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Battle Of Mice - A Day Of Nights - 19 / 20 Le 07/04/2018 à 23H27

Battle Of Mice ou la rencontre étonnante entre une musique atmosphérique inspirée et une chanteuse imprévisible en état de grâce. Julie Christmas est exceptionnelle, son chant se faisant alternativement envoûtant, déchirant, mystérieux, rageur, fragile, terrifiant… Une performance de très haut vol.
L’album est riche en émotions, souvent surprenant, toujours bouleversant.

Leprous - Live At Rockfeller Music Hall - 19 / 20 Le 29/08/2017 à 15H02

Un DVD live ne remplacera jamais ce que l'on ressent dans une salle de concert. Néanmoins il existe quelques enregistrements vidéos qui font honneur aux qualités du groupe sur scène. Ce DVD est de ceux-là. Les lumières, le son, la taille de la salle, l'atmosphère, l'intensité de l'interprétation (invités inclus) rendent cette vidéo exceptionnelle. On ne tape pas dans la surenchère d'effets ou le grandiloquent, ici on cherche à transcender les émotions. Et c'est formidablement réussi. Un bémol tout de même: sur certains passages le montage a un rythme bien trop élevé, qui empêche de profiter pleinement du jeu des musiciens (les amateurs de batterie se rabattront sur les vidéos persos de Baard Kolstad). Autres points à noter: les bonus sont anecdotiques et le concert est centré sur "Coal" et "The Congregation".
Un grand groupe, sur album comme sur scène.

Death - The Sound Of Perseverance - 19 / 20 Le 27/12/2016 à 01H08

Seul un authentique génie est capable de composer un album de cette trempe, avec autant de riffs marquants, de mélodies à tomber, de soli virtuoses et de rythmiques imparables. Une fois de plus Chuck Schuldiner est entouré de musiciens de haut vol, chacun ayant de la place pour s’exprimer. Je ne trouve absolument pas que cet album soit trop démonstratif car l’émotion est omniprésente, sorte de fil conducteur qui permet de garder une accroche quand les enchaînements se multiplient. C'est beau, tout simplement.
Je préfère considérer « Painkiller » comme un morceau bonus, je le trouve trop en décalage avec le reste. Ainsi on a 8 morceaux pour autant de chefs-d’œuvre.

Cathedral - The Guessing Game - 16 / 20 Le 26/12/2016 à 23H50

Avec l’intro et « Funeral of dreams » on sait qu’on aura affaire à un album très libre aux sonorités diverses. Le trio de compositeurs se laisse porter par ses inspirations balayant un spectre allant du rock progressif au doom en intégrant de nombreuses touches stoner, heavy ou psyché. Une fois de plus la production est impeccable, parfaitement adaptée à leur musique. Néanmoins sur ce double album les passages sans effet sur moi sont un poil plus nombreux que par le passé. Surtout avec ce « Cats, incense, candles and wine » bien trop léger et guilleret. Dommage car pour le reste c’est du grand Cathedral, dans le registre du précédent opus.

Quel pied énorme de les voir à Toulouse au cours d’un de leurs derniers concerts ! Lee Dorrian est en très grande forme sur tous les titres, anciens comme nouveaux, et tellement heureux de partager avec le public. Gaz Jennings n'a pas son pareil pour alterner riffs gras et mélodies/soli trippants, tandis qu'entendre les lignes de basse est un régal. Au fond Brian Dixon arrive à insuffler une sacrée patate aux morceaux sans avoir besoin d'en faire des caisses. Mais on touche au divin quand le groupe nous fait deux rappels d'anthologie, dont le premier sur "Hopkins: the witchfinder general". Lee commence le second au milieu du public en déconnant et regarde avec nous ses potes qui font une intro à rallonge. Et quand il remonte sur scène il en invite quelques-uns à monter, si bien que Leo Smee (superbe chapeau au passage) finit le concert en jouant de la basse avec une fille sur les épaules. Un grand et chaleureux merci les gars, vous pouvez vous retirer la tête haute !

Absu - Absu - 19 / 20 Le 22/12/2016 à 20H56

Les 4 minutes introductives illustrent le brio du groupe, associant black, thrash, heavy, nappes de synthé et textes fouillés relatifs à un univers fantastique. Absu n'hésite pas à amener des sonorités surprenantes et cet album comporte son lot de passages épiques ("Those of the void will re-enter"). Et gros plus, Proscriptor est un batteur bourré d'énergie (performances live géniales), souvent enclin à la versatilité ("Nunbarshegunu").
Le boulot est énorme, le rendu toujours jouissif. On a bien affaire à un groupe unique jamais à court d’inspiration ou d’originalité.

Zubrowska - Zubrowska Are Dead - 17 / 20 Le 20/11/2016 à 12H40

Zubrowska aimait mélanger grindcore et hardcore chaotique (y aurait pas du Botch dans les influences ?), avec une énergie dévastatrice, proposant des morceaux volontiers versatiles, un brin dérangés notamment dans leurs paroles. Ici le groupe y ajoute un véritable fil conducteur, à savoir une noirceur tendant vers la mélancolie. Oui ça arrache, c'est violent, un peu barge parfois, mais ça n'oublie pas de transmettre des émotions. Les titres purement instrumentaux vont dans ce sens, permettant d'aérer l'ensemble tout en renforçant l'homogénéité de l'album. Et Jens Bogren a le bon goût de nous offrir un son organique au service des intentions des Toulousains. Pas de superflu, ici c'est bien la musique brute qui s'exprime.
Une bien belle réussite marquant un gros franchissement de palier, dernier effort longue durée de Zubrowska.

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