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Hellfest 2007 - Samedi Clisson - 23/06/07

Vendredi - Samedi - Dimanche

Bacteries : Après le passage des 13 000 festivaliers hier le site et les alentours se sont transformés en immense champ de boue, le camping est digne d’un chantier mais fort heureusement cette journée sera bien moins arrosée (par les nuages, pour le reste la météo importe peu). La journée s’annonce assez éclectique avec des groupes comme Walls Of Jericho, Cynic, Brujeria, Sworn Enemy, Kickback, Immortal, Type O Negative, Children Of Bodom, Vader, Therion, …
On pourra remarquer que la tendance vestimentaire, amorcée la veille, est aux bottes en caoutchouc et vêtement de pluie, si certains Clissonais redoutaient une horde de jeunes aux t-shirt noirs c’est plutôt une énorme communauté de pêcheurs qui envahit les rues de Clisson.

Klay : Après une nuit hum... Mouvementée dans le camping (Monique Ranou !) et quelques courses (victuailles et habillement sans boue...), retour sur le site du festival pour une grosse salve de shows, dont quelques-uns TRES TRES gros, surtout pour moi, le sale deatheux de service. Je vous laisse deviner qui... Je traine un peu et manque Salem, ne reste pas devant les insupportables After Forever (pardon mais le metal gothique me donne des boutons) et passe en coup de vent devant The A.R.R.S. Je fonce vers la mainstage pour voir l'un de mes premiers amours en termes de death metal...


Grum Lee
Bacteries : Et oui le premier concert de la journée sera Grum Lee, les motivés qui auront fait le trajet jusqu’au centre ville de Clisson (et vu le monde en ville ils ont finalement été bien nombreux, pour le bonheur des commerçants)  auront pu assister aux deux concerts de l’ours qui chante mal, AKA Grum Lee. Et il a bien mal chanté, s’est loupé dans ces accords, a eu des problèmes techniques, à fait rire bon nombre de monde (remerciant Axel Bauer pour certains fous rires) : un bon concert de Grum Lee en somme. L’ursidae jouera dans deux bars ce jour là, créera un embouteillage, fera s’écrouler de rire quelques métalleux et massacrera sans vergogne quelques chefs d’œuvres.

Zubrowska
Joff : On commence la journée avec une bonne dose de chaos ! C’est sous une Discover stage raisonnablement remplie que les toulousains de Zubrowska assènent leur Screamo déchirant nappé de Deathcore très brutal. Bien rock roll et chaotique (parfois un peu trop même), ce concert se révéla une bonne entrée en matière pour cette seconde journée de fest.

The Arrs - Photos
- Bacteries : Premier « vrai » concert de la journée pour ma pomme avec les français de The Arrs, le groupe nous donne un concert plein d’énergie mais assez prévisible (tout comme leur musique finalement). Un concert sympa mais qui ne fait que me mettre légèrement en jambe pour la journée qui s’annonce difficile.


- Joff : Du soleil (enfin vite fait !), une ambiance bon enfant, des circles pit, un braveheart, des morceaux taillés pour la scène, de la mosh part à foison… que demande le peuple. En ce dimanche après midi, ce concert des coreux parisiens de The Arrs prenait des allures de véritable bouffée d’air frais : défoulant, carré, efficace, un sans fautes !
Après un ultime « Passion », tout le monde se sentait d’attaque pour en reprendre encore et encore !

Vader - Photos
- Klay : C'est la troisième fois que je vois les cultes polonais, autant dire que j'attendais avec impatience le groupe, étant gros fan (c'est le premier groupe de death metal que j'ai écouté... forcément, c'est sentimental). A mon grand regret, ce fut ma plus grosse déception. Les polonais n'étaient visiblement pas dedans. Toujours aussi carré certes, le groupe souffrait d'un son abominable (voix trop en retrait, toms BEAUCOUP trop forts, guitares inaudibles, basse bouillie couvrant le reste...) qui empêchait grandement de reconnaître les morceaux. De plus, le groupe n'était absolument pas dans le show. Un Peter aussi charismatique qu'un kebab qui se contente de beugler ses paroles et un Mauser pas très tournoyant comparé à d'habitude (même ses mythiques headbangs cambrés avaient l'air mou)... Du côté de la basse de Nowy par contre, c'est le déchaînement, le bassiste se permettant des délires en slap (et argh qu'il est bon de ce côté là) dans les morceaux, rattrapant légèrement la prestation de ses compères. Mais le son absolument immonde gâche la prestation de la bande... Malgré un public assez communicatif (avec des hymnes comme "Wings" ou "God Is Dead", normal en même temps). Très déçu, je passe en coup de vent voir les flûtines de Korpiklaani avant d'aller glander en espace presse. Epica, c'est pas vraiment mon genre de groupes non plus... Je vais vers la gibson stage ensuite pour rigoler un peu.

