feelgood les Halles (Paris) avec des CDs et des places de concert à gagner.

Le groupe sera en concert en France pour plusieurs dates d'ici quelques mois :
- 13/03 : Paris - Cirque Electrique (+ Verbal RazorsJodie Faster et Wrensh Yurplan / event FB)
- 14/03 : Rennes - Mondo Bizarro (+ Verbal Razors / Event FB)
- 15/03 : Liévin - Liévin Metal Fest (Event FB)
- 16/03 : Dommarien - La Niche
- 02/05 : Lyon - Rock 'n Eat
- 03/05 : Montaigu - Les Rhinos Féroces Festival (Event FB)
- 04/05 : Toulouse - Usine à Musique
- 05/05 : Montpellier - Secret Place
- 23/06 : Clisson - Hellfest

Le second album de Brutus se nommera Nest et sortira le 29 mars, et le groupe dévoile un titre (enregistré live en studio) avec War.
Le groupe sera présent au Hellfest.

Les normands de Nuisible ont mis en ligne un clip pour leur morceau "Evil Still", il est extrait de leur album Slaves&Snakes. Par ailleurs le groupe jouera au Metal Corner lors du prochain Hellfest. 

Samedi 12 janvier 2019

Voici les dates de la tournée française d'Amaranthe qui sort son cinquième album (extrait) : 15 Janvier Lille - L"aéronef 
16 Janvier Nantes - Le Stéréolux 
17 Janvier Rouen - Le 106
24 Janvier Reims - La Cartonnerie
26 Janvier Nancy - L'autre Canal
27 Janvier Marseille - Espace Julien 
28 Janvier Lyon - leTransbordeur
29 Janvier Strasbourg - La Laiterie 


et enfin ils seront également présents le 20 Juin au Knotfest, la veille du Hellfest.

Samedi 22 décembre 2018

The Interrupters passeront par l'Europe l'année prochaine. Voici les dates francophones :
21/06 : Hellfest 2019
22/06 : La Cooperative de Mai (Clermont Ferrand)
23/06 : L'Aéronef (Lille)

Mercredi 19 décembre 2018

Dropkick Murphys et The Interrupters feront deux dates en Frane après leur passage au Hellfest : 
22/06 La Cooperative De Mai, Clermont-Ferrand
23/06 L'Aéronef, Lille

Vendredi 07 décembre 2018

"Welcome To Hell" c'est le nouvel extrait du prochain Insanity Alert666-Pack, qui sortira le 25 janvier 2019 via Season Of Mist (préco).
Le groupe sera en concert en France en 2019 pour plusieurs dates :
- 14/03 : Rennes - Mondo Bizarro (+ Verbal Razors / Event FB)
- 15/03 : Liévin - Liévin Metal Fest (Event FB)
- 16/03 : Dommarien - La Niche
- 02/05 : Lyon - Rock 'n Eat
- 03/05 : Montaigu - Les Rhinos Féroces Festival (Event FB)
- 04/05 : Toulouse - Usine à Musique
- 05/05 : Montpellier - Secret Place
- 23/06 : Clisson - Hellfest

Mercredi 05 décembre 2018

C'est la grosse annonce d'hier : le Knot Fest fait un arrêt en France le 20 juin prochain sur le site du Hellfest. On pourra y voir Slipknot, Rob Zombie, Sabaton, Amon Amarth, Papa Roach, Powerwolf, Behemoth, Ministry, Sick Of It All, Amaranthe (de la grosse tête d'affiche donc).
Cette soirée "du jeudi" n'est pas comprise dans le pass 3 jours, et coûte 66,6€ (pour ce genre d'affiche c'est plutôt un prix "raisonnable").

Jeudi 29 novembre 2018

Triumph Of Death, le groupe de Tom G Warrior pour rejouer du Hellhammer en live, sera composé de :
- Mia Wallace (NirythThe True Endless), oui c'est son vrai nom de scène
- Michael Zech (Secrets Of The MoonOdem Arcarum)
- Alessandro Comerio (Forgotten TombThe True Endless)
Et évidemment Tom G Warrior.
Pour le moment une seule date est annoncée, au Hellfest. Si vous voulez en savoir plus sur le bonhomme on vous a récemment publié une interview fleuve de lui. 

