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Hellfest 2007 - Dimanche Clisson - 24/06/07

Vendredi - Samedi - Dimanche

Bacteries : Dimanche notre nouvel ami Meteo France annonce du beau sauf pour la fin de journée, il va falloir profiter et prier pour que le vendredi ne se répète pas.
On débute la journée tranquillement avec un Grum Lee toujours au taquet, on entendra même des « Grum Lee tête d’affiche » scandés dans Clisson. L’ours s’invitera auprès un batteur faisant sa démo (le batteur de GTI) qui fort sympathiquement l’accompagne sur des classiques (Metallica, Iron Maiden) mais aussi sur du lourd comme Lorie.
Direction le site du festival pour une nouvelle journée chargée en décibels, des cernes sous les yeux et surtout de quoi se réveiller un peu : la présence de Converge et Neurosis dans la même journée.

Klay : Dernier jour de festival, déjà. La boue est incrustée à nos peaux et nos vêtements (RIP ma paire de rangers), nos oreilles défaillent, nous sentons aussi mauvais qu'un groupe de crust des années 80, mais le pire, c'est qu'on aime ça. En compagnie des metalorgiens du camping, nous passons la matinée dans Clisson, assistant aux shows de Grum Lee qui va se retrouver à jouer ses reprises avec un batteur de brutal death (l'autoroute de l'enfer en acoustique avec des blast beats, y'a pas à dire, ça arrache). Après cette pause festivalière, retour sur le site du festival. Je rate Impureza à mon grand regret, considérant le groupe comme étant le plus prometteur du death français (voire européen), je voulais absolument les voir sur scène, mais c'est raté... J'arrive devant Heavenly et m'enfuis à toutes jambes, le power metal à l'européenne me donne de l'urticaire. Mon premier concert de la journée sera donc Ephel Duath.

END. 
- Joff : Ma bonne découverte du festival ! Évoluant dans un metal moderne fortement influencé par Meshuggah, les gars de End. nous délivrent un set très carré et puissant. Même si le chanteur, au charisme certain, paraissait quelque peu irrité par des problèmes de son, le groupe délivre un set très honorable. Le final bien violent comme il faut restera probablement le moment fort du concert, laissant le public soufflé par tant de puissance.

Ephel Duath
- Klay : Ne connaissant que the Painter's Palette que j'apprécie pas mal, j'étais curieux de voir ce que donnaient les italiens en live. Hm, leur jeu de scène est assez étrange, le batteur est tout à droite, le chanteur se balade au milieu et le guitariste est presque caché dans le coin gauche... Pas de bassiste ? Etrange. Bref, le groupe axe surtout son set sur Painter's Palette et son dernier disque en date, que je ne connais pas. Un show moyen, le chanteur est en forme mais manque de patate, le guitariste est beaucoup trop statique (la faute à la technique demandée ?), en revanche le batteur est excellent, rappelant beaucoup Sean Reinert en moins subtil. Le son n'est pas génial également, bien que s'améliorant au fil du set. Légèrement décevant au final, malgré un chanteur hystérique. A revoir je pense...

Animosity - Photos

- Klay : Petit détour vers ces jeunes inconnus, je n'avais jamais entendu parler d'eux et j'ai été assez surpris de les retrouver sur la grande scène. La bande m'a rappellé Cephalic Carnage pour le côté vraiment barré et brutal, mais en beaucoup plus hardcore, avec un sacré jeu de scène où la finesse est détruite à coups de matraque. A réécouter, le show était intéressant, malgré un metal(hardcore ?) semblant très très dense.

- Joff : Entre le fan Hardcore de plus de 100 kilos, le cascadeur en slip, et un bob l’éponge adepte du slam ce concert d’Animosity ressemblait à un véritable carnaval organisé. Et l’ambiance du concert fut à cette image. Entre les concours de pompes dans le pit, et les circle pits qui prenaient des allures de chenille. Le groupe reçoit la chose avec le sourire jusqu’aux oreilles, et délivre un excellent concert de Hardcore déstructuré qui leur est si caractéristique. Probablement l’une des meilleures prestations de la journée.

Scarve - Photos
Bacteries : Arrivé devant Scarve, petite surprise en découvrant que les deux chanteurs du groupe ont été remplacés (pour cette date) par Bob de Watcha.  Un peu surprenant et son chant, même si adapté aux compos, change beaucoup par rapport à l’original et a du mal à convaincre. Dommage car le groupe assure derrière un set carré et technique.

