Profil consulté : 536 fois.
12 commentaires
Site web : scifi-universe.com

Derniers commentaires (6 / 12)

Zuul Fx - Live Free or Die - 17 / 20 Le 16/07/2007 à 08H02

Zuul FX, combo Parisien, a désormais largement dépassé le statut de projet perso de Steeve "Zuul" Petit (ex-No Return), même s'il est vrai que celui-ci a dû jouer sur son nom pour lancer le groupe, il est désormais acquit que le groupe a gagné en cohésion depuis la sortie du premier album : By The Cross. La tournée qui a suivie sa sortie, en ouverture de groupes tels que Ill Nino ou Fear Factory, le départ de Blast, le guitariste, et l'arrivée de Karim (ex-Kooma) pour le remplacer, ont bouleversé jusqu'au son du groupe (sans parler des progrès monstrueux de Steeve au chant clair), qui délivre désormais avec hargne un concentré de metal moderne, à la fois couillu et mélodique.

Le changement de style, au delà de l'aspect musical, on en a une belle illustration dans le livret : alors que les douze morceaux du premier albums avaient été écrits par Steeve et Blast en exclusivité, ceux de Live Free Or Die, fruits d'un véritable effort collectif, sont signés par tous les membres du groupe. La production est assurée par Francis Caste (Lazy, The Arrs, Fiinky Pie) et est absolument excellente, notamment dans l'intégration des samples.

La musique de Zuul FX est un alliage de riffs qui tournent en boucle sur fond de batterie ultra mécanique. Une musique truffée de breaks très efficaces. Si By The Cross avait un son très puissant, mais très froid et très mécanique (Blast est Suisse, y'a t'il un rapport ?), avec des parties de guitares quasi robotiques, Live Free Or Die est lui, toujours aussi puissant, mais beaucoup plus gras, imposant, chaud et organique (Karim est Réunionnais, y'a t'il un rapport ?), le nouveau guitariste instillant plus de précision et de richesse harmonique.

Les habituels inspirateurs du groupe que sont Fear Factory ou Coal Chamber sont désormais largement là uniquement pour mémoire. Fini le pur cyber metal très sombre (sauf sur les premiers titres, peut être pour faire passer la pilule de l'évolution), Zuul FX se taille désormais une nouvelle route grâce à une énergie brute et mélodique, une réelle complexité d'écriture très personnelle au groupe (S'il fallait donner de nouvelles références, on citerai désormais Stone Sour, Machine Head ou Chimaira). Le groupe a su se réinventer en incorporant de belles nouveauté à sa musique truffée de riffs en béton : davantage de richesse rythmique et des ambiances plus variées. Un album à la fois brutal et mélodique.

The Arrs - Trinité - 16 / 20 Le 16/07/2007 à 08H00

Les Parisiens de The Arrs sont apparus sur la scène métal fin 1998 et viennent de sortir, à peine deux ans après le précédent, leur deuxième album : Trinité, un petit bijou de violence metalcore, toujours aussi enragé, brutal, énergique et mélodieux.

Deux ans, c'est un laps de temps qui peut paraître idéal entre deux albums. Une durée qui permet à la fois de composer et surtout de tourner, de manière à ne pas se faire oublier. Mais il y a un écueil dans cette spirale : deux albums en si peu de temps ne risquent t'ils pas de sonner exactement de la même manière ?

The Arrs s'en sort haut la main, et gagne en précision, puissance, chant, efficacité, son, notamment grâce au boulot, toujours excellent à la production, de Francis Caste (Lazy, Zuul FX, Fiinky Pie) qui délivre un son très différent du premier album, beaucoup plus naturel et proche de ce que le groupe délivre en concert (où il s'est forgé une solide réputation sur des prestations dévastatrices), en enregistrant en live les prises des guitares et de la batterie. C'est très direct et brut de décoffrage, à l'image de la composition des morceaux qui défouraille grave et ne tourne pas autour du pot avant d'envoyer la sauce.