Korpiklaani
- Joff : De la musique folklorique au hellfest ? et pourquoi pas après tout ! Au final un véritable bol d’air frais, dans la bonne humeur et malgré un son un peu approximatif. Dansant, charmant, convivial et festif, ce concert se révéla pour moi comme la bonne surprise de la journée.

Kickback - Photos
- Joff : « Hey vos gueules les fiottes ! » c’est par ces mots que le chanteur de Kickback s’adressait au groupe Epica qui interprétait ses derniers morceaux sur la main stage alors que le concert des coreux parisiens venait tout juste de commencer, à l’image du reste de leur prestation, et fidèle à leur réputation. Insultes, provocations et fierté excessive seront omniprésents durant le concert, comme plus ou moins tout le monde s’y attendait en fait. Au final, le groupe a fini par obtenir rapidement ce qu’il voulait, à savoir un public remonté (comme en ont témoignés la violence du pit, ainsi les projections de boue et d’objets divers sur scène) et une ambiance adéquate au déroulement d’un concert de Kickback. Certains étaient scandalisés, d’autres s’esclaffaient, et la plupart ont tout simplement profité de la prestation bien violente du groupe pour se défouler un bon coup. Et quoi que l’on puisse trouver à redire, la violence et l’efficacité étaient bel et bien là !


- Klay : Et j'ai bien rigolé en effet. Curieux de voir ce groupe à la si mauvaise réputation, j'ai d'abord été frappé par la musique vraiment très intense du combo parisien. Wow, une telle intensité pour un groupe de hardcore, je n'avais jamais entendu ça ! Kickback sait en plus varier les plaisirs avec une musique très dynamique bourrée de changements de tempos et de riffs énormes, le tout avec un bon son en plus. Là où j'ai franchement ri, c'est dans l'attitude crétine du groupe, dans le mauvais sens : provoc à deux sous ("Ca va les bouseux ?"), jets de pieds de micro et de bouteille de bière, en réplique à des jets incessants de paille et de boue de la part du public. J'ai sérieusement eu un fou rire devant ce set. Si le groupe me semble être une sévère bande de connards (qui joue de la musique extrême de qualité certes), le set n'est pas entaché par cette attitude qui, vue de loin, finit par donner une allure folklorique franchement divertissante au show du combo pas posi du tout. A voir de loin et à réécouter sur disque, mais mieux vaut éviter le pit... Bonne surprise.

Walls Of Jericho - Photos

Fink : Les concerts de Walls of jericho se suivent et se ressemblent. Toujours très bons sur scène certes, mais le groupe n'a pas connu grande évolution ces derniers temps. Candace a toujours une patate d'enfer, court partout sur la scène et pourrait sans nul doute faire le concert a elle toute seule... Le son sera énorme comme pour les autres groupes qui passeront par cette Gibson stage ce week end.

Brujeria - Photos

- Bacteries : Les « méxicains » de Brujeria vont kidnapper la grande scène pour nous balancer leur métal atypique, forcément cagoulé le gang Brujeria continue de faire planer le doute sur ses membres (changeant, le groupe a compté dans ses membres des recrues venues de groupes comme Fear Factory, Carcass, Sepultura, Faith No More, …). Le jeu de scène et les déguisements rajoutent un coté folklorique au death hispanisant de Brujeria, et même si musicalement ce n’est pas ma tasse de thé le set est sympathique. Et le Hey Marijuana (reprise de la Macarena) fera son effet.

- Joff : Composé entre autres de Shane Embury de Napalm Death (aisément reconnaissable) à la guitare et de Jeff Walker, ex-Carcass (à la voix reconnaissable entre mille) à la basse et aux chœurs, le groupe mexicain Brujeria évolue dans un Grind assez primitif et idéal pour headbanguer ou se défouler un bon coup le temps d’un concert. Avec ses deux chanteurs cagoulés et très bavards, et son accordage de guitare d’outre tombe, le groupe offre une prestation plutôt festive et bon enfant (ah le chanteur qui s’amuse avec une machette, on croirait voir son petit cousin de 5 ans !), mais assez rapidement lassante pour qui voudrait se pencher avant tout sur la musique. Bref, du gros qui tâche.

