Albums du moment
Pochette Ritma
Pochette Fossil
Pochette Playful Winds Pochette The Quiet Earth
Chroniques
Pochette Hygiene
Pochette Dissociation
Pochette Forest Nocturne
Pochette Aeternum
Pochette Extreme Power Metal
Pochette Weltschmerz

Mindless Self Indulgence Le Trabendo, Paris, le 7 décembre 2013

Les superlatifs ne manqueraient pas pour décrire l’impatience dont je faisais preuve à l’idée de voir, enfin, Mindless Self Indulgence en concert, après les avoir bêtement raté lors de leur passage à Paris fin 2012. Mais en même temps, de trop grandes attentes sont souvent synonymes de déception. Heureusement, ce ne sera pas le cas.

Une arrivée tardive me prive de la performance de The Red Paintings, formation rock orchestral (pour cause de violon et violoncelle) en provenance de Los Angeles. Par contre il était aisé de voir les musicien(ne)s, toujours en costumes de scène, dédicacer des CDs et posters au stand de merch pendant le reste la soirée. En parlant de merch, je ne craquerai pas pour le tshirt Mindless Self Indulgence orné de quatre rectangles blancs permettant également des dédicaces par chacun des membres du groupe. Mais place au show…

Lorsque Kitty, Lin-Z, Steve Righ ? et Jimmy arrivent sur scène, l’ambiance monte tout de suite d’un cran, mais lorsque résonne les premières notes de Witness, la salle chavire instantanément avec le public qui se met à remuer, se secouer, danser, sauter dans tous les sens ! Jimmy est au taquet avec ses lunettes aux verres blancs et démarre son marathon scénique à traverser la scène de part en part en courant. À se demander comment il arrive à reprendre son souffle dans ces conditions, vu le débit de son flow. Seul bémol à regretter, un son de guitare très brut, donnant l’impression que Steve Righ ? a oublié de brancher sa pédale d’effet. Du coup la guitare s'intègre mal au reste du groupe, qui pour le coup sonne bien plus électro. A noter également l’absence presque totale de lights, la salle étant allumé, et la scène éclairée seulement par quelques spots fixes roses et bleus. Pour le côté visuel, on repassera.

Nous aurons droit à six titres issus de leur dernier album How I Learned to Stop Giving a Shit and Love Mindless Self Indulgence, avec It Gets Worse sur le refrain duquel Jimmy se lâche vocalement dans les aigus, ou le single Fuck Machine repris en chœur par le public. La setlist est bien équilibrée avec plusieurs titres de chaque album, sauf pour Tight pour lequel nous n’auront droit qu’à un titre, Tornado. Sur certains titres, Jimmy semble virer complètement psycho dans son interprétation, que se soit sur Stupid MF ou le bien nommé Prescription. A la fin de ce dernier titre, tout le monde quitte la scène jusqu’à ce qu’une sonnerie de téléphone se fasse entendre : Jimmy revient sur scène et décroche le combiné(sonorisé) d’un vieux téléphone à cadran rouge et se met à tenir une conversation avec un interlocuteur fantôme anglais, et de placer plusieurs propos désobligeants à l’égard des français histoire de faire réagir le public.



Jimmy ne se gênera pas d’ailleurs de demander à la salle de faire moins de bruit car il n’entendait plus rien, et que c’était une conversation importante !!! À la suite de cet interlude totalement WTF, Jimmy entame une reprise a capella de Bring The Pain de Method Man, en alternant entre son micro et le combiné de téléphone (qui a un son particulier), le résultat est étonnant et la performance bluffante dans son exécution et sa chorégraphie.

Le groupe revient pour la seconde partie du set et reprend avec Ass Backwards, puis Alamode qui permettra à Jimmy de placer quelques mots de français (« FROMAGE !!! »). Le final du show sera intense, avec quatre issus de Frankenstein Girls Will Seem Strangely Sexy, et notamment Faggot sur lequel le son de guitare devient acceptable. Avant de commencer cette chanson, Jimmy annonce qu’il a besoin d’aide pour chanter ce titre, et fait monter sur scène un die-hard fan qui est entièrement habillé comme lui : il le présente comme son « lui du futur, de dans 15 jours », ajoutant « ok, j’aurais beaucoup mangé d’ici là », et lui donne un micro (non branché). Le mec fera le zouave sur scène avec le groupe tout le long de la chanson, avant de finir la gueule écrasée par terre suite à un slam totalement raté. Jimmy éclate de rire sur scène avant de sortir « putain, vous êtes pas sympa, maintenant je sais comment je vais mourir dans 15 jours ». Le groupe terminera son set sur Bitches, pendant laquelle Jimmy descendra dans la fosse et se paiera le tour complet de la salle.

Le groupe quitte la scène, laissant planer le doute sur l’éventualité d’un rappel (la setlist ayant été jusque là plutôt conséquente), puis une voix aigüe se fait entendre, baragouinant des mots en français avec un accent très prononcé, avant d’entamer les paroles de « frère Jacques », déclenchant l'hilarité dans la salle ! Le groupe nous gratifiera d’un court rappel avec le très "dance" Straight to Video, dernière occasion pour le public de suer un bon coup. Et dès la chanson terminée se fait entendre un vieux titre, We’ll Meet Again de Vera Lynn, sur lequel Jimmy fera du playback en surjouant à renfort de grands gestes. Une belle manière de conclure un show reposant à 99% sur la performance scénique ébouriffante de Jimmy !

Grum (Janvier 2014)


Un grand merci à Ninon et Live Nation pour l'invitation, à l'ami Euka pour la mise en relation, et au Trabendo pour l'accueil.

Setlist Mindless Self Indulgence :

Witness
Shut Me Up
It Gets Worse
Stupid MF
You're No Fun Anymore Mark Trezona
1989
Issues
Fuck Machine
Never Wanted To Dance
Prescription
Bring the Pain
(Method Man cover) ("Bring the Acapella" version, first half only)
Ass Backwards
Evening Wear
Tornado
Ala Mode
Dicks Are for My Friends
Planet of the Apes
Faggot
On It
Bitches

Rappel :
Straight to Video

Partager :
Kindle
A voir sur Metalorgie

Laisser un commentaire

Pour déposer un commentaire vous devez être connecté. Vous pouvez vous connecter ou créer un compte.

Commentaires

iam_trying_to_beliveLe Vendredi 17 janvier 2014 à 11H09

Cool, ça devait être vriment sympa!!!