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Sepultura - Arise - 20 / 20 Le 07/02/2008 à 14H56

Ouah, la classe ! Quel album ! Mais quel album ! Arise, c'est neuf chansons, toutes plus puissantes les unes que les autres. Arise, c'est une ambiance de corps qui pourrissent, d'une humanité malade à crever, d'une destruction infâme d'un monde insalubre... Oh, ça ne donne pas envie ? Peut-être, mais c'est une atmosphère tellement bien retranscrite...

Tout d'abord, il y a cette production, signée Scott Burns, tout bonnement hallucinante pour l'époque. Le son de la caisse claire est hallucinant, celui de la grosse caisse vous détruit le tympan dès le qu'il y a un peu de double. Igor démontre qu'il est l'un des meilleurs frappeurs du monde, grâce à une dexterité qui envoie Lars Ulrich à la maison de retraite. Andreas fait preuve d'une musicalité jamais atteinte sur ces solos (Desperate Cry et Altered State) et Max, Ô, que dire de Max ? Egal à lui même, sa voix en devient un mythe. Par contre, j'ai ouïe dire que ce n'était pas Paulo qui jouait de la basse sur cet enregistrement (Andreas assure ses parties). Mais est-ce que ça change grand chose ?

Sepultura navigue entre le trash (Murder, Subtraction) et le death (Infected Voice, Arise) sans que l'auditeur ne perçoive précisement les limites du genre. Arise semble être l'album le plus abouti et homogène jamais sorti par le combo, aucun titre à jeter...

L'édition actuelle remasterisée offre quatre bonus intéressants : la reprise de Motörhead Orgasmatron, Intro (qui servait à ouvrir les shows de la tournée Arise), la compo C.I.U. (Criminals In Uniform) et un mix de Desperate Cry par Scott Burns. Le classique parmi les classiques.

Pantera - Official Live - 18.5 / 20 Le 21/05/2007 à 23H20

Rrrooh ! Enorme. Cataclysmique. Gigantesque. Puissant. La liste des superlatifs pourraient être encore longue afin d'exprimer ce qu'était Pantera en live. Et, oui maintenant, on a que nos yeux pour pleurer, car je ne connais aucun gratteux sur c'te planète capable de reproduire le génie et la folie du sieur Darrell. Jamais, au grand jamais, un groupe de metal avait autant de groove, d'attaque, de power... La musique de Pantera est connue de tous, et les titres présents font office de best-of avec un soupçon de public complètement halluciné par la prestation des Texans. Comment ne pas jouir sur Cowboys From Hell, Walk ou New Level ? Vinnie est fidèle à lui même, avec son jeu si caractéristique. Le son de sa batterie en live ne doit avoir d'égal que celui de Lombardo, c'est dire. Anselmo est parfait, tout comme Rex, dans son rôle de frontman défoncé (This Love, Sandblast Skin).

Ce live, au même titre que celui AC/DC de 1992, montre un groupe au sommet, le genre de live qu'on écoutera dans vingt ans et que l'on conseillera aux novices pour leur expliquer l'engouement que ça a provoqué. "Ca", c'était Pantera, un groupe rock'n'roll, qui se fichait pas mal des étiquettes, qui ne pondait que de bons morceaux, et qui est malheureusement parti trop vite.

Les deux morceaux studio sont encore une fois très bons, même s'il aurait été judicieux de blinder la rondelle de titres live (Floods, Primal Concrete Sledge, par exemple). Culte.

Sepultura - Roorback - 12 / 20 Le 01/05/2007 à 11H55

Roorback. Que pouvait-on, devait-on attendre de cet album ? Après deux disques mitigés, Sepultura quitte le label qui lui a permis de diffuser sa musique dans le monde entier. Les gens de chez Roadrunner Records ne croyaient pas en ce Sepultura sans Max, tout comme une grande majorité de fans. Sepultura n'est-il plus qu'un vague nom, un navire en détresse sans capitaine ?

Ce disque offre l'avantage d'être pour le moins homogène, pas comme les deux précédents. En étant un minimum objectif, la musique n'est pas mauvaise, la production de Steve Evetts est nette, mais il n'existe même pas un vrai hit dans c'te fichue rondelle ! Merde les gars, au moins Sepulnation nous faisait headbanguer. Après, plusieurs écoutes, on se dit que le début de l'album n'est pas mal, la fin, un peu moins, mais on ne se souvient que de peu de choses. Les chansons ne sont pas mauvaises pour autant (Apes Of God, Mind War, Godless), mais manquent clairement d'accroche, ce petit truc indéfinissable, qui une fois la galette terminée, vous donne envie de la réécouter ou de la chanter et de l'avoir en tête toute la journée.

L'héritage de la période Max semble trop lourd pour les trois rescapés (Igor est malgré tout impérial tout le long du disque), bien qu'ils s'accrochent à leur concept pseudo-politique, qui fait passer Sepultura pour un groupe... pseudo-engagé.

L'édition limitée européenne contient l'album de reprises Revolusongs, allant du moyen (Bullet The Blue Sky, Mountain Song) à l'excellent (Piranha, Messiah). C'est quand même pas banal que les bonus soient mieux que le reste !!!

Sepultura - Bestial Devastation (EP) - 8 / 20 Le 29/04/2007 à 22H53

Voila le premier enregistrement officiel de Sepultura. Et c'est un peu douloureux pour nos oreilles... De nos jours, il est disponible uniquement avec l'album Morbid Visions. Ce qui est frappant, à la première écoute, c'est la production, de très mauvaise qualité, et une insoutenable reverb sur la voix et les guitares. Les compositions restent basiques, du point de vue de leur construction et loin du Sepultura de Roots. Max braille comme s'il était possédé (sur le mythique Necromancer), ce qui renforce l'esprit death de ces compos, car il s'agit bien de death metal. Jairo (le guitariste qui précéda Andreas Kisser) est à la ramasse dans ses solos dignes d'un débutant et la grosse caisse est infâme ou, par moment, inaudible. Bref, pas un classique.

Malgré tout, il a une valeur historique pour les fans du combo, permettant d'évaluer les progrés (énormes) du groupe pour pondre les bombes que sont Arise ou Chaos A.D.. Il s'agissait également de débuts prometteurs pour l'époque (il date de 1985) pour un Sepultura sortant de nulle part (vous rirez certainement en écoutant l'intro The Curse).

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