Sum 41 - Screaming Bloody Murder - 17 / 20 Le 29/03/2011 à 20H42

Que dire...
J'étais super sceptique à l'idée de cet album, pour 2 raisons:
- Underclass Hero avait montré un groupe à bout de souffle, en perte d'inspiration, tentant de réitérer le succès de "All killer" et "Does...Infected?" mais sans le charme et l'originalité, forcément.
- enfin, les ayant vu en live récemment, j'ai trouvé très moyen le 1er extrait de "Screaming" (une version de Skumfuck tronquée par rapport à la version album, sans l'intro)

Après l'écoute (et depuis quelques jours l'achat) de cet album, ma vision est carrément positive au final.
Comme certains l'ont déjà dit, Sum41 reprend le meilleur de leurs albums les + marquants.
Ainsi on retrouve les riffs métal et la noirceur de "Chuck", les mélodies imparables et les lignes de chant de "Does...Infected?" (d'ailleurs Derryck a carrément amélioré la partie vocale, ça sent les cours de chant à plein nez).
Mais là où les SUM ont assuré comme des connards, c'est qu'à la différence de Chuck (qui à ce jour restait mon opus préféré) ils ont certes glissé quelques influences musicales mais sans aller jusqu'au plagiat ("Welcome to Hell" qui était calqué sur le "All I want" de The Offspring ou encore les riff de "The Bitter end" tout droit sortis d'un scud de Metallica).
Une fois l'écoute terminée on se dit juste: "merde, on tient enfin un vrai disque de SUM41".
Par rapport aux autres opus (car il faut bien comparer) on a pas mal de mélanges piano/guitare élec, plusieurs morceaux ont droit à une intro (5 pour être précis), l'ambiance est relativement noire avec 3/4 tubes pechus un peu + festifs qui lorgnent plutôt vers les Dandy Warhols qu'Offspring ou Greenday et surtout c'est hyper efficace.

Je pense qu'on tient là l'album le + personnel du groupe (en tout cas celui qui correspond le mieux à ce que Sum est devenu depuis "Does...infected?") et mis à part les 2 morceaux + calmes (et parfaitement dispensables IMO) les 12 autres pistes s’enchaînent à merveille et aucune ne laisse sur sa faim (pour peu qu'on aime le punk rock, hein, soyons clair!)

Mention spéciale à "Blood in my eyes" et ses riff destructeurs que Dave Brown n'aurait carrément pas renié.
Le break de fin de morceau est excellent, en particulier le passage de 3'27 à 3'37 (oui, je sais, c'est court!) carrément bandant. Gros kiff.

Linkin Park - A Thousand Suns - 2.5 / 20 Le 14/09/2010 à 00H13

=== "A Thousand Suns", ou comment se trouer comme un chef, par Linkin Park ===

Leçon 1:
Devenez célèbre sur une réussite involontaire (Hybrid Theory)

Leçon 2:
Essayez de vous dévoiler sans qu'on voit trop non plus que vous êtes une vraie burne incompétente (Minutes to Midnight)

Leçon 3:
Après avoir rincé le porte-monnaie des djeunz en skate-board du monde entier, faites-leur bien comprendre que l'adolescence c'est de la merde et que tout fout l'camp! (une vraie leçon de vie) --> vous obtenez "A Thousand Suns", ou l'album qui en seulement 2 jours d'existence se tape les pires critiques de l'internet mondial (critiques pro et avis des fans confondus)

Maintenant, parlons en détail de ATS...
Oulah! Par où commencer? Par la fin peut-être?
Les mots "usurpateurs", "viol auditif" et "arnaque" sont les 1ers qui me viennent pour décrire cet objet de forme circulaire qui pourrait à s'y méprendre contenir des mélodies agréables à l'oreille (mais ne vous y trompez pas, ce CD semble avoir été pressé uniquement pour que vos amis se foutent de votre gueule ou que Magalie Vae et Cyril Cinélu puissent enfin sortir de chez eux en ayant -un peu- moins la honte)

Je suis en fait assez consterné pour tout vous dire.
Non pas que j'attendais grand chose de cet album (Meteora et surtout MTM nous ont ouvert les yeux sur l'erreur discographique qu'était finalement Hybrid Theory dans la carrière de LP -belle erreur que celle-ci!-), mais je nourrissais encore l'espoir d'un regain, ne serait-ce que pour dire "on se bouffe pas 2 buts sans rien dire, on en met au moins un pour l'honneur même si on sait qu'on sort au 1er tour".

Mais LP c'est un peu notre Anelka à nous: il arrive à dépasser des limites dans le non-sens sans forcer et en toute décontraction.
C'est donc tout décontracté du gland que Chester Bennington et sa troupe nous pondent 9 morceaux, excusez de la profusion, qui pour le consommateur non averti se transforment comme par magie en 15 morceaux.

Explications:
Parmi les mots employés + haut il y a "arnaque".
Je considère comme arnaque le fait de vendre un disque de 15 pistes qui en fait ne contient que 9 morceaux (le reste n'étant que des instrus).
Je n'en rajouterai pas une couche en précisant que 3 de ces instrus sont parmi les les meilleurs morceaux de l'album (cherchez l'erreur...), c'est dire la faiblesse générale de ATS.

