Turnstile - Nonstop Feeling - 15.5 / 20 Le 23/08/2017 à 14H08

Turnstile réussit à proposer un style maintes fois entendu, très NYHC, tout en apportant un fameux vent de fraîcheur au hardcore. C'est old school mais avec un son qui dépote et des compos ultra efficaces. C'est lourd et groovy, rapide ("Drop"), avec des touches pop ("Blue By You", "Cant't Deny It") et hip-hop ("Gravity"), et dans tous les cas ça donne envie de monter sur scène et de mosher dans tous les sens!
Et évidemment, on ne peut s'empêcher de penser à Rage Against The Machine, dès la première piste. Le chant évoque immédiatement Zack De La Rocha, mais RATM se sent également dans certains riffs ("Fazed Out") et tout simplement dans l'excellent et bien nommé "Out of Rage", qui renverrait facilement sur les barricades en 1992.
Sans être un chef-d'oeuvre, Nonstop Feeling sonne comme un sans-faute.

À écouter : "Gravity", "Fazed Out", "Out of Rage".

Stupeflip - Stupeflip - 13.5 / 20 Le 23/02/2017 à 12H12

Le premier méfait de King Ju, un truc stupéfiant (c'est facile mais c'est tellement ça!) qui ne laisse pas indifférent. Il irrite ("Stupeflip"), il chatouille ("Carry On"), il amuse ("Comme les Zot'"), il intrigue (les interludes qui cadrent le CROU, même qu'on ne comprend toujours rien), il fout la gène ("Je fume pu d'shit"), il terrifie ("L'épouvantable épouvantail"), il séduit ("L.E.C.R.O.U."), il défonce ("À bas la hiérarchie")... et dans tous les cas on y revient!
Alors oui, c'est inégal, c'est très surprenant et pas toujours agréable à l'oreille, mais Stupeflip entre dans l'industrie du disque de manière fracassante, annonçant un joli succès critique et public (fait de hauts et de bas néanmoins) et surtout un statut de groupe culte. L'histoire abracadabrante du CROU, des riffs acérés, un flow hyper hargneux, des punchlines ravageuses, le tout dans ce mélange d'hip-hop, d'électro, de pop et de rock.

Il n'est pas facile d'adhérer à l'univers du Stup, mais une fois que vous êtés entrés dedans, il est impossible d'en sortir... Ce premier album reste inégal et King Ju n'a pas encore complètement développé son truc, mais l'ovni s'est définitivement installé sur Terre, avec un univers réellement singulier et des hits qui resteront.

À écouter : "Stupeflip", "Je fume pu d'shit", "L.E.C.R.O.U.", "À bas la hiérarchie".

G.L.O.S.S. - Trans Day Of Revenge - 16 / 20 Le 09/01/2017 à 12H44

En une poignée de minutes à peine, G.L.O.S.S. donne un immense coup de fraîcheur au hardcore. Dans la veine de la première démo, en encore un peu mieux, le groupe balance ses tripes et se positionne comme un Minor Threat des années 2010.
Puissant, efficace, vindicatif, hardcore. Une carrière déjà stoppée, pour des raisons toujours un peu étranges, et un EP qui pourrait bien devenir culte d'ici les 20 prochaines années.

À écouter : tout, pas le temps de choisir

Wednesday 13 - The Dixie Dead - 15 / 20 Le 02/12/2015 à 14H54

Après une petite perte d'inspiration sur Calling All Corpses, Wednesday 13 revient en bonne forme sans pour autant renouveler son répertoire. Les titres sont tout ce qu'il y a de plus "classiques", par rapport à son style habituel, mais se révèlent efficaces. Le rythme est toujours moins soutenu que sur ses deux premiers albums mais les morceaux mid-tempo ("The Dixie Dead", "Ghost Stories"), quelques riffs bien sentis ("Curse of Living") et un son bien lourd ("Heil Ming", "Bloodsucker", "Too Fast for Blood") en font un résultat plus que satisfaisant.
Comme le dit iam_trying_to_believe, ce disque est plus heavy mais aussi plus abouti, sans qu'il n'ait pris aucun risque. Juste une chose, je remarque quelques solos de guitare peut-être un peu différents, comme par exemple celui de "Fuck You" qui ne ferait pas tache sur un titre de Social Distortion.
Plaisant.

À écouter : "Curse of Living", "Hail Ming", "The Dixie Dead".

