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Chronique live du Resistance Tour 04 15/11/04 - Paris (Elysée Montmartre)

Voil le Eastpack Resistance Tour 04 qui fait son passage annuel par l'Elyse Montmartre. Une occasion de voir plusieurs groupes de hardcore runis sur un plateau itinrant. Et pas des moindres ! Sick Of It All qui fait sa sacro-sainte tourne annuelle en Europe. 7 Seconds qui aprs plus de 20 ans de carrire n'ont pas pris une seule ride. Et puis les groupes qui les accompagnent, savoir The Bones, Unearth, Walls of Jericho et... les Suicide Machines qui tournaient en Europe ce moment l et qui profitaient de la date Paris pour se joindre au Festival. Plutt bon esprit !

17h30, les portes ouvrent. Il fallait arriver tt pour tre sr de ne pas rater les Suicide Machines, qui, la surprise gnrale ouvraient le bal dans une Elyse Montmartre quasi vide. Chose qui ne leur a pas empch de faire une excellente dmonstration et avec le sourire fig jusqu'aux oreilles. Etonnant d'ailleurs de retrouver ce mme sourire dans le public pourtant vtu uniquement de t-shirts Sick Of It All et consorts. Jouer en premier a forcment rduit leur set, une quinzaine de chansons qui ont marqu leur poque comme "SOS" ou "So Long", "Break the glass", "Face value", "islands" ou plus rcemment "Burning in the aftermath" ou "Keep it a crime". Le guitariste et le bassiste sont plutt statiques mais le chanteur fait le show lui seul. Le public n'ayant d'yeux que pour lui et ses beaux tatouages. La fosse tant dserte, le frontman rend visite aux quelques fans qui reprenaient en chur "Your Silence" du dernier album A match and some gasoline en tentant (en vain) de faire remuer les gens. Au niveau du son, mme si l'Elyse Montmartre n'est pas rput pour avoir le meilleur il reste correct, en tout cas mieux que leur dernier concert en banlieue parisienne. Le gros plus des Suicide Machines est d'avoir des compositions la fois skapunk, punk rock et hardcore, tout le monde s'y retrouve et sur la fin du set, quand la salle commence tranquillement se remplir un mini circle pit clate. S'en suit une reprise de Black Flag repris en chur par l'assemble et un trs nerv "DDT" pour conclure le set sous les applaudissements gnraux. Plutt sympa quand on sait que l'anne prcdente Ignite s'taient fait huer au mme endroit. Ma prsence ce Resistance Tour tait en partie due la prsence des Suicide Machines et il n'y rien dire, sur scne c'est au moins aussi bon en CD. Dommage qu'ils n'aient pu jouer un peu plus longtemps et dans une salle pleine. Si vous avez l'occasion de vous rendre Dunkerque dans une semaine o ils seront en tte d'affiche, foncez les yeux ferms.

A peine le temps de boire une bire que la bande Candace, la chanteuse nergique et charismatique de Walls Of Jericho, a dj pris le relais. Le changement est radical: on passe d'un skapunk gentil du mtal hardcore trs nerv. Et de nouveau on a affaire un groupe qui l'art de matriser son sujet. Impeccables sur scne, trs physiques, une voix unique de Candace qui rveillerait un cimetire entier sur une rythmique trs mtal et des guitares lourdes et survoltes. Les chansons du dernier opus, All hail the dead passent comme une lettre la poste notamment sur la chanson ponyme, "Revival never goes out of style" (en final) et "There is no I in Fuck", un appel au mosh bien reu par les quelques hardcore kids qui profiteaient de Walls of Jericho pour s'chauffer avant les rouleaux compresseurs que sont Sick Of It All et 7 Seconds. Aprs leur apparition fort remarqu au Fury Fest et leur prestation sur ce Resistance Tour, il serait peu tonnant que Walls of Jericho deviennent un des meilleurs groupes de metalcore du moment !