LP nous avait habitués à l'intro d'album et à l'instru vers la fin de l'album (qui déjà à l'époque de Météora était très suspect et cachait à peine la difficulté du groupe à pondre + de 11 morceaux potables d'une traite).
Là je considère que 9 morceaux en 3 ans c'est juste inqualifiable, surtout vu la pauvreté des compositions.
Et pour les rares défenseurs de cet album (encore qu'ils aient le droit, tous les goûts sont dans la nature) les instrumentaux du dernier Lostprophets (au hasard -et pourtant pas un album d'exception, loin de là-) sont largement mieux foutus (mention "GG" pour The Storm is coming, outro qui poutre)

Enfin "viol auditif" résume les morceaux de la + honnête des manières.
RIEN, absolument RIEN ici ne méritera une écoute prolongée au-delà de la 3è (2è? 1è même pour certains morceaux) écoute.
Cet album est condamné à finir recouvert de poussière et pour une raison simple: il est boiteux!
Les (Le?) morceau(x) Rock sont (est) d'une platitude rare; les ballades sont chiantes à crever, et finalement, seul The Catalyst (pourtant très mauvais) peut s'écouter + d'une fois sans risquer une attaque cérébrale.

Si je met 2.5 cependant c'est que tout n'est pas à raz-de-terre (même si ça s'est joué à peu)

- Je mets tout d'abord 1 point pour saluer le retour (enfin) de Mike Shinoda au micro (et l'encourager par là même à quitter ce navire en perdition dans le triangle des Bermudes et nous sortir un nouveau Fort Minor), car il était quasi-absent sur MTM, alors qu'il aurait pu y être salutaire sur certains morceaux (les ballades merdiques et mièvres par exemple).

- Il y a ensuite 1 point pour l'ensemble de l'album (et là vous faites les grands yeux).
J'entends en réalité par là le fait que les instrumentaux confèrent une "ambiance" à ce navet malgré tout.
Peut-être qu'à la longue ceux qui auront eu le courage finiront par lui trouver une âme (même si c'est tendu du string, soyons clair!)

- Le dernier demi-point c'est pour la prise de risque.
Ils auraient pu faire un Meteora 2 avec des chutes de studio (cf. The New Divide) mais ils ont préféré faire un truc "approximatif" qui navigue ente 3 eaux sans jamais se trouver.
Bel effort...mais c'est un vrai naufrage artistique à tout niveau (même l'artwork est catastrophique)

Du coup je ne donne qu'un demi point car c'est une prise de risque de merde, ils ont juste balancé 9 morceaux de fond de chiottes enrobés comme de la merde, genre "on n'a plus que ça en stock" sans avoir la moindre idée de ce à quoi la bouze va ressembler au final.
C'est bien aussi parfois de prendre du recul et faire un album homogène, complet, équilibré, varié, etc...bref, de donner l'impression que le truc a été réfléchi.
Là, après 2 écoutes j'ai juste l'impression que les morceaux ont été posés sur la galette en mode "Random".

Ca craint pour un groupe qui suscite autant d'attente dans le monde.

Linkin Park c'est un peu ce collègue de boulot qui a eu une promotion dès son arrivée dans la boîte mais qu'on voit branler à longueurs de journées sans jamais se faire gauler, au point d'en devenir irritant, et là il vient de se balader à poil, une plume dans le cul dans les couloirs du bureau et s'est fait choppé (fallait que ça arrive!).
Du coup, tous nos instincts primaires ressortent et on a envie d'enfoncer encore + ce vilain canard.
Voila qui explique ce déferlement de haine (finalement mérité) contre Linkin Park.

Enfin, n'en jetons plus, ce 100 suns restera bien gentiment sur l'étal de Monsieur Virgin et Monsieur FNAC pendant quelques mois avant de rejoindre les bacs à Soldes où il finira à 2€ en 50 exemplaires sous blist à côté de groupes folk de 3è zone et des albums de Tragédie, Leslie et Kamaro.

Korn - Korn III : Remember Who You Are - 8 / 20 Le 30/08/2010 à 20H27

Ah ouais, quand même, ils sont fatigués les mecs de KoRn...

Ok, merci pour le retour aux sources, même si ça sent + l'opportunisme qu'autre chose.
Mais en dehors de ça je vais être honnête à 100%: je me suis fait chier comme un rat crevé avec cet album.
J'ai même abandonné avant la fin de la 1è écoute tellement je trouvais ça rasoir et plat.
J'ai tenté à nouveau le coup quelques jours après mais mis à part quelques passages relativement "agréables" (et encore je suis large), rien de transcendant à signaler.
C'est toujours + audible que les 2 derniers viols auditifs commis par le sieur Davis, mais objectivement ça vaut pas grand chose.
On se force à apprécier parce que c'est KoRn et que la 7 cordes et la basse groovy (enfin...ce qu'il en reste) viennent toujours chatouiller favorablement nos tympans, mais techniquement c'est complètement plat ça ne vaut plus rien, surtout si on le compare à Life is peachy, Issues ou même Untouchables.

Que KoRn arrête de vouloir faire du mélodieux, ça leur réussit pas.

Qu'ils arrêtent de faire de la musique aussi tant qu'ils y sont, ça semble pas leur réussir non plus.

Par contre Brian Welsh a pondu des trucs autrement + "écoutables" en solo...comme quoi...

Muse - The Resistance - 20 / 20 Le 10/08/2010 à 04H41

Magnifique critique musicale qui critique finalement + les auditeurs (supposés) de cet album que l'album lui-même, et s'invente un futur hypothétique et fantasmé de ce que deviendra MUSE, sans que rien de véritablement crédible ne puisse être retenu de cette digression toute juste bonne pour le pitch d'une suite à Spinal Tap ou Chris Conty.

Critiquer un groupe par les fans qu'on lui prête est juste un manque flagrant d'arguments pour descendre un album sans se fouler...

pourtant en allant vers le corps des morceaux il y avait quelque chose...certains morceaux se veulent + faciles d'accès en effet, bonne remarque.
Problème: d'autres comme United States of Eurasia, les 3 Exogenesis ou MK Ultra vont dans l'autre sens (soit 5 morceaux sur 11).
L'argument vaut donc ce qu'il vaut: une moitié de vérité qui met surtout en évidence le fait que MUSE a voulu avec cet album faire plaisir aux fans de Origin of symettry ET à un nouveau public.

