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Murderdolls le 28/01/11, Rennes (l’Étage)

Murderdolls à Rennes, c'est l'occasion de faire un retour vers l'adolescence, de revivre l'époque des premiers émois à l'écoute des Slipknot, Korn, Rammstein et bien d'autres. D'ailleurs le public est assez éclectique entre les ''vieux de la vieilles'', la trentaine entamée ayant été biberonné au Néo dès leur plus tendre enfance et les plus jeunes découvrant le monde du Metal depuis quelques années à peine.

Je passerais très rapidement sur le choix discutable des premières parties que sont les rennais de Hand Of Blood et leur Metal-Hardcore très classique dans la forme et sur le Metalcore / Deathcore de Marionette qui ne me parle pas vraiment, pour passer directement à Murderdolls.
Évidemment, la crainte de vivre la même expérience qu'à Bordeaux le soir précédent est palpable. Pour rappel, Joey Jordison avait quitté la scène écourtant largement le concert pour des soit-disant soucis d'acouphènes. Heureusement ce soir, ce ne sera pas le cas. Si Murderdolls se fait attendre avant de monter sur les planches, il est fortement appérciable de voir un groupe soudé, content d'être là et très motivé. Joey et Wednesday 13 ne mettent pas longtemps avant d'enflammer les premiers rangs, leur charisme aidant beaucoup. Normal aussi quand on joue les tubes que sont Dead In Hollywood ou People Hate Me qui font forcément hocher la tête avec l'impression d'avoir dix ans de moins. Parés de leurs fringues Glam et de leur maquillage de zombie qui renforce le délire musical ces cinq gosses qui ont oublié de grandir, Murderdolls présente les derniers morceaux de leur nouvel album cyniquement nommé Women And Children Last, suivant à la lettre la célèbre maxime sex, drugs&rock 'n roll. Sans trop les connaître, Chapel Of Blood, Pieces Of You ou Nowhere font toujours dans la recette Punk / Metal et d'autres durcissent même étonnamment les compos : My Dark Place Alone. Les soli sur Summertime Suicide sont bien amenés et justifient à eux seuls le côté Rock'n roll de Murderdolls.
En milieu de set, le batteur Racci Shay, annoncé malade par Wednesday 13, laisse la place au cogneur masqué de chez Slipknot pour le plus grand plaisir du public conscient d'assister à quelque chose d'assez unique. La différence est mine de rien assez impressionnante. La force de frappe n'a clairement rien à voir, les coups sont monstrueux et même si le niveau technique n'est pas le même que chez Slipknot, ont a l'impression que la batterie a doublé en puissance. Malheureusement comme Joey n'a pas le don d'ubiquité, le poste de guitariste rythmique est vacant et cela se ressent dans les compositions un peu bancales en terme sonore, mais on ne boudera pas notre plaisir d'avoir vu le bonhomme en action derrière les fûts. Racci Shay revient quand même pour jouer les derniers morceaux. Respect à lui pour avoir assuré le spectacle jusqu'au bout dans un état de zombification avancée et ça sans maquillage, lui.
Murderdolls fini sur d'anciens titres qui font décidément super plaisir à entendre tels que I Love To Say Fuck ou She Was A Teenage Zombie. Petite déception : on n'aura pas eut le droit à White Wedding, mais bon vu le nombre de morceaux joués, deux titres en rappel et une heure et demi de concert plus tard, il serait mal venu de faire la fine bouche. Murderdolls aura été largement à la hauteur de mes attentes, un poil rock star dans l'habitude, mais tout souriant et fidèle à eux-mêmes dans leur visuel et leur musique. C'est tout ce dont je leurs demandais, donc merci à eux pour cette bonne soirée.

Pentacle (Mars 2011)

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Commentaires

iam_trying_to_beliveLe Mercredi 16 mars 2011 à 16H05

Je suis allé voir la première date de leur tournée européenne, à Amsterdam. Ayant déjà vu Wednesday 13 en solo, je savais plus ou moins à quoi m'attendre en me rendant avec ma copine au cultisime Melkweg d'Amsterdam. C'est d'ailleur là que j'ai vu Wednesday 13 pour la première fois. L'endroit est mythique, l'ambiance était incroyable et dès le début du set, la moitié du public s'est immédiatement lancé dans un pogo ultra violent, mais "fair play", qui a duré tout le set sans cesse.
La track list devait probablement être la même qu'en France (et partout ailleurs), à peu de choses près. Je me rapelle évidemment les hymnes I love to say fuck, Dead in Hollywood, Twist my sister et j'en passe. Mais on a eu droit également à du moins connu comme I take drugs et Welcome to the strange. Une bonne moitié des titres interprétés ce soir là provenait de leur dernier effort, Woman and Children last, ce qui fut grandement apprécié. On a pu alors s'éclater tant sur les nouvelles compos bien rôdées que sur les anciens titres qui nous fesaient tant délirer, il y a plus de huit ans déjà.

J'avais 15 ans quand leur premier effort était sorti et j'ai toujours apprécié écouter cet album. Woman and children last est également un très bon album. Je suis du même avis que notre ami Pentacle, c'est très amusant d'être à concert et se sentir rajeunir tout à coup, simplement parce que nos mémoires d'ado refont surface grâce à groupe souriant et motivant, à un simple concert de metal.