Mercredi 28 novembre 2018

PodcastYCKM vient de sortir son 12 ème épisode, au programme : un retour à chaud sur la nouvelle affiche du Hellfest 2019, suivi de deux chroniques : une sur le tout dernier Tenacious D et l'autre sur le dernier Rise Of The Northstar.
Et dans la programmation musicale vous retrouverez du Type O Negative, Subrosa, NOFXAshburySordideDefecal Of Gerbe, ...
Pour écouter ce podcast :
- En ligne
- En téléchargement le MP3
- iTunes
- Deezer
Spotify
- Ou via flux RSS 
Pour venir discuter de cet épisode direction Discord.

Le Hellfest 2019 fera une tournée de Warm Up cette année également, pas encore de noms mais la liste des villes (Vannes, Brest, Caen, Lille, Strasbourg, Paris, Lyon, Romans Sur Isère, Nîmes, Bordeaux, La Rochelle, Limoges, Tours et Nantes (au Zénith), le détails et les dates sont ici.
Et vu que le nom de Rage Tour est associé à l'affiche (comme l'an dernier avec Ultra Vomit) : Rage Tour c'est le tourneur de pas mal de groupes (Le Bal Des Enragés, No One Is Innocent, Ultra VomitNapalm Death, Municipal Waste, Sick Of it All, Madball, Get The Shot, ...), du coup sûrement des idées des groupes à voir sur ce warmup dans leur roster.

Carcass est de retour en studio. Pas de date de sortie annoncée pour le moment, mais avec la venue du groupe au Hellfest on peut miser sur une sortie dans la première moitié de 2019. Plus d'infos

Mardi 27 novembre 2018

L'affiche du Hellfest 2019 a été dévoilée :
Les têtes d'affiche
Manowar, Kiss, Tool, Dropkick MurphysDef LeppardLynyrd Skynyrd, GojiraZZ Top, Slayer, Mass HysteriaWithin Temptation, Lamb Of God, King DiamondThe Sister Of Mercy, Emperor, Carcass, BloodbathDeicide, Sum 41The Adicts, RefusedFu Manchu, Cult Of LunaPhilip H. Anselmo&The Illegals, ...
Main Stage :
Dream TheaterDemons&Wizards, GodsmackSonata Arctica, GloryhammerLast TemptationWhitesnakeDeadland RitualRichie KotzenKortiniFM, Slash, Stone Temple Pilots, ClutchBlacherry Smoke, EisbrecherNova Twins, + 1 groupe
Main Stage 2 :
- Ultra Vomit, DagobaNo One Is Innocent, LofoforaBlackrain, Klone, ArchitectsBöhse OnkelzEagles Of Death MetalThe Fever 333, Whitechapel, SkindredLike A Storm, Anthrax, Testament, Trivium, Death Angel, Municipal Waste, Insanity AlertAlien Weaponry
Temple :
Hellhammer (!!!), Venom INC., Impaled Nazarene, Diamond Head, Trollfest, UadaAorlhac, Cradle Of FilthCombichrist, Myrkur, Carach Angren, Punish Yourself, Dool, WolfheartShaârghot, Tormentor, Carpathian ForestSkald, WiegedoodLucifer's ChildCemican, Bliss Of FleshHyrgal
Altar :
- Possessed, Pestilence, Kvelertak, Power Trip, Daughters, Sublime Cadaveric Decomposition, Cult LeaderFreitot, Dark Tranquillity, Candlemass, Moonspell, ArchspireAllegaeon, TrepaliumCypecoreDaw Of Disease, Cannibal CorpseVltimas, Immolation, Vomitory, Revocation, Devourment, PsycropticEmbryonic Cells
Warzone :
- Descendents, Me First And The Gimme Gimmes, No Fun At AllHank Von HellThe Interrupters, The DwarvesThe Rumjacks, StinkyLe Bal des EnragesSham69Les WampasThe Living End, Mad sinBatobileThe CreepshowBanane Metalik, Enter Shikari, Cancer BatsNasty, Beartooth, Morning AgainEmployer To Serve, BrutusThe Amsterdam Red Light District
Valley :
- Uncle Acid And The Deadbeats, Graveyard, All Them Witches, My Sleeping Karma, Radio Moscow, ConanValley Of The Sun, The Necromancers, Envy, The Ocean, Cave In, Mantar, Sumac, Will HavenFiend, Coilguns, The Obsessed, YOB, Emma Ruth Rundle, Messa, Gold, Ddent + 2 à annoncer

Vendredi 23 novembre 2018

Le Hellfest annoncera son affiche le 26 novembre (lundi prochain).

