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Wacken Open Air 2008 Du 31 Juillet au 2 Août 2008 - Allemagne

 

Il est une heure du matin, quand j’aperçois des lasers qui percent le ciel noir et des indications lumineuses indiquant « W : O : A » avec le fameux crâne de buffle. Je trépigne ! Le pèlerinage aura duré quatre heures de train et douze heures de voiture. Mais ça y est, me voila en terre promise, le grand, l’unique, Wacken Open Air festival!

Nous traversons le fameux petit village (aux allures pittoresques très charmantes) au son de la Wacken Radio (qui émet tout autour du festival !) et suivons les panneaux sensés nous mener jusqu’au parking ! Première surprise quand nous débarquons sur une aire : ce n’est pas moins d’une demi douzaine de gaillards qui nous guident, avec leurs bâtons lumineux, jusqu’à un emplacement. Quelle organisation ! Et oui, au Wacken on peut camper à côté de son véhicule, ce qui est particulièrement agréable et pratique !
J’ai besoin de sommeil mais ne résiste pas à l’appel de la bière Allemande qui m’entraîne à une première nuit de festivité, jusqu’au petit matin. Les Allemands sont fêtards mais loin d’être les gros beaufs auxquels on aurait pu s’attendre (en tout cas comparé au Hellfest et son camping à l’ambiance très « saucisse metal »).

J’en profite pour jeter un premier coup d’œil au site et mets plus de deux heures à retrouver ma tente (pourtant on était deux, mais rien à faire). Dans l’immense camping du festival, on se repère grâce à des zones lettrées mais aussi aux noms des rues comme Dimmebag Street, Acacia Avenue, ou encore Gorgoroth Road, perso, je résidais à Street In Flames. La classe !








  
















(venir au Wacken en limousine, on a la classe ou on ne l'a pas!)


JEUDI 31 JUILLET 2008

Réveillé par la chaleur et les chansons paillardes que gueule le poste du voisin (hilarantes même sans comprendre les paroles !), je me rends dans le bourg, histoire de faire quelques courses. Le village est complètement transformé pour l’occasion et toute la commune vit le festival. Les riverains montent des stands de toutes sortes, les commerçants, des vitrines accrocheuses pour le metalleux de base. Les plus jeunes en profitent même pour se faire un peu d’argent avec du nettoyage. Bien entendu, on ne compte pas le nombre de chevelus et de t-shirts noirs qui arpentent les rues du village à pied, en voiture, en vélo, en calèche ou bien qui font la queue devant les épiceries ! Un tout autre monde !

Direction maintenant le site du festoche, et là croyez-moi, c’est le Disneyland du metal. Des stands d’alimentation d’une diversité incroyable, un Metal Market extérieur pour tout ce qui est goodies, vêtements… et un autre, sous une tente à l’accès payant, pour les cds. Les scènes se situent dans une autre partie du site, où l’on ne peut évidemment accéder qu’avec un pass au poignet. Les deux scènes principales (La Black Stage et la True Metal Stage) sont côte à côte et entourées de trois gigantesques écrans. Un peu plus loin, se trouve la Party Stage, de taille moins conséquente, et enfin le chapiteau, qui lui recouvre la WET Stage, scène accueillant des groupes de plus petites envergures.

On notera également un autre écran géant à l’extérieur de l’aire payante, ce qui veut dire que n’importe qui pouvait venir jeter un œil aux prestations sans avoir de pass. D’ailleurs, on pouvait voir les scènes, de loin, depuis l’entrée, et même profiter de nombreux stands, ce qui explique que le nombre de personnes sur le site excédait les 75 000 annoncées !



    

 








Mustasch (Party Stage)

J’entame donc le fest avec cette bande de fringants suédois, du sympathique stoner parsemé d’influences heavy-rock extra revigorantes. Show à la fois rodé et amusant, ciel bleu, ça donne bonne mine et ça annonce que du bon pour la journée !