Immortal - All Shall Fall - 14.5 / 20 Le 01/12/2015 à 09H15

Immortal signe ici un retour plus que correct après quelques années d'absence. L'originalité n'est certes pas au rendez-vous mais les norvégiens offrent un album solide qui confirme avant tout leur statut de pilier du black metal.
Six ans plus tard, le groupe a replongé… Reste une belle discographie et des prestations scéniques épiques.

À écouter : "Unhealthy Kingdom".

Expire - Pretty Low - 14 / 20 Le 16/11/2015 à 13H21

Expire envoie du lourd, du très lourd dans les oreilles de l'auditeur. Aucun temps mort, à peine l'un ou l'autre break, c'est la grosse bastonnade qui fait du bien tout en manquant sérieusement d'originalité et de variations. Le chant est très linéaire, l'album s'écoute d'une traite.
On hoche la tête en cadence, plus quelques passages donnant envie de lancer bras et jambes dans les airs. C'est bien de foncer tête baissée, mais il faudra un moment la relever pour voir si quelques écarts ne seraient pas judicieux.

À écouter : "Pretty Low", "Rejection", "Second Face".

Marilyn Manson - The Pale Emperor - 15 / 20 Le 15/04/2015 à 13H55

Soyons clair d'entrée de jeu : pour moi, Manson ne retrouve pas son niveau d'antan et cet album ne passera pas à la postérité ; cependant, il s'agit de son travail le plus excitant depuis l'excellent – bien que décalé – Eat Me, Drink Me.
C'est la comparaison avec ce dernier qui m'est rapidement venue à l'esprit. Manson s'écarte du processus habituel pour s'enfermer avec un songwriter multi-instrumentiste venu apporter sa touche personnelle à l'oeuvre. Pour ma part, j'adore Eat Me, Drink Me et je trouve que Tim Sköld a fait un boulot remarquable, riche et inventif. Dans le cas présent, Tyler Bates se révèle tout aussi inventif et inspiré mais le travail réalisé diffère : alors que le premier proposait des compos lumineuses agrémentées d'un jeu de guitare épique, le second joue davantage sur les ambiances et les mélodies. Aux côtés d'une basse omniprésente, les guitares se font discrètes, tournant régulièrement vers le blues et offrant quelques intros imparables ("Killing Strangers", "Third Day of a Seven Day Binge", "Cupid Carries a Gun"). La tonalité générale est donc différente mais les deux comparses évoluent toutefois en terrain conquis à certaines occasions (le jeu de basse rappelant celui d'Eat Me, Drink Me ; "Deep Six", rappelant le jeu de guitare efficace et lourd de John 5 ; "Odds of Even", qui n'aurait pas dénoté sur Holy Wood).
Malgré un peu d'ennui et quelques longueurs ("Birds of Hell Awaiting", "Warship My Wreck"), Manson réussit un joli coup, notamment grâce à quelques passages bien sentis ("Killing Strangers" – "We got guns, we got guns, motherfuckers better run" –, le refrain de "The Mephistopheles of Los Angeles", l'entêtante "Cupid Carries a Gun"). Tyler Bates a plus que fait son job, évinçant par la même occasion un Twiggy Ramirez dont les talents de composition semblent être restés dans le 20ème siècle. Alors que je n'attendais plus rien de Marilyn Manson en 2015, tout en continuant à suivre le groupe, je me suis trouvé charmé après une écoute. La surprise s'érodera peut-être au fil du temps, mais elle fut bonne.

À écouter : "The Mephistopheles of Los Angeles", "Cupid Carries a Gun", "Odds of Even".

La Dispute - Rooms of the House - 15 / 20 Le 22/01/2015 à 16H35

Tout à fait d'accord avec Radioshack, Rooms of the House est un album qui s'écoute avec une humeur particulière, ou peut-être pour provoquer cette humeur… Pour ma part, je l'écoute plutôt distraitement, sans véritablement y être attentif comme je le suis d'habitude. Loin d'être un chef d'oeuvre, il fait pourtant passer une série de sentiments contrastés plutôt agréables, de la sérénité à la tension, de la mélancolie à la rêverie…
Peut-être plus soft que ses prédécesseurs (je ne connais pas assez pour l'affirmer), avec des guitares discrètes lorsque le rythme s'accélère. Ca manque de disto à mon goût, mais l'atmosphère en fait ce qu'on peut considérer comme une réussite.

A écouter : "35", "Women", "The Child We Lost 1963".

