Etacarinae, Lies Feed The Machine le 11/10/07 - Toulouse (Pavillon Sauvage)

Affluence moyenne pour ce concert situé dans une autre dépendance du Pavillon Sauvage. Parti pour voir le groupe toulousain Nolentia en première partie, on a la surprise de voir débarquer Lies Feed The Machine qui ouvre le bal devant une assistance maigrelette mais qui finira par s'étoffer au fil des minutes. On assiste alors à une très bonne mise en jambe où le groupe berlinois nous fait montre de sa maîtrise d'un hardcore abrasif, moins crust que je l'imaginais, certes puissant et assez lourd, mais fortement teinté de mélodies, rappelant parfois Born Dead Icons, The Holy Mountain ou même les défunts Cobra Noir. Emmenés par le double chant de Carl et Alexander, le set est assez dynamique, du moins jusqu'au pétage de corde qui mine un peu la continuité du concert. Petite pause qui permet aux personnes présentes d'aller se désaltérer au manège carré de l'étage. L'incident réparé, le groupe repart de plus belle pour un final assez furieux où se succède le meilleur du premier album "Inherit", "Under Siege", "Nails in our Coffins", entre autres.
Juste le temps d'aller faire un tour du côté du buffet vegan ainsi que du stand lecture libertaire mis à disposition par l'organisation que résonnent les premiers accords d'Etacarinae. Le changement de registre est assez radical. Les barcelonais nous assomment avec un dark crust assez lourd, à forte connotation galicienne. Aussi les premières minutes du concert sont assez énormes, je dois l'avouer, Etacarinae étalant une puissance sonore sobre mais super efficace, sans fioriture, qui parvient tout de même à dérider une assemblée plutôt passive durant Lies Feed The Machine. Entre accélérations et violents coups de boutoir, les barcelonais trouvent une vitesse de croisière qui atteint son apogée jusqu'en milieu de set, cette première partie s'achevant par un morceau plus épique que les autres qui fait forte impression. Le reste du show est plus anecdotique. Même si Etacarinae maintient la tension à son niveau le plus haut, le groupe s'égare dans un crust vraiment plus traditionnel, rappelant un peu trop celui des Blünt, Ekkaia ou Madame Germen en beaucoup moins inspiré.

On fera pas la fine bouche pour autant, l'important étant vraiment ailleurs. En offrant aux groupes dits undergrounds un écrin au sein duquel ils peuvent s'exprimer de manière différente, le Pavillon Sauvage démontre que la morosité actuelle n'a pas encore annihilé toutes les initiatives ni anesthésié tous les esprits. 

Fragone (Octobre 2007)

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