Chronique live de l'Underdone Fest le 06-07/11/04 - Le Cannet

Il est 11h30, et nous arrivons au site o� se d�roule l�Underdone Fest, � savoir La Palestre (Le Cannet). Beaucoup de personnes se pressent devant l�entr�e depuis 1h30. Freygolo doit d�buter les festivit�s sur le coup de midi dans une salle qui semble immense. Comme � leur habitude, ils nous d�livrent un punk rock cuivr� tr�s speed, et y mettent une �nergie assez incroyable au vue des jumps qu�ils nous proposent (voir les photos). Les morceaux de leur second album, Time To Drop The Gun, s�encha�nent assez rapidement  "Inside Conflict�s Toy", "Wasting My Time Again", "Loaded Ice", "All Is Said And Done� ",  entrecoup�s de quelques passages de leur premier opus : (Sur)Prize Fool. On regrettera le manque ind�niable de spectateurs, ceux pr�sents ayant largement de quoi appr�cier la prestation sc�nique des Ni�ois. Le combo nous aura su nous mettre en app�tit, un set particuli�rement r�ussi qui met le Fest sur de bons rails.

C�est au tour de Minimum Serious de prendre le relais. C�est devant un public restreint que le groupe d�bute. Personne n�avait vraiment l�air d��tre dedans mis � part quelques admiratrices en furie, qui, � en croire leurs cris, n�auraient pas �t� contre une petite gorg�e d�eau du chanteur.

Les premiers �trangers � se pr�senter sur la sc�ne de l�Underdone Fest seront les Canadiens de Belvedere. Il n�est que 13h45, et le groupe n�a apparemment pas eu le privil�ge d�un horaire de soir�e, ce qui n�a pas l�air de d�ranger Steve and Co�.
Ainsi, d�s les premi�res notes, le changement est total, de la pop-punk plut�t calme de Minimum Serious, au  skatecore tr�s technique et rapide de Belvedere, la salle commence � chauffer et l��treinte de la fosse se resserre. Beaucoup de chansons de leur derni�re production Fast Forward Eats The Tape seront pr�sentes sur ce set. On notera p�le m�le : "Brandy Wine", "Subhuman Nature" ou encore "Slaves To The Pavement" avec le solo de Scott (deuxi�me guitare) qui fera une nouvelle fois monter la pression. Jason (basse) aura, � plusieurs reprises, prit le temps de faire comprendre au public comment faire un circle pit, sans grand succ�s h�las.
Des roulements de batterie �normes, un jeu rapide et m�lodieux, c��tait probablement la prestation la plus int�ressante de la journ�e, le public semble conquis � la cause du groupe.

Pas le temps de souffler, les Californiens de Throw Rag entrent en sc�ne. Un petit peu de curiosit� vis-�-vis de groupe, sachant que les reports des diff�rents concerts effectu�s avec les Mad Caddies et Belvedere, �voquaient un groupe pour le moins � sp�cial �. Effectivement, une fois la lumi�re allum�e, on remarque un membre du groupe muni d�un instrument assez inhabituel : une planche m�tallique qui se joue avec deux cuill�res � soupe. A plusieurs reprises, il prendra la transpiration de ses aisselles, puis de son post�rieur, pour les jeter dans la fosse. Pas tr�s propre, mais se fut bien distrayant de voir la fosse se vider � vitesse grand V. Surtout qu�il n�allait pas en rester l� en d�cidant de se jeter dans la fosse � la recherche d�une proie qu�il va faire monter sur sc�ne, lui demandant d�essayer ce fameux instrument. La pauvre victime, une fille qui lui a vraisemblablement tap� dans l��il depuis le d�but du show, a un peu de mal et doit jouer avec les cuill�res, qu�il s�est mit, au pr�alable, dans le c**. Musicalement, on a affaire � un m�lange de rock, punk et hardcore  assez inhabituel ; le public sera ravi de leur jeu de sc�ne, mais la musique ne semblera pas les avoir marqu�.

Retour � un punk plus conventionnel avec l�arriv�e des fran�ais de Dirty Fonzy. Un punk n�roll tr�s �nergique accompagn� d�un trompettiste qui va faire la joie d�une salle qui se comble de plus en plus. Les Albigeois vont nous faire plaisir en d�roulant une bonne dizaine de chansons tir�es de  Playing Punk Songs. Une puissance folle, quelques petites originalit�s comme un court passage d�harmonica sur "77", une bonne communication avec le public et surtout un accent du sud-ouest bien prononc� : pour une premi�re,  leur set aura eu l�effet d�un Guronzan !

La salle est sur chauff�e pour le set des Leptik Ficus. Le trio va nous jouer un punk hardcore avec une alternance chant fran�ais/anglais. A trois sur une sc�ne comme celle de La Palestre rend une l�g�re sensation de vide,  heureusement ces derniers vont se d�fouler pendant les 30 minutes qui leur sont imparties. La pr�sence d�un tr�s bon batteur, qui donne une p�che certaine aux chansons va r�ussir � combler le principal inconv�nient du trio : le manque d�un second guitariste. Une derni�re chanson, en fran�ais cette fois-ci, sur Georges Bush,  aura largement plu aux spectateurs qui se seront bien d�foul�s dans les pogos.

