Sabot, Das Simple le 19/06/2010 - Marseille (La Machine à Coudre)






































Hilary et Chris sont américains, habitent à Tabor en république Tchèque et pratiquent respectivement, de la batterie et de la basse, sous le nom de Sabot. Cette tournée  représente les 20 ans d'existence du duo. Pour l'occasion, Sabot a sorti un très bel album photo accompagné d'un DVD qui résume leur long bout de chemin. Car c'est un fait, Sabot se n'arrête jamais de tourner, d'enregistrer, de voyager... bref, de jouer en somme. Du Pakistan au Chili, en passant par la Corée du Sud. Ce soir, c’est à Marseille.

C'est Das Simple, groupe marseillais que je connais uniquement de part son imagerie loufoque de très "bon goût", qui ouvre. Sur scène il y a un gros pape en lunette de soleil qui grommelle et éructe, des mecs en combinaisons blanches façon Mike Patton et d'autres types même pas déguisés, mais dont la gueule suffit amplement à faire de Das Simple un truc que tu ne vois pas tous les jours. Musicalement parlant, ça part dans tous les sens. Du fracas noise rock sur-vitaminé jusqu'au psychédélisme enfumé en passant par des parties lyriques et ambiancées, et cela au sein d'un même morceau. Nos Mr. Bungle à nous ? Pourquoi pas. Sur la globalité j'ai trouvé qu'une paire de morceaux surclassaient largement tous les autres. Peut être les derniers composés ? Quoi qu'il en soit, lorsque Das Simple est a son top niveau, avec une assise rythmique basse/batterie bouillonnante et des guitares survoltées réellement originales, ça le fait complètement bien. A revoir lorsqu'il fera un peu moins de 40°C à La Machine à Coudre.

Je n'ai pas vraiment d'explication à cela mais les "vieux" groupe de rock ont toujours un son de basse hallucinant. Les balances de Chris me font déjà hérisser le poil tant la moindre vibration de corde résonne et fait écho dans tout le corps. Les disques de Sabot sont plutôt très bons mais c'est sur scène que leur énergie punk s'exprime véritablement. Il n'y a qu’à voir les bananes qu'ils tirent à l'entame du set pour s'en convaincre. Que ce soit dans les parties jazzy alambiquées et ultra-groovy ou au beau milieu des cavalcades noise rock imprévisibles qui ne manquent pas de liant, Sabot se donne à 200%. Du pur bonheur en barre qui dessine un trait tortueux entre Hella et Nomeansno. Nerveuse, Hilary est une véritable pile électrique qui refile au jeu de basse de Chris une tension quasi permanente. Entre eux 2, l'entente est juste parfaite. Il suffit d'un clin d'œil ou d'un sourire complice pour que tout s'emballe. Le public jubile et en redemande. Il en aura jusqu'à plus soif. Bravo !

Senti (Juin 2010)

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