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Vendredi 21 juin 2019

Avant de démarrer réellement ce quatorzième Hellfest le festival clissonnais accueille le festival de Slipknot : le Knotfest. Créé en 2012 par les 9 de l’Iowa, d’abord en Californie il a ensuite été décliné au Japon / Mexique / Colombie, et c’est la première fois que celui ci fait escale en Europe (et utilise donc la structure du Hellfest en investissant les mainstages). Au programme : une succession de têtes d’affiche (de Amaranthe à Slipknot en passant par Rob Zombie, Ministry, Sabaton ou Sick Of It All), au total dix groupes (seulement) pour se mettre en jambe avant le Hellfest. Une scène pour les groupes ricains, une autre pour les Européens. Au rayon des nouveautés cette année, ce qui sera visible (la grosse amélioration aura été faites du côté des loges des groupes) : une déco devant les scènes (avec des flèches pour guider les wall of death ou circle pit), une partie restauration revue (pour y ajouter des décors, dont une fontaine), une immense horloge derrière la régie des Mainstages, et vers le camping des nouveautés avec deux tentes pour faire la fête avec deux ambiances (Metal ou moins Metal).

On a de l’avance. Après la pause du bracelet réglementaire, direction le « Off » sur le parking du Leclerc de Clisson. La logistique est bien gérée, avec un bar éphémère sur une partie de l’espace de stationnement réquisitionné, des stands divers, mais surtout deux vraies scènes (aménagées dans de remorques de camions), permettant une alternance de groupes sans temps mort. On arrive sur la fin d’un groupe de Stoner-Doom qui a dû se présenter alors qu’on n’était pas encore là.
Imparfait prend le relais, avec un Rock vénère au chant rapé. Même si le public est très clairsemé, la chanteuse ne lâche rien et s’efforce d’impliquer au maximum le peu de monde présent. Ça marche moyen, on est trop peu pour que ça prenne vraiment, mais la vocaliste s’y croit a fond, se donne à mort, à grand coup de pieds sautés, de gimmicks, d’apostrophes aux premiers rangs, de « est-ce que vous êtes chaaauuuuds ? » perpétuels. Ça fédérera d’ailleurs quelques personnes de plus, le public se densifie un peu.
Elyx jouera son récent EP Annihilation Partie 1 en entier, et même un titre de plus. Plus grand monde n’est présent pour écouter le quintet, mais ils délivreront néanmoins une performance pleine de patate, notamment de la part du chanteur qui poursuit bien la série des frontmen qui courent partout en rugissant. On sent que le claviériste n’est pas complètement dedans, suite à quelques soucis techniques en début de concert, mais le son s’avère finalement très correct.
Mind Whispers enchaine avec son Thrash aux influences Death Mélo et Black Metal, pour un résultat vraiment très cool. Le groupe est carré, technique, le son est propre, que demander de plus ? On quitte le « Off » après cette performance, pour rejoindre le site principal.

Premier groupe à fouler les planches de la Mainstage 2, Amaranthe joue du Amaranthe. Ça bouge bien, c’est Rock, c’est Pop, c’est Electro, c’est même parfois Metal, les trois vocalistes assurent le boulot en terme d’ambiance et de présence scénique. Après deux titres, le sextet semble subir un souci technique juste après avoir annoncé Amaranthine. Apparemment, les soundchecks sur la scène d’à-côté interfèrent avec leurs samples. Les musiciens sur scène vont jusqu’à huer les techniciens qui préparent la Mainstage 1 pour Ministry, faisant scander « Stop fucking playing ! » au public, en désignant la scène voisine. La blague durera cinq bonnes grosses minutes, et on devine que Amaranthe doit sûrement amputer d’un titre sa setlist. Les deux Mainstages n’ont pas de backdrop, mais un grand écran servant d’immense fond de scène. Sur certains titres, Amaranthe en profite pour animer leur logo, voire même pour diffuser un clip en synchronisation avec le morceau correspondant, mais globalement, le groupe sous-utilise cette possibilité.

Le concert de Ministry aurait pu être très efficace, car concentré sur des classiques de Psalm 69 et The Land Of Rape And Honey, si le son n’avait pas été très imprécis. En effet, les guitares ne sont pas du tout assez mises en avant pour profiter des riffs tranchants de la machinerie orchestrée par Al Jourgensen, qui était plutôt en bonne forme (selon ses standards). A noter que c’était également le premier concert français de Paul D’amour (ex Tool) dans cette formation.

La silhouette d’une carte de France sur l’écran en fond de scène, traversée par une croix renversée. Les choeurs d’enfants étrangement malsains qui résonnent, annonçant l’amorce du dernier méfait de Behemoth. Impossible de s’y tromper : la bande à Nergal n’est pas venue pour épiler les kiwis. Comme à l’accoutumée, le sens du spectacle est poussé au maximum. Le frontman arrive sur scène avec un masque de tête de mort noire et les premières pyrotechniques de la soirée sont déclenchées sans attendre dès Wolves Ov Siberia. Tout le set sera sans concession, et relativement diversifié (alors que Behemoth a souvent l’habitude de s’étendre longuement sur son album le plus récent). On notera par exemple un Conquer All (extrait de Demigod) qui convaincra les adeptes des Polonais, ou un Ov Fire And The Void toujours très efficace. Un des concerts les plus radicaux de la journée.