Nico, le chanteur/hurleur, délivre avec puissance et rage (et en français s'il vous plait), des compositions fortes et lourdes de sens. On sent qu'il a attaché une attention particulière aux textes, qui traitent de sujets variés mais très introspectifs.

Bien sûr, le groupe ne révolutionne pas le genre, il manque encore cette petite étincelle de créativité et de folie qui dynamiterai l'essor du combo. Mais The Arrs est encore très loin d'avoir tout dit et se forge l'image, avec ce nouvel album, d'un sacré rouleau compresseur, bien efficace.

Hacride - Amoeba - 17 / 20 Le 16/07/2007 à 07H59

Hacride est un groupe Poitevin qui avait déjà su créer un véritable buzz en 2005 grâce à son premier album très prometteur : Deviant Current Signal, et de très nombreuses dates de concert partout dans l'hexagone, la plupart du temps en tête d'affiche. Ce premier album, presque expérimental, est aujourd'hui dépassé par le second opus du combo : Amoeba. Une galette de metal extrême, puissant, inspiré, varié, qui oscille entre death, techno-thrash, modern metal et... flamenco !

Telle l'amibe titre de l'album, ce petit être unicellulaire qui avance en bouffant tout sur son passage, les membres de Hacride consomment une vaste palette d'influences artistiques, et grâce à leur large ouverture d'esprit musicale, intègrent ensuite ces éléments très divers sur une base metal.

Le résultat c'est Amoeba, un album bien plus riche et abouti que le premier, qui injecte une nette dominante flamenco qui coure tout au long des morceaux, tandis que le précédent était plus Jazzy. Cette touche flamenco est certainement en rapport avec les attaches espagnoles de Adrien Grousset, guitariste et principal compositeur du groupe, qui va aller jusqu'à reprendre un titre du groupe espagnol Ojos De Brujo. Le mariage du flamenco et du metal pourrait paraître bien incongru, et pourtant, le résultat fonctionne à merveille.

L'ingénieur du son Franck Hueso a accompli des prouesses sur cet album, en modelant des arrangements soignés aux petits oignons, un son beaucoup plus clair et déchiffrable que sur le premier opus. Amoeba est un album tout en contraste et en finesse, bourré de trouvailles harmoniques. Des morceaux qui fonctionnent grâce a des rythmiques brutasses et des riffs taillés à la serpe, sur lesquels viennent se greffer samples et harmonies. C'est parfois un peu difficile d'accès, car les structures de composition sont très évolutives, et les passages volontairement dissonants sont parfois durs à avaler.

Hacride débite un metal hargneux et complexe, qui allie des ambiances délicates avec la fureur du chanteur/hurleur au micro, des passages acoustiques avec des envolées instrumentales aux riffs polyrythmiques de tueurs. Un mélange impeccable, brutal, déstructuré, entremêlé de passages ambiants et de dissonances.

Cette complexité musicale et de composition a été ultra-travaillée pour pouvoir être retranscrite en live sans trop de problèmes. D'autant que le groupe est avant tout une bête de scène et se penche sur les possibilités d'illustrations video à intégrer à leurs concerts pour coller au plus près de leur musique et ainsi proposer un spectacle complet, un véritable voyage dans les ambiances du groupe. A découvrir pour les amateurs de Tool, Meshuggah, Opeth et autre Strapping Young Lad.

Eyeless - The game of fear - 17 / 20 Le 16/07/2007 à 07H57

Après un premier album très remarqué qui balançait entre hardcore et metalcore, les Montpelliérains de Eyeless (ex-Uncut) ont débarqué au mois de janvier dernier avec un nouveau skeud qui se veut cette fois 100% metalcore. Et qui plus est, du metalcore de première bourre, qui va propulser le combo, j'en suis certain, au poste de leader de la scène française dans ce registre très à la mode.

