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Dagoba - Tales Of The Black Dawn - 10 / 20 Le 23/06/2015 à 01H32

Si Tales of the Black Dawn s’inscrit déjà comme un véritable rouleau-compresseur scénique, la performance sur galette s’avère déjà plus laborieuse. Aucune piste ne semble de démarquer du lot, aucun hit apparent si ce n’est quelques trouvailles instrumentales toujours claquantes (« Born Twice ») et l’album passe sans réelle accroche et même ennuie. Ainsi, si l’instrumentale reste fidèle à ce que fait DAGOBA depuis tant d’années, le chant de Shawter essaie quelques mutations vocales dont un chant encore plus en avant (« The Sunset Curse », « The Loss ») mais sonne parfois faux et abuse de certaines distorsions artificielles qui étouffent la puissance de sa voix ce qui l’amène à rater à plus d’une fois sa cible dans cette folle chasse sous-marine.

Qu’on se le dise, avec Tales of the Black Dawn, DAGOBA fait du DAGOBA, aussi efficace soit-il, il n’en reste pas moins extrêmement et péjorativement classique, accusant le manque évident de prise de risque voire même d’inspiration. Un disque malheureusement prévisible de bout en bout qui, malgré ça, sera une redoutable arme de destruction sur scène.

Un album ennuyeux et facile, sûrement pas celui qu’on était en droit d’attendre d’un groupe aussi expérimenté. Espérant que pour le prochain ils reviennent à un travail plus poussé sur la mélodie et le concept comme c’était le cas sur les monstrueux et titanesques Poseidon et Face the Colossus qui restent indétrônés.

Soulfly - Savages - 19 / 20 Le 29/09/2013 à 00H54

Dope D.O.D. - Branded - 17 / 20 Le 07/02/2013 à 09H46

Album tout simplement énorme, aussi furieux qu'éclectique et 14 est une note bien minable.
Bon après j'ai du mal avec la chronique de Craipo... La syntaxe c'est pas son fort on dirait.

Dir En Grey - Dum Spiro Spero - 18.5 / 20 Le 07/08/2012 à 11H42

Noir, puissant, violent, raffiné, poétique, intense et musical. Les adjectifs qui me viennent après ma première écoute de ce nouveau bébé DUM SPIRO SPERO.

"Tant que je respire, j'espère", on dirait un paradoxe avec le contenu de l'album car au final comme pour THE MARROW OF A BONE on se retrouve en apnée dès l'intro et les pistes laissent réellement peu de place pour respirer tant les compositions sont complexes, structurées et déstructurées. LOTUS agit comme une vraie bouffée d'air et détient sa place clé dans cet album avant que l'on replonge avec DIABOLOS.

Beaucoup d'imageries me viennent en tête de part les divers changements de scènes et de mélodies, de schémas rythmiques et d'orchestrations, il y'a vraiment un travail très particuliers sur les mélodies et chaque musicien est mis en avant comme sur UROBOROS. Plus encore que sur le précédent, j'ai la sensation d'avoir une pièce de théâtre en représentation.

De manière générale, l'aspect global de l'album me rappelle MACABRE. De part des compositions longues, un son et une atmosphère noire côtoyant les chants religieux, un sens de la mélodie unique entouré d'un amas très bruitiste et complètement chaotique. Une musicalité métal complètement "weird" avec des idées et des sons barrés ce qui en font la richesse de l'album et pour tout décortiquer ça va être looooong. Coup de coeur pour le clavecin de DIABOLOS.

Contrairement à beaucoup je ne trouve pas que DECAYED CROW soit inutile ou "bouche-trou" mais le fait de l'avoir découvert en live avant le format studio me donne directement une approche et une vision plus vivante de ce titre complètement fou dans la plus pure tradition black metal. Kyô se pose vraiment comme un corbeau lancinant qui croasse à tout va.