Behemoth - The Satanist - 16.5 / 20 Le 20/01/2015 à 22H12

Ma première incursion chez Behemoth, après avoir lu beaucoup d'éloges sur cet album. Je ne regrette absolument pas mon achat! Dans un style que je ne connais que peu, je suis impressionné par la maîtrise présente tout au long de The Satanist. Au-delà des pierres angulaires de l'album ("Blow Your Trumpets Gabriel", "Ora Pro Nobis Lucifer", "O Father, O Satan, O Sun"), Behemoth installe une belle ambiance du début à la fin.
La voix me lasse à certains moments mais sa puissance semble une marque de fabrique indéboulonnable. Je n'entends pas vraiment la basse et les guitares ne sont pas assez marquantes à mon goût, comme c'est par exemple le cas chez Immortal. Par contre, respect total pour les parties de batterie bénéficiant d'une production tout simplement parfaite. Un son bluffant pour un très bon résultat qui semble ouvrir des portes au groupe pour acquérir une place de choix dans le panthéon du black metal.
Une belle découverte pour moi en 2014.

À écouter : ne fût-ce que pour élargir sa culture musicale!

Rancid - Rancid - 13 / 20 Le 21/10/2014 à 07H21

Un premier album qui ne m'emballe pas. On retrouve certes un son et des voix spécifiques, mais l'alchimie ne prend pas tout à fait. Le mariage entre les trois instruments donne parfois l'impression d'une cacophonie qui me gène. Les bases sont toutefois là et annonce l'énorme Let's Go.
L'arrivée de Lars Frederiksen fera un bien fou au groupe, c'est indéniable!

A écouter : "Hyena", "Rejected".

Civet - Massacre - 13 / 20 Le 10/10/2014 à 14H07

Un disque moyen, pas toujours inspiré mais montrant tout de même de belles dispositions. Le son n'est pas génial mais on passe un bon moment, entre des influences de Bad Religion, Rancid ou avec des sonorités plus hardcore.
Quelques morceaux donne déjà bien le ton, annonçant l'excellent second album, Hell Hath No Fury, seul véritable opus à retenir dans la discographie du groupe.

A écouter : "Blackday", "Everything Everything".

Slayer - Reign in Blood - 16 / 20 Le 10/10/2014 à 09H15

Une de mes rares incursions dans le thrash, mais aucun regret par rapport à cet achat. On sent qu'il s'agit d'une masterpiece! Le son est magnifique, la prod de Rick Rubin est parfaite. C'est puissant, technique et (très) rapidement exécuté.
Bonus inutile dans la réédition, l'album doit se clore par le mythique Raining Blood!!

A écouter : Ah ben oui, quand même...

Verse - From Anger and Rage - 16 / 20 Le 29/07/2014 à 13H08

"I won't conform! I won't conform!"
Sans concession, le groupe de Rhode Island livre un hardcore rude, pourtant parsemé de respirations bienvenues. Verse se donne entièrement, comme sur chaque album, tant dans la musique que pour les paroles. From Anger and Rage correspond tout à fait à son nom.
Sans faire dans l'inédit, Verse reste malgré tout un groupe à part, faisant passer énormément d'émotions. C'est sombre, comme toujours, et ça prend aux tripes.

À écouter : "Start a Fire", "From Anger and Rage", "Follow, Conform, Repeat".

Gatherer - Caught Between A Rock And A Sad Place - 16.5 / 20 Le 28/12/2013 à 15H25

"Parce que derrière cette rugosité écorchée se cache une douce poésie que le combo arrive à sublimer, ce premier opus mérite les honneurs." Je ne peux que suivre Euka dans la description de cette très belle découverte que sont Gatherer et ce premier album. Après un EP extrêmement prometteur (Postcards, à écouter), le groupe passe ce cap avec brio.
Pourtant, Gatherer ne s'est pas reposé sur ces premiers "lauriers" et évolue déjà sur ces 10 magnifiques titres, baladés entre une voix écorchée et des passages absolument lumineux où le temps semble s'arrêter ("And Now Everyone Sings the Blues", "I Have Seen Moutains", "108"), entre guitares saturées et batterie survoltée précédant des relâchements aériens comme des bouffées d'oxygène au milieu de tensions profondes ("What If I Can't", "Brittle Bones", "Death Bed"). La basse relativement discrète et claire ("Campfires") peut aussi se faire lourde ("Segovia").
C'est court mais extrêmement intense. Beau et triste à la fois. Caught between a rock and a sad place...
A peine né et malgré quelques premiers freins (faillite du label, difficulté de stabilité d'un chanteur), Gatherer est déjà plongé dans le futur et ne cessera, j'en suis sûr, d'explorer de nouveaux horizons. Brillant.