Path To The Unknow, leur première galette, qui date de 2004, était déjà du hardcore de très bonne facture, extrêmement puissant mais parfois beaucoup trop technique et linéaire, faisant que certains morceaux en avait perdu en efficacité en raison de leur structure très complexe. Path To The Unknow avait cependant permis au combo de ce faire un nom et de jouer un peu partout en France et en Europe aux côtés de Misery Index, Eths ou Lofofora. On pouvait d'ailleurs déjà sentir que le groupe tendait tout doucement vers le metalcore. Avec The Game Of Fear, pas de doute, le pas est franchi.

Réelle évolution musicale, The Game Of Fear, est donc beaucoup plus direct, beaucoup plus mélodique et beaucoup plus metal de son prédécesseur. Un metalcore chanté/hurlé en anglais qui a tous les atouts requis pour l'exportation et qui n'a franchement aucun complexe à avoir face aux groupes étrangers. La signature chez Season Of The Myst devrait également aider au décollage vers d'autres cieux. (Petit clin d'oeil au passage à Gojira et Dagoba, qui ont su ouvrir la voie, défricher le terrain et faire tomber les barrières)

Avec des breaks rythmiques biens sentis, des solo de guitare aux petits oignons, une batterie furieuse et la voix d'un chanteur au top de sa forme, la qualité technique et de composition est belle est bien présente. Les influences du groupe sont un parfait mélange qui va chercher ses racines dans le monde du hardcore et du metalcore qui lui donne sa férocité, et qui va également flirter avec le thrash ou la scène melodeath scandinave. Le résultat est à la fois très mélodique et monstrueusement puissant. Puissance qu'a su parfaitement rendre le producteur, lui aussi très (trop ?) à la mode, Tue Madsen (The Haunted, Born From Pain, Mnemic, Dagoba, Sick Of It All, Aborted...) qui fait péter un son vraiment impeccable.

En guest on peut retrouver Jacob Bredahl de Hatesphere sur le morceau "Cursed", Danny M de Angel Crew (ex-Deviate) sur "Crushing All My Enemies", et bien sûr Reuno de Lofofora, grand pote, fan et défenseur du groupe, qui les accompagne sur pratiquement tous les backing vocals de l'album.

Pour résumer, The Game Of Fear est un album de metalcore (voire de metal tout court) très mélodique et accrocheur, riche, puissant, rentre-dedans et suffisamment moderne et varié pour que l'auditeur se l'écoute en entier sans se lasser et en redemande même une couche.

Jenx - Fuseless - 15 / 20 Le 16/07/2007 à 07H55

Le groupe a débuté sa carrière en 2003 sous l'impulsion de Xav (ex-Asgard, ex-Oversoul, ex-Nihil) et Jessy (ex-Voracious Gangrene), deux musiciens issus de la scène deathmetal Bordelaise, qui trouvaient que le courant metal indus n'était pas assez représenté dans l'hexagone et se sont donc mis à l'ouvrage, à l'aide de machines, pour tenter d'approcher les sons de groupes qu'ils adulaient tels que Static-X, NIN ou Ministry. Deux autres musiciens vont rapidement les rejoindre, et le groupe accouchera en 2004 d'un premier EP et commencera à tourner avec Oomph!, Punish Yourself, Loudblast... Le buzz internet fera le reste.

Fuseless, ce premier album a été enregistré avec l'aide du producteur El Mobo (Plug-In, Bumblefoot) et mixé par Jean-Pierre Bouquet (The Arrs, Würm). La tonalité mid tempo de cet album lui confère une pêche et une puissance entêtante, propice à donner l'envie de headbanger sans retenue. Le groupe "envoie le bois" comme on dit, et ses compos naviguent entre une rythmique très lourde, hypnotique, froide et mécanique, allégée par des samples atmosphériques, presque organiques, un groove metal et un chant hurlé très répétitif, lent et sombre.

Tout en s'en démarquant, les influences sont évidentes, outre les groupes cités plus haut, on peut y ajouter Fear Factory, White Zombie, Misery Love Co ou Kill II This. Et le véritable challenge c'est d'avoir assimilé ces influences, sonner comme ces groupes, tout en réussissant à s'en détacher en ayant gardé une véritable originalité.