Lundi 19 novembre 2018

Un article vient d'être publié par Libération sur la lutte acharnée dans l'industrie du spectacle vivant en France, avec une lutte entre les indépendants (Hellfest, Corida, GDP...) et les grands groupes comme Live Nation et AEG. Une lecture instructive.

Mercredi 14 novembre 2018

Tool sera bien au Hellfest 2019, l'annonce vient du tourneur du groupe. Le festival français devrait annoncer son line up d'ici la fin du mois (quels sont vos pronos ?).
Nous on mise sur Def Leppard, Slipknot, RammsteinTenacious DSlashFever 333, Behemoth, Godsmack, Alice In Chains, Power Trip, HalestormWhitesnake, Skindred, Gold, Orange Goblin, Sick Of It All, Birds In Row, Shining, Hangman's Chair, Cult Leader, ...

Mardi 30 octobre 2018

On vous parlait samedi de Karl Logan, guitariste de Manowar, qui a été arrêté pour possession de pédo pornographie.
Manowar, attendu en 2019 pour sa tournée d'adieu qui passera par le Hellfest, vient de sortir du silence pour déclarer, que Karl Logan ne jouera pas avec le groupe américain : le nouvel album et la prochaine tournée ne seront pas affectés par l'affaire :
"With regard to Karl Logan's arrest and the charges against him: Due to the fact that Karl and his attorneys are dealing with these issues, he will not perform with MANOWAR. The new album and upcoming tour will not be affected."

Jeudi 25 octobre 2018

Dälek annonce des dates pour la France :
- 30/01 : Bordeaux (Rock School Barbey)
- 31/01 : Nantes (Pôle Etudiant)
- 01/02 : Vannes (Echonova)
- 02/02 : Paris (Son d'hiver Festival, Théatre de la cité)
Et on vous invite à aller lire notre interview réalisée au Hellfest.

Mercredi 24 octobre 2018

Tool vient d'annoncer une série de dates en juin / juillet en Europe, pour le moment aucune date en France (allez, on y croit pour le Hellfest !).

Mardi 16 octobre 2018

Une tournée (que ricaine pour le moment) va rendre hommage à Jimi Hendrix, divers guitaristes viendront sur rendre hommage dont Dave Mustaine (Megadeth), Joe SatrianiBilly CoxEric JonhsonDoug Pinnick, ... Bon rien pour l'Europe mais si ça fonctionne attendez vous à voir débarquer un truc comme ça par chez nous (Hellfest ?).

Jeudi 11 octobre 2018

Si vous vivez dans une grotte : le Hellfest est complet (enfin pour les pass 3 jours). 55 000 pass vendus en moins de 2H (contre 30H l'an dernier).

Mercredi 10 octobre 2018

Aujourd'hui à 10H les pass 3 jours pour le Hellfest 2019 seront en vente ici (le Hellfest est passé de Digitick a Weezevent, en espérant que ça tienne !).
MAJ 12:00 : c'est sold out, en moins de 2H (mis à part quelques places vendues avec transport, quelques remise en vente suite à l'annulation de la file d'attente). Il restera les places journées (généralement vendues plus tard.

Samedi 06 octobre 2018

Interview : On a pu s'entretenir avec Dälek au Hellfest 2018 histoire de parler un peu Hip-Hop parmi toute cette programmation métallique. Ca se lit par là.

Jeudi 04 octobre 2018

Paul Landers (guitariste dans Rammstein) a déclaré à Music Radar qu'un nouveau Rammstein sortirait au printemps 2019. Et un Hellfest derrière ?