A écouter : comme dit Euka de nouveau, tout et avec passion.

Pennywise - All Or Nothing - 16.5 / 20 Le 28/12/2013 à 12H43

Mon moral en a pris un coup lorsque Jim a annoncé son départ. Heureusement pour tout le monde, le reste du groupe a réagi et embauché Zoli Teglas en remplacement. Le choix s'est avéré payant dès les premières prestations live : Zoli s'est parfaitement intégré et a permis à Pennywise de rester indéniablement à la hauteur de sa réputation.
La sortie d'All or Nothing apportait également son lot d'incertitude. Sortir un 10ème album sans son chanteur historique est une autre paire de manches. Et pourtant, le moins que l'on puisse dire est que la réussite est totale! C'est même un grand cru que nous offre le groupe, visiblement frappé par un grand coup de fraîcheur leur permettant de pondre un très bon disque, énergique, sans temps mort et surtout correspondant tout à fait à l'esprit de Pennywise.
Car c'est ça le plus important : le groupe a retrouvé une certaine pêche tout en gardant son identité. Certains regretteront peut-être une ligne directrice trop classique mais pour ma part je m'en suis réjoui totalement. Outre des compos menées tambour battant (Byron excelle toujours autant derrière les fûts et Fletcher n'a rien perdu de sa capacité à aligner les riffs tranchants), Zoli assure à merveille sa part du travail et l'héritage de Pennywise. Les mélodies sont accrocheuses ("Revolution", "We Have It All"), alternant comme le faisait Jim depuis plusieurs albums entre des thèmes politico-sociaux ("Let Us Hear Your Voice", "X Generation", "Seeing Red") influencés comme d'autres (Anti-Flag) par le mouvement Occupy et les inépuisables invitations à profiter de la vie, à jouir du moment présent tout en se serrant les coudes face à l'avenir ("All or Nothing", "United").
Pour la première fois depuis longtemps (10 ans?), l'album a par ailleurs reçu une place de choix dans la setlist du groupe, à mon grand plaisir.
Le temps a passé et Jim est désormais de retour. J'en suis vraiment content car cela représente toujours le "vrai" Pennywise mais je garde une petite tristesse quant au départ de Zoli. On ne peut que saluer son investissement et le travail accompli. Merci Zoli! J'espère sincèrement que le prochain album gardera cette énergie et que Pennywise se mettra malgré tout à regarder un peu plus devant lui sans forcément se départir d'un passé n'étant en aucun cas à oublier.

À écouter : difficile de choisir des morceaux, l'album en entier est excellent!

Bad Religion - True North - 15 / 20 Le 24/12/2013 à 15H06

J'ai très favorablement accueilli cet album (ma note en témoigne) mais je me dois de faire part d'un léger sentiment de déception. Rien de bien grave, qu'on se le dise : l'album a été vendu comme un retour à Suffer, et tout cela était bien alléchant mais mes attentes n'ont pas tout à fait été rencontrées. Les morceaux sont certes plus courts mais le son est plutôt propre comparé à celui de la fin des 80's. On est loin d'une "révolution", il faut être objectif! Bad Religion continue son grand bonhomme de chemin en proposant cette fois des morceaux plus directs (l'excellent "True North", ultra-efficace, "Fuck You", "Vanity") mais également des titres mid-tempo faisant largement le raccord avec les dernières productions des Californiens ("Hello Cruel World", "Dept. of False Hope").
Si ma première lecture était mitigée (enfin, à peine!), la seconde est simplement réaliste : quelle serait la pertinence de ressortir un Suffer en 2013 ? Il s'agit simplement d'une inspiration, d'une envie influençant les compos d'un groupe bien dans son temps. Revenir à une prod 25 ans en arrière n'aurait guère plus de sens.
Bref, pas de quoi paniquer ni sauter de joie, Bad Religion nous sert à nouveau ce qu'il sait faire de mieux, à savoir un bon vieux punk rock des familles pour nous ravir les oreilles. En fait, comme à chaque fois, j'en redemande !

À écouter : "True North", "Past is Dead", "Fuck You", "Dharma and the Bomb", et d'autres.