L'ambiance générale très lourde, sombre, menaçante et hantée de la musique de Jenx devrait aller comme un gant à leur projet d'actualité dans le cadre du "Printemps des ciné-concerts": l'illustration sonore de The Call Of Cthulhu, un film muet de 40 minutes tiré de l'oeuvre de Lovecraft qui est jouée live pendant la projection du film.

Massacre Record vient de les signer pour une distribution internationale d'ici à la fin de l'année.

Lamb Of God - Sacrament - 16 / 20 Le 16/07/2007 à 07H51

Encore peu connu dans nos contrée (la distribution des 3 premiers albums a été totalement salopée en France), les Américains (Virginiens, de Richmond pour être exact) de Lamb Of God n'en sont pas à leur coup d'essai outre-atlantique, où ils remportent même un francs succès, certains les ayant proclamé "poule aux oeufs d'or de la NWOAHM". Quatrième opus du combo, Sacrament est plus simplement une nouvelle ode au metal furieux, technique et brutal comme je l'aime.

Si je devais comparer Lamb Of God à ses glorieux anciens, les noms de groupes qui me viennent immédiatement en tête sont Pantera, Slayer ou Testament, mais aussi une certaine tendance Metalcore façon In Flames ou Dark Tranquillity. Il y a quand même pire comme références.

Au micro, la voix d'ours de Randy Blythe pourrait faire la nique à un Phil Anselmo au meilleur de sa forme. Les vocaux sont optimisés grâce à l'incorporation de choeurs biens sentis et l'ajout d'un chouilla de groove à leur Power Thrash de tueurs. Les riffs biens gras sont aiguisés comme des sabres japonais et les deux guitaristes n'hésitent pas à se lancer dans des solos plutôt bien sentis. Le batteur bûcheronne ses fûts à merveille, appuyé par un bassiste un peu trop en retrait à mon goût.

L'autre petit regret est la production, beaucoup trop clean pour du Thrash, j'aurais aimé un son plus gras, plus roots, plus Heavy, plus sale quoi...

Je ne ferais pas de pure critique morceau par morceau (je déteste ça), mais je vous livre juste quelques réflexions sur les titres, faites sur le vif lors de la première écoute. Le morceau d'ouverture "Walk With Me In Hell" est un petit bijou de composition lourde, épique et sinistre. "Again We Rise" est un morceau rapide, au climat étrangement malsain et au final grandiloquent. "Redneck" est un clin d'oeil appuyé au maître du genre qu'était le grand Pantera avec un gros riff groovy sudiste de la mort. "Pathetic" est un morceau couillu, où les grattes se lâchent dans les riffs et les solos et où le chant est à son top niveau. "Foot The Throat" offre également son riff qui tue. "Descending" : morceau très mélodique, harmonies orientales et lignes de guitares entêtantes. "Blacken The Cursed Sun" : puissance, ambiance, refrain béton, envolées épiques. "Forgotten (Lost Angels)" : vitesse des guitares et batterie ultra-speed. "Requiem" : Refrain musclé mais le reste du morceau est empreint d'une ambiance ultra-glauque. "More Time To kill" : Grosse rythmique soutenue et ambiance très rock'n'roll. "Beating On Death's Door", le morceau final est une putain de course de vitesse, une vraie charge de cavalerie.

Lamb Of God est un groupe qui envoie la sauce méthodiquement, sauvagement, sans réfléchir (au risque d'être parfois un peu trop répétitif). Qui aime jouer dans ses paroles avec l'imagerie et les codes religieux, la versatilité de leurs interprétations. Un groupe sans concessions, qui fait ce qu'il aime et qui se branle de ce que pensent les autres. J'aime !

Voir la suite
Ses prochains concerts
Aucun concert à afficher
Vu en concerts
Havelock n'a pas encore ajouté de groupes vu en concert.