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Muse - The 2nd Law - 16.5 / 20 Le 07/07/2015 à 00H36

Avec The 2nd Law, Muse signe son 6ème album. Pour le meilleur ou pour le pire ? Surtout pour le meilleur. Alliant intelligemment grosses guitares, synthés d’avantage dance, Muse montre ici toute l’étendu de son talent.

1) Supremacy 15/20. Premier morceau assez décevant par rapport au niveau de l’album. En effet même si le riff de guitare est plutôt bien trouvé, celui-ci contraste avec la lourdeur de la batterie, lourdeur renforcée par l’utilisation de violons. Les couplets sont d’avantage réussis avec un Matthew Bellamy avec une voix toujours aussi pure, des violons qui se font plus doux et une batterie aux rythmes militaires. Un morceau quand même bon.

2) Madness 20/20. Un de mes trois morceaux préférés pour plein de raisons. Tout d’abord le crescendo de fin où Matthew Bellamy exploite toute la puissance sonore de sa voix, mais intelligemment. En effet Madness est une chanson d’amour destinée à sa femme avec laquelle il s’est beaucoup disputé. Cette chanson est donc remplie de sincérité, et ça se ressent dans la musique. L’instrumentation plutôt simple nous plonge dans un univers sombre : une batterie syncopée dans ses rythmes, une guitare électro qui plonge dans le grave et des voix artificielles répétant « ma ma ma Madness » en boucle. Matthew Bellamy chante ses incertitudes, ses doutes, mais finit sur une pointe d’optimisme en hurlant : « I NEED TO LOVE » pour finir sur un « Maybe I’m too headstrong ». Une magnifique chanson, aussi bien musicalement que textuellement.

3) Panic Station 19/20. Panic Station rompt brutalement de style avec Madness avec un riff génial très rock. La batterie ne fait qu’accompagner les guitares survoltées sur lesquelles Matthew Bellamy semble d’avantage s’amuser en opérant des répétitions de fin de phrase. Même si le refrain est un peu classique, l’utilisation de cuivres apporte la dose de peps nécessaire à la cohérence du morceau. Pourquoi pas 20 ? Car on ne peut pas mettre un morceau comme celui-là entre Madness (chanson profondément mélancolique) et Survival (explosion incarnée).

4) Prelude/Survival 20/20. Une des grandes réussites de cet album ! Prelude, comme son nom l’indique, est un interlude de musique classique mélangeant violons et piano. Si musicalement il n’y a pas grand chose à dire, il amène à la perfection Survival. Survival qui, rappelons-le, est l’hymne officiel des J.O. de Londres en 2012, est sans doutes un des meilleurs que Muse ait écrit. L’utilisation de chœurs masculins et féminins se renvoyant tour à tour des « Survive » ou des « ha ha ha » qui s’accordent parfaitement avec les rythmes de la batterie est un premier coup de génie. Le deuxième coup de génie c’est comment le morceau explose. Matthew Bellamy commence simplement à chanter par-dessus les chœurs, puis pousse soudainement un long hurlement pour se saisir de sa guitare électrique et entamer un solo impressionnant de puissance. Jusqu’à la fin de la chanson, l’énergie ne démord pas, aidée par une batterie monstrueuse. Du grand Muse.

5) Follow Me 17/20. En écho à Madness ? Cette chanson au titre assez évocateur fonctionne également sur le principe du crescendo. La première chose à noter, c’est que Muse aime les violons. Encore une fois, Matthew Bellamy commence sur de longs violons nostalgiques et un synthé timide qui ne va pas tarder à montrer ce qu’il a dans le ventre. Après une montée du son classique accompagnée d’une batterie un peu simpliste, le synthé se déchire. On ne sait pas si Muse a simplement essayé de faire de l’électro ou s’est orienté dans le dubstep tant la limite est dure à percevoir. Même si cette chanson est un peu commerciale, les « Follow Me » de Matthew Bellamy et les cris de fin assoient encore une fois la grandiloquence et la puissance dont Muse est capable.

