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Between The Buried And Me - Colors - 17 / 20 Le 06/12/2016 à 12H15

L'album qui m'a fait connaître BTBAM ! Pour mon introduction à ce groupe, je m'attendais vraiment à une claque en ayant écouté un peu déjà certaines pistes. J'avais presque peur d'être déçu au final mais il n'en est rien.

Autant le dire tout de suite, Colors a vraiment tous les atouts d'un très bon album de Prog. La cohérence et les mélodies qui se répètent nous donnent un beau suivi des différentes pistes. Le style caractéristique de groupe est pourtant assez déstabilisant au départ avec tous ces breaks et changements de signature rythmique. C'est après plusieurs écoutes qu'on arrive vraiment à sortir l'identité de toutes les pistes. "Informal Gluttony" avec son thème principal qui sonne oriental ou encore "Ants of The Sky" qui amène une partie country (!) à la fin et qui s'imbrique parfaitement dans l'album à ma grande surprise. Les sonorités de cet album sont donc extrêmement variées tout en restant sur un mélange de Prog et de Deathcore avec des passages plus planants lorsque Tommy chante en clean.

Le gros point fort de cette galette réside donc dans son ambiance parfaitement explorée dans son ensemble et qui donne une réelle couleur (trolilol) à cet album. On notera également l'incroyable piste finale "White Walls" qui rentre directement dans mon top 10 voire top 5 des plus belles chansons de Prog de l'histoire. Tout y est, le résumé des pistes précédentes, l'aspect mélodique, l'aspect metal et l'outro absolument phénoménale et magnifique (j'ai plus de mots !).

Les seuls petits points faibles résident vraiment peut-être dans le style même du groupe. C'est donc les goûts et les couleurs (trolilol) et ça ne se discute pas. Mais effectivement, il est peut-être un peu difficile à suivre et on peut se demander où tout cela peut bien mener lors des premières écoutes.

"Colors" est un vrai album de Prog qui amène BTBAM au panthéon de ces groupes géniaux avec un caractère propre et surtout un talent énorme.

A écouter: les pistes à retenir sont "Informal Gluttony", "Ants of the Sky" et surtout LA CHANSON ultime et le chef d'oeuvre absolu de BTBAM: "White Walls".

Dream Theater - The Astonishing - 10 / 20 Le 06/12/2016 à 12H02

Voilà un album qui a beaucoup fait jaser et pour plein de raisons... Après le départ de Portnoy, on entend beaucoup de fans se plaindre de la direction prise par le groupe. Le dernier avait déjà un côté un peu kitsch mais tout en gardant l'esprit Dream Theater (les membres eux-mêmes avaient défini l'album éponyme comme un "résumé" de leur carrière. Il était donc à prendre à part). Force est de constater que ce Astonishing doit également être pris à part comme il est dit dans la chronique.

Cet album est effectivement déroutant car dans sa conception même il ne ressemble pas à un album de Dream Theater. Le concept de l'album introduit une histoire qui se passe dans un futur dystopique. Sans trop rentrer dans les détails, l'univers est quand-même assez bien présenté même si je trouve l'histoire déjà un peu plate à la base enfin bon... Parlons de la musique !

La musique en elle-même est difficile à noter. Le style général de l'album est assez kitsch (dans la lignée des parties les plus mielleuses de Scenes From A Memory) et garde une totale cohérence du début à la fin. Le gros problème de cette cohérence surboostée c'est que Astonishing est extrêmement plat et sans reliefs. Là ou d'autres concepts de DT jouaient sur les climax et points d'orgue, cet album n'en a quasiment aucun qui est audible après plusieurs écoutes. C'est un réel manque dans ces deux actes. Certains diront qu'il y a des points d'orgue mais ils ne ressortent pas assez à mon goût. Au niveau des sonorités, on notera aussi l'absence de pistes bien metal même si certaines comme "A Moment of Betrayal" sonnent vraiment comme du DT. A signaler la performance de LaBrie (saluée par beaucoup de monde) qui module sa voix pour jouer les différents personnages. C'est le gros (seul ?) point fort de cet album certainement.