- Klay : Mais ! Mais !! C'est le MAITRE Jeff Walker qui est sur scène ! Avec Brujeria !? Quelle surprise de revoir sur scène l'ex-frontman légendaire de Carcass !!! Si on ajoute Shane Embury qui tient la guitare, on peut dire que Brujeria a là l'un des line-up les plus mythiques du festival côté deathgrind... C'est vrai quoi, les deux bassistes les plus mythiques du grind sont rassemblés ici ! Mais trêve d'idolâtrie de ma part, concentrons-nous sur le set. Le death des Brujeria, bougrement insipide voire chiant sur disque, prend une autre dimension sur scène grâce à ses deux chanteurs survitaminés. Si leur metal n'est toujours pas digne d'un headbang, la prestation est très éloignée des disques et pleine de folie, les deux chanteurs bondissant partout sur scène en beuglant leur espagnol façon guerillero... Toujours plus agressif. Jeff Walker n'a rien perdu de son charisme et se permet même (!) de pousser la gueulante en nous prouvant qu'il sait toujours user de sa superbe voix de grindeux... Seul le bassgod Shane Embury, ici à la guitare, ternit la prestation, trop concentré sur sa six-cordes pour vraiment pouvoir se mouvoir sur la scène. En bref, un bon set, où la folie scénique des membres rattrape la platitude de leur death metal... Le son n'était pas trop mauvais ici aussi malgré, comme souvent, des basses trop présentes. Un peu plus de guitare n'aura pas fait de mal... Après le set des barons de la drogue, je me dirige à nouveau vers le market, n'ayant pas vraiment envie de revoir Walls Of Jericho que je n'aime pas du tout, même en live. Je me prépare à un assaut viking pour le set suivant...


Fubar
- Joff : Seuls véritables représentants du Punk/Grind cette année, le groupe Fubar a délivré en ce Samedi après midi un véritable chaos sonore sans interruption. Le public a répondu présent et a réservé aux musiciens un accueil très chaleureux. Du Grind bien corrosif sans interruption pendant 30 minutes, à prendre ou à laisser !

Amon Amarth - Photos
-
Bacteries : En me rendant dans la fosse presse pour prendre les photos je croise un homme en cotte de maille trimbalant son bouclier et son épée, hummm ça sent l’invasion Viking tout ça (quoi de plus normal après avoir vu un gang de mexicains). Et même si le groupe aura laissé son drakkar dans leur Suède natale Amon Amarth vient bien tenter de conquérir Clisson et au vu du résultat on peut dire que ce fut une expédition réussie. Introduit par une bataille de deux hommes en cote de maille le groupe offre un concert plein de fun, de bonne humeur le tout agrémenté d’une foule de détail « viking » mettant dans l’ambiance. Un très bon concert

- Klay : Assaut viking, les termes sont tout trouvés je crois. En guise d'introduction, deux vikings en tenue viennent croiser le fer sur scène, avant de laisser entrer la bande d'ogres que sont Amon Amarth. Carrures impressionantes pour une musique tout aussi massive. Le death mélodique un poil répétitif mais tellement efficace des suédois prend une dimension énorme sur scène, le frontman étant vraiment un OGRE à la voix surhumaine, un growl ultrapuissant aidé par le coffre impressionant du chanteur... Le son est plutôt bon, seule la basse est en retrait, mais vu son énorme présence dans Amon Amarth, ce n'est pas si gênant... Un set carré et charismatiques, de gros tubes y passent, notamment un "Death In Fire" énorme. Je quitte la Main Stage après ce titre d'ailleurs, car sur la gibson stage s'installe LA raison de ma venue au hellfest...