- Klay : Combo très apprécié par le public français et un peu délaissé par moi même (désolé), je voulais quand même voir le groupe sur scène, m'attendant à une bonne baffe. Euh... c'est le chanteur de Watcha là ? Le set a été catastrophique, un son immonde, le chanteur de Watcha (! je m'en remettrais pas) n'étant vraiment, mais alors vraiment pas adapté au groupe (sa voix manque CRUELLEMENT de profondeur pour un growleur), pas mal de pains et un groupe ne semblant vraiment pas dedans. Arg, immense déception. Je quitte très tôt la gibson stage, préférant arrêter le massacre.

- Joff : C’est avec impatience que j’accourrai vers la gibson stage quand résonnèrent les premières notes de « Fireproven » afin de connaître enfin l’identité du nouveau chanteur de Scarve, où l’un des groupes dont j’attendais le plus ce week end. Quelle ne fut pas ma surprise de reconnaître sous une masse de dreadlocks à bande noires une figure emblématique du néo metal français… je pense avoir mal regardé, mais non, il s’agit bien de bob de Watcha au micro… Alors certes, le bougre s’en sort avec les honneurs (endosser le rôle de chanteur multi facettes après le passage de deux excellents vocalistes n’était pas donné à n’importe qui), mais rien n’y fait, la formation qui joue devant moi en ce moment ne soutient en rien la comparaison avec le Scarve d’antan. Non pas que le groupe donnât un mauvais concert, mais l’absence du charisme et de la complémentarité de Pierrick et Guillaume gâche sacrément la fête… en espérant revoir le groupe plus en forme d’ici quelques temps.

Dark Tranquillity - Photos
- Klay : un grand nom du death mélodique ici, j'étais assez étonné de les voir si tôt sur l'affiche d'ailleurs. Dark Tranquillity va donner un très bon set, meilleur que l'autre fois où j'avais pu les voir, Stanne se révélant très en voix, le reste de la bande étant plutôt en forme aussi. Le son n'est pas mauvais malgré un clavier trop en retrait, les guitares ressortent ici à merveille et le groupe s'éclate (la preuve, ils vont jouer au ballon avec le public qui s'amusera à balancer un ballon de plage géant sur scène pendant tout le show). Pas mal de hits y passent comme "The Wonders At Your Feet", et le groupe fera même une petite fleur en finissant sur l'excellente "Punish My Heaven", jouée bien plus lentement que sur disque cela dit. Bon moment, pas de grande folie malgré le ballon de plage, mais un groupe à la bonne humeur communicative. Je rate volontairement Aborted qui m'insupporte pour mieux me caler devant la main stage où va se produire la troisième raison de ma présence à Clisson : Atheist.

Aborted - Photos

- Fink : Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi j'aimais autant ce groupe, leur gore death metal n'étant pas mon style de prédilection. En live ou sur album, Aborted pratique une musique violente au possible mais pourtant assez compréhensible. Pas grand chose à dire d'un concert comme celui-ci, il fallait y être pour apprécier la violence des compos et du son, décidément très bon sur cette Gibson stage ce week-end. Un bon point donc par rapport au dernier concert d'Aborted au Fury Fest 2005 (à la rotonde), la boucherie n'était à ce moment là pas sur la scène comme cette année, mais bien à la sortie des enceintes.

- Joff : Ouch ! On tient là le concert le plus violent du week end sans nul doute ! Des slammeurs à foison, un pit impressionnant de violence, un groupe remonté à bloc (mention spécial à un Sven ultra charismatique). On retiendra aussi de cette prestation la présentation du nouveau bassiste apportant une réelle cohésion à l’ensemble, ainsi que le remplacement de Matty à la guitare par l’ancien bassiste Peter (au teint cadavérique quelque peu dérangeant). Un véritable triomphe fut réservé au groupe, on a même aperçu dans la fosse des membres de la « Aborted Army » déguisé en docteurs et couverts de sang (que Sven ne manquera pas de saluer). Une véritable boucherie !

