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Comadre pour la fete nationale le 14/07/2010 - Paris

« L'été sera chaud, l'été sera chaud » suintant serait-on tenté de dire en pénétrant dans le petit sous-sol exiguë qui accueille le concert du soir. Pour la fête nationale, The Grass Was Never Green a décroché le gros lot, en nous offrant This Routine Is Hell, Punch et surtout Comadre.

Arrivé trop tard dans le sauna commun pour réellement apprécier le trio français Birds In Row, c'est avec les bataves de This Routine Is Hell qu'on tâtera le terrain. Au programme Hardcore déstructuré aux allants noirs et mélancoliques, avec un chanteur boulot boulot mais charismatique, et dont le sérieux colle comme il se doit avec des paroles à la limite du morbide n'appelant clairement pas à la joie de vivre. Remerciements sincères, mais teintés d'humour... noir forcément sur la barrière de la langue. Formation à suivre.

Les coups font d'autant plus mal qu'ils sont assénés par surprise, avec Punch – formation qui porte son nom à merveille – la violence de l'impact est autant dans le son que dans l'étonnement. En effet, qui aurait pu penser que ce petit bout de femme serait capable d'un tel déferlement de cris? On pense un peu à Candace de Walls Of Jericho, puis à y réfléchir c'est vers un groupe déjà aperçu en première partie de Comadre que les souvenirs se tournent: Rolo Tomassi et sa chanteuse Eva . Même organe puissant et rauque, derrière une féminité à croquer. Ainsi, même si musicalement l'aspect basique et brut, ne plaira pas à tous, le charme agit.

Vient alors l'heure de Comadre, ici pas de possibilité logistique de se mettre en cercle public tout autour. Alors on se contentera, pour finir littéralement sur la basse, du rapproché demandé et que nombre de musiciens trouveraient indécent. Mais c'est cette proximité qu'aime Comadre, qu'on aime chez Comadre et simplement qui fait Comadre. Une accessibilité qu'on estampille D.I.Y. qui n'est en fait qu'un choix de vie.
Puis il y a les titres, vifs, courts et toujours intenses : "The Sweeter The Juice "du split avec Glasses," Camel Bucks "de celui avec Trainwreck, " Grow Worms " du controversé A Wolf Ticket, " Sabado Gigante "du désormais classique Burn Your Bones. Energie couplée aux sentiments exacerbés, l'étiquette qu'ils refuseraient à coup sûr de Screamo-Punk leur va si bien ; et les slams en chantant de Juan sous un plafond d'à peine deux mètres, tout comme ses parades intrusives dans le public qui ne fait au final plus qu'un avec le quintet, finit d'achever l'œuvre que représente chaque concert et renforce l'idée de communauté qu'il véhicule. Titre à la demande, et " Hit Me Up On my Celly-Cell " porté par un « It's the only medication » attendu et hurlé de tous, mais aussi remerciements de Steven et son incapacité à exprimer le fond de sa pensée, rendent le combo encore plus humain, touchant et emplie d'une sincérité à toute épreuve.

On finit donc fatigué et trempé, avec et tout comme le groupe, à tout juste 21h30. Bien sûr on aurait aimé que cette soirée dure toute la nuit, mais l'aspect brut de décoffrage rendant le set court et intense fait parti de l'exercice, et c'est aussi ce qui le rend si savoureux. Comme par exemple celui de Loma Prieta il y a juste un mois.

Undone (Juillet 2010)

Merci à Lyra, et aux Metalorgiens présents.

 

Merci à The Grass was Never Green pour avoir dégoté ce concert.

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