Vendredi 28 septembre 2018

Si on en croit le code (34P50732114DY45C7NK80M) balancé par le Hellfest les pass 3 jours pour l'édition 2019 seront en vente le 10 octobre à 10H.
Pour vous amuser :
34P50732114
DY45C7NK80M
Puis assembler une lettre en haut, une en bas, le tout donne une phrase en l33t en anglais abrégé indiquant '3 Days Pass October ten 2018 10am"

Lundi 10 septembre 2018

Interview : Justin un musicien aux multiples projets (Retox, The Locust...) auxquels vient s’ajouter Dead Cross, nouveau groupe tout fraîchement signé chez Ipecac et qui compte dans ses rangs Dave Lombardo (ex-Slayer, Fantomas, Philm), nous livre sa vision du groupe. L'interview se lit par ici.

Samedi 01 septembre 2018

Interview : Parfois, on a l'occasion de rencontrer des artistes qui sont présents dans la scène internationale depuis plusieurs années, voire même décennies, et d'échanger avec eux en tout simplicité. Cette fois, c'est Jacob Bannon de Converge qui se plie à l'exercice par ici.

Mercredi 15 août 2018

Un Hellfest Simulator ? Yep, voilà un jeu créé en 1 WE qui va vous mettre dans la peau d'un festivalier qui doit survivre au pit et ses joyeusetés (circle pit, wall of death, ...), ça se joue gratuitement ici.

Samedi 11 août 2018

Interview : Lors de leur passage au Hellfest, nous avons pu échanger avec Frost de Satyricon sur le dernier album du groupe, leur carrière, leur vision de l'Art,...L'interview est à lire par ici

Jeudi 12 juillet 2018

Hellfest 2018 : On continue de relayer les galeries / photos et articles sur Hellfest. Si vous en publiez n'hésitez pas à nous prévenir (Twitter / Mail / ...)

Chez nous :

Vendredi : Report / Photos
Samedi : Report / Photos
Dimanche : Report / Photos



  

Ailleurs :
- Enjoy The Noise : en mode podcast enregistré après les concert, le report du vendredi est à écouter ici
Fuck You Pipeau Drakkar a fait un report saignant du Hellfest, à lire (en plus beau sur  Fier Panda)
- Les photos du Hellfest 2018 par Rock'N Hell
- Les photos lives de Jata Live Experiences.

Lundi 09 juillet 2018

L'intégralité du live de Darkenhöld au Hellfest se visionne dans la suite.

Vendredi 06 juillet 2018

Voici le report Hellfest de Grabuge Mag. Hop !

Mardi 03 juillet 2018

Hellfest 2018 : On continue de relayer les galeries / photos et articles sur Hellfest. Si vous en publiez n'hésitez pas à nous prévenir (Twitter / Mail / ...)

Chez nous :

Vendredi : Report / Photos
Samedi : Report / Photos
Dimanche : Report / Photos



  

Ailleurs :
- Mr Crash publie environ une galerie par jour sur son Facebook.
- Des photos à voir aussi sur le Facebook de United Rock Nations.
- De jolies photos à voir sur le Facebook de Simon Grumeau.

Lundi 02 juillet 2018

Hellfest 2018 : On continue de relayer les galeries / photos et articles sur Hellfest. Si vous en publiez n'hésitez pas à nous prévenir (Twitter / Mail / ...)

Chez nous :

Vendredi : Report / Photos
Samedi : Report / Photos
Dimanche : Report / Photos



  

Ailleurs :
DansTonMetal a publié un report et des photos.
- 120 photos de groupes sont à voir sur le Flickr de mzagerp
- TRexSound a publié report et photos.

Dimanche 01 juillet 2018

Nouvelle chronique du Hellfest du côté de Sounds Mag, à lire ici.

Iron Bastards (Fast Rock'n'roll – Strasbourg) sort un nouveau titre intitulé « Inside the Nest » qui figurera sur son nouvel album. Intitulé Outside the Nest, le troisième opus des Strasbourgeois (200 concerts en 4 ans dont le Hellfest 2017) sortira en fin d'année. 

Nouvelle galerie de photos du Hellfest 2018 par là, toutes les photos sur flickr.