Lauren Harris et Nashville Pussy

Je décide ensuite de me trimbaler entre la Black stage et la Party stage soit, entre le doux minois (mais la voix minable) de la gamine la plus chanceuse du heavy metal et les belles gambettes de la bassiste du groupe le plus redneck du festival. A ce qu’il parait, la guitariste aurait tenté un numéro de haute voltige à la Airbourne en escaladant les échafaudages de la scène…en tout cas, aucune paire de miches (autant soit-elles mises en valeur) n’aura suffisamment attirer mon attention plus d’un quart d’heure !

Airbourne (Black Stage)

Et c’est parti pour une heure de pur hardrock made in Australia. Non, je ne parle pas d’AC/DC mais presque ! N’ayant suivi que de loin leur prestation du Hellfest, je me place cette fois aux premières loges pour ne rien manquer du show. Si on lève les yeux, on aperçoit un deltaplane qui parcourt l’air du site et qui tire une banderole « Airbourne Runnin Wild ». En à peine un album, on observe déjà chez Airbourne un sens du grandiose et du gros spectacle promotionnel, et on adore ça !
Le groupe débarque alors face à un parterre conquis d’avance et offre une prestation digne de leur réputation. L’album est joué dans son intégralité et on n’échappe pas aux singeries de l’énergumène, Joel O’Keeffe, qui grimpe tout en haut des échafaudages de la scène pour se laisser pendre par les jambes tout en continuant, évidement, de branler son manche de guitare. Le bonhomme rempli  à la perfection sa tâche de frontman et captive l’attention au point de rendre transparents les autres zicos.
De nouveau, Airbourne confirme le buzz autour de lui et appuie son statut de futur monstre du hardrock à l’échelle internationale !

Avenged Sevenfold (Black Stage)

C’est avec un joli coucher de soleil que se déroule la prestation des jeunes américains, et bien que le public soit assez varié (du jeune mécheux au vieux deatheux), ils ne font pas grand succès auprès des wackenniens.
Accompagné des pires clichés, mieux vaut avoir un peu de recul pour apprécier le heavy « corisé » de ces jeunes prodiges maquillés. Enfin, on dira ce que l’on voudra, on ne pourra pas reprocher au groupe de ne pas être carré. Aidé par un son parfait, certes, les morceaux s’enchaîneront sans le moindre pain. Mention spéciale à M.Shadow, vocaliste de la bande, qui fait preuve (et notamment sur les titres extraits du dernier album) d’une excellente maîtrise de son organe.

Iron Maiden (True Metal Stage)

Le passage de Maiden à Wacken se fait dans le contexte de la tournée « Somewhere Back In Time ». La True Metal Stage aura donc été monopolisé toute la journée pour les préparatifs du show. Ce qui est compréhensible vu le spectacle offert par le groupe.
Ne m’étant jamais vraiment plongé dans la discographie d’Iron Maiden, c’est avant tout par curiosité de voir la bête que je me dégote une petite place me permettant de voir un minimum la scène (mais merci aux écrans quand même !). J’avais pourtant peur que deux heures de Maiden, pour un non initié, fassent un peu long, mais quelle erreur aurais-je commis si je ne m’étais pas risqué à cette expérience ! Le temps s’est carrément arrêté pendant 120 minutes !
Car, en plus d’offrir un spectacle visuel hallucinant, j’ai rarement vu des zicos avec une telle frénésie sur scène. Cela a beau être des papys, ils se la donnent encore méchamment! Et que dire face à ce bon vieux Dickinson qui prend un malin plaisir à se faire manger dans la main par près de 75000 personnes ? Le sieur est bien en voix, bavard et toujours hyperactif, il change peut-être trois ou quatre fois de costume en un éclair et se promène jusque dans les moindres recoins de la scène, qui d’ailleurs, représente l’intérieur d’un temple pharaonique.