L'énormissime problème de The Astonshing réside en fait dans sa forme même et c'est certainement ce qui en fait une performance extrêmement difficile à évaluer ici. Il faut savoir que les deux actes amènent la durée totale du pavé à 2 heures et 10 minutes ! Comme grand fan de prog, loin de moi l'idée de définir la durée comme un problème mais encore une fois on revient au même: tout dans cet album est conditionné par le choix de la structure qui à mon avis rend le tout bien indigeste. The Astonishing se compose en effet de 34 pistes au total et se divise en deux actes. Le premier élément détruit presque à lui seul toute l'oeuvre à mon avis. 34 pistes c'est énorme et surtout ça dénature totalement le style même de Dream Theater. En proposant autant de pistes, certes on a le temps de se plonger en profondeur dans l'histoire et les personnages mais en contrepartie, impossible de donner la moindre identité musicale à ces pistes beaucoup trop courtes. Il y a des belles envolées dans ce cd mais qui se retrouvent instantanément noyées dans cet océan de linéarité intrinsèque à la structure même de The Astonishing. des chansons comme "Chosen" ou "A Moment of Betrayal" méritent par exemple des développements qui vont au delà des 10 minutes à mon avis.

Le résultat est extrêmement amère. En écoutant The Astonishing, on se dit d'abord que c'est bien. Ca sonne carrément aussi bien que Scenes avec l'enchaînement des 4-5 premières pistes. Puis on attend le relief qui ne vient jamais. Le tout s'englue et commence à tourner en rond. On arrive à une certaine fatigue auditive à la fin de l'acte I (en tout cas pour ma part) et c'est donc un énorme problème.

Au final il y a deux façons de noter The Astonishing. Soit on le note comme il est; à savoir un rock opera assez mielleux qui se voit plus comme une performance qu'autre chose. Soit on le note comme un album de DT et là ça fait mal... Comme fan du groupe je le note surtout de la 2e façon et encore... Je mets 10 car j'aime le concept et en soi, The Astonishing est certainement très bien dans son genre. Si on le note comme un album de DT, je lui mettrait un sec 8/10. Très en dessous de ce que le groupe peut proposer en matière de composition.

En gros, The Astonishing était sûrement trop ambitieux comme le diront beaucoup. Ce n'est pas un album que DT aurait du composer à mon goût car sa structure est vraiment difficilement écoutable. J'espère pour ma part que ce n'est qu'un accident de parcours et que DT va revenir à des albums de conception plus classique. Ca n'en reste pas moins un album à écouter pour se faire son avis.

Sum 41 - 13 Voices - 16.5 / 20 Le 04/12/2016 à 20H24

Quand un groupe fait un comeback dans le genre de Sum 41 on se pose beaucoup de questions mais il y a surtout beaucoup d'attente. Le line-up le plus connu est (presque) de nouveau au complet et après la dépression de Deryck, on s'attend à ce que tout soit enfin rose et que la musique du groupe reprenne ses droits. Y'a pourtant une certaine appréhension quand on voit par exemple les derniers albums de blink-182 (un peu l'alter ego de Sum 41 pour le son pop-punk radio friendly).

Un comeback n'est jamais simple donc mais alors qu'en est-il de ce 13 Voices ? Un retour manqué ou bien un rappel de la nostalgie du passé, des heures à écouter Chuck sur ton lecteur mp3 pourri que tu avais au collège ? Et bien en fait... Aucun des deux et pour le meilleur !

Sum 41 réussi un vrai tour de force avec cet album: faire un comeback sans trop se répéter mais en gardant son identité. Le retour de Brownsound à la guitare ravive les ambiances plus Metal de Chuck, c'est d'ailleurs certainement l'album qui est le plus proche de 13 Voices mais il ne s'agit pas (heureusement !) d'un copier-coller. Les chansons s'enchaînent parfaitement sans que les singles prennent trop de place. Fake My Own Death, God Save Us All ou encore War sont effectivement de bonnes chansons mais le reste est tout aussi bien ! Et c'est ça qui est génial. Les solos de Goddamn I'm Dead Again signent fièrement le retour de Brownsound tandis que la chanson titre de l'album (13 Voices) est selon moi un vrai chef d'oeuvre comme on attend plus avec un groupe comme Sum 41.

L'ambiance générale de l'album est assez sombre sans tomber dans le mélodramatique malgré les problèmes passés du frontman et ça aussi c'est très fort.

Loin de moi de dire que Sum 41 révolutionne le monde de la musique avec 13 Voices mais ils réussissent avec un brio ce beau retour en ajoutant de la nouveauté en gardant ce petit quelque chose de familier sans que ce soit trop ! Un des meilleurs albums de l'année 2016 que nous avons là et certainement le meilleur de leur discographie après Chuck pour ma part.

On ne peut que leur dire merci. Musique d'ados ou pas, Sum 41 démontre que sa musique ne tourne pas forcément en rond !

