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Paris brûle t-il ? les 14/15 juin 2008 - Paris (L'Inattendu)

Poussif, peu enthousiaste, l'impression que ce festival n'aura jamais vraiment débuté. Tel est le triste bilan de cette nouvelle édition du Paris Brûle t-il ? qui méritait largement mieux. A qui la faute ? Sûrement pas à l'orga qui avait bien fait les choses et avait tout préparé pour que la fête soit réussie. Mais bon avec une soixantaine de personnes maxi par soir, à peine plus d'étincelles qu'un thé chez Zézette, on avait plutôt l'impression qu'une bande de potes était venue en voir d'autres en répet. Encore deux ou trois concerts de ce genre là et les amateurs parisiens de screamo pourront toujours se gratter. Plus une orga ne prendra le risque de boire à nouveau le bouillon.
De ce fait, difficile pour les groupes de se sentir survoltés. Après un B.Abuse concentré mais au postcore peu inspiré pas loin d'être soporifique, Trip Fontaine et son rock déjanté à la At The Drive-In joue aux chaises musicales et apporte un rai de lumière substantiel au moment où l'on en avait le plus besoin. On pense alors que la mayonnaise peut prendre lorsque Who Calls So Loud étrenne sa nouvelle formation et un nouveau set empreint de fureur, un Matthew Bajda (ex-Funeral Dinner, Portraits Of Past) survolté qui pètera trois baguettes en vingt minutes. Mais la communion tant espérée tarde à venir.
Qu'importe, le lendemain Pneu opte pour le milieu de la salle et sa semi-pénombre. Le duo tourangeau fume, transpire et parvient à créer un petit halo intime, histoire de rendre l'échange de phéromones plus conséquent, ce que ne parviendra malheureusement pas à faire un décevant Myra Lee. Dans son sillage, Vuur remettra un coup d'accélérateur conséquent mais un poil linéaire pour créér l'électrochoc. Ce dernier viendra de My Own Private Alaska, formation aussi honnise publiquement que secrètement adulée. Ambitieux, hautain, un brin provocateur, le trio toulousain vers qui tous les regards convergent maintenant, offrira un set dense, puissant, émotionnellement chargé malgré les quelques soucis techniques et l'impression que c'était une des dernières occasions de voir le groupe dans un contexte aussi intimiste rapport à l'aventure d'un tout autre calibre qui les attend avec Ross Robinson. Du pain bénit pour Suis La Lune qui assumera son statut de guest star en nous gratifiant de quelques nouveautés de bonne augure et d'un "My Mind in a Birdcage" qui attendrirait le cuir du pire des tough guys. Difficile dans ces conditions d'adhérer pleinement au style volage des anglais Rolo Tomassi qui obtiendront tout de même leur petit succès.
Mais dès le début le pom pom était pour Comadre. Cinq gamins qui respirent le punk, qui transpirent le hardcore et qui vont se charger en une heure de nous asséner taloche sur taloche. Mais toujours avec le sourire. Nous en cercle, eux au milieu, explosifs comme des bouchons de champagne nous feront enfin transpirer aux sonorités des "Backland Dirt", nous feront monter le frisson quand il s'agira de reprendre a-capela le final de "Hit Me Up On My Celly Cell". Ces jeunes gars ne ménagent pas leur peine et n'hésiteront pas non plus à dépasser du cadre de départ pour nous donner encore plus de plaisir avant de finir lessivés avec, comme unique récompense, la satisfaction du devoir accompli. Ces gars-là il faut les protéger. Eux ont fait leur boulot. Dommage qu'on ne le leur ait pas rendu au centuple.

Fragone (Juin 2008)

Remerciements à Antho' (Royal Club Booking), Sam (Warsaw Was Raw) et Stan (Things Get Worse).

Photos : Undone.

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