Opportunisme?
Il ne m'a pas semblé que l'on n'en ait fait des chavignols quand les RHCP ont sorti des singles ultra-calibrés.
Et on peut en citer des caisses comme ça.
Tout est question de positionnement par rapport à l'artiste en fait (et MUSE étant plutôt en odeur de sainteté je conçois qu'il soit + exposé à la critique)
Et c'est là que le devoir du "critique" est de garder la tête froide et d'analyser tous les aspects d'un album en tentant de rester objectif.
Voir la bouteille à moitié (quasi) vide est défendable mais il faut des arguments solides et non des demi-vérités.

Resistance d'ailleurs écope malgré tout d'un 10/20, comme quoi la note est peut-être moins sévère que la critique et trahit peut-être le "non-naufrage" définitif de ce skeud au final.
Ce que je partage.

Pour le reste, mon avis tranche radicalement et pour une raison simple:
OOS reste pour moi ce que MUSE a proposé de meilleur jusqu'ici (et ça le reste, Resistance n'y change absolument rien), mais je n'avais pas adhéré à l'évolution du groupe.
Absolution avait de beaux morceaux de bravoure (Thoughts a dying atheist, Hysteria, Stockholm syndrome, sing for absolution) mais il manquait quelque chose pour rendre cet album marquant.

Avec BHAR j'ai pris une baffe de déception car Bellamy avait passé à la trappe le côté rock (les grattes ont du tomber à l'eau pendant le clip de starlight) pour se barrer dans des contrées certes expérimentales (ce qui a plutôt tendance à leur réussir en temps normal) mais pas toujours bien maîtrisées, ce à quoi on peut rajouter certains morceaux irritants (Starlight me file de l'urticaire).
Mais surtout, MUSE avait toujours été doué pour les morceaux piano/voix, sauf que sur BHAR ils sont tous raté à un point pas croyable.
Du coup, mis à part Assassin, Map Of The Problematique et Knights Of Cydonia je trouve le reste chiant à mourir et redondant par moments.

Pourtant en live le groupe savait rendre agréable même le pire des morceaux.
Comme quoi, MUSE est plein de surprises.

Resistance est donc pour moi un regain d'intérêt pour les albums studios du groupe (qui n'étaient depuis quelques années qu'un prétexte pour aller les voir en live).
Resistance alterne le chaud et le froid, choisis judicieusement ses influences (Undisclosed desires, The Resistance) et les assume; sait poser des grattes lourdes quand il faut (Uprising, MK Ultra) proposer des expérimentations réussies (United states + collateral damage) et va de l'avant en terminant l'album sur un style qui bien qu'éloigné de leur musique de base (pop rock) se fond parfaitement et semble être une sorte d'évolution logique des compositions de Bellamy.
Seul petit bémol: Exogenesis I reste bien + intéressant que ses 2 con-soeurs, mais l'effort est + que louable.

Au final Resistance est un album qui, soyons honnêtes, est mieux branlé que 80% des albums pop-rock qui sortent de nos jours, et même s'il peut décevoir, en partie par sa longueur (8 morceaux + 3 symphonies) ou son ambivalence trop marquée (morceaux accessibles et d'autres à la forme moins conventionnelle) reste que depuis OOS, Muse n'avait pas réussi à pondre un album aussi bien emballé et qui réussit sur plusieurs tableaux à la fois.
Les ballades sont très bonnes, les morceaux rock, même si peu nombreux s'affirment haut la main, et la qualité d'ensemble est juste fabuleuse.

Contrairement au chroniqueur, je n'ai pas de boule de cristal pour voir l'avenir du groupe, mais je peux avancer sans sourciller que leurs performances live seront toujours aussi fréquentées pendant les 10 prochaines années, et ce, que leurs albums soient de sombres merdes ou des tueries intersidérales.

Mention spéciale à MK Ultra et Unnatural selection.

Ps: merci à Zeek d'avoir cité 3 bombes: Dead Star, Stockholm syndrome et citizen erazed.
Si toute la disco de Muse pouvait ressembler à ça j'aurais juste claqué un 12/20 à Resistance.
Mais la vérité je crois, c'est que Muse est + symphonique et expérimental que véritablement rock.
je les prends donc comme tel ;-)

Deftones - Diamond Eyes - 17 / 20 Le 04/05/2010 à 13H27

Je vais faire simple et court:
J'apprécie Diamond Eyes pour toutes les raisons qui m'ont fait détester "la branlette du samedi soir" (vous pouvez aller zieuter la note maléfique que je lui ai mis, pour comprendre de quoi il en retourne...)

Pour résumer: Deftones ne se "singe" pas, montre une (mini) évolution sonore sans donner l'impression de nous la rejouer "white pony Bis", les morceaux sont direct et ne prennent pas de gants pour nous cueillir, Chino développe une palette encore mieux foutue qu'avant, et surtout, même dans l'exercice difficile des covers, ils s'en sortent avec les honneurs, avec mention du jury pour le bandant "Do you Believe" repris des Cardigans (Gran Turismo) et qui enfonce l'original, pourtant un des 3 meilleurs titres du quintet suédois (avec Hanging around et Favorite Game).

Bref, Deftones me rassure enfin sur son talent, toujours présent, et son énergie qui semblait avoir fuit leurs performances live.
Il n'y a pas à douter que Diamond eyes sera défendu en live comme il se doit avec cette fureur et cette rage qui leur est propre.

J'étais toujours client de leur "son" à l'époque de l'album black car ils avaient fait autre chose que du white pony tout en restant Deftones.
Là c'est la même (agréable) surprise:
on reconnaît l'énergie et la puissance basique d'un Around the Fur, on apprécie le calme planant et atmosphérique du poney blanc, et parfois ça lorgnerait presque vers du team sleep, mais mieux branlé (IMO).

