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Nightwish, Battle Beast, Eklipse le 18/04/12 - Nantes (Le Zénith)

Nightwish, le genre de groupe écouté en boucle dans ma jeunesse. Puis il y a eu le départ de Tarja en 2005 et le groupe s'est complètement éclipsé de ma platine pendant plusieurs années. Mais la sortie d'Imaginaerum en 2011 s'accompagne d'une tournée et d'un passage au Zénith de Nantes. C'est donc l'occasion de renouer avec les finlandais, vierge de tout avis, depuis l'arrivée d'Annette et la parution de deux albums. J'y découvre donc un groupe qui a pris de l'ampleur, une ampleur que je n'imaginais absolument pas. Un groupe de stade avec tout ce que ça implique : un show démesuré, un son réglé au poil de fesse, des effets pyrotechniques et de lumières dans tous les sens pour un public qui s'y connait à peu près autant en Metal que je maitrise la biologie marine des récifs coralliens. Ce n'est pas une critique j'apprécie aussi ce genre de concerts comme ceux se déroulant à 25 dans une cave. Mais revenons à nos moutons.

Arrivé sur le tard à cause du boulot, je zappe la première partie du quatuor féminin composé de trois violonistes et d'une violoncelliste, nommé Eklipse. Comme quoi Apocalyptica fait des émules. J'arrive seulement au début de Battle Beast, des finlandais eux aussi, avec une femme au chant, sauf qu'il n'est pas question de morceaux symphoniques ici. Le combo officie plutôt dans une veine Power / Heavy assez dynamique avec quelques relents Hard-Rock forts sympathiques.  Très traditionnel dans l'ensemble, mais Battle Beast sait créer des morceaux entraînants qui, même sans n'avoir jamais écouté le groupe jusqu'alors, restent gravés dans le creux de l'oreille. Le guitariste / chanteur sait y faire avec de bons riffs efficaces et mélodiques porté par une chanteuse qui a du coffre. La force de Battle Beast c'est aussi de pondre des refrains fédérateurs, que le public reprend en chœur, et de bon soli de guitare pas démonstratifs pour un sous. Par contre, on est dans le cliché le plus total, que se soit dans le look des musiciens hyper codifiés heavy-metal-à-cuir-&-clous, aux paroles risibles de Enter The Metal World ou Show Me How To Die que ne renieraient pas Manowar. Si j'avoue sourire de temps en temps du ridicule de la chose (ce qui fait aussi le charme du Heavy / Power), mine de rien la musique est convaincante et donne envie de donner une chance à l'album.

Après la traditionnelle entracte du Zénith sur fond d'AC/DC, l'on retrouve la scène parée d'un grand rideau blanc en bandelette qui scintille et bouge au grée des lumières et des souffleries. Projeté en ombres chinoises sur ce même rideau, Marco est assit dans un fauteuil à bascule et nous conte une histoire près du feu avec une musique légère inquiétante en guise d'introduction. Storytime est lancé, le Zenith tout entier acclame Nightwish qui prend possession de la scène. Première chose qui saute aux oreilles : le son est impeccable. Sans être trop fort, il donne l'équilibre parfait entre la voix d'Anette, les guitares, le synthé de Tuomas et la section rythmique. Un vrai plaisir de pouvoir distinguer tous les instruments. En arrière plan, un écran géant diffuse des images servant à illustrer au mieux l'atmosphère de chaque morceaux. Ne connaissant pas du tout la chanteuse Anette, je me laisse convaincre très rapidement par sa prestation dont sa voix légèrement enfantine colle parfaitement avec l'univers de Nightwish. Restant sceptique un instant sur sa capacité à chanter des morceaux plus anciens, mes dernières craintes s'envolent très rapidement lorsque j'entends Wish I Had An Angel ou The Siren très bien exécutés et sacrément énergiques. Les finlandais viennent surtout présenter leur dernier album, Imaginaerum, sorti fin 2011. La moitié de la setlist lui est dédié et j'y découvre un nouveau visage pour Nightwish qui n'est plus seulement un groupe de Metal Symphonique. Les orchestrations sont toujours bien présentes, mais l'ensemble est plus accessible et s'agrandit de nouvelles influences. Quand Marco et Anette annonce lancer un morceau Jazz, je pense d'abord à une pointe d'humour de la part des finlandais. Pourtant, Slow, Love, Slow débute et installe une ambiance cabaret Jazz intimiste et touchante à la fois. I Want My Tears Back m'étonne également avec sa ritournelle Folk celtique d'ailleurs renforcé par la présence du joueur de flûtes et de cornemuses Troy Donockley. Le musicien revient à plusieurs reprises, notamment pour Nemo revisité en version acoustique où le batteur Jukka a troqué ses fûts pour un cajon (une percussion ayant la forme d'une caisse en bois) et Empuu s'est saisi de sa guitare folk donnant une nouvelle dimension plutôt classe au morceau. D'une manière générale, il n'y a rien à redire sur les musiciens. Tous ont un jeu carré, précis et sont animés d'un énergie débordante et communicative. Ils prennent plaisir à jouer sur la scène du Zénith et ça se voit, plaisant même par instant avec le public. Sur la fin du set, les anciens tubes sont de sortie avec les fantastiques Dead The World et Over The Hills And Far Away qui seront repris en cœur par la foule. Difficile de faire plus épique. Nightwish revient pour un rappel avec tout d'abord l'hymne finlandais inconnu par chez nous, mais néanmoins fort sympathique, puis deux derniers morceaux d'Imaginaerum. Pour le final tout y est : extrême grandiloquence, orchestrations démesurées, rythmes effrénés, musiciens qui bougent dans tous les sens et déluges d'effets pyrotechniques et lumineux. Histoire d'en prendre une dernière fois plein la vue et plein les oreilles avant la tombée du rideau.

Les finlandais reviennent saluer le public et remercier le Zénith nantais qui leur offre une ovation méritée. Je me surprend même d'avoir assisté à un très bon concert alors que je n'en attendais pas grand chose, car Nightwish demeure sincère et généreux avec ses fans, en leur offrant une très belle prestation autant visuelle qu'auditive. Plus de sept ans après le départ de Tarja, le groupe a sacrément remonté la pente et l'avenir s'annonce des plus radieux pour eux.

Pentacle (Juin 2012)

Setlist Nightwish :


Taikatalvi 
Storytime 
Wish I Had An Angel 
Amaranth 
Scaretale 
The Siren 
Slow, Love, Slow 
I Want My Tears Back
The Crow, The Owl And The Dove
The Islander
Nemo
Last Of The Wilds
Ghost River 
Dead To The World 
Over The Hills And Far Away
Finlandia
Song Of Myself 
Last Ride Of The Day

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Commentaires

JillianGadberryLe Vendredi 22 novembre 2013 à 03H51

Heya just wanted to give you a quick heads up and let you know a few of the images aren't loading correctly. I'm not sure why but I think its a linking issue. I've tried it in two different internet browsers and both show the same results.