6) Animals 12/20. Premier petit problème dans cet album, Animals ne parvient pas à s’imposer comme véritablement indispensable. En effet avec ce morceau, Muse semble choisir la voix de la finesse musicale plutôt que celle de l’énergie. Et de fait l’instrumentation est bien présente (batterie, synthé, guitare furtive et basse assez complexe), mais elle ne varie à aucun moment du morceau, hormis durant les trente dernières secondes qui laissent place à des guitares électriques. Cette chanson cruellement ennuyeuse manque d’énergie et de variation. Dommage.

7) Explorers 20/20. Explorers reprend la même recette qu’Animals, mais dans le bon sens cette fois. On retrouve un piano plutôt simple sur lequel Matthew Bellamy commence. Puis les instruments s’ajoutent au fur et à mesure pour finir dans une apothéose musicale complexe. Tout d’abord la batterie qui se contente au début de jouer sur les cymbales tape sur les tambourins. Puis un synthé qui mime des bruits de bois s’ajoute sur des violons qui se font de plus en plus langoureux et dramatiques. Ces synthés laissent ensuite place à des bruits métalliques, comme si la matière de la chanson même devenait de plus en plus dure. Matthew Bellamy chante de plus en plus aiguë. Puis la chanson se termine sur des chœurs apaisés, comme la fin d’un acte d’amour auquel l’on prend part.

8) Big Freeze 19,5/20. Deux superbes morceaux à la suite, deux styles de composition radicalement différents. Si Explorers mise sur le crescendo, Big Freeze joue sur une alternance entre parties calmes et parties d’avantage mouvementées, telles des montagnes russes. Pour les parties calmes, une batterie plutôt discrète, et des synthés dont les sonorités se mélangent habilement à celles des guitares au rythme totalement décalé sur le chant de Bellamy. Pour les parties mouvementées, la même chose avec une basse supplémentaire. Le génie vient alors que les guitares adoptent un rythme funk, totalement en décalage avec ce qu’on attendrait d’un groupe rock comme Muse. Seul petit bémol, l’intervention de chœurs derrière les cris de Bellamy, pas forcément nécessaires…

9) Save Me 7/20. Pour des montagnes russes, en voilà des montagnes russes ! Après deux superbes morceaux, on a du mal à comprendre l’intervention de cette… pardon ! Pour une fois, c’est le bassiste du groupe, Christopher Wolstenholme, qui prend le micro. Espérons qu’il ne le reprenne pas trop souvent ! Plus sérieusement, on a ici à faire à une bande sonore qui tourne en rond, avec trop d’éléments à la fois. Entre la batterie, les nombreuses guitares qui interviennent, la basse trop plate, les synthés cloches, on se croirait au Pays des Merveilles… On a l’impression d’une piste brouillon où les instruments ne s’accordent pas du tout entre eux. Même la fin plus rock avec l’intervention d’un piano et de chœurs ne renforce que cette sensation de grande confusion. 7 pour le thème personnel qui concerne l’alcoolisme de Christopher.

10) Liquid State 13/20. Si le riff est particulièrement bien trouvé, la voix de Christopher Wolstenholme, encore une fois, ne convainc guère et manque d’énergie. Le manque de variation dans l’instrumentation rend également le morceau ennuyeux à certains moments. Seule la basse rajoute un piment de peps à la chanson. Les refrains sonnent un peu brouillon entre la batterie pas très claire dans ses rythmes, les chœurs et les larsen des guitares. Dommage car cette chanson est de loin la plus rock de l’album.

11) The 2nd Law : Unsustainable 17/20. Les deux dernières pistes de l’album sont exclusivement électroniques. Ici, Muse se livre à un exercice délicat, celui du dubstep. Exercice plutôt réussi puisqu’à côté de Skrillex, dur de voir une réelle différence. Encore une fois, Matt et sa bande aiment les violons et le font savoir : sauf que sur cette piste deux mélodies différentes se superposent. Dommage cependant que la montée du son ne soit pas plus fine, seulement une voix de femme enregistrée qui parle, les violons et des chœurs dramatiques.