J'applaudis des 2 mains, rien à redire, à acheter direct.

Un grand cru.

Black Light Burns - Cruel Melody - 20 / 20 Le 13/01/2010 à 00H29

"Sur le cul".
Voila les 3 mots qui me sont venus à l'écoute de cette "prouesse".
Car, OUI, il s'agit bien d'une prouesse, d'un de ces instants de génie qui éclairent parfois le destin d'un musicien que certains croient "raté", mais qui à la lumière de ce nouveau groupe semble avoir surtout été incompris, sous-exploité, mis en cage pour servir quelque chose d'uniforme, alors qu'il est tout sauf ça.
Wes est un ovni dans le paysage musical post-neo-metaleux.
Capable de naviguer dans 4 ou 5 styles musicaux en gardant la même qualité, le même toucher, la même grâce...
Black Light Burns défonce là où tant de groupes connus se sont vautrés comme des grands.
Black Light Burns remet les pendules à l'heure et se crée en un seul album une vraie mythologie, une empreinte qui lui va comme un gant.
A l'écoute de Cruel Melody on en oublierait presque que Wes Borland faisait partie de Limp Bizkit.
Il y avait du bon en Limp, mais le groupe s'était reposé sur ses lauriers et avait fini par être très critiqué par les fans de la 1è heures (et ce, avant même Chocolate Starfish) mais Wes démonte tous les arguments potentiels des sceptiques:

1) c'est un putain de compositeur (même s'il n'est pas seul aux commandes, Danny Lohner et Kilpatrick doivent avoir aidé, mais j'ignore dans quelle mesure)

2) c'est un très bon lyriciste (I have a need, 4 walls et ses gimmick, Lie carrément bandant au niveau du texte)

3) mais c'est surtout un putain de bon chanteur. Il n'en fait pas des caisses, assure comme il faut et appose sa "patte" à l'univers de ce "Cruel Melody".

Black light burns est pour moi la meilleure révélation de 2007, un petit chef d'oeuvre inattendu qui cartonne dans tous les registres (rock/metal/indus/planant).
C'est beau, c'est brutal, puissant, et parfois émouvant.

Respect absolu!!!

Et quel orgasme ce solo sur "Lie".
Lohner et Kilpatrik sont des timbrés, pas d'autre explication ^_^

A recommander chaudement:
- I have a need (énorme tuerie)
- Lie (branlette)
- I Am Where It Takes Me (belle à pleurer)
- 4 Walls
- Stop a Bullet
- New Hunger
- Mark
- Iodine Sky

(Bref...tout l'album quoi ^_^ )

Linkin Park - Minutes to Midnight - 5 / 20 Le 11/11/2009 à 17H53

Bon, par où commencer?
Par la fin sans doute: cet album est juste inacceptable.

Je m'explique:
"Hybrid Theory" était un vrai "bon" album de Neo Metal, respectable et tout.
On se disait alors que le 2è album infirmerait/confirmerait si les LP sont des génies ou non.
Manque de bol, "Meteora" était juste un copier/coller du précédent, donc le doute planait toujours et le groupe en devenait suspect, mais surtout donnait l'impression de gros flemmards qui savent qu'ils sont doués mais se cassent pas vraiment le tronc.

4 ans + tard (et quelques albums inutiles dans les bacs, comme le minable cross-over avec Jay-Z) voila que les LP nous pondent un "Minutes to midnight" avec en fer de lance le très commercial mais très bon "What I've done" sur fond de clip classieux.
Bref, l'artillerie lourde est de retour.

Sauf que ce coup-ci on nous a livré direct le morceau le + aguicheur et on a omis de nous dire que le reste était juste aussi goûtu qu'un reste de café qui a traîné 3 jours au fond la tasse.

Certains pourront toujours dire qu'il ne faut pas critiquer un changement de style, et bla, bla, bla...je suis tout à fait d'accord et n'aime pas les étiquettes.
Mais il faut aussi se rendre à l'évidence: cet album est un mauvais album de Pop/Rock. Point.

Quand les Lostprophets ont amorcé le même virage en 2006 avec "Liberation Transmission", j'ai d'abord trouvé ça mauvais aux 1ères écoutes, puis au fur et à mesure j'ai apprécié de + en + et je trouve même que musicalement c'est qu'ils ont fait de mieux, de + abouti et qui leur colle vraiment (même si mon préféré reste de loin "Fake Sound").
Les mélodies étaient bonnes ("4 A.M. forever", "Everyday Combat", "A Town Called Hypocrisy", "Can't Catch Tomorrow", "Rooftops"...) et l'album varié sans jamais tomber dans le mou du cul. Ca restait da la très bonne pop avec de belles grattes qui savent cracher le jus quand il faut et une batterie qui ressemble à autre chose qu'une boîte à rythme (parce que le batteur de Linkin est juste inexistant à ce niveau...)

Avec Linkin Park la donne est différente:
75% des morceaux de l'album sont mous du genou, peu inspirés, fades, Mike Shinoda est quasi-absent, idem pour Mr.Hahn (du coup ce groupe ressemble à n'importe quel autre qui fait du pop/rock) et les mélodies sont vraiment faibles, impossible de le nier, surtout après un "Hybrid Theoruy" et un "Meteora" beaucoup + croustillants à ce niveau-là.

Même le chant de Chester est en-deça.
On attend un sursaut vers le milieu de l'album, et le seul truc potable qui viendra à nos oreilles (qu'à partir de la piste 8!) c'est l'intro très bien foutue de "No more sorrow".
Mais la durée famélique des dernières pistes les relègue au rang d'amuse-gueules pas vraiment mémorables.