Les gros moyens techniques sont de mise, les flammes et les feux d’artifice rendent le show explosif et coloré. Les backdrops et les lights s’adaptent selon les morceaux, ce qui donne des ambiances riches et prenantes, un vrai régal pour les mirettes !
Les marionnettes géantes d’Eddy sont impressionnantes (bien qu’un peu kitch, certes) : on aura droit au Eddy futuriste de « Somewhere In Time » avec son attirail de guerrier du futur et au Eddy momifié de « Powerslave », qui jaillit d’entre les murs en pierres faisant office de background à ce moment. N’oublions pas le grand diable qui se ramène derrière le groupe sur « Number Of The Beast » ! Quelle surprise également, pendant « Heaven Can Wait  », où une horde de fans débarque pour chanter le choeurs ! Des frissons parcourent la foule !

« Somewhere Back In Time » oblige, le groupe reprend uniquement ses classiques de l’éponyme à « Seventh Son Of A Seventh Son ». Mais quel plaisir de les voir s’exécuter en live quand on n’en a jamais eu l’occasion auparavant, surtout quand le groupe donne autant et que de tels moyens sont mis en œuvre. Et d’après les échos que j’ai eu, on aurait vraiment de bonnes raisons de croire que les paroles de Dickinson ont prisent tout leur sens, ce soir, quand il a dit que c’était le meilleur concert qu’il ait donné en Allemagne !

J’étais venu sans être fan de Maiden et je repars avec l’envie de me procurer leurs albums au plus vite! C’est dans ces moments là que l’on comprend alors comment certains groupes ont atteint leur statut de Messie…

On ne met pas moins de trois bons quarts d’heure, juste pour rejoindre le camping, ce qui donne un petit aperçu de la foule présente sur le site du festival pour la prestation de la vierge de fer ! Mais bon, mis à part une gestion assez médiocre des flux, cette journée aura suffi à me convaincre de la suprématie du Wacken concernant l’ambiance, l’organisation et l’ampleur des shows! Le week-end s’annonce riche en émotions…

VENDREDI 1er AOUT 2008

Je sors progressivement du coltard entre Primordial (pas terrible sous un soleil de plomb), Grave puis Mortal Sin (qui joue dix fois trop fort, faut être fou !) en attendant la coqueluche américaine death metal du moment.

Job For A Cowboy (Black Stage)

Deuxième fois pour moi, et le fait de les faire jouer en open air présente de meilleures conditions qu’au Hellfest (où ils ont joué sous le chapiteau) : une scène plus grande (avec une jolie bannière) et un public moins condensé.
Hélas, même sensation qu’il y a un mois, le death metal de « Genesis » me parait toujours un peu trop fade, et quand les zikos n’y mettent pas du leur (sûrement trop concentré sur leurs instruments), ça donne une prestation un tantinet insipide. Cependant, on ne reniera pas le jubilant deathcore de « Doom » (représenté par « Entombment Of A Machine » et « Knee Deep »), qui reste toujours aussi efficace en live. Mais à croire que ces petits jeunots cherchent à se démarquer de leurs compères Américains en adoptant une attitude plus sérieuse, plus frigide.

Enfin, ça n’empêchera pas le public, apparemment conquis, de mosher tout le long du set avec braveheart et circles à la clé. On félicitera tout de même un talent d’exécution irréprochable et un son parfaitement à la hauteur. Allez, encore un effort on y est presque !

Je me fraye alors un chemin vers les premiers rangs pour Ensiferum et en profite pour regarder, via les écrans géants, le show de Unearth qui se déroule juste à côté, sous les premières averses du weekend. Un show carré et brutal avec un pit toujours aussi fou, on sent que le suffixe « core » commence à se faire une place au sein du festival, et c’est tant mieux, surtout si les groupes assurent autant !

