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Iron Maiden - Dance Of Death - 17 / 20 Le 05/08/2011 à 21H19

La suite logique de A BRAVE NEW WORLD, avec pas mal de longs morceaux qui révèlent déjà la future orientation du groupe vers le progressif. La pochette est assez space, on y voit Eddy l'éternelle mascotte du groupe habillé en faucheuse avec des sortes sims sado masos (3D bien dégueu), enfin bref c'est assez moche mais ne vous y trompez pas, DANCE OF DEATH est un excellent album.

L'album commence de manière un peu poussive avec Wildest Dream, puis on poursuit avec Rainmanker un titre sympathique mais pas transcendant. Vient alors la première pépite de l'album : No More Lies avec son intro mélancolique et très inspirée, la voix haut perchée de Bruce viendra gâter un peu le morceau mais à force d'écoutes on s'y fera.
Vient ensuite Montségur, contant une bataille qui se déroula dans un château du sud de la France, surement la piste la plus agressive de l'album avec ses riffs acérés mais il manque un petit quelque chose pour en faire un hit. Dance of Death est la piste suivante, inspirée d'un thème moyen ageux elle conte l'histoire d'un homme traumatisée par sa vision, les riffs médiévaux et l'ambiance qui s'en dégage en font un petit bijou.

On entame la seconde partie avec Gates of Tomorrow, une piste assez médiocre (rappelant du sous AC/DC) mais New Frontier le suivante rattrape le tout, sans être d'une originalité à couper le souffle c'est du pur Maiden bien sympa. Et la piste suivante, mesdemoiselles et messieurs,la claque de l'album : Paschendale, relatant la bataille éponyme de la 1ere guerre mondiale (quoique boucherie serait un terme plus approprié) la vierge de fer nous transporte littéralement sur le champ de bataille, avec ses morts, ses obus qui sifflent bref un pur trip. Mention spéciale aux paroles qui me font penser à chaque fois au célèbre poème "le dormeur du val".
L'album finit en beauté avec tout d'abord le dyptique : Face in the Sand et Age of Innocences, sur une soufle épique avec des solos d'enfer comme d'hab' on en redemande.
Et enfin, en guise de bouquet final, la magnifique Journeyman à la fois douce et mélancolique qui vous laissera rêveur. Au final Maiden a toujours autant de talent pour nous enivrer.
Et si comme moi vous êtes sensible au solos d'enfer et que le chant lyrique de Bruce ne vous rebute pas alors vous ne pouvez pas passez à côté de DANCE OF DEATH.

Meilleures pistes : Paschendale, Journeyman, Dance of Death, No More Lies

System Of A Down - Toxicity - 19 / 20 Le 28/07/2011 à 19H42

System of a Down, SOAD pour les intimes, ce groupe aura toujours dans mon coeur une place particulière car c'est grâce à ces quatre mecs que je suis devenu fan de metal. Toxicity est donc leur deuxième album studio, il recèle une partie des tubes qui m'ont rendu fan alors que je n'étais qu'un binoclard en première scientifique. Pour revenir au sujet du groupe, constitué d'un chanteur prodigieusement génial : Serj, un guitariste barré : Daron, un bassiste à la barbichette atypique : Shavo et un bourrin mais technique à la batterie : John. Voici donc la dream team qui compose SOAD, leur musique est à mi chemin entre du thrash metal bourrin, mais non sans finesse et surtout du grand n'importe quoi. Parfois épique, parfois triste souvent barré c'est tout cela SOAD.

La pochette en elle même est pourtant très sobre faisant penser à hollywood pour la mise en scène du titre de l'album. Peut être cela évoque t'il la reconnaissance de SOAD dans le milieu ? Toujours est-il qu'il est difficile de trouver un sens dans la plupart de leurs chansons même si certaines sont très engagées comme Prison Song qui comme son nom l'indique dénonce le système carcéral ou Science qui parle de l'expérimentation. De nombreuses chansons parlent aussi de la drogue comme Psycho (ce qui n'est pas étonnant vu que le groupe est/était gros consommateur). Le côté mystique lui aussi bien présent avec Aerials qui clôt l'album.