Atheist - Photos
Leur premier show en France et leur tout dernier en Europe. La tournée de reformation de ce mythique combo floridien prend fin ici. Et quel show ! QUEL SHOW ! Le death jazzy complètement hystérique des Atheist va prendre toute sa dimension ici. Kelly Shaefer est déchainé, ultra charismatique, il estdommage qu'il ne puisse pas assurer la guitare (problèmes de poignet) mais il se retrouve très en voix et plutôt efficace en frontman. Tony Choy à la basse est hallucinant, parfaitement carré, se faisant vraiment plaisir, hystérique aussi, et se permettant même des délires improvisés en plein milieu des morceaux ! Les guitaristes remplaçants se débrouillent aussi, malgré que l'un deux soit un peu en retrait tant sur scène qu'au niveau du son. L'hystérie du quintet est communicative, et le groupe semble décidé à tout donner pour son dernier show. Les trois albums sont passés en revue, peu de morceaux d'Elements, et beaucoup d'Unquestionnable Presence. Le pit est furieux sur des hymnes comme "Unholy War" où Schaefer déchainé hurle vraiment à l'extrême, ses cris étant beaucoup plus violents que sur disque. Le groupe entier en fait est beaucoup plus déchainé sur scène, l'effet dernier show sûrement. Schaefer excelle en frontman, communiquant beaucoup avec le public, annonçant que le show figurera sur le DVD du groupe (on fera même un coucou à l'hélico qui filme). Le groupe met fin à son show sur l'immense "Piece of Time", hallucinant de bout en bout, où Tony Choy va se lâcher complètement, balançant ses harmoniques avec une précision au millimètre. La bande va squatter un moment la scène, prenant photos/vidéos de la foule (vraiment grande au passage) et balançant quelques objets divers (je vais d'ailleurs me battre avec 8 personnes (!!) pour le tshirt de Tony Choy qui je suis sûr aura fini en morceaux). Ayant déjà vu Behemoth, je les regarde de loin, c'est sans surprise : bourré de patate et réellement très puissant, beaucoup plus que sur disque où la prod beaucoup trop propre finit par aseptiser le death des polonais. Je retourne devant la mainstage pour une bonne dose de thrash dans la gueule : Kreator investit la scène !

Behemoth - Photos

- Bacteries : Behemoth en live c’est forcément impressionnant, déjà par l’accoutrement (sortez les piques de 20cm de longueur, le cuir et le maquillage blanc) et par la puissance dégagée par le groupe sur scène ; frontal, massif et destructeur. Le mélange black / death très particulier, et pourtant accessible, du groupe frappe fort. Comblé.

- Joff : Après la déferlante de violence provoquée par Aborted sur la Gibson Stage, c’est aux polonais Behemoth que revient la lourde tâche de convaincre en cette fin d’après-midi. Mieux que cela, le groupe a délivré un set réellement furieux et impressionnant de puissance et de charisme. Malgré les problèmes de voix du chanteur, ce dernier a refusé d’annuler le concert sous les conseils de son manager pour ses fans, et le moins que l’ont puisse dire, c’est que ces derniers ont répondu présent ! Malgré un son de batterie (ce qui, avouons le, empêche aux morceaux d’obtenir toute leur ampleur), le groupe assène le public de redoutables morceaux (« Conquer All », « Decade Of Therion », « Christians To The Lions ») et offre un grand concert à son public… Ils auront marqué le coup les polonais !

Kreator - Photos
- Klay : Kreator : Et voilà le rouleau compresseur mis en marche ! Le quatuor allemand apparait derrière d'abondants fumigènes rouges et verts, et c'est parti pour le carnage ! Un Mille Petrozza hyper charismatique ouvre le show, visiblement déchaîné et content d'être là. C'est parti pour une demi-heure de gros thrash teuton violent et écrasant, le groupe est fidèle à sa musique et à sa réputation, étant surpuissant et communiquant toujours autant avec son public, avec la finesse qu'on leur connait ("Are you AGRESSIIIIIIIIVE !? ARE YOU READY TO KILL EACH OTHER !?" Me détruisant les cervicales sur les teutons, je remarque que Converge a déjà commencé son show sur la gibson stage. Un peu dégouté, j'attends la fin de "Flag Of Hate" pour me diriger vers la gibson stage, étant curieux de voir ce que Converge vaut sur scène après tout le bien que j'ai entendu d'eux...