Ensiferum (Black Stage)

Nos chers vikings sont très attendus et ce n'est pas une méchante pluie qui dissuaderont les fans de rester. Le public ne cesse de scander le nom du combo qui débarque enfin sur la jolie intro d’« Iron ». Le groupe enchaîne, comme à son habitude, sur « Hero In A Dream » et déclanche une véritable tornade au sein du pit (sont tarés ces Allemands). Il m’aura fallu quand même 4 ou 5 titres pour me persuader de reculer de quelques rangs. Décision que j’aurais du prendre un peu plus tôt tant le son était franchement plus net à l’arrière et les pogos moins brutaux.
On retiendra tout particulièrement « LAI LAI HEI », qui donne la chair de poule en live et l’excellent final sur « Iron » avec la fameuse mélodie reprise en chœur par le public (« TATALALA ! TATALALA ! » mais si vous voyez ! Attendez, je vais vous aider: http://fr.youtube.com/watch?v=ZpYQ0BlDmY8&feature=related). Les trois albums seront correctement représentés (j’aurais tout de même bien aimé un petit « Old Man », snif !) mais dommage que le son n’était pas au top.










Soilwork (Black Stage)

Après une petite pause au camping, redirection la Black Stage pour ces vieux routards de la scène de Gothenburg, également très attendu à la vue de la masse présente devant la scène. Le groupe débarque sur une intro comique les présentant comme le groupe du siècle. Le set démarre alors sur le morceau titre du dernier album, « Sworn To A Great Divide », le meilleur morceau de la galette selon moi, et surprise, Bjorn chante nickel. J’avais entendu tellement de mauvaises choses quant à ses prestations vocales en live, que j’appréhendais méchamment ce show. En fait, le problème se situait plus au niveau de la setlist, dont la moitié était basée sur le dernier album (le plus mauvais de toute la discographie à mes yeux). Eh oui, promo oblige…On aura tout de même droit à de très bons titres extraits des albums allant de « Predator’s Portrait » à « Stabbing The Drama » (« Bastard Chain », « As We Speak », « Rejection Role », « One With The Flies » (avec un gros wall of death), « Nerve »…), mais aucune pensée pour les deux premiers.

Légère autre déception, je ne m’attendais pas à un si gros son, la particularité de Soilwork c’est la fraîcheur de la prod, son côté aérien, charme qui se perd un peu en live car trop de basses et de double. Dernier point noir, Bjorn devrait arrêter de se la jouer bitch de R’n’B (même si le style rappeur ricain ne lui va pas si mal) en modulant bizarrement sa voix sur les chants clairs, juste pour faire genre, 't'as vu comme je maîtrise grave ma voix' ça ne revient pas souvent et heureusement, car c’est assez agaçant !

A noter que notre compatriote Sylvain Coudret et Daniel Antonsson, s’en sortent très bien au rang de sixcordistes, ils rentrent impeccablement le moindre solo.
Je repars donc qu’à moitié satisfait d’une de mes plus grosses attentes du festival mais on en attend toujours beaucoup de la part de ces groupes préférés, et avec ce dernier album...

Sonata Arctica (True Metal Stage)

On se décale un peu sur la droite et c’est parti pour une heure de rafraîchissement avec Sonata Arctica. Encore un de mes groupes préférés (en fait, là, j’enchaîne SoilworkSonataChildren Of Bodom, peut-être mes trois groupes préférés de mon adolescence !).
Comme toujours depuis Unia, c’est « In Black And White » qui ouvre le bal et première surprise, les effets pyrotechniques, alors qu’en temps normal le groupe ne les utilise qu’en Finlande. Tant mieux, d’autant plus qu’on est loin du pauvre pétard mouillé (j’ai adoré l’imitation neige avec des étincelles blanches !)…Autre réjouissance, tout comme au Hellfest, le son est absolument parfait, élément crucial chez Sonata tant la clarté des mélodies est importante.

Si je n’ai pas été entièrement satisfait du dernier opus, on peut dire qu’en live, les titres qui en sont extraits prennent une toute autre ampleur tant Tony vit chaque morceaux. D’autant plus que les titres qui ont été interprétés sont sûrement les meilleurs de la galette (« In B&W », « Paid In Full »,  « It Won’t Fade », « Caleb »). Rajoutez à ça quelques classiques comme « Replica », « Kingdom For a Heart », « Fullmoon », « Black Sheep », « The Cage »…et ça vous donne une excellente setlist de festival.

