European Invasion Glazart

Le Glazart, lundi 23 Mai

Le Glazart accueillait hier soir The European Invasion Tour, un évènement organisé par Oragerock, et, ma foi quelle superbe affiche que voilà ! Un line-up riche et cohérent qui fait la part belle au death technique « nouvelle génération », avec en bonus la première de Born of Osiris en France ! Pour l’occasion, Deep in Hate s’est joint à la ronde pour montrer que la France, c’est plus que la baguette, le vin, le béret et la Tour Eiffel.

Et ce sont donc les parisiens de Deep in Hate qui ouvrent les hostilités avec un death brutal efficace quoiqu’un peu (trop) convenu. Sans être originales, les compos des cinq gaillards « envoient du lourd » et nous mettent dans le bain pour la claque à venir.
Leur set a apparemment été amputé d’une chanson (problème de timing, on imagine), qui laisse un petit goût d’inachevé à leur prestation.

S’en suivent les autres Français, de Gorod cette fois ! Les ayant vus lors de leur passage à Unleash The Hostile Tour, je savais à quoi m’attendre de la part des mathématiciens du death metal. Et force est de constater qu’ils ont effectivement trouvé l’équilibre parfait entre rythmique entraînante et solos techniques de très bonne facture. La formule fonctionne, pourquoi s’en priveraient-ils ?
Les Gorod nous servent un set efficace qui vient rendre visite à leurs deux derniers albums, Leading Visions et Process Of A New Decline, et qui se termine par l’incontournable Disavow Your God. A noter que le superbe pont technico-mélodique de ce titre a été effectué sans la basse (problème… technique.). Nous avons donc pu profiter un maximum de la virtuosité des guitaristes qui n’ont pas faibli un seul instant, et ça, c’est très fort.
Bref ce soir Gorod avait la pêche et nous a bien fait kiffer la vaïbz, d’autant plus qu’ils sortaient ce soir là leur dernier EP, Transcendance.

La chaleur commençait réellement à se faire sentir dans la fosse, mais heureusement le Glazart est équipé d’une sympathique terrasse ouverte, où les fans peuvent même rencontrer les artistes qui jouent. Le temps de reprendre ma respiration et de bavarder avec les mecs de 2Guys1Tv, vlà-t-y-pas que les Veil of Maya montent sur scène.

Alors là attention, on ne rigole plus. Equipé de leurs deux albums All Things Set Aside et The Common Man's Collapse, et de leur album sorti récemment, [id], Veil of Maya opère dans un deathcore progressif et technique de haute volée, et compte bien nous faire headbang comme des tarés.
Dès l’intro, la foule part en délire. Les rythmes ultra saccadés des américains ne nous laissent aucun répit. La violence du pit monte encore d’un cran, et les « moshers » s’en donnent à cœur joie en faisant tournoyer bras et les jambes tels de gracieux danseurs classiques : ça mosh, ça slame, ça « two-step » dans tous les sens à mesure que le set des VoM avance.
Heureusement, le combo a eu le bon goût de faire retomber la pression en incorporant plusieurs passages plus calmes, le temps de reprendre son souffle. Et ça repart, le chanteur exhorte la foule à un circle pit, exécuté dans la seconde qui suit, preuve de la réactivité et de l’enthousiasme de ce soir.

Les spots se rallument, VoM descend de scène, et c’est maintenant au tour de Born of Osiris (BoO) de mettre le feu. Les jeunes Américains jouent eux aussi dans la cour du deathcore / prog, mais ont la particularité d’intégrer à leurs compos des sonorités spatiales du plus bel effet, que leur dernier album, Discovery, amplifie et magnifie.
Pour une première en France, BoO a décidé de nous en mettre plein les mirettes. Le set fait la belle part au dernier opus des Illinois, sans pour autant laisser sur le carreau leurs deux premiers opus, The New Reign et A Higher Place. Le son est excellent, notamment le synthé qui nous fait voyager dans l’espace grâce à ses nappes éthérées qui s’étendent par-dessus la violence du deathcore du groupe.
Follow The Signs, Open The Arms of Perdition, Recreate, Bow Down … autant de titres qui font chavirer les coeurs et bouger les têtes.  