Cynic - Photos
- Klay : Alors que j'arrive presque une demie heure avant le début du set devant la scène qui va inaugurer le retour de Cynic, celle-ci est déjà blindée, les fans s'étant rassemblés en masse pour voir le come-back d'un des groupes les plus influents de la scène death metal floridienne. Je rencontre d'ailleurs un québécois ayant fait le déplacement pour eux ! Bref, passons au set. Le groupe fait lui même ses balances, on constate l'absence de Tony Teegarden, hum, qui donc assurera les growls et le clavier ? Quelques techniciens s'affairent à installer un projecteur diffusant des images bizarres dans la lignée de la pochette de Focus... Hum, ça s'annonce plutôt bien. Paul Masvidal lance timidement un signe metal à la foule qui lui répond au centuple... L'impatience monte. Le groupe commence son set sur le mythique "Veil of Maya"... Hum, les premiers points noirs arrivent : la guitare et la voix de Paul Masvidal sont en retrait, et les growls se retrouvent samplés ! Mais cela ne va finalement pas entâcher la prestation du groupe. Cynic en live retransmet exactement l'ambiance du disque : un set serein, bourré de feeling (Sean Reinert est absolument impérial derrière sa batterie, suintant de groove et de feeling, et parfaitement carré), plânant et presque rêveur, laissant la violence des précédents groupes au placard pour transporter vers un autre univers. L'attitude du groupe y est d'ailleurs pour beaucoup : on se souviendra de Paul Masvidal, très ému, qui lâche une petite larme en voyant la foule impressionante se massant devant la scène. Le groupe va d'ailleurs combler ses fans avec un évenèment vraiment inattendu : un NOUVEAU MORCEAU ! Oui, un NOUVEAU MORCEAU après 14 ans d'absence ! Quoi de mieux pour combler un fan ? Le nouveau titre reprend les catactéristiques de Focus, en étant cependant un poil plus calme (pas de voix growlées ou d'accélération à la Uroboric Forms), et surtout, beaucoup plus planant que ses prédécesseurs (des restes d'Aeon Spoke ?). Côté nouveua line-up, les deux nouveuax membres de Cynic s'en sortent plutôt bien malgré quelques pains à la basse. Le nouveau guitariste est excellent, légèrement plus agressif que Jason Gobel cela dit. Le quatuor passe en revue l'intégralité de Focus, mis à part l'instrumental "Textures" (remplacée par "Evolutionary Sleeper"), finissant en beauté sur "How Could I", repris à gorge déployée par la foule. Je quitte la scène avec des étoiles dans les yeux, je suis plus que comblé par le show de retour de Cynic, même si, considérant la complexité de la musique du groupe et le son pas franchement top, je comprends que ceux qui voulaient découvrir le groupe ont été déçus. Cynic est le genre de groupe qui s'apprécie avant tout sur disque plutôt qu'en concert, et ne pas connaître les travers bizarres de ses morceaux rend impossible d'apprécier le groupe en live... Pour ma part, set énorme quand même, j'étais venu pour eux, ils ont été mon concert favori du festival. Je me balade jusqu'à la main stage par la suite, je me rends compte que c'est Pain Of Salvation qui joue... j'avais pris leur morceau pour une reprise du Week end de Lorie... Hum, il est temps d'aller manger quelque chose je crois, et puis c'est Napalm Death qui arrive !

Pain Of Salvation - Photos

Bacteries : Voir Pain Of Salvation à cette place sur l’affiche est assez surprenant, le groupe ne me semblant pas si connu que cela dans nos contrées. Mais vu le coté un peu atypique du groupe (par rapport au reste de l’affiche) et la setlist choisie ça sera le moment parfait pour les festivaliers pour se restaurer. Enfin ça… c’était sans compter sur l’imagination et les possibilités offertes par le site. Prés de l’entrée et proche de la grande scène une bataille pour la « terre » du milieu aura lieu, principe simple : deux camps face à face qui se lancent de la boue et chargent par moment (certains ayant amené leur corne pour Amon Amarth s’en serviront pour lancer la charge). Point d’objectif, juste du fun. Et cette bataille va aller grossissante et va durer largement une demi heure. Pendant ce temps les suédois joueront un set de leur métal progressif et assez particulier, voir une horde de métalleux se jeter de la boue sur fond de métal disco (sur Disco Queen) tout en mangeant un américain fait partie de la magie du Hellfest.

- Joff : Précédant Children of Bodom sur la grande scène, le groupe Pain of Salvation (dont j’attendais beaucoup à vrai dire) se verra offrir un accueil mitigé… autant le groupe semble content d’être là et offre un set impeccable d’exécution, autant le choix des morceaux pour un festival de musique extrême peut porter à réflexion (« America », « Disco Queen »). Un bon concert certes, mais en décalage certain avec la teneur générale du festival, expliquant un accueil un peu mitigé, malgré le soutien réel de certains fans.