12) The 2nd Law : Isolated System 20/20. Une piste brillante pour clore un très bon album dans l’ensemble. Ce morceau très électro dance de club se compose en deux partis : une première plutôt calme où le son est enfermé, puis une deuxième où celui-ci est libéré et où de nombreux éléments électroniques se rajoutent. Au programme ? Une batterie, un piano, une basse, des chœurs, une voix préenregistrée et… des violons ! Est-ce que Matt et sa bande auraient fait une cure de classique ces derniers temps ? C’est à se demander…

Linkin Park - A Thousand Suns - 18 / 20 Le 06/07/2015 à 22H52

J'ai lu attentivement bon nombre de critiques de cet album sur ce forum, toutes aussi incendiaires les unes que les autres, puis j'ai enfin compris ce qui avait posé problème dans cet album. Si Minutes to Midnight était un album qu'il était nécessaire d'écouter piste par piste pour le comprendre, A Thousand Suns est tout l'inverse. Cet album, rappelons-le, se veut être conceptuel (quoi qu'en disent les mecs de Linkin Park), en l'occurrence il s'agit ici de la guerre, et plus précisément d'une guerre atomique. Qui dit album concept dit forcément introduction de pistes de transition pour conserver une certaine cohérence. Or la plupart des gens de ce forum ont écouté les chansons une par une, sans juger l'album dans son ensemble : grave erreur ! A Thousand Suns est une piste à lui tout seul, une piste décomposée en petits fragments qui constituent chacun une facette de l'album entier.

1) The Requiem 18/20. Calme apparent pour cette piste ambient d'ouverture d'album. Seule une voix de femme sur un fond sonore flou chantonne une mélodie, comme une chanson oubliée qui peu à peu laisse place au bruit des machines.

2) The Radiance/Burning In The Skies 15/20. Assez déçu par cette première chanson d'album. En effet si The Radiance situe assez bien la thématique (la guerre), Burning In The Skies semble totalement à-côté de la plaque. Malgré une mélodie entrainante et des bruits de machine au début qui raccrochent la chanson à la thématique de l'album, les guitares house du refrain sonnent fausses. La fin de la chanson elle-même dérive complètement avec les cris mélodiques de Chester et ses guitares électriques aiguës. Bien qu'étant mélodiquement riche, cette chanson est incohérente avec l'album.

3) Empty Spaces/When They Come For Me 20/20. À ceux qui diraient qu'Empty Spaces, piste de 18 secondes, ne sert à rien, c'est qu'ils n'ont rien compris. Les bruits de bombe qu'on entend en arrière fond, en crescendo, évoquent l'idée d'un rapprochement de soldats (sûrement ?). Or comment s'appelle la piste d'après ? When They Come For Me (quand ils viennent pour moi), bien vu non ? Parlons-en de cette chanson. L'intro est excellente, parfaitement dans le thème. Les synthés mécaniques s'accordent parfaitement bien avec la batterie aux rythmes militaires et les synthés robotiques plus aiguës qui évoquent encore une fois l'idée de machines. Cette instrumentation complexe constitue le sample sur lequel Shinoda porte son flow appuyée. Il est rejoint par les choeurs de Chester qui sonnent comme une longue complainte face à cette technologie envahissante. La reprise du titre de la chanson à 3:15 par Chester et ses choeurs renforce encore plus cette idée de longue complainte et d'appel à l'aide.

4) Robot Boy 20/20. Là encore une piste brillantissime qui poursuit cette idée d'appel à l'aide. Roboy Boy se compose en effet d'un piano, d'une batterie, et de Chester et ses choeurs qui entament leur longue complainte par "You say, you're no gonna fight, cause no one would fight for you". On peut ainsi penser que When They Come For Me évoquait l'idée d'un recrutement forcé. Là encore on voit bien tout le génie de cet album : les pistes se répondent et se complètent, comme une histoire avec une trame scénaristique qui avance. Musicalement, même si cette chanson est assez minimale, la finesse se fait essentiellement dans les rythmes de la batterie et les variations dans le chant des chœurs.