Papa Roach s’en fout pas mal d’avoir un nouvel album, les Américains ouvrent sur leur vieux tube Last Resort, et enchaînent sur le tout aussi âgé Blood Brothers, deux titres qui nous transportent quinze ans en arrière. C’est plutôt sympa comme sensation, surtout que l’interprétation est propre et bourrée d’énergie. Mais c’est aussi les seules vraies raisons d’aller voir Papa Roach, en ce qui me concerne (ce n’est pas la coupe de Jacoby Shaddix qui me retiendra en tout cas). Le troisième titre m’est inconnu et est de toutes manières moins péchu, il est l’heure de reculer un peu pour souffler et manger un grain avant la suite.

Ce n’est un secret pour personne, PuissanceLoup est le plaisir coupable de plusieurs d’entre nous, chez Metalorgie. Impossible pour nous de les rater, surtout que le groupe est dans une forme olympique. Fire And Forgive lance les hostilités, et c’est rapidement une succession de tubes : Amen&Attack, Demons Are A Girl’s Best Friend, Armata Strigoi, Blessed And Possessed, We Drink Your Blood… Attila Dorn se sent bavard aujourd’hui, et ne cesse d’apostropher la foule entre les chansons, en nous demandant de chanter et jugeant nos prestations comme “très magnifique” dans un français à l’accent exotique. La prestation est en plus soulignée par l’utilisation de nombreux effets pyrotechniques, qui donnent encore plus d’impact à l’excellent concert de Powerwolf.

Dans la famille Indus, après Ministry, je voudrais Rob Zombie. Le frontman débarque une dégaine mi-clochard mi-cowboy mi-rockstar (même si ça fait trois moitiés, débrouillez-vous avec ça), et lui et ses musiciens n’arrêteront pas de se changer entre les titres. De vraies divas ! John 5 utilisera une dizaine de guitares différentes, toutes plus fantasques les unes que les autres, le bassiste arborera au moins trois masques, une demi-douzaines de costumes, et autant d’instruments… Le show est autant visuel que sonore ! D'ailleurs, le son est pas si dégueu que ça et rattrape les guitares trop pauvres de l’autre groupe d’Indus précédemment évoqué. Si beaucoup de titres trouvent écho dans le public (Get High, Living Dead Girl…), les vrais points forts seront le final Dragula et la reprise de Hey Ho Let’s Go des Ramones.

Il est impressionnant de voir Amon Amarth sur scène avec une telle scénographie. Le batteur derrière un énorme crâne à corne, les fumées et les flammes qui crachent en rythme avec la musique et les musiciens calés devant la scène et un Johan Hegg charismatique comme à son habitude. The Pursuit Of Vikings est lancé, ça en impose tout de suite. La voix grave de Johan bien sûr, mais aussi tous ses riffs épiques et cette rythmique entraînante, c’est le tube pour lancer Amon Amarth. Le problème c’est que depuis 2013 on se fade des morceaux sans reliefs, composés par dessus la jambe et sans véritable impact. Ça se ressent vraiment en live car le titres comme The Way Of Vikings ou les derniers titres de Berserker, leur dernier opus, tels que Crack The Sky ont vraiment du mal à emporter les foules. On ne va pas se mentir quand, Amon Amarth joue des titres aussi épiques que Death In Fire ou même Guardians Of Asgaard ça passe vraiment bien et on voit la différence dans l’ambiance et le ressenti du public. Alors oui, c’est sympa mais le moment ou Amon Amarth est le plus effectif c’est sur les vieux titres, le reste est et sonne assez creux. Revenez avec de vraies compos, s’il vous plait, parce que là, à part le visuel et trois ou quatre morceaux cool, on avait pas grand chose à se mettre sous la dent.

En pleine mutation de son line-up et, accessoirement en promotion de leur prochain album We Are Not Your Kind à paraître en août, Slipknot posait les valises de son premier Knotfest européen à Clisson aujourd’hui. Logiquement programmé en tête d’affiche de la Mainstage principale, il faudra attendre les premiers riffs de l’ouverture sur People = Shit pour découvrir ce qui se dissimule derrière ce gros drapeau-logo et on peut dire que les américains ont misé gros sur la scénographie. Très inspirée par les dernières tournées de Rammstein, le show se veut plus propre et lumineux, bien loin des anciennes tournées à l’aspect plus brutes. Cependant, malgré un chant de Corey Taylor plutôt en retrait, on n’a aucun mal à se prendre à l’ambiance bien aidé par ce déferlement d’anciens morceaux avec une forte représentation d’Iowa et de l’album éponyme. Pour le public familier avec les codes d’un concert de Slipknot, on retrouvera tous les éléments classiques des habituels échanges de Corey avec son public au fameux “jump the fuck up” sur Spit it Out en passant par l’ouverture de Duality scandée en coeur par les 40000 festivaliers amassés devant le concert.

Sabaton tourne en rond. Même pour ceux qui adhèrent, chez Metalorgie (et ils sont peu nombreux), oui, Sabaton tourne en rond. Après l’habituelle intro sur Ghost Division, force est de constater, assez rapidement, que si les musiciens sont en place, le chanteur semble peiner. Il reste juste dans ses phrasés, mais semble sans arrêt essoufflé. Quant à son jeu de guitare sur Resist And Bite, autant ne rien jouer. On ne restera pas jusqu’à la fin du concert, mais ce qu’on en a vu ressemblait trait pour trait aux précédents concerts de Sabaton auxquels on a pu assister ces dernières années, un peu de fougue en moins. Seul point d’originalité, la présence d’un chœur militaire sur scène qui habille quelques passages. Pourquoi pas.

Allez, à demain pour le compte rendu et photos du Hellfest 2019 !

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Commentaires

fedaykynLe Mardi 25 juin 2019 à 10H08

et sick of it all ? Ça devait être bien. dommage qu'ils n'aient pas été programmés le lendemain.

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