- Bacteries : Placé devant la scène pour voir les teutons thrasheurs j’aurais la désagréable surprise de me prendre une bonne décharge de fumée verte, certainement sympa de loin mais de là où j’étais difficile d’apprécier correctement le show… Heureusement cela ne dure que quelques morceaux mais la bête Converge approche il faut donc se préparer.

Converge - Photos

Klay : Et ce fut une excellente surprise, l'un de mes meilleurs souvenirs du festival. Converge fait trembler le sol par un show digne d'un gros groupe de grind à la Brutal Truth. Ca tournoie comme une machine à laver sur scène, un show encore une fois extrêmement puissant, mais néanmoins assez fin, la musique de Converge étant plus subtile qu'un groupe de grind. Le chanteur est franchement charismatique et plutôt impressionnant, sa voix étant bien plus déchirée sur scène, et contrastant pas mal avec son physique euh... légèrement gringalet. En bref, une très très bonne surprise, un des meilleurs concerts du dimanche à n'en pas douter. Bon, un dernier tour au market pour éviter Within Temptation, et c'est parti pour rigoler avec le heavy metal de Edguy !

- Joff : Accompagné d’un ami franchement fan du groupe, et encore sonné par la prestation coup de poing d’Aborted environ une heure auparavant, je me dirige vers les premiers rangs devant la Gibson Stage, en attente du concert de Converge. Attaquant son set par un morceau assez lent et porté sur des ambiances sombres, le groupe offre un concert tout en fureur et en chaos. Mais au final, même si un « No Heroes » tout en ambiances m’aura fait plaisir, je dois avouer que le groupe ne m’a pas convaincu… la faute à un style auquel j’ai définitivement du mal à accrocher. Mon pote fan, de même que la majorité du public présent, était quant à lui aux anges… Comme quoi les goûts et les couleurs…

Setlist :
-Plagues
-No Heroes
-Eagles Become Vultures
-The Broken Vow
-Drop Out
-Hope Street
-Last Light
-Locust Reign
-Forsaken
-Black Cloud
-Heartache
-Hellbound
-Concubine

Within Temptation - Photos

 

Setlist

-Our Solemn Hour
-Stand My Ground
-Forsaken
-What Have You Done
-The Howling
-The Heart Of Everything
-Mother Earth
-Hand Of Sorrow
-Ice Queen

Edguy - Photos

- Bacteries : Joie , bonne humeur, fun, délire, voilà quelques mots pour résumer la prestation d’Edguy, même si pas franchement amateur de leur musique sur CD c’est avec grand plaisir que j’assiste au show (car ça en est un) des allemands. Le groupe est là pour le plaisir et ça se voit, saut, stupidité assumée il n’y aura au final que Megadeth qui ternira ce concert en commençant avant la fin d’Edguy

- Klay : Fidèles à eux mêmes, les hilarants Edguy ne se prennent pas du tout au sérieux. Leur heavy metal prend une dimension autre sur scène, le groupe communiquant longuement avec son public, surtout pour lâcher quelques vannes ("our drummer is gay !"). Musicalement, c'est du heavy cliché mais totalement assumé, on a donc droit sur scène aux stéréotypes du genre, poses "en plein effort", solo dos à dos, on montre sa virilité, et on se marre en s'apercevant que le public est en train de faire une queue-leu-leu... Le set sera malheureusement écourté, Megadeth ayant investi la scène principale, la gibson stage se videra rapidement de son public. On suit la foule pour aller voir la bande à Dave Mustaine.

1349 :
Damien: c'est au black metalleux norvégien de 1349 que revient la tache de clôturer la scène découverte de ce dimanche. L’entrée du groupe sur scène met tout de suite dans l’ambiance : deux musiciens arrivent avec les corpsepaints de rigueur, une torche à la main et se prêtent à un exercice de lanceur flammes. Dommage que cet effet ait été atténué par le fait que ce soit le groupe lui-même, déjà maquillé, qui ait installé son matériel. Les Norvégiens jouent la carte du trve, ce qui fonctionne pas trop mal mais qui se traduit bien souvent par une originalité et une précision limitée.