Anti Flag - The General Strike - 15.5 / 20 Le 20/12/2013 à 10H03

Après le flop de The Bright Lights of America, Anti-Flag avait retrouvé sa voie sur The People or the Gun, dans un disque enregistré rapidement et retrouvant un style plus direct. Pas de surprise ici avec The General Strike qui mise sur la continuité et, s'il évite l'originalité, opère avec brio en terrain connu.
Peut-être un poil plus nerveux que son prédécesseur, l'album s'ancre complètement dans l'actualité du moment : le mouvement Occupy se développe aux USA et à travers le monde, dénonçant pacifiquement mais vigoureusement les inégalités socio-économiques et l'emprise des puissants sur la population. Le groupe participe activement aux manifestations (Justin Sane jouant régulièrement des morceaux d'Anti-Flag et de son répertoire solo au milieu de la foule). Les titres reflètent tout à fait cet état d'esprit ("Bullshit Opportunist", "The Ranks of the Masses Rising"). On pourrait y voir un manque d'inspiration ou un simplisme peu pertinent mais je le vois plutôt (c'est le fan qui parle évidemment!) comme le miroir du mouvement Occupy : c'est un ras-le-bol général, un appel spontané à résister.
Côté musique pas de surprise donc ("The Neoliberal Anthem") mais du très bon boulot, avec l'efficacité habituelle et bien maîtrisée de l'alternance entre les compos plus mélodiques de Justin Sane ("This is the New Sound", "Broken Bones") et la tendance plus hardcore de Chris #2 ("Bullshit Opportunist", "I Don't Wanna"). À noter l'excellente "1915", rappelant que les qualités de songwriting du groupe peuvent aussi dépasser les choeurs facile à scander.
Avec ce 9ème album et désormais 20 ans de carrière, Anti-Flag montre qu'il est toujours bel et bien présent.

A écouter : si vous ne vous attendez pas à des surprises, la réponse est clairement oui.

Gatherer - Postcards - 15.5 / 20 Le 24/10/2013 à 17H27

Un EP diablement emballant. Quatre foutus titres, pas plus de deux minutes chacun. Pas de tube, pas de révolution... Mais quatre foutus titres. Un hardcore bourré d'émotions, offrant même des passages plus doux, malgré la courte durée des morceaux. Un chant écorché, émotif, faisant passer cette émotion à l'auditeur.
Une carte postale du genre à rester accrochée longtemps au frigo. Quatre foutus titres.

À écouter : oui, et souvent.

Verse - Rebuild - 14 / 20 Le 23/10/2013 à 16H30

Un premier effort bourré d'énergie et de rage, fixant les bases de Verse pour les albums qui suivront. Cela bouillonne, c'est tendu. Un fameux groupe vient de naître !
Je regarde cet album avec recul et me dis que c'est le moins bon. Les morceaux s'enchaînent sans vraiment sortir du lot (excepté peut-être "Tear Down These Walls", jouissif mais pas forcément représentatif), formant un bloc homogène. Mais aucune raison de ne pas s'y attarder et de découvrir ce groupe hors du commun.

À écouter : "Tear Down These Walls", "Let It All Rust", "Nothing More".

Civet - Love & War - 12 / 20 Le 11/03/2013 à 08H06

Le chant du cygne pour le girls band Civet ? Après un Hell Hath No Fury comme un gros pain dans la tronche, voici un Love & War qui paraît bien fade. La moitié du groupe quitte le navire, laissant les deux leadeuses de soeurs (chant/guitares) pour tenir la barre. Cela peut-il expliquer la baisse d'inspiration présente sur cet album ?
Le tempo n'est plus aussi rageur. La batterie, bien que peu variée précédemment, n'apporte plus cette pêche incroyable qui dynamisait parfaitement les morceaux. Les riffs sont un peu insipides, rapidement sans intérêt. Le chant est également un des points faibles du disque, beaucoup trop forcé par moment ("Deadbeat") voire carrément catastrophique (la pseudo ballade "It's the Truth", l'horrible refrain de "You Reap What You Saw").
Ne restent que quelques sursauts rappelant que Civet est capable de bien mieux, par exemple sur "I am not the One", "Can't Go Back" ou via des choeurs parfois bien efficaces ("L.A. Nights", "Cryin' Wolf").
Trop fade, trop long, peu inspiré, voilà un troisième album qui déçoit.

À écouter : "Cryin' Wolf", "I am not the One".

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