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Circle Takes The Square - Glaz'art 2013 Le Glaz'art (Paris)

Concert de reprise pour nous, mais étape de transition estivale pour la plupart des amateurs de gros son.
Ce long plateau peut paraître alléchant dans son intégralité, mais sans se voiler la face, c'est surtout Circle Takes The Square qui nous a fait nous déplacer en ce dimanche de juillet.

L'ouverture de cette chaude soirée d'été est assurée par les frenchies de Taste The Void. Un combo un peu touche à tout qui alterne les ambiances tantôt lourdes, criardes ou atmosphériques.
Toutefois l'inspiration est tellement variée qu'au final on en ressort un peu perdu. Malgré un charisme indéniable et une immersion totale du chanteur, Valentin reste en retrait sur scène. Son introversion le dessert pour certains, alors qu'elle attise la curiosité chez d'autres, tant il semble plongé dans un univers bien personnel. Dans ce premier set un peu long pour une ouverture, et accompagné de problèmes techniques, c'est surtout le dernier morceau estampillé Envy qui nous emballera le plus.

La suite est bien plus carrée et étiquetée puisque Full Of Hell officie dans un registre Hardcore Power-Violence clair et assumé.
Les formats courts, rarement au delà des deux minutes, sont portés par des rythmes et riffs ultra rapides, à la limite du Grind. L'effet est radical, c'est un véritable dragster couplé à un monster truck qui ballait la scène de droite à gauche. Le dragster n'est autre que Dylan chanteur expressif au possible, qui ne s'arrête de gesticuler que pour distiller les quelques sons électroniques noyés dans cette déferlante de violence. Ça plaira aux amateur d'énergie, bien moins à ceux de mélodie.

On quitte le dynamique Dylan pour voir monter sur scène une petite nana d'apparence plutôt introvertie et ses compères. Il s'agit de Code Orange Kids. On ne parlera pas de musique mélodique ici non plus, pourtant  l'univers agressif de COK est ponctué de petites touches plus douces pour notre plus grand plaisir. C'est ainsi que la ligne de chant clair de Rebba venu de nul part, pour y retourner immédiatement sera aussi surprenante que prenante.
L'ensemble est donc ultra péchu, un sacré coup de poing en pleine face. En parlant de Punch, le parallèle avec la formation de San Fransisco qui nous avait charmé en ouverture de Comadre il y a quelques années. Bref, un set autant sympa que court avec sa petite vingtaine de minutes (une habitude apparemment) ; et qui aura pleinement charmé un public assez éparse. Mais qui à notre plus grande surprise, sera en partie venu uniquement pour le quatuor de Pittsburgh puisqu'ils seront plusieurs à quitter la salle en même temps que le groupe.

Malgré ces désertions, Circle Takes The Square prend place un peu plus d'un an après nous avoir mis l'eau à la bouche en première partie de Kylesa. L'endroit n'a pas changé, et cette fois on devrait être pleinement rassasiés puisque les natifs de Savannah sont enfin en tête d'affiche.
De quoi entrer un peu plus en contact avec le dernier né Decompositions: Volume Number One, mais aussi (et surtout!) de savourer comme il se doit les exquis délices de la galette qui tourne et retourne depuis près de 10 ans, As The Roots Undo.
On salive d'avance de retrouver cet univers déstructuré, porté par ces voix toujours vives, toujours bien placées. Les lumières s'éteignent, les premiers sifflements de l' " Intro " résonnent alors que déjà " Crowquill " arrive.
Le début semble encore une fois un petit bouillon sonore, mais l'ensemble est compensé par beaucoup d'envie. Drew, le chanteur guitariste est particulièrement en vue, toujours plein d'énergie, toujours démonstratif au possible, toujours aussi impressionnant des ces gestes et hurlements. Kathleen n'est pas en reste, elle se déridera une fois les problèmes techniques et sonores de début de show oubliés, pour distiller à foison paroles et sourires, les cheveux aux vent...ilateur.
On se prend alors coup sur coup une bonne partie du premier chapitre plébiscité du dernier né, à savoir le Rites Of Initiation avant de retourner aux délices de 2003 avec coup sur coup " Same Shade As Concrete " et de grandioses extraits du chapitre 2 : Totem Polaris. Jubilatoire.
Un dernier détour par "Singing Vengeance into Being" et "Prefaced by the Signal Fires" avant un final, Le Final.
" In the Nervous Light of Sunday " et " Same Shade as Concrete " en enfilade. C'est presque fini, mais pour une réussite totale un « petit » rappel ne serait pas de trop, et le titre que tout le monde attend se fait alors entendre. Retour sur scène " Kill the Switch ", claque en pleine face. C'en est fini et on n'attend plus qu'une chose, un nouveau passage à Paris.

Undone (Août 2013)

Merci à Estelle de Hibooking.
Merci à Benjamin du Glaz'art.
Merci à Djou.

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