Les groupes s'enchanent vitesse grand V, 10 minutes aprs WOJ les Bostoniens de Unearth ont dj pris le relais. Le style est assez proche, une nouvelle fois du metalcore, mais aprs la claque WOJ et sa chanteuse trs impressionnante il tait bien difficile de faire mieux, si ce n'est aussi bien. Le ct mtal est plus prsent chez Unearth: double pdale gogo, "guitar solo" et cheveux longs qui tournent dans tous les sens, assez soporifique, aprs deux chansons on a dj envi de passer autre chose. Le groupe sue, le public semble s'ennuyer. Passons.

The Bones suivent. Du punk'n roll Sudois plutt sympathique et bien interprt. Lunettes de soleil, vestes en cuir... la dgaine du rockeur amricain en mode scandinave. Trois chanteurs dont les voix sont identiques et l'un d'entre eux arrive mme fumer une clope tout en jouant de la gratte et chanter ! Une bonne dcouverte venue du grand nord. Mais derrire arrivait le premier grand "monstre" de la soire, 7 Seconds.

Attendu depuis trs longtemps par les fans, le groupe de Kevin Seconds, l'un des piliers de la scne hardcore avec Black Flag, dbarque dans une Elyse Montmartre qui s'est bien remplie depuis les Suicide Machines. Ds les premires notes de "Sooner or later", l'assemble se dchaine . Adepte du sing along, Kevin invite la salle reprendre tous ensemble les refrain de "If the kids are United", "Not just boy's fun", "Young till I die" qui ont inspir de nombreux groupes de la scne hardcore. Tout comme le message vhicul par le chanteur: l'unit dans la scne. Sur scne a sent le vcu et l'exprience, le son est trs diffrent des autres de groupe du jour, le son de la basse est un peu brouillon, les chansons (qui ne durent rarement plus de 2 minutes) se suivent vive allure, pas de rpit ! Pour ceux qui ont le live Scream real Loud live la setlist est peu prs la mme avec les nouvelles chansons extraites du prochain album take it back, take it on, take it over en plus. 23 aprs la sortie de leur toute premire dmo ils gardent la forme et les chansons ont un vritable vcu, on sent rend vraiment compte quand toute la salle reprend en sing along les refrains et les churs. Contrairement aux autres groupes de la soire, 7 Seconds ne sont pas trs remuants sur scne, hormis le chanteur, mais se contente de bien jouer et le plus vite possible. La rythmique est assure par un batteur avec des longues dreads et le bassiste de Mr T Experience, un autre groupe de la vieille cole - mais du pop punk. 45 minutes de set et un "99 Red Balloons" en conclusion dans une ambiance que vous imaginez...

Enfin,Sick Of It All prend place. Avec SOIA, aucun souci sur la prestation du live. On sait quoi s'attendre mais au final on reste toujours poustoufl par leurs prestations lives. Mme sans tre un inconditionnel de la bande aux frres Koller on ne peut rester de marbre devant de tels monstres de scne. La salle s'enflamme et les Amricains ont un don pour crer une certaine intimit entre lui et son public. Un moment trs agrable, pourtant assez prvisible comme le Braveheart sur "Scratch the surface", ds que Lou prononce le mot Braveheart le public est dj divis en deux se fonant dans le lard tel Mel Gibson la guerre quand la chanson commence. N'tant pas fan de Soia je peux difficilement en dire plus, les fans avaient l'air ravis et assez chauffs pour s'entretuer comme la coutume. Un set rageur, physique et ponctuel. 23h pile les lumires s'allument pour la dernire fois aprs un petit rappel.

Un concert plutt agrable, qui manquait peut-tre d'un peu plus de monde pour donner la sensation que c'est plein, et surtout d'une certaine magie que les groupes cultes arrivent dgager de leurs performance comme l'avait fait Suicidal Tendencies l'an pass. Quoiqu'il en soit ce Resistance Tour reste un bon moment, un festival dans la ligne du Deconstruction Tour mais du ct hardcore. Et encore chapeau aux Suicide Machines !

Seb (Novembre 2004)

Voir la fiche Metalorgie de Walls of Jericho. Et celle de Sick Of It All.

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