Reste 2/3 trucs corrects (qui justifient les 5 points généreusement octroyés):
- What I've done (très bon single)
- Given Up (le seul morceau qui rappelle "Hybrid")
- No More Sorrow (pour l'intro)
- Valentine'S Day (pour l'outro)
- In Pieces (pour le solo de merde à la fin qui fait quand même son effet, mais les 2 premières minutes sont lourdingues à se taper)

Donc voila, je vais pas tirer sur les ambulances, je ne critique pas le changement de style, mais juste la qualité des morceaux, qui pour le coup est vraiment à revoir, surtout après 4 ans d'absence.
Quand les LP disent avoir enregistrés 100 à 120 morceaux en studio et avoir fait leur choix après, on se dit qu'il n'y a que 2 possibilités:
- soit ils sont vraiment mauvais et ont enregistré un paquet de merdes inaudibles,
- soit ils ont juste aucun goût et ne sont pas foutus de choisir 11 morceaux potables (ce qui serait une explication tangible quand on écoute le très bon "QWERTY" sorti quelques semaines avant et présent sur l'EP "Songs from the Underground".

Bref, j'attends la prochaine fournée (dans 4 ans?) mais je considère désormais LP comme un groupe sans identité véritable et qui se tâte 15 ans avant de faire le moindre pas, en se payant le luxe de se péter la jambe au passage.

Unswabbed - In Situ - 18 / 20 Le 09/11/2009 à 20H40

Une belle beigne que cet album.
J'avais acheté le 1er scud des gars d'Unswabbed au pif en voyant cette pochette intrigante dans les étals d'un disquaire célèbre, et j'ai bien accroché malgré le chant particulier et la finition pas toujours au point.

Mais il y avait beaucoup de charme là-dedans, quelque chose qui ne s'explique pas...comme un petit côté amateur qui manque tant à certaines grosses prod, et qui insuffle de la personnalité.

Avec "Instinct" en 2006, Unswabbed fait aussi bien et fait plaisir avec une belle édition (CD+DVD en coffret digipack aec un bel artwork).

On dit souvent que le 3è album est celui de la maturité, qu'en est-il pour Unswabbed?
Hé bien force est de constater que ce n'est pas avec eux que l'on pourra mettre ce vieil adage au placard!!!

"In situ" est bien produit juste ce qu'il faut, alterne avec brio passages calmes et + vénères, le chant s'est grandement amélioré et l'énergie déborde à chaque seconde de cette pure branlette rock/métal soignée par des amateurs de choses bien faites, et ça se sent.

Les trois 1ers morceaux à eux seuls font immédiatement adhérer et la suite est du même ordre.
Pas grand chose (voire même rien du tout) à jeter sur cet album, parfaite évolution des précédents opus.
Unswabbed se fait + pro, + efficace, mais aussi ose +
"In situ" est d'un richesse musicale peu commune pour le genre et n'oublie pas l'énergie, la violence et la mélodie pour autant.
Ce sont même les 3 piliers fondateurs du groupe, et ils prennent ici toute leur ampleur.

Les mecs d'Unswabbed n'ont pas non plus renié leurs origines (et rien que pour ça: Bravo!) et ont les couilles de continuer à braver le choix de la langue française pour une musique qui ne s'y prête pas forcément et met à l'amande tous les groupes qui ont lâché l'affaire ou qui ont opté pour du rock + gentillet ou de la variété.

Faire du pop/rock français n'est pas un mal en soi, surtout quand c'est bien foutu, mais avoir l'audace d'assumer ses choix et prouver qu'ils étaient les bons, quand personne n'y croyait, est une preuve de persévérance et de lucidité à saluer bien bas.

Messieurs, vous m'avez scotché le cul au fauteuil, j'en n'attendais pas autant.

Respect absolu pour ce "In Situ" qui se classe pour ma part au panthéon des vraies réussites rock/métal françaises.

Aqme - Hérésie - 13 / 20 Le 09/11/2009 à 20H29

Loin d'être mauvais, ce "Hérésie" casse le cycle évolutif qu'AqME avait amorcé avec "La fin des temps" et nous délivre 12 beignes dans la face en bonne et due forme, sans dire bonjour, puis repart aussitôt sans se retourner.
AqME ne prend pas de gant, n'y va pas par 4 chemins: il est là pour faire mal, vite et bien.

Les textes, certes, sentent vraiment le réchauffé, la prod n'est pas au mieux, mais qu'importe...on a droit à un opus d'AqME totalement inimitable, ampli de hargne et où ça gueule pendant près de 50 minutes.

Oubliez cependant le côté prog de "LFDT" (que j'appréciais particulièrement) et savourez l'urgence d' "Uniformes", "Lourd sacrifice", "Casser / Détruire", "312", ou encore "Utilisation de la synthèse additive".

Oubliez aussi les lignes de chant claires, elles se font ici véritablement rares, tandis que les hurlements (de + en + maîtrisés) prennent le dessus et la bête qui sommeille en Koma dégueule son mal-être et sa rage comme seul et unique moyen de communication.

Bref, malgré la déception de voir un album + baclé qu'à l'habitude (mais aussi sorti très vite, ce qui fait toujours plaisir), et surtout (comme le souligne très justement la chronique) qui lasse + vite qu'à l'accoutumée, force est de constater qu'"Hérésie" est une belle démonstration de force, à la batterie impressionnante.

"Violent".
Voila le terme qui qualifie le mieux cet opus au sein de la discographie d'AqME.

Korn - Korn: Live And Rare - 1 / 20 Le 09/11/2009 à 03H49

Heu...inutile ça s'écrit comment?
K...o...r...n.
Ok, merci, je me disais aussi...

Sympa l'album de Rarities avec un seul inédit qui n'en est même pas un.
A moins d'être collectionneur fou, cet objet n'a strictement pas le moindre intérêt.
Caler le buffet de grand maman à la limite?
Mouais, bof, même pas...