5) Jornada Del Muerto 16/20. Même si cette piste n’est pas d’un grand intérêt musicale, elle renforce encore une fois la cohérence de l’album. En effet sa montée crescendo permet d’aboutir sur la chanson Waiting For The End qui suit exactement le même schéma de construction.

6) Waiting For The End 20/20. La chanson débute par des synthés robotiques qui ne sont pas sans rappeler ceux de When They Come For Me (preuve encore une fois de la continuité de l’album). Ils sont rapidement accompagné d’un piano qui ne joue que deux notes identiques à contre temps, piano qui lui rappelle la chanson Robot Boy. Puis vient la batterie qui effectue un rythme plus syncopé. Vient ensuite le rap de Shinoda, doublé par le chant de Chester, relativement calme. Après un début assez classique, Chester chante d’une voix douce et mélodieuse : « Waiting for the end to come… » qui rappelle encore une fois l’ambiance apocalyptique de cet album. S’en suit une véritable montée qui aboutit, non sans l’intervention de quelques guitares aux sons pop, à une apothéose de sonorités ou se mêlent la voix aiguë de Chester et le flow de Shinoda. Un chef d’œuvre, là aussi une des meilleures chansons de Linkin Park.

7) Blackout 20/20. Cette chanson se compose de trois parties qui apportent toutes une richesse supplémentaire au morceau. Rien qu’en s’arrêtant sur l’intro, on en a déjà un aperçu. Des synthés d’ambiance, rejoints par une batterie aux rythmes encore une fois militaires, puis un deuxième synthé vient amorcer une première phase mélodique, un troisième synthé d’ambiance fait alors des apparitions discrètes, puis un quatrième synthé joue la phase mélodique un peu dance, et enfin un cinquième synthé d’ambiance se rajoute. Allez me dire que ce morceau n’est pas travaillé après ! S’en suit ensuite un rap de… Chester ! Et oui, pour une fois celui-ci n’est pas assuré par Shinoda mais bien par Chester qui mêle aussi bien flow rapide et syncopé que cris rageurs dignes du Hybrid Theory.
La deuxième partie de cette chanson se compose des cris de Chester (« Blackout ») mixés à l’aide de samples, toujours accompagnée de ce fond sonore extraordinaire.
La troisième partie laisse place à un chant mélodique où les voix de Shinoda et de Chester vont se mélanger. On a ici à faire à une montée crescendo un peu dance qui rend la chanson accessible aux non-amateurs de cris. Bref, une tuerie.

8) Wretches and Kings 20/20. Là encore cette chanson fait place à des synthés mécaniques dans le même genre que Waiting For The End et When They Come For Me, puis vient la batterie assez simple mais d’une rare violence. Violence qui s’accorde parfaitement avec le rap agressif de Shinoda. La voix rageuse mais contenu de Chester apporte toute la tension nécessaire à ce morceau. Mais le véritable coup de génie vient du discours présent au début et à la fin de la chanson. Ce discours de Mario Savio contre les machines et l’invasion robotique montre bien le côté engagé de Linkin Park. Encore une fois du grand art.

9) Wisdom, Justice, And Love 17/20. Un interlude très bien placé qui marque une transition entre le style agressif des chansons précédentes et le calme planant de la fin de l’album. On pourra peut-être lui reprocher sa longueur, mais musicalement la distorsion des voix de Martin Luther King sur un fond de piano triste et synthé d’ambient froid est très intéressante.

10) Iridescent 16/20. Une chanson qui encore une fois reprend le principe du crescendo pour partir de l’ambiance triste de Wisdom, Justice, And Love à l’ambiance dance de The Catalyst. On déplorera une instrumentation un peu plus faible que pour les autres morceaux (un piano qui joue des accords et un synthé d’ambiance seulement). Cette petite faiblesse est largement rattrapée par l’intervention des guitares (du même style que dans Waiting For The End) et celle des chœurs (non sans rappeler Robot Boy et When They Come For Me). Un petit manque d’énergie tout de même sur cette chanson un peu… commerciale ?

