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Grown Ups, Into It. Over It, Cavalcads, Child Meadow le 10/06/2010 - Marseille (O'Bundies)


























Ce soir c'est un peu le show dans ton salon. Comprenez une affluence digne d'une soirée entre bons potes en comptant les membres des groupes. C'est Child Meadow, duo basse/batterie avec 2 vrais morceaux de Bokanovsky à l'intérieur, qui établi le contact avec les 10 pelés qui squattent la cave du O'Bundies. Une demo rapidement enregistrée sous le bras, un 12" sur les rails et un split avec Stoakland à l'horizon, les toulonnais balancent une poignée de titres qui oscillent entre effluves mélancoliques et une énergie foutrement rafraichissante. La tension est là, les morceaux ne tournent jamais autour du pot (sauf exception sur "la longue et chiante") et la guitare revêt un grain magmatique qui le fait bien, dans les virées mélodiques comme lors des chutes plus incisives. Les textes en français, emprunts d'un filigrane très personnel, sont excellents. Il m'a paru juste dommage que le chant de Clément ne se hisse pas davantage au dessus des branchages. Un demi-set très bref qui me donne juste envie d'entendre au plus vite leurs prochaines compositions, qui à n'en pas douter, seront plus abouties.

10 minutes. C'est le temps imparti à Cavalcads (50% feu-The Third Memory + 50% Bokanovsky) pour étaler leurs 4 premiers titres. Leur hardcore semble être le parfait point d'accroche entre l'intensité hautement inflammable de The Third Memory et le côté crusty de Bokanovsky, amplifié par le chant âpre et rêche de Cédric. Les morceaux sont directs mais prennent le temps de surprendre, notamment grâce à des parties de batterie inventives qui relancent la machine encore plus en avant et un faisceau vocal alimenté par chacun des membres. On attend de pied ferme une première sortie.

Panne de van = Grosse galère. On a bien cru que les ricains n'arriveraient jamais ou bien trop tard pour pouvoir jouer le moindre morceau. C'est à minuit qu'il faut débrancher les amplis et à 23h passés, les chicagoans de Grown Ups et Into It. Over It sont encore sur la route. C'est une vraie délivrance lorsque leur van déboule rue d'Italie. Le temps de planter le frein à main et de tout déballer à bout de bras, Evan Thomas (aka Into it. Over It) est déjà en place avec sa guitare et son t-shirt Black Flag pour un court set d'une poignée de morceaux. Content d'être là, introduisant non pas sans un brin d'humour ses compositions de quelques mots, Evan égraine ses pépites emo folk avec une vraie conviction et une finesse de tous les instants. C'est juste beau et éclairé. Les influences sont multiples mais j'ai juste envie de citer Pinback. C'est peut être le côté barbu qui me fait pencher vers Rob Crow. 52 morceaux, parfois très courts, parfois sinueux comme un fleuve. Ce soir nous n'en avons entendu que 7 ou 8 mais il y en a bien 52 sur le double LP sorti sur No Sleep Records. Pour 2010, Into It. Over It prévoit la sortie de pas moins de 6 7" partagés avec Bob Nanna & Lauren Lo, Pswingset, Empire! Empire!, Snowing, Castevet et Everyone Everywhere.

Aucun check son ni quoi que ce soit, Grown Ups ça explose dès que les jacks sont raccordés. C'est la course contre la montre pour caler un max de morceaux jusqu'à 00h00. Ces 4 gamins de Chicago viennent de sortir un bien bel album emo sunshine sur Big Scary Monsters. Le genre de truc qui te donne la banane 1000 dans la veine de toute cette palanquée de groupes éphémères post-Cap'n'Jazz comme Algernon Cadwallader, Snowing et Street Smart Cyclist. Sur scène c'est encore meilleur, Grown Ups crève le plafond à grand coup de mélodies enivrantes et d'une énergie ultra positive qui occupe littéralement tout l'espace. Le niveau technique des gaziers est juste impressionnant pour leur âge, sans compter ce batteur qui y va comme un sourd pour (re)cadrer l'ensemble. Faute de temps, le set est aussi court qu'intense. Ca se donne à fond sur toute la ligne, l'investissement est palpable du premier au dernier tubes. Et des tubes, il n'y a définitivement que ça sur More Songs.

Senti (Juin 2010)

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