Deftones - Saturday Night Wrist - 3 / 20 Le 09/11/2009 à 03H46

Je mets 3 parce que je suis gentil, mais honnêtement, sur ce coup-là, et malgré tout le bien que je pense (pensais ?) de ce groupe, ça vole vraiment pas haut et ça se contente de recycler (mal) ce qu'ils faisaient par le passé.

Reste que si Chino Moreno était quelqu'un d'intègre et de raisonnable je passerais sur la faiblesse de cet opus, à des années lumières de "Around the fur" et "White pony", mais vu qu'il crache sans vergogne sur tous les groupes actuels (à l'exception de SOAD...et encore) il faut le comparer à armes égales et sans mettre de gants.

Du coup on se retrouve avec un album qui fait "vieux", mou, peu inspiré.
Il ressemble certes à du Deftones et certains diront que c'est pas mal, mais je préférais encore quand ils ne s'auto-plagiaient pas ou quand ils osaient risquer de décevoir (avec l'album black par exemple, qui s'éloignait de White Pony au lieu de le singer).

Bref, cette "branlette du samedi soir" m'a autant palpité que ce qu'elle représente: un onanisme très nombriliste et finalement complètement stérile dont je ne retiendrais que le sympa "Hole in the earth".
Le reste est juste insipide.

Stereotypical Working Class - Day After Day - 18 / 20 Le 08/11/2009 à 18H53

Dur d'être le 1er à balancer sur un skeud forcément attendu au tournant.
Les français aiment mettre des étiquettes et quand un groupe est estampillé "metal" ou "neo-metal" certains ont du mal accepter un changement même partiel de style.
Je ne vais pas disserter des heures mais je ne juge que la qualité des morceaux et me fous royalement que les SWC ne fassent plus du Neo. Ils font de la musique, de la bonne, et ils arrivent à me toucher comme peu de groupes y arrivent.

D'un point de vue + général, on sait que les SWC ont du potentiel.
On sait aussi que le fait d'avoir penché vers l'émo plutôt que vers le métal à partir de 2006 les a privés d'une partie de leur public.

Qu'en reste-t-il aujourd'hui? Du très bon, fort heureusement, même si cela aurait pu être encore meilleur.

Explications:

Du SWC que l'on connaît on garde la voix (d'une précision chirurgicale et d'une justesse juste écœurante pour tout chanteur en herbe), on prend quelques riffs un peu gras qui vont bien, on saupoudre avec beaucoup d'emo, un peu de recyclage bien venu, et on mélange.
Voila pour le cru 2009 et ce "Day after Day".

Au point des déceptions (car il y en a...enfin, vous allez voir de quel ordre) il y a le recyclage que je trouve un peu trop présent:
- on retrouve le très bon et très pop "Looking for break" déja présent sur leur EP digital.
Bonne idée, mais déjà (trop) entendu (en tout cas pour ma part ^_^).
Idem pour "Hartigan's Last Bullet" et "So Sorry" que les + ardents connaisseurs du groupe ont sans doute déjà entendu sur youtube via des vidéos live, et qui restaient à ce jour 2 des 3 derniers morceaux inédits du groupe (l'excellent "Fuck me better than this" étant lui aussi présent sur l'EP digital de 2009, et "Take my hand" n'ayant pas trouvé le chemin du studio -dommage- ).
Alors, certes, je fais mon raleur, car ces 2 pistes sont juste des grosses tueries (en particulier "Hartigan's", inspirée librement de Sin City).
Donc rien de bien grave, juste que l'intro et l'outro de "So sorry" ont été ralenties par rapport à la version live, et ça me fait un peu tiquer à chaque écoute...

Au registre des recyclages on pourra aussi ajouter le juste correct "Bustaflow" qui se contente de reprendre le morceau d'ouverture de "Sans repères" ("Bustabraï" - 2006) en gardant les paroles, la mélodie, mais version "pop/folk/groovy"...pas trop ma came, mais ça se laisse écouter.

Bon, maintenant que j'ai fait mon chieur (oui, car mine de rien ils ont déjà sorti un album acoustique de qualité en 2008 et un EP 4 titres il y a quelques mois tout juste, et "Sans repère" était très généreux lui aussi en nombre de morceaux), voyons voir le reste de l'album:

- ouverture avec un "Calendar" gentillet, joyeux, presque trop "Fall ouy boy-ien" à mon goût. Sympa sans +. Mais comme d'hab', la mélodie imparable et la voix de Martin savent rendre cet "amuse-gueule" des + agréables.

- On enchaîne avec "Destructed" qui démarre avec un intro percus/gratte qui claque bien. Là encore on reste dans le "joyeux" (truc auquel les SWC ne nous avaient pas trop habitués, jusqu'au récent EP de 2009. Le refrain a vraiment de la gueule, les paroles s'en trouvent sublimées, et le break post-refrain calme le jeu pour repartir de + belle par la suite. Du bon.

- "The Rest", écoutable sur le myspace, nous fait retomber dans le SWC que l'on connaît: morceau pêchu, rock avec beaucoup de personnalité. Une track que les Lostprophets n'auraient pas renié.

- la 4è piste, "Looking for a break" est un bel hymne, du très bon là aussi.

- Avec "Narcolepsy" on s'aventure déjà dans des terres + inattendues. Une guitare lancinante sur tout le morceau, une ambiance emo/dépressive bien rendue, un morceau qui s'amplifie au fur et à mesure, une voix qui fait la différence et des coeurs juste ce qu'il faut. Simple mais efficace. Rien à rajouter m'sieur.