11) Fallout 17/20. Encore une fois cette piste amène la chanson suivante, en l’occurrence The Catalyst. Elle reprend les paroles de Burning In The Skies. L’ambiance froide est parfaitement mise en valeur par les synthés d’ambiance. Piste peut-être un peu longue et pas forcément très utile sur ce coup.

12) The Catalyst 18/20. Cette chanson ressemble énormément à Blackout, dose d’énergie en moins. Le sample sur lequel rape Chester se compose d’un synthé d’ambiance, d’une batterie qui joue beaucoup sur les cymbales et d’un synthé plus mécanique encore une fois. On a du mal à comprendre cependant l’intervention des cris mélodieux de Chester à la fin de la chanson, car bien que musicalement intéressant, ils enlèvent une bonne part de l’énergie qu'il avait développée à l’aide de la batterie à contre temps.

13) The Messenger 20/20. G D EM7 CADD9, 4 accords à la croisée des chemins entre Knocking on Heaven’s Door de Bob Dylan et Wonderwall d’Oasis pour une magnifique chanson acoustique culte. Chester nous livre ici un chant alliant parfaitement mélodicité et rage avec des cris contenus. Une magnifique chanson sur l’amour pour conclure cet album très sombre.

Linkin Park - Minutes to Midnight - 15.5 / 20 Le 05/07/2015 à 23H40

Intéressant, très intéressant cet album. À la première écoute, je me suis posé beaucoup de questions : "Heu c'est bien Linkin Park que j'écoute là ?". J'ai été tout d'abord très déçu, je ne percevais pas la finesse de cet album, puis peu à peu je l'ai apprécié. Il a fallu que j'abandonne bon nombre de mes préjugés sur ce groupe, mais le jeu en valait la chandelle. Petit horizon d'un album qui marque le tournant de Linkin Park dans son style musical.

1) Wake 15/20. Quoi qu'en disent certains, ce sont les pistes les plus courtes qui sont les plus importantes. Or celle-là est une piste courte (1:41). Bien qu'efficace pour faire monter la pression avant le début de la première chanson, les guitares en choeur sont assez maladroites et la mélodie un peu niaise.

2) Given Up 18/20. Là encore une bonne ouverture d'album. L'introduction avec les guitares est tout bonnement excellente et les refrains où se déchainent les cris rageurs de Chester sont vraiment propres à Linkin Park (près de 17 secondes pour le plus long). Le bémol vient des couplets où la voix de Chester semble essoufflée car pas assez accompagnée par l'instrumentation (juste une batterie et une basse).

3) Leave Out All The Rest 14/20. Les complications commencent ici. Linkin Park abandonne totalement ses guitares rageurs pour laisser place à une chanson un peu pop où Chester n'a plus rien d'un métalleux énervé et révolté par la société de consommation. Mais à quel prix ? Car l'instrumentation des couplets n'est guère convaincante (seulement une batterie jouant des rythmes relativement simples, une mélodie unique et quelque clapes). Cette faiblesse est en partie rattrapée par le lyrisme assez puissant des refrains où les guitares rentrent en scène. Et puis la mélodie reste quand même assez bien trouvée, bien que simpliste.

4) Bleed It Out 12/20. On retrouve dans cette chanson l'alternance classique entre flow de Shinoda et cris de Chester. L'instrumentation sur laquelle rappe Shinoda est assez simpliste (une batterie qui joue des rythmes simples, des clapes, une guitare qui joue une mélodie unique composée de deux notes, et une basse qui quand elle en a envie jou une note de temps en temps), voir même trop simpliste. Le refrain n'est pas très convaincant non plus puisque les cris de Chester sont dégarnis de toute la puissance qui faisait jusqu'ici son efficacité. Le bruit continu d'une fête en arrière plan crée cependant une belle ambiance sonore caractéristique du morceau.

5) Shadow Of The Day 18/20. Une très belle chanson à laquelle je ne peux cependant pas mettre plus de 18. Ne nous mentons pas, on reconnait très clairement la basse de "With or Without You" de U2, le même crescendo, la même puissance lyrique. Mais l'ordre dans lequel les instruments se rajoutent rend cette chanson particulièrement touchante (d'abord les synthés, puis la batterie, des "violons", puis les guitares électriques).

