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Circle Takes The Square au Glaz'art Paris

Qu'est ce que la chance? C'est un peu le hasard d'écouter de manière effrénée un disque, et de voir l'artiste en question débouler en Europe, en France. Le luxe c'est de prévoir au moins trois dates avec le dit artiste. Circle Takes The Square se pose donc ce soir pour la première fois à Paris, dans le cadre de sa tournée en ouverture de Kylesa.

Le luxe c'est aussi d'avoir du haut de gamme en guise de première partie, et ce sont les canadiens de Ken Mode qui s'y collent. Musique crue, dure, à l'image de ces  lumières directes qui viennent lécher les visages des protagonistes. L'ensemble lancinant et criard n'est pas forcément accessible au premier venu, mais comme de toute manière les regards sont déjà tournés vers ce qui est à venir, on se contente sans arrière pensée de cet honorable set.

La formation tant attendue arrive, se prépare, et s'apprête enfin à faire chavirer la ville lumière. Cette première ne semble pas les stimuler outre mesure, et c'est derrière une attitude quelque peu introvertie qu'apparait le premier couac. Le quatuor se présente sur cette tournée en trio. Et oui, Kathy nous explique l'absence de David « he's got a job... » Qu'à cela ne tienne, on s'en contentera. Ça check, et on commence à envoyer comme si de rien était les décibels... enfin le sample. Un sample sifflotant sur un air bien connu!! La prise de contact se fait donc avec l'introduction du génialissime As The Roots Undo, accompagné de sa suite logique le grand "Same Shade as Concrete". Si grand que par les temps qui courent, où la mode revival est à jouer l'intégralité d'album marquant, on rêverait que cela s'applique ce soir à l'opus de 2005. Mais CTTS n'a pour le moment que peu de production, et aura bien le temps de réfléchir à cette approche.

Revenons à notre luxe, le luxe ne serait-il pas aussi l'opportunité de critiquer en dépit de la chance qui nous comble? Ainsi, même si cette entame au son de ces excellents titres dont "Crowquill" nous ravit, on reste quelque peu sur notre faim. En effet, le mur sonore du studio n'est pas rebâtit sur la scène parisienne, la faute à des guitares mollassonnes et des voix assez brouillonnes.

Il faudra deux autres morceaux pour corriger le tir, et c'est avec l'arrivée des sonorités tribales propres au dernier né Decompositions, que le CTTS qu'on aime, et qu'on attend se montre. Et quelle différence saisissante!!! C'est comme si ces premiers titres avaient servis de tâtonnement, de prise de température d'une ambiance qui se réchauffe crescendo au fil des minutes. Kathy commence à se lâcher, et à jouer ostensiblement du regard avec les premiers rangs, on ne retient plus Drew qui s'évade dans des mouvements tonitruants, et seul Caleb reste en retrait, dans l'ombre derrière ses fûts.

On avait vibrer il y a quelques mois avec "Tiger Suit" de Raein, CTTS a aussi son TITRE mais en plein milieu de set avec "In the Nervous Light of Sunday " Brutal, puissant, enivrant... difficile alors de rivaliser. Il y aurait bien eu "Kill the Switch" qui aurait parfaitement fait l'affaire, mais il n'a pas été répété et est particulièrement long et difficile, dixit Kathy. Qu'à cela ne tienne, on se régale de la fin d'un set d'une cinquantaine de minutes. On croit reconnaître encore du As The Roots Undo, "Non Objective Portrait of Karma", on apprécie clairement le reste et on se convint que nos prochaines rencontres avec le trio de Savannah ne seront que plus intenses.

C'en est fini, les regards se tournent maintenant vers Kylesa. Les regards? Pas tous, car quelques individus ces premiers rangs ont déjà désertés les lieux. Il faut dire l'autre formation de Savannah n'officie pas du tout dans le même registres que ses voisins.
On pourrait vous dire que Kylesa a fait un show honorable / grand / superbe (rayer les mentions inutiles) ; un set avec une assistance attentive / subjuguée / déchaînée (rayer les mentions inutiles, plusieurs réponses possibles) au son de ses meilleurs titres "Only One" ; "Tired Climb"; "Forsaken" ; "Don't Look Back" que le final a été judicieux avec "Unknonwn" et "Hollow" . Mais à la vérité, deux trois morceaux nous suffiront pour comprendre que cet univers n'est pas le notre. Et c'est aussi cela le luxe, tout en les remerciant pour ce plateau, c'est se permettre de snober un groupe connu et reconnu comme Kylesa, une fois... deux fois... trois fois?
Thank you and good night.

Undone (Février 2012)

Merci à Djou et Adrien.
Salut à Greg et Sabine.

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Commentaires

UndoneLe Lundi 20 février 2012 à 20H01

Ah ah c'est juste que j'étais juste en face, et que j'aime pas bouger une fois que je suis installé. :p

PentacleLe Lundi 06 février 2012 à 10H42

L'objectif focalisé sur les guitaristes / chanteuses que se soit chez CTTS ou Kylesa ahah. Sinon, vivement la date à Quimper, j'espère qu'elle sera aussi bien que ceux du début de tournée.

hell-mariachiLe Lundi 06 février 2012 à 10H28

Apparement t'as bien aimé la chanteuse de Kylesa au vu des photos héhéhé.

Bibise mon poulet

Greg