A écouter absolument : 13 Voices, Goddamn I'm Dead Again, God Save Us All (Death To POP).

Chevelle - The North Corridor - 18 / 20 Le 20/10/2016 à 11H13

Chevelle est de retour 2 ans après son dernier album La Gargola; un album tous les deux ans, soit un temps d'attente classique pour le trio de Chicago.

Après 5 albums (sans compter Point #1) très homogènes, Chevelle avait assez surpris avec La Gargola, plus experimental et surtout moins mélodique que les prédécesseurs. Les refrains catchy qui étaient leur marque avaient ainsi quelque peu disparu alors qu'en est-il avec ce nouvel opus ? Retour aux sources ou bien un pas de plus dans une nouvelle direction ?

Autant le dire tout de suite, Chevelle a clairement choisi la deuxième option et le fait avec brio. L'album commence fort avec "Door to Door Cannibals" et son riff ultra puissant. Tout de suite on sent qu'il y a quelque chose de sombre, une atmosphère pesante qu'on avait pas encore assez entendu chez Chevelle. De nombreuses chansons symbolisent cette ambiance ultra heavy et sombre à la fois: Joyride (Omen), Young Wicked ou encore "Shot From a Cannon" qui dure plus de 8 minutes ! Un ovni musical pour Chevelle et on ne s'ennuie pas ! Cette chanson conclut parfaitement l'album avec sa construction très linéaire et presque malsaine.

North Corridor est donc bourrin mais encore ? Rien de spécial me direz vous; et bien non. En plus de la puissance, les 3 musiciens y mettent de l'expérimentation. Le titre "Punchline" est une incroyable perle avec sa boîte à rythme électronique accompagnant un riff intriguant au... banjo (si si !) le tout avec la voix de Pete Loeffler et des harmonies avec son frère Sam à la batterie. Cette chanson est la preuve que Chevelle sait faire autre chose que du rock radio-friendly avec de belles mélodies et pourtant... Ca sonne toujours comme du Chevelle.

Même les chansons les plus bourrins (à l'exception de Last Days qui est la plus accessible) gardent un quelque chose de mystérieux. Tous les musiciens sont au top ici. Même si Pete Loeffler abandonne quelque peu ses belles mélodies en chant clair, sa voix saturée est toujours incroyable pour son âge. Autre point fort en parlant des musiciens: la basse ! Dean nous propose des riffs ultra lourds et groovy qui font clairement de la basse un instrument lead plutôt que rythmique dans cet album. Derrière les fûts, Sam délivre la marchandise avec puissance et clarté. Bref c'est du Chevelle !

Album incroyable et surprenant surtout après La Gargola qui m'avait presque un peu déçu. Dans "The North Corridor", Chevelle prouve qu'ils sont capables de changer de direction avec talent en proposant une version parfaite du précédent. Dans la discographie du groupe, je le place clairement au même rang que This Type of Thinking qui n'est rien de moins qu'un de mes 10 albums préférés tous styles confondus (rien que ça !). reste à voir comment il grandira en moi.

Ce qui est incroyable c'est qu'il n'y a aucune nostalgie des beaux refrains et mélodies attachantes de "Vena Sera" ou "This Type of Thinking". Rien que pour ça, chapeau ! Comme quoi il est possible d'évoluer dans une bonne direction. Coup de coeur de l'année !

A écouter absolument: Door to Door Cannibals, Joyride (Omen), Young Wicked et Punchline

Tool - Aenima - 19 / 20 Le 14/08/2013 à 00H15

Le début de la légende... Le début du culte. Le début d'un son...

Cet album est celui qui fait vraiment entrer Tool dans l'univers Prog. Sorti en 1996 dans une période plutôt creuse dans le monde du Metal, Tool nous en met plein la vue... Déjà (ou encore pour ceux qui connaissent les 2 albums suivants). Un véritable condensé de riffs et de longs bridges calmes mais sombres. Un peu d'humour aussi. Cet album est la définition même de Tool. Une ambiance globalement sombre qui nous plonge dans un voyage envoûtant au coeur du son du groupe...

Le son du groupe évolue d'ailleurs dans un côté plus "raffiné" ici. Moins Metal que le précédent je dirais mais beaucoup plus nuancé. Un peu comme ces nouveaux téléviseurs vous savez qui proposent toujours plus de couleurs différentes. Le groupe puise sa puissance dans ses compositions et son imagerie plutôt que dans le son. Et le résultat est au rendez vous !