On remarquera qu’Elias est de plus en plus à l’aise sur scène, il reprend sans aucun souci le rôle de shredder laissé par Jani (mais en moins alcoolisé…) et déconne parfois avec Tony. En revanche Marko reste dans son rôle du bassiste mystérieux qui se fait chier sur scène. Le groupe est donc fidèle à lui-même à la différence que, héhé, les chœur sont audibles (enfin plus que d’habitude en tout cas…).
Incontestablement le meilleur concert de Sonata auquel j’ai assisté.
http://fr.youtube.com/watch?v=LV4O53c62H4&feature=related (vous remarquerez cette magnifique intro)
























Plusieurs fois déçu par Opeth en live, qui joue sur la scène d'à côté, je décide de m’avancer encore un peu histoire d’être le plus proche possible de la barrière de la True Metal Stage et réussi presque à l’atteindre. Je profite alors d’Opeth à travers les écrans et me dis que, pour le coup, j’aurais bien aimé jeter un œil de plus près. Enfin pas de regret, de toute façon je suis cerné par la foule qui se compresse de plus en plus…

Children Of Bodom (True Metal Stage)

Effectivement! Il suffit de jeter un œil aux écrans pour s’apercevoir que c’est une véritable marée humaine qui s’étend devant la True Metal Stage. Preuve, encore une fois, de l’énorme succès de COB qui grandit encore au fil des années. Mais pas de souci, je suis à deux pas de la barrière. Donc, normalement, pas trop de difficultés pour voir le show… Pfff, QUE NENNI ! Même si je me doutais que ça allait être le bordel, je ne pensais pas que les mouvements de foule seraient aussi violents ! C’est donc par pur miracle que j’arrive à m’en sortir après le premier morceau (« Six Pounder ») et que, second miracle, je me trouve un coin assez calme, non loin de mon placement initial ! Je n’y croyais pas et pourtant si, j’ai pu apprécier le show de mes chouchous Finlandais parmi les premiers rangs, sans risque de mourir étouffé ! Mon seul travail aura été de porter une douzaine de slammeurs par morceaux (pas grand chose sur les 2100 qui ont défilé en 1h30, sûrement le record du monde d’après la conférence de presse!).

Revenons à l’essentiel : le groupe évolue sur le même plan de scène que celui de la tournée « Are You Dead Yet ? » (les gros panneaux lumineux, C-O-B, la voiture, les barils…) mais avec de la peinture rouge vif qui dégueule de partout (Reaper est passé par là avec « Blooddrunk » !). Les effets pyros sont évidement de la partie (toujours aussi impressionnants sur « Angel Don’t Kill ») et un petit pont, où sont disposés un micro et un synthé, a été installé dans le fond de la scène, histoire de permettre à Alexi et Janne de gambader un peu plus. Joli show visuel donc et une setlist assez originale. Pas de « Every Time I Die » mais un excellent « One Day You Will Cry », extrait du dernier opus et qui envoie la sauce en live, ainsi qu’un petit trip assez drôle sur « Umbrella » de la pouffe US Rihanna. N’oublions pas de préciser que notre petit Alexi, bien qu'un peu blafard, est toujours aussi vulgaire et arrogant.  J’adore !
Encore une fois, peut-être la meilleure des quatre fois ou j’ai vu Children en live !

