Joey Cape, Tony Sly & Jon Snodgrass Backstage (Paris)

Un an et des poussières après le concert déjà mythique de Joey Cape, Tony Sly et Jon Snodgrass à la Pèche (Montreuil), les 3 compères sont de retour à Paris (avec Brian Whalstrom au clavier) grâce à Emodays.

Combien de fois les ai-je vu ? 8 ou 9 fois pour No Use For A Name… 6 ou 7 fois pour Lagwagon… Dans les endroits les plus mythiques ou saugrenues de France, d’Europe et d’Amérique du Nord. Alors autant le dire ipso facto, ici, là, tout de suite : je ne suis pas objectif en ce qui les concerne. Ils sont la sève de mon adolescence, l’étoffe de ma nostalgie, l’écho d’une époque âge-d’or que rien ne peut altérer. Et il y a fort à parier qu’il en était de même pour la grande majorité des spectateurs présents. Car il n’y avait pas d’ado’ au Backstage. Pas de novices. Pas de public nouveau-venu. Les fidèles d’aujourd’hui étaient les fidèles d’hier. Et les chœurs sur les chansons l’attestaient. Ce sont les plus vieux titres qui ont remporté le plus grand succès. Ce sont eux qui ont été repris par toute la petite fosse amassée.

Le concept "on stage" est pour beaucoup dans cette messe d’émotions vives. Joey Cape, Tony Sly et Jon Snodgrass jouent en acoustique les titres de leurs groupes respectifs et les quelques compos de Scorpios, le combo qu’ils ont récemment formé. Le set commence ainsi avec "To All My Friends". Cape fait le frontman et les deux autres les back’. Puis Tony Sly devient le lead et les autres suivent sur "Soulmate". Et au 3e coup de guitare, c’est Jon Snodgrass qui exécute "Break Your Frame". Et ceci pendant deux heures. Pêle-mêle déboulent alors sous nos yeux "I’m Not Your Saviour", "Justified Black Eye", "Violins", "Alien8", "May 16th", "Jessica's Suicide", "The Ramones Are Dead", "Let me down", "Via Munich", "On The outside" etc etc. Cape est toujours aussi incroyable pour transmettre ses émotions, Sly n’a pas son pareil pour faire vivre des mélodies et Snodgrass par son coup de guitare vigoureux et son accent du Colorado nous plonge une nouvelle fois dans le deep USA.

Les deux heures n’ont pas été lisses pour un sous, et pour tout dire, même un brin bordélique : entre les allers et retours sur scène, un bourré qui s’est fait virer à coup de pompes par un videur visiblement peu habitué aux us des concerts punks, un spectateur invité à chanter "Montréal", des problèmes de son-micro pour Tony Sly, des shots à foison et une pléiade de vannes entre les protagonistes. Le moment fut haut en couleur.
Et il a rappelé par la même une jolie vérité  : Folk et punk ont tant de choses en commun.

Turtle (Novembre 2011)

Merci à Emodays et à Djou.

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