6) What I've Done 15/20. Exclusivement chantée par Chester, cette chanson ressemble beaucoup dans la construction à Bleed It Out. Cette fois, l'instrumentation sur laquelle Chester chante les couplets est composée de synthées, d'une batterie mais également de scratches furtifs qui apportent une finesse inattendue à ce morceau. La gradation intelligente qui s'effectue entre les couplets et les refrains où les guitares font leur apparition contribue également à l'intelligence de ce morceau. Guitares alliant intelligemment mélodie et rythme qui plus est. Cependant l'énergie manque dans cette chanson qui oscille entre émotion et puissance : on ne sait plus si on doit sauter ou si on doit pleurer. Une chanson bien construite mais sans identité pour résumer.

7) Hands Held High 20/20. Il faut l'écouter plusieurs fois pour se rendre compte à quel point cette chanson est travaillée. L'instrumentation se compose d'un piano qui joue la même mélodie en ostinato, d'une batterie très militaire dans ses rythmes (en écho au thème de la chanson qui n'est autre que celui de la guerre), d'un violon langoureux qui appuie chaque accord. Cette instrumentation constitue le sample sur lequel rappe Shinoda. Il s'agit d'un texte intelligent, extrêmement fourni et bourré de métaphores, qui porte une critique sur la guerre et une réflexion sur l'asservissement. Mais le génie de cette chanson repose dans l'intervention des choeurs qui ensuite laissent place au chant doux et mélodieux de Shinoda (ou de Chester ? Impossible de le dire...). "Amen", comme une volonté de s'élever et d'aller au-delà de toutes ces violences... Une des meilleures chansons de Linkin Park.

8) No More Sorrow 17/20. Une des rares chansons de métal sur cet album avec Given Up. Une bonne instrumentation sur les couplets avec une batterie dont les rythmes s'accordent avec les guitares électriques et un synthé jouant la même mélodie en boucle, mais un refrain beaucoup trop brouillon où on a à faire à une soupe de cris et de guitares fortes. Seul le pont allie parfaitement cris brutaux de Chester et rythmes ralentis et alourdis des guitares.

9) Valentine's Day 18/20. Le génie de cette chanson repose essentiellement dans son crescendo. Les instruments s'ajoutent uns à uns sur la voix douce et mélodique de Chester : batterie, guitare, puis basses, puis deuxième guitare mélodique, puis piano, et enfin l'explosion finale de fin ou Chester lâche ses "On a Valentine's Day". Sa voix se double finalement pour laisser place à un véritable orchestre d'instruments. On pourra cependant reprocher à cette chanson de favoriser la superposition, au dépend de la complexité mélodique de chaque instrument qui se retrouve à jouer juste deux ou trois notes.

10) In Between 11) In Pieces 12/20. Il n'y a rien de particulier à dire sur ces chansons, à part qu'elles manquent cruellement d'énergie et d'identité. On s'ennuie en les écoutant.

12) The Little Things Give You Away 15/20. Là encore on a à faire à une chanson sans réelle identité mais extrêmement bien construite. L'instrumentation d'introduction se composant d'une guitare acoustique introduit bientôt une batterie. Elle laisse ensuite place à un pont mélodique assez travaillé au niveau du synthé, puis ce pont laisse place aux guitares électriques qui marquent la fin de cet album contrasté.

Linkin Park - Meteora - 17 / 20 Le 05/07/2015 à 22H55

Cet album aurait pu s'appeler : "Hybrid Theory 2 : mais en plus travaillé". Que ceux qui n'ont pas aimé le premier album de Linkin Park passent leur chemin, ils ne trouveront rien de vraiment nouveau ici. La construction de l'album est assez similaire, au point même que les ponts "Cute For The Itch" et "Session" sont mis à la même place.

1) Foreword 20/20. La chanson ne dure que 13 secondes, mais elle est nécessaire. C'est elle qui fait monter la tension avant le début de l'album.

