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Rammstein Vieilles Charrues 2013

J'avais pas remis les pieds au Vieilles Charrues depuis 2010, année à laquelle la programmation était assez osée et pas seulement parce que l'affiche réunissait plusieurs groupes de la scène Metal comme Gojira, Airbourne ou Baroness, mais bien parce qu'elle prenait des risques et tendait vers un éclectisme de qualité en proposant par exemple Woven Hand, MidlakeBrother Ali, Phoenix ou Suprême NTM. Deux groupes méritaient néanmoins le déplacement cette année : Neil Young et Rammstein. Pour le premier, les aléas du travail et sa programmation le samedi m'empêchent d'assister au show d'un des papys du Rock, mais pour une toute autre ambiance, je suis bien content de revoir Rammstein, quatre ans après leur passage au Zenith de Nantes.

Arrivée 19h. Il est étonnant de voir sur cette journée réduit qu'une large partie du public était aussi au Hellfest il y a un mois de cela. On reconnait facilement les fans de Rammstein à leur t-shirt noir à l'effigie du groupe tranchant avec l'ambiance colorée des autres festivaliers. La grande scène est exclusivement réservées aux teutons ce soir et est déjà assaillie depuis quelques heures par les fans die-hard qui sont aux premières loges. En face, Raphaël nous torture pendant plus d'une heure à coup de balades molles et dépressives dont les miaulements de sa voix me font regretter de ne pas avoir de pic à glace sous la main pour m'obstruer les oreilles. On patiente comme on peut dans des conditions difficiles en discutant et en se ravitaillant en bière et sandwich de piètre qualité. The Hives remplace Raphaël sur les coups de 21h. Afin de garder nos places pas trop mal situées sur le devant de la grande scène, je n'assisterais à la prestation de The Hives que sur grand écran. C'est pas bien grave, j'ai encore en mémoire leur concert survolté ici même en 2008. Quand retentissent des hymnes comme Main Offender, Walk Idiot Walk ou Tick Tick Boom, tu ne peux pas t'empêcher de remuer la tête malgré la bonne seconde de latence entre le son et ce que l'on voit à l'écran. On appréciera la bonne ambiance, le public déchaîné (surtout aux premiers rangs), le chanteur à la mèche parfaite qui vient prendre régulièrement des bains de foule et des musiciens énergiques qui donnent tout pour leur groupe. 

Encore et toujours l'attente, mais plus fébrile cette fois-ci. Les mouvements de foules se font plus pressants, chacun essayant de garder au mieux son mètre carré et d'éviter la grande perche de devant qui cache tout. Il est presque 22h, l'immense rideau de fer parsemé d'alcôves se dresse face à nous. Première salve de détonations et de fusées explosives qui ouvrent sur Ich Tu Dir Weh dont on entend à peine le clavier d'intro. C'est parti et c'est déjà la folie. Nulle doute que le show s'annonce monstrueux et ça tombe bien puisque l'on est là pour ça. Huit semi-remorques pour 26 tonnes de matériel : c'est ce qu'il fallait pour se montrer à la hauteur d'un tel événement et tout caler au millimètre sur la grande scène de Glenmor. Tout est y es : lance-flammes, fusées éclairantes, canons à fumée, feux d'artifice, spots de lumières en forme de réacteur, immense croix à l'effigie du symbole de Rammstein etc. Heureusement côté son ça assure aussi et il est étonnant de voir que le festival possède une meilleure sono que celle du Zenith de Nantes il y a quatre ans. Comme l'on pouvait s'en douter, la rythmique est hors norme et a certainement fait fuir les oiseaux sur plusieurs kilomètres à la ronde. Les guitares grondent comme jamais, la voix de Till est semblable à celle d'un ogre qui pourrait manger la moitié des spectateurs et Flake ajoute ce qu'il faut de mélodies industrielles et grandiloquentes pour parfaire le tout. En 1h30 de concert, les allemands ont le temps de faire le tour de leur discographie et nous gratifient des meilleurs titres. Il y aura toujours quelqu'un pour râler qu'il n'y avait pas tel ou tel morceau, mais honnêtement la setlist avait de la gueule. Tout comme le show grandiose bien sûr. De la scène de boucher sur Mein Teil à la magnifique croix mouvante sur Sonne en passant par les impressionnants lance-flammes sur l'incroyable énergie dégagée par Feuer Frei! ou par l'immolation du vrai-faux fan de Rammstein sur Benzin, les allemands nous font la totale, choquent même les quelques grenouilles de bénitier par le simulacre de sodomie de Bück Dich. En rappel, la très belle version piano de Mein Herz Brennt calme le jeu avant que tout le monde ne soit recouvert de mousse sur le final Pussy.

Pour le coup, on reprendrait bien quelques morceaux en rab, puisque la totalité du concert en festival fait toujours un peu moins que lorsqu'ils se produisent en salle. En dehors de ce point, il fallait vraiment être difficile (ou fan de Raphaël) pour ne pas être conquis pas le spectacle des allemands aux Vieilles Charrues. La suite de la soirée prend une tournure plus Electro avec les français de Vitalic, mais il est temps pour nous de rentrer, fourbus par le concert que l'on vient de vivre.

Pentacle (Septembre 2013)

Photos de Mathieu Ezan.

Setlist Rammstein :

Ich Tu Dir Weh
Wollt Ihr Das Bett In Flammen Sehen?
Keine Lust
Sehnsucht
Asche Zu Asche
Feuer Frei!
Mein Teil
Ohne Dich
Wiener Blut
Du Riechst So Gut
Benzin
Links 2-3-4
Du Hast
Bück Dich
Ich Will
Mein Herz Brennt (Piano Version)
Sonne
Pussy

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Commentaires

iam_trying_to_beliveLe Mercredi 11 septembre 2013 à 09H14

Vu au Greenfield à Interlaken pour la première fois cette année, j'étais aussi halluciné par la prestation des allemands(le concert avait duré presque 2 heures, pas mal pour un festival). En même temps, avec autan de pyrotechnie, light show et tout l'immense matos qu'il y a sur scène, c'est difficile de faire un mauvais show. Ou plutôt, c'est facile d'en foutre plein la gueule au gens.

Mais c'est vraiment super car tu en as plein la gueule pour ton argent. Je suis pas fan de Rammstein, mais il faut avouer que ça vaut largement la peine de les voir une fois sur scène. Peu de groupe donne autant pour son publique. Pour moi, Rammstein c'est un peu le Kiss "hergestellt in Deutschland". C'est un des ces groupes passe partout. Ils avaient joué, par exemple, au Paléo festival de Nyon qui est un festival mélangeant folk/reggae/pop/electro/rock/chanson française. Avant eux, aucun groupe de metal (mis à part quelques vieux groupes de hard rock comme Status Quo, Gotthard ou Iggy Pop, mais ça n'est pas vraiment du metal, non?) n'avait foulé la pelouse du deuxième festival le plus important d'Europe.
Bref, Rammstein est un groupe à voir en live au moins une fois dans sa vie, on est sur d'en prendre plein la tronche, le show est plus que spectaculaire et on se fend bien la gueule quand Till met le feu au chaudron gigantesque renfermant Flake, ou encore quand il sort sont pénis géant pour nous gicler dessus sur Pussy.