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Klone - High Blood Pressure - 17.5 / 20 Le 30/12/2018 à 19H21

Avec cet excellent EP Klone présente son nouveau chanteur et franchit un palier important qui lui permet d’affirmer son mélange de metal moderne, groove metal et passages aériens. Face à quelques-unes des parties les plus percutantes jamais proposées par le groupe ("Disembody", "Doomsday befalls"), la basse bien audible et l’apport de Matthieu Metzger (samples, claviers et saxophones) sont indispensables au développement de l’identité de Klone. La version live de l’instrumental "Narcomania" conclut à merveille ce "High Blood Pressure", intéressant de la première à la dernière seconde.
Cet EP est une parfaite introduction au style affiné sur les 2 longs formats suivants.

Tombs - The Path Of Totality - 9.5 / 20 Le 28/12/2018 à 22H01

Selon moi cet album (le seul que je connais du groupe) souffre d’un gros problème de son. Si celui-ci est tout à fait adapté à la facette post-punk/gothique/shoegaze de leur musique, il n’en va pas de même pour leur facette post-metal/post-black. Comme si tout se noyait dans le son horrible de la batterie, le pire étant atteint sur les parties blastées bien foireuses qui résonnent encore de façon désagréable dans mon crâne. Certes il en ressort une froideur intéressante mais sur la durée tout semble bien fade et ennuyant. Tout n’est pas de la faute de la production car le remplissage en fin d’album me semble révélateur d’une panne d’inspiration. Alors oui il y a quelques passages à sauver. Comme ces touches post-punk et gothique plaisantes sur "Bloodletters", "Vermillion", "Passageways", "Silent world"… Mais ces morceaux s’arrêtent avant que la sauce ne puisse prendre et sont parasités par des parties supposées puissantes mais en fait désespérément plates.
Certains y trouveront sûrement leur compte, pour ma part jamais le déclic n'est arrivé.

Cathedral - Caravan Beyond Redemption - 16.5 / 20 Le 27/12/2018 à 23H16

Encore plus fun et plus rock, c’est indéniable. Mais on aurait tort de bouder cet opus, tant la maîtrise et la créativité des musiciens sont à même de ravir nos oreilles ("Freedom", "The omega man"). Si la lenteur et la lourdeur propres au doom paraissent bien loin (exception faite d’un passage de la géniale "Dust of paradise"), Cathedral n’oublie pas de nous balancer des pavés stoom dont il a le secret ("Satanikus robotikus", "Earth messiah").
Un très bon album qui vient conclure leur évolution des années 90.

Paradise Lost - Faith Divides Us - Death Unites Us - 18 / 20 Le 27/12/2018 à 00H00

"As horizons end" annonce un Paradise Lost au sommet de sa forme : guitares inspirées alternant riffs puissants, riffs mélodiques, soli prenants, atmosphère solennelle soulignée par d’excellentes lignes vocales, lourde frappe à la batterie. La tristesse, la mélancolie, la gravité sont présentes du début à la fin même dans les passages étonnamment rapides de "Frailty". Pour les bémols : (encore une fois) peu de place accordée à Stephen Edmondson, son des grattes un peu trop propre, manque de surprises. Si on connaît leur discographie on reste en terrain très connu, si bien que l’avant-dernier morceau passe inaperçu et sonne comme une redite peu inspirée de passages précédents et de morceaux passés (couplets à la "Pity the sadness").
Ces bémols ne pèsent pas bien lourd face à la qualité globale de cette réalisation, une de leurs meilleures.

Sur scène Nick Holmes a toujours été inconstant d’un concert à l’autre. La tournée qui a suivi cette sortie n’a pas fait exception, avec un chant faiblard lors de leur passage au Toulouse Metal Fest de 2010. Néanmoins avec le recul je préfère être indulgent avec lui car sur la plupart des morceaux il change plusieurs fois de registre et de timbre de voix, avec des lignes de chant franchement pas évidentes. C’est un bon voire très bon chanteur qui sait créer et enregistrer de superbes lignes vocales, mais pas un chanteur d’exception capable de tout recréer en concert. Donc avant d’aller les voir il faut bien se mettre en tête que le rendu sera moins poignant que sur album. Et dans un bon soir on peut assister à une très bonne prestation, comme ce fut le cas à Toulouse pour la sortie de l’album suivant.

Yakuza - Way Of The Dead - 14.5 / 20 Le 26/12/2018 à 21H53

Dans un premier temps on a 6 morceaux assez directs et courts mais loin d’être conventionnels car la patte Yakuza est bien là (avec notamment la tuerie "T.M.S."), ainsi qu’un interlude assez anecdotique. Jusque-là c’est excellent. Malheureusement la dernière piste est un jam jazzy/avant-gardiste tout calme, pas désagréable au début, mais tellement répétitif et looong… Plus de 43 minutes, pourquoi ? Je n’y trouve aucune variation intéressante, aucune émotion, aucune montée en intensité, aucune instrumentation jubilatoire, juste un fond sonore reposant le temps de parcourir le mince livret.
Terriblement frustrant au final car la partie inintéressante représente les 2/3 de la durée totale. Le reste mérite l’écoute.

Tomahawk - Anonymous - 11 / 20 Le 26/12/2018 à 00H06

Ni vraiment envoûtant, ni vraiment fou, ni vraiment traditionnel, ni vraiment expérimental… Tout cela n’est pas désagréable en soi mais plutôt quelconque. Comme des débuts de bonnes idées sans que l’on monte en intensité ("Cradle song", "Omaha dance", "Totem") afin de procurer de véritables émotions. Et ce n’est pas cette production bien trop plate qui pourrait aider. Sur plusieurs passages je trouve également que les choix vocaux de Patton sont mauvais car trop en décalage avec la musique.
Original mais plutôt raté.

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