Ce n'est que ma première écoute et cet album me plaît beaucoup, si ce n'est énormément. Et ce qui me charme davantage étant la complexité des morceaux qui donnent envie d'y retourner et de découvrir de nouvelles choses à chaque fois. Je pense qu'il ne faut pas s'attendre automatiquement à "meilleur que le précédent" même si d'une manière objective les mélodies et les parties instrumentales surpassent la masterpiece UROBOROS. Il trouvera son public, comme THE MARROW OF A BONE mais moins qu'UROBOROS de part la forte difficulté d'accès de chaque piste en général.

Il faut le prendre comme un album différent, car c'est ce qu'il est, certes avec une certaine continuité d'UROBOROS de part l'atmosphère et les mélodies mais il reste fortement différent. Le premier album de DIR EN GREY de la nouvelle ère du groupe et dans cette optique-là il est vraiment très très bon. Ils ont vraiment poussé dans l'extrême (que ce soit sur le plan métal où ils flirtent définitivement avec le black metal, le death metal, le deathcore, le doom et le sludge, que les mélodies) et je pense que Kyô a enfin atteint un stade dans lequel il s'était lancé avec UROBOROS, à savoir, faire de la vocalise pure et dure. Ne pas simplement faire du chant mais utiliser sa voix comme un instrument de musique à part entière, qu'il continue sur cette voix. Moi ça me va.
On remarquera peut-être que le chant clair est "moins bon" que sur le précédent et ce n'est pas nécessairement faux, cependant on peut saluer DIR EN GREY pour ne pas avoir répété l'erreur de Withering to death en trafiquant le chant clair de Kyô pour que le rendu scénique soit différent, non le chanteur livre un chant clair naturel avec sa voix telle qu'elle est comme sur THE MARROW OF A BONE, sans artifices quelconques et une sensibilité à toute épreuve (VANITAS). Personnellement j'adore ce chant clair complètement épuré limite enraillé très naturel comme pour THE MARROW OF A BONE sur des pistes telles que THE PLEDGE et CONCEIVED SORROW. Y'a une sensibilité et un naturel très fort qui se dégage, c'est assez grunge dans l'esprit finalement.

Le rendu des passages chantés en clair sont peut-être moins lisses que sur UROBOROS mais pour moi il ne fait aucun doute qu'il maîtrise sa voix même si elle semble parfois sur le fil du rasoir et un peu enraillée mais je crois que c'est carrément ce qui fait le charme.

Dans la tradition du rock lyrique, le groupe développe un style se jouant de la tension entre accalmies précaires et saturations en élaborant un son distinctif aux influences très éclectiques et parfois bien senties. Sombre, agressif, lyrique, pour moi c'est un disque très surprenant de rock progressif bien "weird", lardé de rock noisy et de métal extrême, et mâtiné d'arrangements orchestraux en tout genres pour une atmosphère unique. DIR EN GREY s'enfonce de plus en plus dans une musique complexe et avant-gardiste qui ne laisse que très peu de place à l'appréciation dite superficielle (juste pour le son et les mélodies). C'est là que cet album me fait l'effet de THE MARROW OF A BONE et qu'il sera, comme son frère aîné un album largement incompris dans sa démarche, son fonctionnement et son fond tant il est très difficile à compter et à ingurgiter.

Différent, c'est surtout ça qu'il faut retenir malgré une certaine continuité. Il faut le prendre comme on prenait VULGAR après Kisou. Une remise à zéro avec quelques ingrédients gardés.

Avec ce DUM SPIRO SPERO on comprend bien ce que Kaoru voulait dire avec UROBOROS dans le fait que ce dernier renfermait le passé, le présent et le futur de DIR EN GREY. En effet nombre de pistes d'UROBOROS (RED SOIL, VINUSHKA, STUCK MAN, Toguro, Doukoku to Saniru, INCONVENIENT IDEAL) laissaient déjà entrevoir la direction dans laquelle le groupe allait orienter sa barque mais dans quelque chose de plus poussé et avant-gardiste qu'il ne l'était déjà.