- "Nobody's wrong", particulièrement rock, alterne les couplets attentistes pour mieux éclater sur les refrains, encore une fois juste excellents, même si certains écriront les avoir entendu 10.000 fois. Reste que c'est beau, bien foutu, et le break post 2è refrain hurlé par Martin est terrible. Idem pour les ponts pré-refrain (bon riff bien gras juste ce qu'il faut)

- "So sorry" et "Hartigan's Last Bullet" ont déjà été détaillés + haut et constituent 2 grosses tueries imparables de ce "Day after day"

- le correct "Bustaflow" constitue la pause de l'album. On sent qu'encore une fois Martin se fait plaisir et improvise pas mal sur les lignes de chant. Une petite friandise pas indispensable mais qui aide à mieux apprécier les 2 claques qui arrivent après:

- "Coming home" nous téléporte directement aux states, tout sonne ricain là-dedans. La batterie est impeccable, ça claque comme un coup de fouet sur les fesses à Melissa Laurens, c'est carré, puissant. Le refrain est prenant, entêtant, on a envie d'accompagner le chanteur. Grosse réussite.
Avis perso: je l'aurais placée au début de l'album (piste 2), histoire d'attaquer pechu dès le début.

- l'excellent "Still Alive" démarre très calme puis s'envole, encore une fois porté par la voix on ne peut plus émouvante de Martin, littéralement sublimé par le côté emo des guitares qui lui vont à merveille. Une putain de tuerie qui me fait dresser les poils.
Au milieu du morceau se glissent quelques riffs bien metal comme il faut (d'ailleurs trop rares sur cet album) et les coeurs additionnels amplifient l'onde de ce "Still Alive" totalement canon.
Probablement le meilleur morceau de ce skeud.

- on finit avec un "Walk Away" très convenu qui donne envie de cliquer sur la touche fwd/back 2 fois d'affilée pour réécouter la branlée précédente. :D
Et puis on laisse les minutes s'écouler et on se dit que mine de rien c'est agréable aussi quand c'est calme, même si ça n'est pas mémorable.

Pour conclure, malgré quelques défauts (excusables), on se retrouve avec une galette très équilibrée, qui flirte bien + avec le rock et l'émo qu'avec le métal, mais qui, du coup, ne s'égare plus trop en chemin; l'absence totale de morceaux en français étant plutôt salutaire sur ce disque aux sonorités 100% ricaines.
A recommander vivement à ceux qui aiment ou ont aimé Finch, Lostprophets, AFI, Trust Company, Funeral for a Friend ou encore InMe

Bref, encore une belle réussite des 5 lyonnais pour ma part, que je trouve + varié mais cependant un poil en-deça de "Sans repères", mais tellement au-dessus de 95% de la prod rock française actuelle que ça en deviendrait indécent de mettre moins de 18/20.

Total respect également pour ces artistes indé qui se battent pour vendre leur musique à des prix aussi bas (9€ sur le site de "la baleine prod" ou 10€ chez les grandes enseignes).
Certains "gros" du rock hexagonal devraient en prendre de la graine!

Les SWC confirment avec cet album leur statut de groupe rock Frenchy incontournable.

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Chaudement recommandés:
- Hartigan's Last Bullet
- The Rest
- Destructed
- Narcolepsy
- Still alive

Stereotypical Working Class - Sans Repères - 20 / 20 Le 08/11/2009 à 17H50

Bon, après 2 ans d'écoute intensive, je pense pouvoir donner mon avis (400% subjectif sur cette galette).
1è agréable surprise à l'époque, le prix: 13€ en FNAC ça donnait déjà envie de ne pas se retenir.
2è surprise: la jaquette, avec une photo magnifique et le choix du format digipack (boîtier cartonné) qui a de quoi charmer le collectionneur que je suis.

Bon, je vais vous la faire courte: j'ai découvert les SWC avec "Illusions" et je restais scotché devant la maîtrise vocale et des morceaux comme "Instinct" mais surtout "Chorar", dont les 2 dernières minutes me font dresser les poils sur les bras.
De l'intensité...de l'émotion...c'est ce que je demande à la musique avant tout.

Et ce "Sans repère" représente ces 2 minutes-là étalées sur un skeud entier.
Je pourrais parler du choix judicieux dans l'ordre des morceaux, de l'alternance bien pensée (même si conventionnelle) des passages calmes et nerveux, de la langue de molière (que Martin est le seul en France à savoir rendre aussi "audible" et "crédible" pour du rock -et c'est un fan d'AqME qui dit ça- ), mais surtout de l'émotion qui déborde à chaque note de cet album.

On rentre là dans l'aspect purement subjectif, mais voila, c'est un fait: les émotions que Martin fait passer à chaque couplet me font dresser les poils et me touchent, tout simplement.

Pas besoin de disserter 15 ans, rares sont les voix qui me font cet effet-là, et rares sont les albums entiers qui me transportent aussi loin, mais les SWC ont dépassé toute mes espérances.
Donc voila pour l'explication du 20/20.
Ca n'est pas une réaction à ceux qui ont semble-t-il détesté, c'est juste que parfois la musique ne peut s'expliquer avec des mots.
Il n'y a rien de rationnel là-dedans.

Je conclurai en reprenant les termes de Salsedo (Silmarils, excusez du peu...) qui disait que les SWC étaient tout simplement le meilleur groupe français.
Je valide à 100% et achète les yeux fermés.

Aqme - En L'Honneur De Jupiter - 14 / 20 Le 19/10/2009 à 13H34

Déroutant...que dire d'autre...
J'apprécie AqME depuis ses débuts et j'apprécie son évolution musicale au fil des albums.

Sombres efforts: album de la révélation, très noir et mélodieux. Belle empreinte vocale.

Pornographie: Meilleure maîtrise et morceaux + bruts de décoffrage.

Fin des temps: L'opus le + abouti à mes oreilles. Du vrai prog, des morceaux énormes. En fait mis à part la dernière piste, l'ensemble est vraiment aux petits oignons.

