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Comadre - Graf Orlock - Warsaw Was Raw Le 21/03/07 - Paris ( La Miroiterie)

Que serait la Miroiterie sans ses horaires décalés ? Alors on le sait que le premier groupe ne commencera pas à l’heure annoncée, mais qu'importe, on s’en moque, on savoure, car la Miroit’ dépasse la logique d’être une simple salle de concert. C’est avant tout un lieu où il est bon de se retrouver, parce que le temps est une valeur précieuse et qu’ici on le prend… le temps.

Beaucoup de têtes familières, des rencontres d’une seconde ou de plusieurs heures, juste de quoi laisser Warsaw Was Raw (oh le joli palindrome) prendre place. Screaming Punk a double chant illustrant de fort belle manière l’expression "ça poutre sévère", les 5 musiciens ont prouvé que faire les choses vite pouvait se conjuguer avec faire les choses bien. Extrêmement motivés, dans une violence musicale proche d’Orchid, WSW s’est d’abord fendu de morceaux éclairs et épileptiques n’excédant pas la minute avant de dévoiler un aspect plus rockin’ avec un petit feeling corporel et sonore à la Dennis Lyxzen, avec quelques cris modulés en chant bien appréciable. Beaucoup d’énergie, pas de fioriture, le batteur qui finit avec une crampe, le guitariste et le bassiste qui font les chœurs sans micro à s’en brûler la gorge, on en redemande.

Au tour des californiens de cramer l’intérieur des amplis. Et dès les premières minutes, à la première salve, le frisson dans l’assemblée. Saisie d’une fièvre frénétique, dépositaire d’un punk qui se mêle au screamo, Comadre a livré de ces prestations qui marquent un auditoire pour longtemps. Constamment en mouvement, sous l’impulsion d’un frontman ennivré de sa musique et d’un batteur capable de toutes les rythmiques ce fut la grande secousse. "Breakfast Of Champions", "City Slickers", "Part 6, Mess With The Best, Undress Like The Rest", toute la panoplie punk, hardcore, rock, screamo est de sortie, piochée dans les albums Songs About The Man, The Touth ou Burn Your Bones. Comme placé en haut de la houle d’une mer agitée, constamment en bond et en rebond, entraînant la foule, avant que le guitariste s’y jette, le combo a martelé l’espace de ses tempo uzis. Un point de regret, que dis-je, une frustration, le son micro était trop bas, avec un seul ampli, ce qui donnait un résultat quasi inaudible. Mais Comadre aime les breaks sans instruments où le seul public donne la rythmique en tapant des mains ("Slagin Rock In The House Of God", "Hit Me Up On My Celly Cell") alors on a écouté les a capella du groupe tout entier, tapant du pied sur les planches, hurlant dans le dénuement le plus complet. Simplement vrais.

Restait le dernier groupe et l’intitulé qui aurait pu être : Graf Orlock fait son cinéma.
Plaquant son grindcore sauvage entrecoupé de quelques séquences cinématographiques en guise d’interlude, les américains ont dévasté la salle. Un bordel sans nom, là où la frontière public/groupe est complètement abolie, là où il pleut des vastes gueulantes avec ou sans micro, des coups et des fontaines de bière, là où tout bascule pour ne former plus qu’une gigantesque fosse en désordre. Graf Orlock ou la manifestation du chaos avec la sourire. Kalvin Kristoff reconnaissable entre tous, avec ses lobs percés, agrippant la tête de tout ceux qu’il pouvait saisir, hurlant en boule au milieu du pogo alors qu’au dessus Sven Calhoun vient de s’élancer en l’air avec sa basse. Grandiose.

Turtle (Mars 2007)

Merci à Djoula Miroiterie et Noam de Minishort.

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