Linkin Park - Living Things - 15.5 / 20 Le 05/07/2012 à 22H11

Rebuté au départ par A Thousand Suns, je saisis enfin toute son essence aujourd'hui. Un album musical engagé et sensible, déjà à l'image de ce qui se faisait sur Minutes to Midnight au niveau des sujets abordés et des polémiques pointées du doigt. Je continue à penser que c'est un album complètement OVNI qui a et aura encore du mal à trouver son public mais je pense quie le groupe le savait, s'y attendait... Et je me demande même si ce n'est pas fait exprès pour brouiller les pistes. Mike Shinoda disait bien qu'il s'agissait d'un album multi-concept, d'où la raison pour laquelle il est difficile à dompter et à digérer. Je pense que, contrairement aux trois autres albums, ce A Thousand Suns ne peut pas s'apprécier réellement avec une approche superficielle. Pour l'apprécier il faut le comprendre, alors qu'Hybrid Theory, Meteora et Minutes to Midnight pouvaient s'apprécier, avant compréhension des thèmes et des messages, de part leur simple musicalité... D'une façon plus superficielle donc... Ce qui est impossible, selon moi, avec A Thousand Suns. Au début je le qualifiais de "très bon album de musique et en particuliers de musique électronique mainstream mais une nullité pour un Linkin Park", tout bien reconsidéré je préfère, aujourd'hui, le qualifier d'OVNI et non de nullité car cet album est très très très loin d'être une bouse tant il est profond sur ses sujets et que ceux-ci sont très bien traités.

Je trouve que les synthé contribuent à poser une ambiance très épurée et très aérienne, très cold wave au final et malgré quelques fautes de goûts, musicalement il tient fortement la route que ce soit sur les mélodies ou les arrangements.

Bref, Living Things, car c'est ce qu'il nous intéresse ici... C'est un peu le genre d'album où l'on se dit à chaque titre "Putain mec, c'est la meilleure de l'album !". Ici, Linkin Park n'a pas cherché à pousser l'expérimentation plus loin qu'A Thousand Suns mais ont eu la bonne idée de faire un album regroupant absolument tout leur savoir faire d'Hybrid Theory à A Thousand Suns.

Le format des chansons et les schémas renvoient forcément aux deux premiers (on ne dépasse que rarement les 4 minutes et à part quelques titres OVNI comme Until it Breaks ou Victimized, les structures sont très radiophoLe mastering et le son global reprend l'essence d'A Thousand Suns avec des synthés faisant office de "seconde guitare", des percussions qui frappent fort, imposant même un rythme tribal par-ci par-là mais là où l'on peut souffler est dans les retrouvailles vocales du duo Shinoda/Bennington "à l'ancienne". L'un au rap et l'autre au chant clair/chant saturé.

On a beau être réfractaire, la recette fait mouche comme à l'époque et les synthés renforcent ce sentiment de puissance dans le son malgré une mise en retrait des sons des guitares électriques présentes malgré tout (Lost in the Echo, Burn it Down, I'll be gone, Victimized, In my remains, Lies greed Misery).

Là où Linkin Park reprend les ingrédients néo des débuts et les sons et ambiances de A Thousand Suns en plus saturés, ils n'oublient pas leur expérience très rock et mélodique de Minutes to Midnight avec davantage de punch (In my remains, I'll be gone, Castle of Glass...)

Les sujets abordés au cours de l'album reviennent aussi sur les fondamentaux, à savoir l'introspection et les sentiments plutôt que des sujets politiques comme sur A Thousand Suns. Ce côté intimiste touche sa cible au moment opportun.

Même si ce n'est pas l'album du siècle, je pense que Living Things peut se hisser aisément parmi les meilleurs albums de rock de 2012 car c'est un Linkin Park inspiré et en grande forme qui revient. Un Linkin Park sûr de lui, et ce même Linkin Park couillu qui n'a pas eu peur de sortir un album tel que A Thousand Suns sachant qu'il allait déstabiliser absolument tout le monde.

Je dis bravo, j'en suis fan.

Uneven Structure - Februus - 17 / 20 Le 11/11/2011 à 02H17

" c'est aussi sûr que le PS sera élu en 2012." ça c'est moins sûr =)

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