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Opeth - Watershed : premier contact Roadrunner France - 26/03/08

Bosser pour Metalorgie n'a que du bon, en particulier quand on est dépéché chez RoadRunner France pour une écoute  attentive du prochain album de Opeth, Watershed. 7 morceaux, plus d'une heure de musique, et un paquet de très bonnes choses. Intrigués? C'est parti pour un voyage en terres suédoises.

Tracklist :
1 - Coil
2 - Heir Apparent
3 - The Lotus Eater
4 - Burden
5 - Porcelain Heart
6 - Hessian Peel
7 - Hex Omega


1 - Coil : Un premier morceau folk, avec la chanteuse Nathalie Lorichs en guest. Beau mariage de voix, jolis arpèges, une entrée toute calme inattendue dans un album qui va vite se révéler encore plus surprenant.

2 - Heir Apparent : Ca débute comme du death à la Opeth, avec une frappe sèche de la batterie, des breaks élégants, avec piano et vents et un growl bien caverneux labellisé Deliverance. Les ponts instrumentaux dévoilent une belle alchimie musicale avec une arrivée remarquée et remarquable du lead guitariste Fredrik Akeson. Entre beaux passages acoustiques, équilibre parfait entre accalmies et éruptions métal, le morceau s'avère épique et carrément emballant. Le derniers tiers est une véritable cavalcade avant une outro simplissime. Probablement un futur classique.

3 - The Lotus Eater : Les arrangements évoquent un collage entre Damnation et Deliverance, avec une voix aérienne posée sur une orchestration brutale. Tout de suite grosse nouveauté, des blast beats, et avec le chant clair dessus encore! Quelques passages fantômatiques avec une utilisation judicieuse des claviers, et puis peu à peu on assiste à la dérive progressive du morceau, de plus en plus psyché 70's avec un gros passage barré où la rythmique et le clavier ont la part belle. On sent que le groupe a choisi de densifier son propos musical par rapport à Ghost Reveries et c'est tant mieux. Un interlude parlé se glisse même dans la structure complexe d'un morceau à l'atmosphère changeante. Excellent.

4 - Burden : La ballade au piano et grattes mélant acoustique et électrique. Quelques nappes de claviers floydiens et stries de guitare lead. On baigne dans les 70's tant au niveau mélodique, que pour l'atmosphère psyché'. Le dernier tiers offre un passage tout miel avec un solo bluesy à la Michael Schenker (Scorpions) et des choeurs avant une outro volontairement désaccordée. Ultra-référencé, donc moins surprenant, mais du beau boulot.

5 - Porcelain Heart : Toujours une alternance entre calme et tempête. Puis une destructuration progressive avec des plans de batterie bien énervés. Grosse surprise avec des passages récurrents tendance Gothenburg mélo-death réhaussés de choeurs. On découvre des accents nouveaux dans le chant de Mike Akerfeldt. Un petit côté Led Zeppelin se dégage de l'ensemble. Encore un très bon titre.

6 - Hessian Peel : Ca démarre avec une ambiance de guitares limite country, plus épurée. La progression rythmique est palpable, avec une présence toujours aussi essentielle du clavier. Puis, une césure s'opère, on vire alors au death Opéthien typique, avec montées rapides et respirations en clair. La batterie se montre hyperactive et conduit le morceau qui dérive vers des rythmiques quasi flamenco, avec des accords plaqués en soutien de la mélodie. Le morceau est divinement épique et s'achève encore une fois sur des notes psyché'.

7 - Hex Omega : Entame classique et propice au recueillement, avec l'apport d'un véritable orgue. Les arrangements et mélodies s'avèrent plus proche de ce qu'on connaît d'Opeth, entre Blackwater Park et Ghost Reveries. Mais là encore, aucune linéarité, avec des breaks toujours aussi inattendus.

En somme, après une seule et unique écoute à ce jour, Watershed se montre dense, hétérogène et impressionnant de maîtrise malgré un line-up une nouvelle fois bouleversé. L'apport de Fredrik Akeson est très intéressant, avec un son de guitares très classique, mais aussi très à propos, qui pour ma part m'a par instants même évoqué Mark Knopfler (Dire Straits). Le disque semble renouer avec les racines progressives et 70's d'Orchid et Morningrise tout en offrant une ambiance à la Still Life. A priori, un des grands disques de 2008, qui surclasse son prédécesseur Ghost Reveries.

Angel O (Avril 2008)

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