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Black Sabbath + Uncle Acid And The Deadbeats Paris Bercy

Si l’on considère pèle mêle le cancer contre lequel Tony Iommi se bat, le miracle qu’Ozzy Osbourne soit encore en vie compte tenu de ses multiples abus (cf sa biographie dans ses pages), les multiples brouilles qui ont émaillé la carrière du groupe ou encore l’âge avancé de ses membres, le fait de voir en 2013 Black Sabbath réuni sur une même scène est une véritable bénédiction. Alors certes Bill Ward, batteur historique du groupe, n’est pas là (remplacé pour l’occasion par Tommy Clufetos, batteur du groupe solo d’Ozzy) mais ne boudons pas notre plaisir et filons à Bercy.  
La première partie de ce soir est assurée par Uncle Acid And The Deadbeats. Une première partie très appropriée puisque le groupe fait clairement des années 1960/1970 la base de sa musique. A mi-chemin entre le Classic Rock et le Doom sur ses parties les plus lourdes, le groupe tire clairement son épingle du jeu ce soir notamment sur le titre d’ouverture, Mt Abraxas, ou encore sur Death’s Door. Le petit point faible de leur prestation se révèle être le chant, systématiquement effectué  à deux voix, et qui donne en live une impression de monotonie sur la longueur. Mais musicalement rien a dire: les gars sont carrés et sacrément bien en place. Une bonne entrée en matière donc. 
Arrive ensuite le grand Sabbath. Et quelle arrivée !! Peut-on faire mieux que de débuter un concert par le mythique War Pigs ? Le décor de scène est somptueux avec plusieurs écrans géants ornés de décorations façon bois. En plus du groupe filmé live, de multiples projections illustreront les titres joués  ce soir. 
Tony Iommi (LE dieu du riff) et Geezer Butler, bien que très statiques, sont impeccables, souriants, heureux d’être là. Quant à Ozzy, il se démène comme à son habitude pour faire le show, sa voix tenant plutôt bien le choc.  
Bien évidemment, le groupe se focalise sur la première partie de son existence s'étalant sur les années 1970, 1979 coïncidant avec le départ d'Ozzy. Assez logiquement, un accent plus particulier est mis sur les trois premiers albums (NIB, Iron Man, Children Of The Grave, etc.) mais le groupe va également par exemple exhumer l’excellent Dirty Women (doté de projections hot) de Technical Ecstasy. Point d'orgue de cette sélection: l'éponyme Black Sabbath tiré du premier album et livré ce soir avec une lourdeur insondable. Mais Black Sabbath est aussi là pour promouvoir son dernier disque, 13. Si celui-ci se révèle inconstant, ses meilleurs titres (End Of The Beggining, God Is Dead et Age Of Reason), que le groupe a choisi de jouer ce soir, ne font aucunement tâche au milieu de tous les classiques.Alors bien sûr, avec un groupe doté d'une telle carrière, on peut toujours regretter l'absence de certains titres. Citons par exemple Sweet Leaf, Symptom Of The Universe ou encore Supernaut. Mais forcément le groupe est dans l'obligation de faire des choix. Et l’on accepte ses choix, bouche-bée devant une telle démonstration de riffs. Black Sabbath quitte logiquement la scène de Bercy sur le tube intemporel qu'est Paranoid sur une ovation de la salle. Le groupe a beau avoir la soixantaine bien révolue, il donnera un concert de 2h sans temps mort. Chapeau messieurs. 
Vous avez inventé le Metal et vous le faites encore vivre. 

Damien Pontus (Décembre 2013)

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Commentaires

harry666Le Lundi 09 décembre 2013 à 22H56

j' y étais.... p...ain la baffe! chapeau bas messieurs! il me tarde encore plus de vous revoir au Hellfest!! en juin je pense que les premiers rangs ne seront pas génés de prendre des seaux d' eau sur la tronche , corne de bouc!