Megadeth - Photos

Klay : Encore une bonne surprise que voilà. Megadeth et son thrash véloce va livrer un très bon show ce soir, moins rouleau compresseur que Kreator, mais doté d'une énergie suffisante pour faire remuer la crinière. Les classiques y passent, "Hangar 18", "Tornado Of Souls", le "A Tout Le Monde" toujours aussi drôle, le tout est impeccablement joué et le combo est vraiment en grande forme. Pas grand chose d'autre à redire sur ce set, Megadeth livre un show thrash impeccable, sans réelle folie, mais assez énergique pour marquer les esprits. Sur ce, petite pause nourriture, Blind Guardian n'étant pas ma tasse de thé (et j'ai une dent contre eux à cause de leur horrible reprise de Satan), et on va s'installer pour Dream Theater.

- Joff : Après la valse de brutalité qui s’était abattue sur le festival, un concert de Megadeth s’annonçait comme la solution salvatrice pour se reposer les tympans et se poser tranquillement dans l’herbe afin d’en prendre plein les mirettes. Commençant son set par un nouveau morceau fort bien accueilli, Dave Mustaine et sa bande ont offert un concert haut en couleurs à un public qui ne demandait que cela ! (surtout que les rumeurs d’annulation allaient bon train depuis quelques heures ). De plus, le nouveau line up du groupe a bien belle allure sur scène. Même le son était optimal pour profiter au mieux du set, que demander de mieux ? Le concert rafraîchissant de la journée !

Setlist :
-Sleepwalker
-Take No Prisoner
-Wake Up Dead
-Washington Is Next !
-Hangar 18
-She-Wolf
-Gears Of War
-Tornado Of Souls
-A Tout Le Monde
-Never Walk Alone...A Call To Arms
-Symphony Of Destruction
-Peace Sells
-Holy Wars...The Punishment Due

Dream Theater - Photos

- Klay : Là aussi, le combo préféré des techniciens va surprendre. Froid, sans âme, de la branlette de manche, tels sont les adjectifs qu'on entend attribués à la musique de Dream Theater sur disque, et bien en live, tout ce côté disparait, et on a vraiment l'impression d'entendre des humains jouer, ça change ! Le groupe a une excellente présence scénique (quel batteur ! Quelle frappe de brute !), rendant leur musique beaucoup plus vivante et surtout plus accessible, plus prenante que sur disque où son côté "bande de son de super nintendo" peut rebuter au plus haut point. Dream Theater sur scène n'impressione pas que par sa technique mais bel et bien par sa présence et sa mise en place. Encore une excellente surprise, ce dimanche aura décidément été très riche.

Neurosis - Photos
- Bacteries : Voilà pour moi l’ultime groupe de ce festival, celui que j’attends depuis vendredi, les monstres sacrés de Neurosis ont jeté leur dévolu sur le Hellfest, car aucune limite dans le son ne leur a été imposée. Ca promet ! Les américains vont faire trembler la plaine boueuse sous dans une atmosphère quasi apocalyptique. Voulu d’un coté grâce à des projections vidéos sombres, à l’image de l’artwork de leur dernier album, mais aussi grâce (à cause ?) du temps, le ciel se déchirera pour inonder la plaine ; fin juin on se croit en plein hiver, transi de froid on entend Steve Von Till s’époumoner sur "To The Wind" alors que les moins courageux regagnent déjà leurs tentes, vaincus par la météo. Le final se fait devant un par terre de courageux, alors qu’Emperor tente de bousculer la puissance Neurosis. Un set magistral, un des concerts du WE pour ma part.

- Klay : Et voilà une des têtes d'affiche... la fatigue commence à me peser. Après un peu d'attente, la bande à Scott Kelly débarque sur scène. D'entrée : quel charisme. Chaque membre du groupe est vraiment imposant, à l'image de leur musique, qui se révèle beaucoup plus puissante et vivante sur scène, très différente des disques en fait. Une expérience à vivre sans la fatigue je pense. Lessivé, je vais quitter le show bien avant la fin (d'autant que les trucs lents comme Neurosis, j'ai beaucoup de mal), sacrifiant Emperor, mais néanmoins heureux vu le déroulement du festival. Une dernière pluie m'achève avant que je ne finisse dans ma tente, cadavérique après un tel week end...