Van Canto (Headbangers Ballroom)

La fatigue commence sérieusement a se faire sentir mais je me dirige tout de même jusque sous le chapiteau où Van Canto entame ses balances, et c’est assez marrant à voir (pour le rappel, Van Canto est un groupe de metal a cappella). Signe du succès des groupes dans leur pays, le chapiteau est comble !
Les micros sont blindés d’effets, tout du moins pour ceux qui imitent les cordes, mais cela reste aussi convaincant que sur album. La setlist est pleine de reprises de classiques power metal (Manowar, Blind Guardian…), ce qui fait chanter la foule en chœur. Set sympathique, d’autant plus que la jolie lead vocals n’était vraiment pas désagréable à regarder…

Comme tout le monde, j’ai ouï dire que Gorgoroth allait nous faire un show on ne peut plus blasphématoire, alors effectivement, deux couples crucifiés complètement à poil, ça impressionne la première fois, mais ils ont déjà fait le coup à Krakovie (quoi que, il y avait moins de têtes de moutons décapitées cette fois…). Enfin le plus terrifiant reste la tête et surtout le regard de ce charmant Gaahl qui, selon moi, a vraiment une araignée au plafond !

Bonne nuit les petits…

SAMEDI 2 AOUT 2008

Hatebreed (Black Stage)

Quoi de mieux qu’un petit circle pit au réveil ? Mais quoi de mieux aussi pour tomber et se retourner un doigt ? Héhé, mon auriculaire s’en souvient encore ! Ça fait…mal ! Merci Hatebreed ! Au moins, ça aura eu le mérite de bien faire rigoler mes camarades de route (en même temps je les comprends vu la tronche que tirait mon doigt…merci les copains !).

Sinon impressionnant de voir Hatebreed avec des effets visuels tel que des jets de fumée, des flammes et surtout le coup énorme des pétards qui explosent en rythme avec les mosh parts (effet garantie sur « Doomsayer ») !
Par contre, j’ai été étonné que le son ne soit pas plus gros par rapport à d’habitude. Pour du gros metal/hardcore on s’attend généralement à une bonne rafale de basses et de décibels. Cependant, ça n’aura pas empêché la foule de jumper et d’exécuter circles pit et braveheart à la demande du chef d’orchestre, Jamey Jasta, toujours aussi en forme !

As I Lay Dying (True Metal Stage)

Malgré mon doigt en vrac je me dirige vers la True Metal Stage pour jeter un œil à ce pilier du metalcore, j’évite donc le pit histoire de ne pas aggraver mon cas et profite du show sans avoir à me soucier des karaté kids qui pullulent parmi le public...
J’avais déjà bien apprécié leur passage au Hellfest 2006 mais là, je dois dire que j’ai ramassé mes dents ! Cette formation dégage une fougue et une énergie incroyable! Déjà que sur cd c’est du lourd…Alors ajoutez à cela un son presque parfait, allez, on va chipoter sur les chants clairs qui auraient mérités de ressortir un peu plus, et c’est la claque assurée.
Une formation qui se peaufine au fil du temps et surtout, une formation metalcore dont on entendra encore parler dans quelques années !

En attendant Killswitch je regarde de loin, Carcass, dont je n’ai jamais été fanatique, et même si ça à l’air d’envoyer le bois, je ne me prend pas plus au jeu que ça. On appréciera tout de même le petit coucou de la part d’Angela Gossow sur l'un des titres interprétés.














Killswitch Engage (True Metal Stage)

Les précurseurs du metalcore étaient là eux aussi, symbole encore une fois de l’éclectisme dont fait de plus en plus preuve le festival au fil des années, et auquel le public répond avec enthousiasme (n’en déplaise aux puristes).
Baptême de feu pour moi et c’est un groupe qui me tient particulièrement à cœur, j’en attends donc beaucoup ! Et bien point de déception, j’ai rarement vu une prestation qui respirait autant la perfection. Cela n’empêche pourtant pas Adam de faire le pitre et d’arpenter la scène comme un dégénéré. Les membres du groupe eux même perdent parfois leur sérieux face à ses blagues douteuses. Un côté dérisoire assumé, accompagné d’un jeu de scène on ne peut plus dynamique et carré. Que demander de mieux, mis à part peut-être plus de classiques et moins d’extrait du dernier opus (c’est toujours le même problème hein). Encore une grosse mandale à travers la tronche. Au suivant !