Napalm Death - Photos
- Joff : Enfin les pionniers du Grindcore ! Remontés comme des piles électriques (mention spéciale à l’épileptique Barney), les musiciens ont offert à Clisson un déluge de brutalité, servi par des morceaux cultes (« Suffer The Children », « Scum », « Silence Is Deafening ») et une attitude toujours aussi engagée (on se souvient notamment du message anti clérical de Barney). Après un ultime « Nazi Punks Fuck Off », les anglais s’en vont en rois.

- Klay : aïe aïe aïe !! Voilà un des concerts les plus bourrins de tout le festival, Napalm a véritablement abattu tout le monde par sa prestation d'une violence rare. Les grindeux sont en pleine forme et disposent d'un son excellent, un des meilleurs de la journée d'ailleurs. La prestation est musclée, Barney s'égosillant en bondissant de partout pire qu'un coreux en plei nviolent dancing, il relègue d'ailleurs Mitch Harris dans le coin de la scène, le pauvre guitariste ne pouvant pas faire un pas sans risquer de se prendre un coup du frontman en pleine face... Le set de Napalm étant assez court, ce sont surtout leurs morceaux cultes ou connus qui s'enchainent : "Continuing War On Stupidity", "Suffer The Children", "The Code Is Red"..., "The Silence Is Deafening"... Et bien sûr des morceaux du dernier disque en date, Smear Campaign, accompagnés d'un petit speech de Barney. Le groupe est vraiment en forme, Danny Herrera martelant à toute vitesse (un peu déçu par ses blasts à deux pieds cela dit, manquant un peu de puissance), Embury fidèle à lui même. Mitch Harris se débrouille étonnament bien à la voix, ses choeurs écorchés ajoutant un peu de piment à la musique de Napalm Death. On aura droit à "Scum" et "You Suffer" bien sûr, et un final éprouvant sur la reprise des Dead Kennedys, "Nazi Punks Fuck Off". Excellent set, leçon de grind encore une fois, peut être pas aussi marquant que celui de Brutal Truth mais néanmoins excellent, les anglais étant très en forme aujourd'hui. On constatera au passage que Shane Embury est beaucoup plus à l'aise dans Napalm Death où c'est une vraie toupie, que dans Brujeria où même une statue bougerait plus... Il est temps d'aller vers la mainstage pour le nouveau groupe favori des 15-16 ans : Children Of Bodom.

Children Of Bodom  - Photos

- Bacteries : Pas spécialement amateur du groupe (ni même détracteur) c’est donc plus par curiosité que j’assiste au set des finlandais devenu phénomène ces dernières années. Et plutôt surpris, la part belle est évidemment faite aux guitares et de ce côté Alexi Laiho assure le show. Musicalement même si ce n’est pas ce que j’affectionne en premier lieu le résultat est plaisant même si on sent que le  concert est millimétré et ne laisse pas vraiment de place à l’improvisation ou à la surprise (souvent le soucis des « gros » groupes au final).

- Klay : Je suis un peu méchant avec les finlandais, mais force est de constater qu'une immense part de leur public est plutôt jeune (certains arborant d'ailleurs des faux en plastique !). Children Of Bodom m'a fait le même effet que Machine Head : un set très carré et très pro, mais sans aucune folie ni réelle patate. Ca bouge où et quand il faut bouger, c'est parfaitement en place et le sire Laiho est assez charismatique, mais bon, cela ne remplit pas les conditions pour un show vraiment mémorable. Les fans auront certainement pris leur pied, d'autant que le groupe bénéficiait d'un son plutôt bon (au niveau du clavier surtout). Bonne surprise par contre : je n'ai pas eu à étriper un fan me disant que Children of Bodom était du death metal... Pour la dernier fois : CHILDREN OF BODOM FAIT DU POWER METAL !!!! Ou speed mélodique, ou appellez ça comme vous voulez, mais NON ! C'EST PAS DU DEATH METAL ! Rah !
Je me plante ensuite devant la main stage, attendant Immortal, Moonspell étant un groupe que j'abhorre, spécialement en live.

Moonspell - Photos

Bacteries : Tout comme pour COB juste avant c’est plus la curiosité qui m’attire vers la Gibson Stage où produit Moonspell, groupe culte pour beaucoup les portugais ont une large discographie et une armada de fans derrière eux et au vu de la prestation cela se justifie amplement. Fernando Ribeiro, frontman du groupe, occupe l’espace, et même si une salle de petite taille aurait été plus approprié, on ne peut que s’incliner devant cette prestation goth qui a du ravir les fans.