2) Don't Stay 18/20. Une très bonne première chanson pour ouvrir cet album. La guitare ne s'arrête pas du début à la fin, abandonnant enfin le modèle classique de composition des chansons de Linkin Park (couplet sur un fond ambiant calme, refrain violent et bruyant). On déplorera cependant le manque de finesses sur certaines parties du morceau, notamment le refrain où les guitares font un peu brouillon.

3) Somewhere I Belong 15/20. Une chanson ennuyeuse mais bien. Encore une fois on a à faire à un couplet calme avec un fond électro très travaillé (beaucoup plus que sur le Hybrid Theory), mais cette fois les cris de Chester sur le refrain manquent cruellement d'énergie, et les guitares ne font qu'alourdir encore plus la chose.

4) Lying From You 20/20. Une intro à la guitare tout bonnement extraordinaire. Le concept même de mélodie disparait pour laisser place à une brutalité rythmique impressionnante. Mais le génie de ce morceau repose dans le fait que les sample sur lesquels rappe Shinoda ne sont plus constitués uniquement d'électro mais également de guitares essentiellement rythmiques. Les cris de Chester sont classiques, mais là encore d'une rare intensité, particulièrement à la fin de la chanson où ils se marient parfaitement avec le flow agressif de Shinoda.

5) Hit The Floor 20/20. On retrouve le même concept au niveau des sample que sur Lying From You. Sauf que les cris de Chester ne démordent pas du début à la fin de la chanson. Une excellente piste où il faut penser rythme et non plus mélodie.

6) Easier To Run 11/20. Le plus mauvaise chanson de l'album. Aucune énergie, un flow de Shinoda molasson sur un fond ambiant vu et revu de la part de Linkin Park : un manque cruel de variations sur cette chanson fade...

7) Faint 19/20. Un riff électro génial, disons-le ! Même si le sample sur lequel rappe Shinoda est un peu flemmard, les cris de Chester rattrapent le tout. Mais c'est surtout le pont où les guitares abandonnent la mélodie au profit d'une véritable participation rythmique, qui contribue à rendre ce morceau très bon.

8) Figure.09 19/20. Encore une fois, au niveau des samples, on retrouve le même concept que dans Lying From You et Hit The Floor. Cette fois, le bémol vient du côté du refrain qui manque d'énergie, faute de réellement contraster avec le flow de Shinoda. Mais les cris de Chester, accompagnés de Shinoda et des guitares rythmiques le compensent largement.

9) Breaking The Habit 12/20. Là encore une chanson décevante. Légèrement meilleure que Easier To Run puisque Linkin Park a au moins le mérite d'essayer de s'affranchir de leur nu-métal traditionnel, mais assez flemmarde. Le fond sonore se composant essentiellement d'une mélodie simple au synthé et d'un ostinato à la batterie, le travail sur ce morceau laisse à désirer.

10) From The Inside 16/20. Une bonne chanson. Le couplet un peu mou où se mélangent les voix de Chester et Shinoda est largement remonté par un refrain puissant et un pont encore une fois ultra-violent renforcé par les guitares rythmiques.

11) Nobody's Listening 20/20. On dirait bien qu'Asian Dub Fondation est passé par là ! Sans plaisanter ce morceau est un des meilleurs de Linkin Park. Le sample minimaliste mais totalement décalé se marie parfaitement avec le flow appuyé mais soft de Shinoda. La voix contenue et nerveuse de Chester rend ce morceau particulièrement oppressant, créant une véritable ambiance sonore.

12) Session 15/20. Le même pont que "Cute For The Itch". Sauf que cette fois la batterie est accompagnée de scratches pas forcément utiles, il faut bien le dire...

13) Numb 16/20. J'en vois déjà certains crier : "QUOI ! Mais c'est la meilleure de Linkin Park !!". Soyons sérieux deux minutes, cette chanson sympathique a un gros défaut, celui de réexploiter la formule de composition sur-utilisée dans Hybrid Theory : un couplet calme, un refrain violent, un pont très violent. Il n'y a rien à redire sur cette chanson à part que cette "formule" est particulièrement bien utilisée, mais elle est loin d'égaler les autres pistes de l'album.

