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Slipknot - Vol. 3: (The Subliminal Verses) - 16 / 20 Le 28/06/2012 à 00H46

Cher chroniqueur,

J'apprécie ce que toi et tes collègues faites pour la musique : l'analyse, la critique, l'interprétation, etc. Je suis tout à fait conscient que ce n'est que votre avis que vous donnez. Cependant, je ne comprends pas la teneur de ta chronique sur l'album de Slipknot, Vol.3, The Subliminal Verses. Tu dois avoir vite deviné, je suis en effet un grand amateur de Slipknot, sans pour autant ne pas être objetcif à son sujet. Rien que le 9/20 pour cet album m'a paru être un blasphème (et pour employé un mot pareil, je ne suis pas un enfoiré de chrétien pratiquant). De ce que j'ai pu lire de toi sur cet album, c'est que ce 9/20 serait dû à quoi ? A un total dépaysement ? Tu concèderas que nous ne sommes pas passé d'un style à un autre étant complétement contradictoire entre le Iowa et le Vol.3. Si on était passé du Neo-Metal à la Pop-Rock ok, mais là, selon moi, l'orientation musicale qu'a pris Slipknot est on ne peut plus naturelle. Je n'ai su déceler si tu étais un véritable fan de l'hydre à neuf têtes (désormais 8 malheureusement...), peut-être bien que si étant donné que tu as l'air de beaucoup t'attacher à l'esthétique sonore du self-titled et de Iowa. Mais en tant que personne qui écoute pas mal de genre différent, et qui en attend toujours plus de ses groupes favoris, je vais te dire ceci. Tu penses qu'un véritable groupe, avec de véritables musiciens, c'est quelque chose qui te sert le même plat à chaque album ? Si Slipknot avait mis la même sauce que son self-titled sur chacun de ses albums, tu penses que cela aurait eu quelconque intérêt de continuer à écouter ce groupe ? Le Slipknot du tout début réflétait l'indétermination du groupe, le futur incertain qui se présentait à lui, mais aussi très certainement l'incompréhension face à un monde qui est en phase de commencer son 2ème millénaire, et qui pourtant est toujours aussi décadant, toujours aussi complexe dans son contexte manichéen, terme que je pense Corey essaye de décortiquer à chaque album de manière différente. Ce que je veux dire, c'est que tout comme les sentiments, la musique évolue, la haine, donc la colère, la tristesse, au fur et à mesure que le temps passe, prend une nouvelle dimension, une nouvelle forme, ces choses s'apaisent, s'asagissent plutôt. On ne peut rester éternellement et complétement le même, à moins de devenir autiste. Si Slipknot était resté sur ses débuts,nous n'aurions eu que monotonie par la suite, ce que je retrouve chez certains groupes, que pourtant j'apprécie, tel Gojira, qui sur le plan instrumental est très travaillé, mais qui au niveau du chant reste éternellement la même chose, après ça n'est que l'impression de mon oreille, d'autres me contrediront. The Absence (le groupe, pas la chanteuse et ses chansons niaises, sans vouloir être impoli) a certes la même caractéristique niveau chant, mais arrive à trouver le je ne sais quoi qui fait toute la différence grâce à l'instrumental qui met le chant dans un tout autre environnement et fait que le ton n'est pas monocorde. Bref, pour en revenir à Slipknot, tu dis à un moment que Three Nil, Duality, et Opium For The People, font penser à Surfacing, Spit It Out, ou encore même Sic. Je me permets là aussi de faire un commentaire, mais entre ces morceaux, il n'y a pas ce caractère dérangé que l'on retrouve dans le self-titled, au contraire, en comparant les deux périodes, on dirait plutôt que le groupe est devenu plus mature. Je conçois que ce caractère dérangé plaît beaucoup aux fans nés des bas-fonds de Slipknot, mais l'album en question n'a-t-il pas amplement suffit à exprimer tout ce caractère dérangé ? Surtout que pour l'éternel grand amateur de ce côté sombre de Slipknot, il ne suffit que de réécouter cet album pour remettre en lumière