Immortal - Photos
- Bacteries : suite des concerts curiosité et en voilà un que je n’aurais pas aimé louper. D’Immortal je connaissais essentiellement leurs war paints, poses et clips ridicule au possible. Musicalement il est vrai mes connaissances était très limitées sur le sujet (pas fan de black outre mesure) ; mais ça sera LA révélation pour ma part. War Paintés comme il se doit, prenant les poses les plus « black métal » qu’il soit il ne faudra cependant pas bloquer sur le « folklore » (second degré ?) du groupe mais aussi tendre une oreille vers la musique. Rock au possible le tout sur fondu dans le moule black métal, un délice. Les musiciens sont tout simplement incroyables (quel batteur !), le feeling rock est lui aussi démentiel et si on ajoute à ça les mimiques d’Abbath, les effets pyrotechniques et un public motivés on obtient un des meilleurs concerts de ce WE.


- Joff : Malgré une entrée en matière quelque peu laborieuse (3 interruptions d’affilée dues à des problèmes de son), nos trois norvégiens ont offert, aidés par un son très massif, un concert magistral à Clisson ce soir. Tout y est, les tubes (« Tyrants », « One by one »), les jeux de jambes d’Abbath, les flammes, l’attitude… Visiblement ravi de l’accueil qui lui est réservé, ce dernier s’amusera à plusieurs reprises avec le public qui ne demandait pas mieux. Après une heure de concert très intense, le trio laisse l’assistance rincée, mais ravie.

- Klay : Et voilà une des têtes d'affiche, un show unique. Je m'attendais à vraiment un show immense et tordant digne de leurs clips mythiques, et j'ai été au final assez déçu. Si la musique est toujours d'excellente qualité et que le temps pas franchement estival nous met parfaitement dans l'ambiance pour le black froid et glacial du trio, la bande à Abbath me paraît bien trop sage sur scène, trop statique et pas assez délirante (malgré le pas de canard d'Abbath...). Musicalement rien à redire vraiment, Horgh étant hallucinant de puissance derrière ses fûts et Abbath très en voix, mais j'en attendais plus d'un groupe comme Immortal. Je quitte prématurément le site du fest, pendant le set d'Immortal (plus précisement à la fin de "Tyrants"), congelé et affamé, et n'ayant pas vraiment envie de voir Type O Negative et Therion... Place maintenant au dernier jour du festival.

Therion

Damien: très à la marge de la scène extrême, Therion offre une véritable bouffée d’air frais au fest avec un excellent concert de metal symphonique et théâtral. Les quatre chanteurs (deux femmes, deux hommes) s’échangent le devant de la scène évitant tout effet d’ennui. Le concert de ce soir marquera d’ailleurs l’histoire de Therion puisqu’il s’agit du dernier show de Mats Leven, l’un des chanteurs, lassé de partager le micro. La séparation semble se faire à l’amiable tant les accolades et les applaudissements des autres membres de Therion à la fin du set sont chaleureux. Le groupe devra peiner pour trouver un chanteur de la trempe de Leven (quelle prestation sur "Son Of The Staves Of Time" !).

Type O Negative - Photos
Bacteries : Un peu surprenant de voir Type O Negative en tête d’affiche ce samedi, le groupe a rencontré un énorme succès au début des années 90 en étant un des poids lourd du métal US de cette période mais le groupe est un désormais réservé à un public plus confidentiel et ne fait plus vraiment la une des magazines. Cela se verra d’ailleurs au niveau de l’affluence avec un public bien moins présent que pour Immortal ou COB par exemple. Et pourtant Peter Steele et sa bande vont donner un concert qui transpire les années 90, certes on a peut être pas un concert à la hauteur ce que pouvait donner Type O il y a une dizaine d’années mais cela fait tout de même plaisir d’enfin entendre live la terrible voix grave de Steele. Les habitués du groupe regretteront son taux d’alcoolémie élevé et donc ses manques ; pour ma part, les voyant pour la première fois, je prends mon pied.
La seconde partie du set retiendra particulièrement mon attention avec une suite de morceaux cultes qui rappellent des souvenirs, de quoi finir la journée en beauté.


Le samedi se termine donc sous la voix grave de Peter Steele Les conditions météo meilleures (et le passage de basket à des rangers) enlève pas mal de soucis de la veille et permet d’apprécier un peu mieux les concerts. Mention spéciale à Immortal qui m’aura bluffé alors que je n’en attendais rien de spécial.

Bacteries (Octobre 2007)
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