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Converge, Kylesa, Gaza, Kvelertak le 28/07/10 - Nantes (Le Ferrailleur)

Kvelertak.
Aux chiottes Van Halen.

Ouais. Ce qu'on veut entendre au stade maintenant c'est Kvelertak. L'énorme buzz (mérité) de cet été est en charge de chauffer la salle sur cette tournée européenne. A vrai dire elle n'en a pas vraiment besoin, la température ambiante étant déjà étouffante, mais qu'importe. Lorsque les six norvégiens débarquent l'ambiance décolle rapidement malgré un public encore peu familier avec leur mixture de Punk Hardcore et de métal à la suédoise. Il faut dire que les (six!) gaillards n'ont pas volé leur réputation naissante d'infatigables bêtes de scène. Transpirant eau, gros son et enthousiasme, bien aidés par leurs trois guitaristes, porté à bout de bras par un frontman déchainé en dépit d'une salle que l'on sent un peu surprise par un tel déferlement, Kvelertak en impose. Imaginez Fucked Up qui jouerait du Satyricon par trente cinq degrés: frais énergique, rock'n'roll. Tout est dit. J'entends un peu partout que leur disque ne passera pas l'année, ce dont je ne suis pas si sur. Surtout lorsque l'on voit le surplus d'âme que les norvégiens insufflent à leur musique en live. Le buzz va retomber mais le groupe va revenir. Et à ce moment là il sera gros, très gros. Baroness et Kylesa peuvent avoir du soucis à se faire en termes de ventes de T-shirt.

Gaza.
Ta tête dans le mur (plusieurs fois).
Gaza, c'est pas faute d'avoir de gros amateurs dans l'équipe mais on ne vous en parle pas, ou peu. Déjà deux skeud, zéro chroniques... il n'y a aucune excuse valable à cela. Premier raid européen pour les gars de l'Utah. Gaza, c'est la véritable raison de ma présence: Un des groupes les plus plombés et furieux qui soit, passionnant et qui plus est rare par chez nous par la force des choses, ça ne se manque pas. Surtout lorsqu'il est plutôt bien accompagné. Résultat des courses: une playlist intelligemment répartie, un frontman géant, une ambiance de plomb et une dédicace à maman venue d'ailleurs. Car, oui, Gaza est écorché, oui Gaza est sombre, oui Gaza fait mal comme peu (on pensera aux fantastiques AmenRa) mais Gaza est un monstre à échelle humaine, proche, ouvert, simple... presque touchant. Ca change des grosses cylindrées américaines. Entre deux petits discours, les mandales pleuvent - ou l'inverse - et le second opus des ricains se révèle pleinement, largement au niveau de son illustre aîné. Mathias le (faux) méchant Pigeon, toujours dans les parages, s'invite sur scène pour une prestation des plus impressionnantes. Le concert se termine, tout le monde est pétrifié. Le groupe se fond déjà dans la foule, les mains se serrent et maman fait la connaissance des fans européens de son rejeton. Tout va bien en fin de compte.

 

Kylesa

... a arrêté le Prozac.
Un peu refroidi par leur prestation honnête mais frustrante quelques moi plus tôt, c'est avec prudence que j'aborde cette seconde date Nantaise de Kylesa. D'une qualité incontestable, les compos les plus récentes du groupe de Savanah semblaient quelque peu peiner à passer l'épreuve du live là où Static Tension avait emporté la décision un peu partout, suscitant l'enthousiasme avec une immédiateté déconcertante. Attentes toujours, donc, mais avec une exigence de résultats toute autre. Il faut surtout éviter un set sur pilote automatique, je ne demande rien de plus. Coup de chance ou coup de pied au cul (?) Le Kylesa du mois d'Aout est visiblement en grande forme, Laura assure d'avantage son chant même si elle semble à jamais condamnée à mieux hurler qu'à chantonner, l'enchaînement des titres est bon. Les hymnes sont toujours les mêmes et toujours présents mais joués avec un supplément d'envie. On aperçoit même un ou deux sourires sur scène, preuve que les américains sont bien des êtres humains et non des robots et, mieux, qu'il semble un minimum apprécier leur passage sur la scène du Ferrailleur. Pour le reste, c'est du classique, du Kylesa comme on le connaît, solo de battries compris. Prestation rassurante plus que bienvenue.


Converge
Classic Shit.
Converge c'est fou, Converge c'est fort, Converge c'est intense. Converge c'est pour moi avant tout un authentique groupe de live même si leur discographie aventureuse et singulière les met de toute façon à part sur l'échiquier hardcore. La raison à cela est simple: au delà de ces titres fantastiques dont on pourrait égrener la liste trois lignes durant, l'atout principal de Converge restera à jamais Jacon Banon. Cette carcasse décharnée et tatouée, véritable boule de nerf et de haine autant que Frontman accessible incarne à lui seul ce que peut être Converge dans un grand jour. Et lui l'était. Ce concert fut autant celui des natifs de Boston que du public Nantais, le micro allant incessamment de l'un vers les autres. Possédé, bondissant, le frontman retourne la salle en un instant et même si la prestation du soir fut peut être un peu moins magistrale que lors du dernier passage des américains au Ferrailleur la passion dégagée/provoquée par le quintet ne peut que frapper. La furie discographique se meut en folie collective live. Les titres parpaing défilent sans discontinuer, juste entrecoupés de quelques mots et même d'un petit moment de relâchement (Banon s'amusant gentiment de beuglements provenant du public en singeant un pirate cuit par l'alcool, main sur l'oeil en guise de cache œil) et le concert arrive à son terme avant même que l'on ne s'en rende compte. La ratonnade fut bonne et, fair-play, Bannon aide lui même le ferrailleur à se relever alors que les ligts laissent la place à l'éclairage de la salle. Quelques instants de communion avec les premiers rangs, remerciements et poignées de main chaleureuses. Non décidément cet homme, véritable superstar des sphères hardcore et son groupe sont à part.

Craipo (Novembre 2010)

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