De retour du camping, j’observe At The gates tout en me rapprochant petit à petit de la True Metal stage déjà cernée par un public conséquent. Je ne suis pas un grand amoureux de cette formation pionnière du death mélo, mais leur accorde un potentiel live assez impressionnant, et tout particulièrement au vocaliste Tomas Lindberg, qui délivre une prestance incroyable ! Les fans ont l’air comblés.

Nightwish (True Metal Stage)

N'ayant pas encore eu l'occasion de voir Nightwish sur scène, j'appréhende légèrement, d'autant plus que la réputation d'Anette concernant ses lignes de chants en live n'est pas des plus glorieuse. Et puis quand même, il faut dire qu'elle est loin d'avoir le charisme et la présence de la-grande-Tarja. Pourtant, quand la mistinguette fait son apparition, je dois bien avouer lui avoir trouvé un certain charme. Si sa prédécesseure jouait le rôle de la précieuse diva, Anette fait plus petite fille pure et innocente dans sa jolie robe blanche sans prétention. Bref, elle commence à prendre une certaine identité et communique aisément avec le public, excellent point donc.

La setlist s’articule quasiment qu’autour des deux derniers albums (« Bye Bye Beatiful », « Amaranth », le grandiose pavé « Poet And The Pendulum », « Dark Chest Of Wounders », « Nemo », « Wish I Had An Angel »…). En ce qui concerne l’exécution des titres de « Dark Passion play », pas de problème donc, en revanche, Anette fera sentir quelques faiblesses sur le reste (ça fait mal pour « The Siren », mais heureusement que Marco assure !). Mais ne lui jetons pas la pierre, l’ensemble est plus que correct et la magie opère bel et bien. D’autant plus que le spectacle est riche en flammes et en couleurs (peut-être le show avec le plus d’effets en oubliant Maiden).

Nightwish est bien taillé pour le live! Le groupe affûte même les angles avec des arrangements spéciaux (quelle intro pour « Wishmaster » !) et les orchestrations ne perdent rien de leur grandeur en live.
Magnifique concert au final ! Même sans Tarja, Nightwish m’aura subjugué. Je ne pouvais pas rêver mieux pour clôturer le festival !
http://fr.youtube.com/watch?v=OkCnkHQo9aU&feature=related

A peine remis de mes émotions, petit détour vers le Headbangers Ballroom, pour Watain, où je me dirige par simple curiosité. Pas de rats morts ? Pas de sang partout ? Boarf, pas intéressant ! Retour vers la Black Stage, mais assez loin, histoire de m’écrouler par terre ! (Je précise qu’à ce moment là du fest, je ressemble à un zombi)

J’observe la fin de Kreator entre une assiette de nouilles sautées et le robinet le plus proche du site (ouais, j’avais zappé mon gobelet…) et remarque que, quand les groupes jouent à domicile, ça n'a rien à voir avec ce qu'on peut voir en France ! Avec un final monstrueux sur « Flag Of Hate », annoncé par un Mille Petrozza hors de lui, Kreator prouve à tout les perplexes que ce sont eux les rois du thrash européen !

Je traîne des pieds jusque devant la True Metal Stage pour jeter un œil à Lordi qui fait des étincelles mais, abruti par la fatigue, je décide d’utiliser le peu de force qu’il me reste pour rejoindre ma tente. Bercé par « Would You Love A Monsterman » et « Hardrock Halleluja », je m’endors pour ma dernière nuit à Wacken.

Et voilà, après un retour difficile à la réalité, je réalise à peine encore que je viens de vivre l’une de mes plus grandes expériences metalhead de ma vie. Mon premier Wacken !

Le festival fête ses 20 ans l’année prochaine et ça se voit. Une organisation au top, des shows mémorables pour chacun des groupes et il n’y a pas à dire, ce festival baigne dans une ambiance unique, quelque chose qui ne se définit pas mais qui se vit ! « FASTER, HARDER, LOUDER » !

DrakeiN (Janvier 2009)

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