Place à la tête d'affiche de cette jolie tournée, qui est définitivement placée sous le signe de la hype, les bien nommés The Faceless. Ces jeunes freluquets ayant fraichement remercié  leur chanteur et leur bassiste, c'est donc sans surprise qu'on se retrouve face à deux nouveaux garnements, largement à la hauteur des attentes (au fait, où/quand/comment ils ont trouvé le temps d'apprendre le set ?).
D'ailleurs ce petit chanteur très énervé donne un nouveau charisme au groupe, plus méchant, plus death metal... Mention spéciale à l'esquive du bisou « du gros casse-couilles qui squatte la scène » (si si, il y en a un à chaque concert), qui, plus tard, s'est pris un bon coup de pied au cul par le guitariste Steve Jones !
Comme en studio, le son est parfaitement équilibré, l’exécution réglée au poil de cul prêt, et le jeu de scène, quoique sérieux, reste un très bon spectacle. Bref, les jeunes The Faceless sont tout simplement les futurs grands du genre.
Les compos ne s'y prêtant pas forcement, le public est plus statique mais reste tout de même très réactif aux pièces de Planetary Duality, qui constituent la quasi-totalité du set (à l'exception de l'extrait de leur futur album disponible ici) et de An Autopsy » extrait de Akeldama).
Une prestation pas trop longue, juste ce qu'il faut pour pas nous saouler et on tire la révérence face à un parterre conquis mais épuisé après cet enchainement de set de haute volé.

Autant, toute cette scène techno-mélodico-deathcore-bidule chouette commence à se morde la queue, autant avec des prestations pareilles on voit tout de suite qui sont les maitres en la matière.Quand les festoch' européens vont-ils se décider à programmer plus de formations de cette trempe?

 

DaFredz (Mai 2011)

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Commentaires

JcKmArLe Vendredi 27 mai 2011 à 15H40

@Dafredz Oui 5 groupes mais je connais pas Deep in Hate. Par contre Gorod, BoO, Veil Of Maya et The Faceless je connais et ça envoie du lourd, voila le pourquoi des 4 groupes de ouf :)

D'ailleurs, je suis totalement d'accord avec toi
sur la fin de ton récit : la scène patauge, mais les maîtres du style assurent !
Après pour [id], c'est vrai qu'il est court, à la manière d'un EP. C'est d'ailleurs le gros point fort d'[id], assez court et ultra intense !

Ps : le nouveau morceau de The Faceless dépote sévère

LeinatanLe Vendredi 27 mai 2011 à 13H50

Put*** qu'est-ce que ça devait être bien!!!

@JcKmAr ben l'album dure 30 minutes, il me semble donc que ça peut encore être considéré comme un EP, mais vu le nombre de titres c'est vrai que ça fait plus penser à un album...

DafredzLe Vendredi 27 mai 2011 à 10H36

@karjim: ouaip c'était trop trop bien, les groupes se sont fait plaisir, et ça donnait la pêche au public! Et pour le bisouteur, faudrait donner des répulsifs aux zicos pour les virer de la scène haha.

@JcKmAr: je corrige ça toud'suite, CHEF! Et y avait 5 groupes, avec Deep In Hate!

JcKmArLe Vendredi 27 mai 2011 à 09H03

4 groupes de ouf dans la même soirée, pas le temps de s'emmerder ! Petite précision [id] est un album et non un EP

karjimLe Vendredi 27 mai 2011 à 00H50

Putain mon salop le live que ça devait être, t'as du te régaler Fredzo
PS: Le kisseur relou du concert, il parait que c'est le même à chaque concert, il vole et pratique la télé transportation, c'est pour ça qu'il est partout ;), je crois même qu'il s'appelle Gontrand le Gland