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Khaos Over Europe Le Bataclan - Paris

Rien de tel pour éviter le blues du dimanche soir que d’aller à un concert, croiser dans le métro des personnes qui rentrent de week-end et tirent la gueule (et leur valise) en pensant à ce qui les attend lundi matin, alors que nous pensons aux décibels qui nous attendent…

D’un autre côté, le dimanche est un jour propice à la flemmardise, et quand bien même l’ouverture des portes est annoncée à 18h, difficile de se motiver pour y être pile à l’heure. Je sais, ce n’est pas très professionnel tout ça, et alors même que je reprends tout juste du service !

Je ne le sais pas encore (enfin si, je m’en doutais un peu quand même) mais lorsque je rentre dans la salle, encore à moitié vide, les canadiens de Titan’s Eve sont en train de jouer leur dernier morceau, ce qui me laisse peu de temps pour pouvoir juger de la prestation de ce groupe qui m’était totalement inconnu avant de lire leur nom sur l’affiche.

Vient au tour des deatheux de Hackneyed de monter sur scène. Les jeunes allemands, déjà coupables de trois albums, font la part belle à leur dernier en date, Carnival Cadavre, dont ils joueront la moitié des titres lors des 40 minutes de leur set. Ca tape fort, le groupe fait preuve d’une certaine aisance sur scène (jump jump !) et le chanteur nous réserve ses plus beaux growls. Le public de son côté répond présent, la salle commençant à bien se remplir, et de premiers timides slams apparaissent par-ci par-là, ainsi qu’un semblant de mini-circle pit sur certains morceaux.
Mais au final, je trouve l’ensemble assez monotone, en partie surement à cause d’un son très gras et grave qui rendait les variations dans les riffs de guitare assez inaudibles. Ce qui ne m’empêchera pas, je l’avoue, de secouer gentiment la tête de bas en haut à certains moments, sorte de réflexe conditionné dont souffre de nombreux metalleux.

Les vétérans français de No Return entament leur set devant une salle remplie, et c’est une véritable ovation qui les attend lors de leur entrée sur scène, preuve que les spectateurs ne se sont pas déplacés uniquement pour Arch Enemy. C’est parti pour huit titres de thrash/death à l’écoute desquels on se dit que vraiment, ils n’ont rien inventé ces petits jeunes qui font du deathcore... L. Chuck D. harangue le public avec tutoiement de rigueur, comme le fait également Reuno de Lofofora, et l’expérience du groupe fera le reste : pas besoin de réclamer pour voir à nouveau un petit circle pit se former devant la scène. Ca headbangue sévère dans la fosse, mais par contre c’est une autre histoire quand il s’agit de frapper dans ses mains en rythme : L. Chuck D. n’obtiendra qu’un informe « cataclap » lors de ses 2 tentatives de faire participer le public. Les compos, même anciennes, sonnent résolument modernes, alors même qu’avant de commencer leur dernier titre, Vision Of Decadence, issue de leur premier album Psychological Torment, le chanteur rappellera les 23 ans de carrière du groupe. Un groupe en avance sur son style en quelque sorte. Il ne reste plus qu’à trouver 3 autres groupes de la même trempe pour former un « big four » à la française.

C’est devant un Bataclan comble que les premières notes de l’intro Khaos Overture, accompagnée par un film projeté sur l’arrière de la scène (qui diffusera images de clips et paroles des chansons tout au long du concert), et forcément au moment de l’entrée sur scène d’Angela Gossow et sa bande, le public explose. Arch Enemy commence les hostilités avec le premier titre de son dernier album, Yesterday Is Dead And Gone. Et autant Khaos Legion avait été une petite déception, force est de constater (la suite du show le prouvera) que les nouveaux morceaux rendent très bien en live et s’intègrent parfaitement au reste de la setlist. Tous les albums du groupe période Gossow sont représentés, avec l’étouffant My Apocalypse, le furieux Ravenous, le dévastateur Dead Eyes See No Future, l’oppressant Dead Bury Their Dead… Le public garde les bras levés presqu’en continu (bonjour les courbatures au réveil le lendemain matin) et par moment on se croirait même à un concert d’Iron Maiden, avec les spectateurs qui entonnent sur The Day You Died  des « hohoho » par-dessus les lignes de guitares mélodiques,  ambiance stade de foot garantie ! S’ensuit un dévastateur solo de batterie de Daniel Erlandsson qui calme tout le monde dans la salle, et permet aux 4 autres musiciens de reprendre leur souffle.
Mais, bien sûr, la primauté est donnée au petit dernier. Nous auront ainsi également droit à 3 autres titres issus de Khaos Legion : Bloodstained Cross, Under Black Flag We Rise (juste après le solo de batterie, et qui permettra à Angela de brandir le drapeau qui ornait un coin de la scène)  et Cruelty Without Beauty. Angela se permet même avant ce titre, qui traite du sort réservé aux animaux de laboratoire, de parler et de critiquer l’actualité française avec le Conseil Constitutionnel qui a déclaré le mois dernier la corrida conforme à la Constitution française, jugeant cela inacceptable. Pas sûr que beaucoup de monde dans le public ait compris de quoi elle parlait, mais tous étaient d’accord !
La deuxième partie du concert se termine par le classique We Will Rise, entonné en chœur par le public vers qui Angela n’arrête pas de tourner son micro pendant les refrains. Puis le groupe s’absente quelques secondes de scène, avant que Nick Cordle réapparaisse pour commencer les arpèges de la ballade instrumentale Snow Bound en guise de rappel, suivi de Michael Ammott pour les solos. Instant Kiss Cool de courte durée, puisque le groupe enchaîne avec le surpuissant Nemesis qui finirait presque d’achever le public. Cependant ce dernier en voudrait bien encore mais n’aura droit qu’à des bandes sonores en guise de conclusion pendant que les 5 musiciens reviennent sur scène pour le salut et la photo de rigueur. Et malgré une forte insistance du public, le groupe ne réapparaîtra pas, en laissant un petit goût d’inachevé avec ce rappel maigrichon. Certes le concert fut rondement mené, mais il est dommage de voir qu’aucun titre des trois premiers albums, période Johan Liiva, ne fut joué, alors même que le groupe a sorti en 2009 une compilation de titres réenregistrés avec le line-up actuel. Drôle de démarche. Nous garderons quand même en souvenir un excellent concert, grâce à une mécanique bien huilée qui dévaste nos contrée depuis plus de 10 ans, mais qui aurait bien mérité de voir son set rallongé de 2 ou 3 titres supplémentaires.

Grum (Novembre 2012)

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Commentaires

petoLe Mercredi 31 octobre 2012 à 09H57

Ah bah zut! Ça avait l'air bien.
Merci pour le report.