Et c'est cela qui fait la force de Toxicity, bourrin et défoulant mais sans prise de tête, épique et touchant en même temps. Beaucoup de fans le considère comme le meilleur album du groupe et ce n'est pas sans raison, beaucoup de classiques du groupe y sont : Chop Suey, Toxicity, Aerials, Needles, Science...
Mais les autres pistes ne sont pas en reste : Bounce, X, Deer Dance, Forest, Jet Pilot. Bref il n'y a rien à jeter dans cet album, il vous scotchera du début à la fin. C'est un album à posséder pour tout fan de metal qui se respecte. Le seul défaut a déplorer quand à cet album pour ma part est la durée un peu courte de la galette (on en veut toujours plus) mais il passera en boucle sans problèmes.

Finalement le son de Toxicity se place exactement entre leur premier album éponyme qui est le moins accessible avec beaucoup de n'importe quoi mais aussi une vraie identité et les deux albums jumeau Hypnotize/Mesmerize qui verront l'avènement de Daron au chant et un style beaucoup plus accessible et mélodique. Un album qui a marqué l'histoire du metal et auquel je dois beaucoup en somme.

Meilleures pistes : Chop Suey, Toxicity, Needles, Science, Aerials, et... toutes les autres !

Iron Maiden - The Final Frontier - 16 / 20 Le 23/07/2011 à 20H12

Un nouvel album de la vierge de fer est toujours un évènement en soit, considéré par beaucoup comme le plus grand groupe de heavy metal, les britanniques ont pris un virage plus progressif ces dernières années depuis le retour de Dickinson. Si cette orientation a divisé les fans (particulièrement ceux de la première heure) pour ma je me trouve pleinement comblé par ce virage et j'avais adoré leur album précédent : A Matter Of Life And Death.

Avant de rentrer dans le vif du sujet et de lancer le CD je me lance dans l'inspection de la pochette, très agressive de prime abord (le néophyte prendra ça pour un groupe de death metal bourrin) on y retrouve la mascotte du groupe comme sur chaque pochette : Eddy. Il semble s'être réincarné cette fois-ci en alien sanguinaire qui se serait fait bastonner par des spaces marines. Le thème de cet album est donc l'espace, la science fiction que l'on retrouvera plus ou moins dans les chansons (particulièrement la première).

Tout commence par un solo de basse et un rythme tribal, c'est Satellite 15...The Final Frontier, ça met du temps à démarrer mais une fois que ça décolle c'est parti ! On enchaine par El Dorado bien dynamique et très entrainante. Puis Mother of Mercy et Coming Home, qui sans être transcendantes sont écoutables.
Le niveau remonte ensuite avec deux pistes de meilleures factures : Isle of Avalon et Starblind. En guise de bouquet final, on a droit à trois excellents titres : la punchy The Talisman, The Man Who Would Be King : toujours aussi épique et la
désormais classique When The Wild Wind Blow qui est douce et puissante à la fois.

Autant le dire tout de suite, cet album n'est pas des plus accessibles surtout pour ceux qui ne connaissent pas Maiden et si vous n'avez pas appréciez le virage progressif du groupe cet album ne vous réconciliera pas avec la vierge de fer.
Les pistes tournent souvent autour des 10 minutes et la musique parait parfois tellement riche qu'on aurait préféré parfois
un peu plus de simplicité, les envolées lyriques de Dickinson se révèlent aussi à certains moment assez agacantes. Mais à force d'écoutes, vous rentrerez à coup sûr dans cet album, car des trésors The Final Frontier en recèle bel bien.

Meilleures pistes : When The Wild Wind Blow - El Dorado - The Man Who Would Be King

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