- Joff : Enfin le moment tant attendu ! Depuis plusieurs années, j’espérais assister à une prestation du grand Neurosis. Leurs performances si particulières, composée de musique et de projections vidéos, ne pouvaient, à l’unanimité, provoquer l’indifférence. Après un week end de violence et d’agressivité, il était désormais temps de se recueillir, d’être confronté aux énergies du groupe. Il est passé 23 heures, les ultimes notes du concert de Dream Theater retentissent… la nuit est déjà tombée, le spectacle peut commencer. Dans la pénombre, les musiciens débutent les hostilités, accompagnés d’un lugubre film en noir et blanc. Des frissons, de la peur, mais surtout une étrange et très forte aura de recueillement, presque religieuse, planant sur le site. Pas un bruit de se fait entendre dans le public, la pluie fait son retour, mais personne ne bouge… il est simplement question d’assister à une performance hypnotique, pénétrante. Les premières notes du concert d’Emperor ne viendront même pas perturber l’état de transe général. Un larsen progresse, les musiciens tournent le dos au public… Puis un ultime coup de tom et tout s’arrête d’un seul coup. Jusqu’à l’ultime seconde, Neurosis nous aura maintenu dans une autre dimension. Le genre de concerts qui marquent une vie.

Setlist :
-Given to the rising
-Burn
-At the end of the road
-To the wind
-Distill (watching the swarm)
-Water is not enough
-The doorway

Emperor - Photos
Damien: l’Empereur est de retour. Et est en représentation exceptionnelle en France. Jouissant de l’effet reformation, d’un statut toujours intact de seigneur de la scène black metal et de circonstances de calendrier particulières, le groupe s’est donc vu confié la clôture du festival. Les Norvégiens livreront un excellent set, parsemé ci et là d’effets pyrotechniques. L’interprétation est irréprochable, peu de groupe de black metal peuvent se vanter d’une telle précision. Emperor passe en perspective les meilleurs titres de sa riche discographie : "Ye entrancemperium", "Inno A Satana", "In The Wordless Chamber" ou encore l’immense "The Loss And Curse Of Reverence", probablement l’un des meilleurs titres de black metal jamais écrit. Une conclusion on ne peut plus evil à une fête de l’enfer qui porta bien son nom.

Setlist:
-Into The Infinity Of Thoughts
-The Burning Shadows Of Silence
-Cosmic Keys To My Creations And Times
-An Elegy Of Icaros
-Curse You All Men!
-In The Worldless Chamber
-The Majesty Of The Nightsky
-The Loss And Curse Of Reverence
-Thus Spake The Nightspirit
-With Strength I Burn
-Inno A Satana
-I Am The Black Wizard
-Ye Entrancemperium

- Bacteries : Voilà l’édition 2007 qui se termine, beaucoup de choses ont été dites depuis à son sujet, inutile de revenir en détails sur tout cela, le festival, avec une des plus belles affiches métal de l’été, à montré les limites du DIY. Donc certes certaines choses auraient pu être mieux faites, sans la pluie et les inconvénients qui vont avec beaucoup de critiques auraient été moins acerbes, personnellement je retiens de ce festival d’énormes moments musicaux (le principal non ?), moments rares pour tout amateur de musiques sombres en France (à part quelques grandes ville qui peut se targuer de voir plus de 20 concerts par an de tels groupes ?). Le festival nous a offert sur un plateau (boueux certes)  les grands noms de la scène qu’il sera difficile de voir à nouveau (Neurosis, Immortal, Emperor par exemple). L’édition 2008 s’annonce bien plus encadrée et pro, espérant aussi une plus grande implication de la ville / département dans tout cela et on devrait vite avoir un festival qui n’aura pas à rougir face aux machines de guerre allemandes ou belges. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

- Klay : Un bilan très positif en ce qui me concerne, des concerts tous plus énormes les uns que les autres, très peu de déceptions, beaucoup de grands moments (Brutal Truth, Cynic, Kreator, Atheist, Converge...) et de légendes en excellente forme, un market extrêmement bien fourni, un public vraiment taré, de la boue, des clissonais très sympathiques, un camping apocalyptique, des têtes metalorgiennes (et mêmes gutsiennes... un salut à Powaviolenza !) très sympathiques croisées pendant tout le festival, bref, un grand moment. Le seul reproche à faire à l'affiche aurait été son manque de variété par rapport aux années précédentes, mais vu les légendes amenées à Clisson, cela relève du pinaillage... A l'année prochaine, avec un peu moins de boue peut être cette fois...

Bacteries (Octobre 2007)

Klay, Damien, Joff, Fïnk

Vendredi - Samedi - Dimanche

Merci au Hellfest et aux bénévoles de celui-ci pour le festival et merci à Trauma.

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