Je dirai que tout est parfait excepté peut-être le 9e titre "Jimmy" avec lequel je n'ai pas d'affinité particulière après plusieurs écoutes... Mais c'est tellement insignifiant par rapport au plaisir qu'apporte cet album... Bien évidemment, il faut plusieurs écoutes pour tout bien digérer (comme tous les albums de Prog Rock ou Prog Metal en somme) et comme un bon vin, cet album se bonifie totalement avec le temps.

Le riff accrocheur de "Stinkfist", les changements dynamiques de "Eulogy", l'humour déjanté introduit par les cris de Maynard dans "Hooker With A Penis"...

Puis selon moi ce qui sont les véritables points d'orgues de l'album au niveau génie (c'est difficile d'en trouver tellement on en prend plein la tronche du début à la fin) : Forty Six & 2 avec sa basse absolument magique... Ce riff inspirera d'ailleurs Dream Theater pour son titre "Home". La ressemblance est frappante...

Pushit : le chef d'oeuvre absolu de l'album. Une ambiance terriblement glauque (voir les paroles) et étouffante... Cette impression malsaine qui fait entrer Tool au panthéon des groupes les plus talentueux de tous les temps... La chanson joue toujours avec les changements de dynamiques caractéristiques des influences Grunge et Metal Alternatif très présentes dans Tool. La voix de Maynard est tout simplement envoûtante tout du long... Jamais le temps de respirer. Les moments où l'on peut respirer sont en fait les moments les plus violents de la chanson qui viennent amener un climax comme pour s'extirper du gouffre dans lequel on s'était plongé avec ces longs bridges sombres... Le défouloir qui conclut parfaitement ce chef d'oeuvre... Sans conteste l'une des meilleures compositions du groupe.

Puis quand on pensait avoir tout entendu après Aenema vient la préparation au bouquet final... L'intro "Ions" semble nous emmener en terre inconnue... Puis vient enfin "Third Eye". La cerise sur le gâteau de l'album. La voix d'un humoriste racontant des choses toujours aussi étranges suivie par la sortie du gouffre des musiciens. Adam Jones joue avec son Bottleneck et crée une ambiance tendue avant qu'entre la basse toujours sur fond de beats quelque peu "tribaux" de Danny Carey. La magie opère. Gros riffs, cris stridents, dissonances, signatures rythmiques étonnantes, mélodies sombres et en même temps possédant un je ne sais quoi de mystique... On écoute ça avec les yeux écarquillés et la bouche ouverte tellement on en prend plein la gueule... Une vraie démonstration.

L'album se finit donc en beauté avec cette insatiable envie de le réécouter pour saisir encore les nombreux détails qui nous échappent. Comment on en est arrivé là ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Le talent est un élément de réponse. Merci Tool.

Les chefs d'oeuvre absolus : Stinkfist, Forty Six & 2, Pushit, Third Eye.

Silverchair - Young Modern - 1.5 / 20 Le 04/12/2012 à 10H47

J'avais envie de commenter un album d'un de mes groupes préférés et j'avais pas beaucoup de temps. Devinez lequel j'ai choisi ?

Mais en fait ce qu'il y a de plus drôle c'est qu'on pourrait parler de cet album pendant tout un livre. On pourrait émettre toutes sortes de théories sur la déchéance de ce groupe. Je crois que c'est pour ça que je commence par cet album. C'est bien plus drôle mais douloureux aussi de voir ça...

Le point d'orgue de l'album est au début. Ca commence par un larsen et c'est le moment le plus bourrin de l'album. Le seul vrai moment Post-Grunge en fait et je ne plaisante pas.

Mais bon sang mais tout est à jeter là-dedans... Le 1,5 est là juste pour le larsen du début et pour cette ambiance mélodique (déjà vue sur Diorama) mais qui ici n'a aucun sens dans ce Boys Band. Oui car n'espérez rien avoir d'autre. Les compos sont de la mauvaise pop de radio. Le genre de truc qu'on entend sur l'autoroute à 2h du mat sur la petite radio du coin. Ou bien le genre de truc qu'on entend dans un ascenceur.

Franchement déçu... Certains disent qu'il est normal d'évoluer. Mais des évolutions comme ça détruisent le monde du rock et du Metal. Silverchair était un groupe Post Grunge un peu teenager ok. Mais ils avaient du talent et une personnalité propre. Là il n'y a rien. La musique est synthétique et cette musique là tout le monde peut la reproduire tellement elle est classique de la musique grand public.

A écouter : le bruit du lecteur quand vous éjectez votre cd .Meilleur moment.

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