19H, la soir�e commence avec UncommonMenFromMars. Apr�s une bonne pause, le public fr�tille � l�id�e de retrouver du punk rock ! Ce show a �t� l�occasion pour beaucoup de personnes, de d�couvrir en live le nouvel album de UMFM, bien per�u par la critique, le d�crivant plus mature que leur pr�c�dent. Pendant la premi�re chanson, petite d�convenue pour Trint qui va perdre sa sangle, ce sera donc avec une seule guitare que se jouera cette chanson. De nouveau �quip�, Trint et les autres vont enthousiasmer le public de La Palestre avec un set s�lectionnant certains de leurs meilleurs morceaux, tir�s de leurs anciennes productions ("Tatoo" de Vote For Me) et surtout les tubes pr�sents sur Noise Pollution. M�me si UncommonMenFromMars reste dans un punk m�lo assez conventionnel, le groupe trouve son propre son gr�ce, notamment, � la justesse du chant et des ch�urs qui sont ex�cut�s de mani�re tr�s impressionnante ! Un show tr�s plaisant, avec un jeu de bonne facture, un moment vraiment agr�able !

Petite pause avant la curiosit� de la soir�e. Il s�agit des Nippons de Bomb Factory, d�crits comme un m�lange de punk, de hardcore et de m�tal. Ce m�lange d�un genre assez singulier aura  plu d�s le commencement du set avec un style qui leur est propre. Seulement voila, les  fans de punk rock pouvaient �tre g�n�s par les touches redondantes de m�tal, qui prenaient le pas sur la majorit� des chansons. Cela fait quand m�me plaisir de voir qu�un groupe japonais peut �tre distribuer en France gr�ce au label MHP : un groupe, au final, qui passe tr�s bien sur sc�ne, et qui paraissent bien r�d�s�

Bomb Factory laisseront ensuite place � une des tr�s grosses �curies de la soir�e : Heideroosjes du label Epitaph. Pour �tre sign� sur Epitaph, il ne faut �videmment pas �tre manchot, c�est pour cette raison que l�ensemble du public attend un show de haut niveau. Heideroosjes nous proposera  un set coh�rent, et des musiciens super �nergiques. Un des groupes les plus mobiles de la journ�e, tant ils n�arr�tent pas de bouger (peu �vident � photographier). Ils ne d�cevront donc pas et vont m�me jusqu�� surprendre tant leur performance est appr�ciable. On ne pouvait r�ver meilleure prestation pour rendre le public chaud bouillant avant le passage des t�tes d�affiches de la soir�e.

Voil� enfin les Mad Caddies, stars de la soir�e pour certains et malheureuse d�ception pour d�autres; effectivement, le groupe n�est pas des plus actifs sur sc�ne mais leur chansons cultes telles que �Road Rash� ou �Leavin� motivent le public encore r�uni en nombre dans la Palestre.

Le groupe nous d�livrera ce soir l� une prestation plus que convaincante, en alternant morceaux ska-punk rythm�s avec deux medleys reggae qui eurent pour effet de bien faire bouger la foule enti�rement d�di�e � leur cause. Niveau performance, les cuivres sont vraiment tr�s tr�s bons, � noter le tromboniste qui est descendu dans la fosse sur un reggae pour pouvoir faire sa partie entour�e de pr�s de deux milles personnes, de quoi chauffer la foule. La petite d�ception pour ma part c�est la set list qui �tait un peu trop proche du Live From Toronto..., donc un peu trop de reggae � mon go�t, mais dans l�ensemble tr�s bon show du groupe qui a r�ussi � faire bouger tout un public du d�but � la fin de son set.

Et voil� enfin les Satanics Surfers � qui revient la lourde t�che de clore cette tr�s bonne soir�e, et d�s le d�but du set on sent que le groupe n�est pas dedans: manque de p�che pour une r�f�rence du hardcore m�lo, �a joue super bien, le nouveau batteur et ex-Adhesive est plus qu�impressionant derri�re ses f�ts, malgr� cela la salle se vide et le groupe finira son concert devant un parterre plus que clairsem�.

Le set, compos� de beaucoup de morceaux des deux derniers albums  et  quelques tubes issus de  Going Nowhere Fast , 666 Motor Inn et Hero Of Our Time, �tait peut �tre un peu in�gal en qualit� et manquait de plus d�anciennes chansons. On sent quand m�me que les membres du groupe ont vieilli et sont moins dedans, aussi bien sur sc�ne que dans l�attitude, presque pas un mot pour le public et pas de rappel non plus... l�ger de la part de la t�te d�affiche de ce festival. Leur prestation aura quand m�me ravi pas mal de fans de la premi�re heure pr�sents pour l�occasion, et s�rement conquis de nouveaux petits jeunes. La soir�e s�est donc finie sur une petite d�ception, m�me s'il est agr�able de revoir l�un des groupes r�f�rences du hardcore m�lodique des ann�es 90.

En d�finitive, une tr�s bonne organisation pour un premier festival, de tr�s bons groupes, mais une mauvaise r�partition de ceux-ci (Freygolo et Belvedere, entre midi et 15 h, qui m�ritaient une meilleure place dans la programmation).

F�licitations aux groupes et au public qui s'est d�plac� en masse pour ce premier gros festival punk rock dans le sud est.

Djou (Décembre 2004)

Voir les photos de Belvedere.
Voir les photos de Bomb Factory.
Voir les photos de Dirty Fonzy.
Voir les photos de Freygolo.
Voir les photos de Heideroosjes.
Voir les photos de Leptik Ficus.
Voir les photos de Mad Caddies.
Voir les photos de Satanic Surfers.
Voir les photos de Throw Rag.
Voir les photos de Uncommonmenfrommars.

Merci � Pierre @ Underdone, aux photographes Beed et Florian, et aux r�dacteurs du report Brian et Jay.

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