l'émerveillement. Pour en venir maintenant à Circle, un drame ? Oui, celui de la vie, n'en as-tu jamais connu de drame ? N'as-tu jamais pleuré au lieu de lâcher toute ton incompréhension en un seul bruillant et long hurlement ? Dans ce morceau Corey fait référence à son père, on ne va tout de même pas lui reprocher d'exprimer ce qu'il a vécu dans ce qu'il fait ? Car d'accord, on peut faire de la musique pour faire passer un message aux gens, ce que je trouve tout à fait louable, mais l'Homme n'a-t-il donc pas le droit de montrer son unicité face aux milliards de cas malheureux dans le monde ? Je ne dirais pas ''un peu de douceur dans ce monde de brut'' (ah bah si je l'ai dit), mais à un moment il faut laisser la colère de côté, car n'extérioriser que la colère... est-ce vraiment la solution ? Tu sous-entends aussi que l'aspect chaotique n'est plus au rendez-vous, pourtant je le vois, certes d'une autre manière, mais je la vois, dans Vermillion et son magnifique clip sur l'éphémérité, chanson qui montre à quel point la vie est pesante de sens, de tout, comme de rien, de ce mélange abrutissant. Pour ce qui est de la sensation amère, j'y trouve plutôt une nouvelle saveur, que Prelude 3.0 ne manque pas de montrer. En effet, d'après toi, et peut-être d'autres, le groupe se fait vieux, pourtant il a prouvé qu'il pouvait faire plus qu'Iowa et Slipknot, et ce Prelude montre que ce qui devait être une fin n'est en réalité qu'un commencement : la haine virulente a laissé place au tourment intérieur (d'où ressort [du morceau] une certaine désillusion quant à l'origine du problème) , ce que les deux derniers morceaux, The Virus Of Life et Danger - Keep Away, arrivent à décrire à merveille, contrairement aux "3 notes de synthé" que tu as pu voir. Pour ce qui est du rôle de Joey Jordison et de Sid Wilson dans cet album, en effet ils ont eu un rôle ''moins important'', mais cela peut tenir aussi de leur propre chef, et je ne pense pas qu'il y ait réellement de rôle important, car (contrairement aux trous-fions qui disent que les percu ne servent à rien), chaque musicien est indispensable. Je me permettrai de noter que, étant bassiste, j'entends très difficilement la basse dans cet album, alors que Paul Gray a un super jeu ( à quand la véritable valorisation de notre instrument, même si le bassiste de Brain Drill montre le sommum de l'art ! ). Pour ce qui est des morceaux qui n'ont pas eu autant de popularité que les autres, c'est normal, chaque album à ses morceaux qui ne sont pas compris, appéciés à leur juste valeur, quoi que quelque braves oreilles savent la reconnaître, et je les en remercie !
Pour en finir, je pense que tu t'es très largement emporté sur le terme de paradoxe. On aurait plus trouvé l'essence de ce tournant musical dans le mot dépaysement, et quel mal y a-t-il au renouveau ? C'est vrai, dans l'exemple de l'anarchie, la destruction, le chaos pour un renouveau construit sur les décombres, n'est-ce pas ce que cherchait peut-être Slipknot au début ? Dans ses morceaux tumultueux (le mot est faible) et anarchique ? Pour en revenir finallement à la note, et ta chronique, ce n'est que ton avis, quoi que je trouve absurde le concept de note, notamment couplé avec une chronique, chacun apprécie le groupe à son juste titre, et une note ne serait que source de débat sans fin, comme cela peut se refléter dans le roman que je viens de t'écrire.

Merci pour ta lecture, et désolé pour les maux de têtes (potentiels) occasionnés en chemin. Je le répète, ça n'est que mon humble avis, et je ne cherchais qu'à essayer de te faire voir sous un autre angle l'aspect de cet album, qui comme tant d'autres dans ma vie (avec tant d'autres genres), m'ont marqué à jamais.

Mes Sincères salutations, et qui sait, peut-être à bientôt !

Æ.
P.S. : Désolé si j'ai posté plusieurs fois, bug.

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