Linkin Park - Hybrid Theory - 17.5 / 20 Le 05/07/2015 à 22H27

Un excellent album qui réinvente entièrement le métal. Plus dans l'énergie que dans la véritable recherche musical, cet album n'est qu'une des nombreuses facettes de Linkin Park.

1) Papercut 16/20. Très bonne chanson d'ouverture. Dommage cependant que le couplet soit aussi travaillé et le refrain un peu brouillon. Le riff électro est excellent.

2) One Step Closer 20/20. Rien à dire. Excellente chanson avec une énergie à tout casser. Les cris de Chester à la fin de la chanson sont particulièrement bien trouvés.

3) With You 20/20. Là aussi du grand Linkin Park mais pas pour les mêmes raisons que One Step Closer. Ici le groupe ne se contente pas d'énergie pure, mais crée une véritable ambiance sonore à l'aide des synthés. L'alternance des cris de Chester et du rap brutal de Shinoda est brillamment travaillée.

4) Points Of Authority 18/20. La rythmique des guitares est tout bonnement extraordinaire ! Le flow de Shinoda se marie cependant moins bien avec les cris de Chester que dans With You, et le refrain parait encore une fois un peu brouillon.

5) Crawling 12/20. Très déçu à la première écoute par cette chanson. Alors certes les couplets sont assez travaillés et l'ambiance sonore derrière digne de With You, mais on a du mal à comprendre l'intervention de ce refrain lourdingue qui saccage la beauté du morceau. Crier ? Oui, mais pas tout le temps...

6) Runaway 17/20. Un bon morceau. Toujours cette ambiance sonore excellentissime, marque de fabrique de Linkin Park. On déplorera cette fois le manque d'énergie du refrain, au dépend d'une mélodie assez fine... Et oui on ne peut pas tout avoir.

7) By Myself 20/20. Là aussi une des meilleures chansons de l'album. By Myself est composée de trois "parties". Des couplets où Shinoda pose un flow relativement calme sur une ambiance sonore là encore très fine, mais un peu semblable à celle de With You, Crawlin et Runaway ; des refrains extrêmement violents où les cris de Chester sont d'une rare intensité ; un pont beaucoup plus mélodique qui laisse place à une rythmique très élaborée à la guitare.

8) In The End 16/20. Bon il en fallait une, c'est LA chanson commerciale de l'album. Il n'y a pas grand chose à redire : une mélodie sympathique au piano, une alternance classique entre couplets rappés par Shinoda et refrains criés par Chester. Mais un manque cruel d'énergie marque ce morceau.

9) A Place For My Head 20/20. Il y a des chansons comme celles-là qui vous marquent. Tout d'abord le riff du début fait pressentir toute la tension dramatique du morceau. Après un couplet et un refrain classiques, le pont qui laisse place aux cris ravageurs de Chester démonte tout sur son passage. Une chanson d'une rare violence, incontestablement la meilleure de l'album.

10) Forgotten 20/20. Cette chanson ressemble énormément à By Myself. Une entrée en matière assez brutale contrairement aux autres chansons de l'album, qui laisse place à un refrain des plus... "commerciaux"? Car il faut bien le dire, le refrain de Forgotten n'a tout bonnement rien d'extraordinaire, mais c'est de là que nait le décalage génial de cette piste. Et puis que dire de la montée crescendo de la fin qu'effectue Chester grâce à ses cris ? De la puissance et de l'énergie brute.

11) Cute For The Itch 15/20. Elle était facile. Cette chanson n'est pas plus fine que les autres mais ne l'est pas moins. Alors pourquoi cette note de 15 ? Car on retrouve, comme dans les autres chansons, la même ambiance sonore, une batterie un poil plus forte, mais pas de voix, dommage. Il aurait fallu incorporer d'autres éléments pour que cette chanson ambiant soit d'avantage marquante.

12) Pushing Me Away 15/20. On restera déçu que cet immense album finisse sur cette chanson un peu fade par rapport aux autres pistes. On retrouve toujours cette construction musicale propre à Linkin Park, énergie et puissance en moins.

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