Hérésie: Album qui ne fait pas dans la dentelle. Koma hurle pendant près de 60 minutes et la batterie est encore + aiguisée et lourde. AqME lâche les morceaux sans détour; on sent l'urgence sur chaque piste.
Revers de la médaille: l'album ne s'apprécie qu'à court terme. Sur la longueur, seuls "Uniformes", "Triskaïdecaphobe", "A.M." et "En saga Om Livetet" restent dans le cortex.

Aujourd'hui AqME propose à la fois un mix de ceux qu'ils faisaient avant et quelques pointes de nouveautés (à commencer par le guitariste qui semble bien + doué que Ben).

Jupiter démarre donc très mollement avec une chanson à s'ouvrir les veines (au propre comme au figuré), ni bon ni mauvais.
La 2è piste laisse également sceptique: on dirait de la resucée de vieux tracks en moins inspiré...bref, rien de neuf à l'est d'eden...les 2 pistes qui suivent sont sympathiques mais ne relèvent pas vraiment le niveau.

A ce stade j'étais vraiment déçu de l'achat, même si dans le fond je préfère filer 16€ à des gars qui le méritent plutôt que 5€ à une écurie comme UNIVERSAL...enfin bref...

Tout s'accélère à partir du très bon "Macabre Moderne" (en écoute sur le myspace depuis quelques semaines): joli riff, joli refrain...du bon.

"Le culte du rien" vient en rajouter une couche avec ses couplets aériens et son refrain pêchu. Une belle réussite.

Idem pour les pistes 7 et 8 (désolé de ne pas me rappeller des titres mais l'achat est tout frais :D).

La piste 9 aussi est pas dégueu.

En revanche gros bémol sur le dernier morceau: un instrumental assez faiblard qui n'apporte rien. Bref, pas indispensable.

Vient donc le verdict:
Après plusieurs écoutes je suis finalement un peu + emballé.
On a perdu le côté prog de "la fin des temps" et l'immédiateté de "Hérésie" pour un mix entre les 2, mais surtout quelques avancées dans le "son" AqME.
Peut mieux faire, mais l'effort est très appréciable, surtout après 4 albums en si peu de temps.
Pas toujours évident de se démarquer dans un style aussi balisé.
AqME y arrive encore une fois avec + ou moins de réussite, mais prouve qu'il en a sous le coude.

Guns N' Roses - Chinese Democracy - 18 / 20 Le 18/09/2009 à 13H34

Par où commencer...le fait que ce soir un des albums les + attendus (au tournant) du siècle?
C'est un fait...mais là où je ne partage pas l'avis du chroniqueur c'est de mettre cet élément et le coût de l'album dans les points négatifs.
Est-ce que l'on se pose la question du coût d'un album quand on écoute du Metallica du Maiden ou du Rammstein et est-ce que cela nous empêche d'apprécier le son qui sort des enceintes?
Pas vraiment.

L'attente a été longue...très...et je pense également que cet album aurait pu sortir sous le nom d'Axl Rose.
Mais à l'instar des Smashing Pumpkins le nom du groupe est + vendeur et fédérateur que celui d'un artiste solo.

Concentrons-nous donc sur la moëlle intrinsèque de cette galette, en précisant au préalable que je n'étais vraiment plus fan des guns depuis un moment (trop écouté étant jeune, un peu comme Nirvana, et donc lassé de tourner avec la même 20aine de morceaux depuis 20 ans).

Bref, après avoir écouté à la va-vite les démos dispos depuis des années et trouvé ça très faiblard, je pensais cracher sur Chinese Democracy en bonne et due forme.

Et puis là, grosse surprise, au fur et à mesure de l'écoute je me mets à aimer.
Strange, isn't it?

Il faut dire que l'album démarre fort avec 3 "gros calibres" d'entrée de jeu, ce qui rend mieux que de démarrer petit bras.
Au moins on sait direct où on met les pieds.
"Chinese", "Shackler's revenge" et "Better" sont calibrées à mort mais la voix d'Axl y fait des merveilles et l'ensemble est harmonieux.
Certes, c'est mainstream mais bien foutu.
La prod est monumentale et on se doute qu'en live ça sera infecte, mais qu'importe: j'ai beau détester Axl, je lui reconnais au moins 2 talents:
1) flairer les bons morceaux (et aussi les bons partenaires comme Buckethead -je sais, c'est pas très original comme info, mais j'ai toujours adoré ce psycho en poncho jaune dont je conseille vivement d'écouter les albums solo-).
"Riad N' The Bedouins", "Sorry", "I.R.S.", "This I love" et les trois 1ers morceaux cités + haut constituent les belles réussites de l'album.
"If the World" et son gros côté 70's me fait tripper à mort, et même si certains le trouveront hors sujet, il participe à la variété de l'album et ce n'est pas un mal finalement.

2) même si sa voix est vraiment spéciale (j'avoue y avoir été hermétique pendant des années, préférant me concentrer sur le jeu démoniaque de Slash), il a su la gérer de manière impeccable et créer des morceaux qui s'articulent parfaitement autour de ses talents vocaux (très "aigus" dirons-nous...) et il le prouve avec le très émouvant "This I love" (une des merveilles de Chinese Democracy) ou encore "Scraped" et ses 2 tonalités qui s'accordent à merveille sur les couplets.

Pour conclure je me retrouve dans la position de l'arroseur arrosé:
je me voyais tirer sur l'ambulance Axl Rose de manière presque gratuite, et à la sortie de l'album j'ai été littéralement cueilli par la qualité de certains morceaux et du disque en général.

Bien entendu il reste certains tracks "oubliables", mais vu la générosité (14 pistes) ça passe de suite mieux que sur un skeud de 10 ou 11 titres.

J'ai même profité des soldes de Juillet pour acheter le coffret collector à seulement 15€ sur un site partenaire de Metalorgie et je viens d'acquérir le double vinyle.
Comme quoi, tout arrive...et je préfère les surprises dans ce sens que dans l'autre ;-)