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Motocultor 2022 - Vendredi Saint-Nolff, 2022

Treizième édition pour le Motocultor qui s’est affirmé au fur et à mesure des années comme l’un des plus gros festivals Metal français, tout en gardant une configuration à taille humaine qui ne donne pas l’impression d’être noyé de concerts et de gens dans tous les sens comme un Hellfest. Fort d’une programmation diversifiée et qui fait cohabiter des genres aussi éloignés que le Black Metal et la musique Bretonne, le Motocultor revient donc trois ans après sa dernière édition (2019) et plusieurs mois de covid dans les pattes. La grande nouveauté cette année, c’est cette quatrième scène intitulé Bruce Dickinscene et le festival n’a toujours pas perdu son goût pour les jeux de mots. Environ 10 000 personnes par jours, la restauration a été enfin déléguée à des professionnels venus avec leurs foodtrucks (on trouve quelques options végétariennes / vegan, mais ça reste un peu léger) et la brasserie Bavaria (la 8.6) sponsorise toujours le festival pour le plus grand plaisir des palais amateurs de bières (ou pas). Les points forts du festival restent son cadre à la campagne (dont la Supositor Stage est entouré par la forêt), le fait de pouvoir circuler tranquillement sans passer par des foules, compactes, retrouver tes ami.e.s sans trop de difficulté, un son plutôt bon sur l’ensemble des concerts, de belles têtes d’affiches telles que Cult Of Luna, Behemoth ou Kreator et une diversité de groupes et cette ambiance à la cool, décontractée, propre à un festival de taille moyenne.

Pour les quelques petits points négatifs, il est dommage de ne trouver que de la bière Bavaria sur le site, alors que la Bretagne regorge de brasseurs locaux excellents, tout comme l’interdiction des gourdes ou de sa propre nourriture sur le site. Sympa pour les personnes ayant des intolérances ou n’ayant pas forcément envie de claquer 10€ par repas pour se sustenter. On ne comprendra pas non plus la cashless qui n’est pas sur le bracelet, mais sous la forme d’une carte bancaire, d’où son utilité relative et l’absence de running-order papier et d’indication des scènes aux noms (et jeux de mots) confondants. Si c’est pour éviter les détritus, ça se comprend, mais ça ne coute rien d’avoir un panneau récapitulatif sur le site / devant les scènes. Maintenant qu’on a fait un bref le tour de cette nouvelle édition, passons à ce qui nous intéresse d’avantage, les concerts qui débutent pour nous le vendredi alors, que la journée précédente rassemblait une belle programmation Rock faite de Slift, ClutchSang Froid, The Young Gods, The Hives etc. Ce vendredi est dédiée aux musiques folkloriques avec un accent mis sur les musiques bretonnes.



La journée débute avec Aephanemer et quel bonheur de voir les étoiles montantes toulousaines jouer leur Death Metal mélodique pour ouvrir cette journée du vendredi ! Le public, plutôt dense pour ce premier créneau, ne voulait pas rater ça. Venu ici pour rencontrer ses fans mais surtout pour présenter son dernier album A Dream Of Wilderness sorti en mars, le quatuor mené par Marion a débuté avec Antigone, premier titre de l’album susnommé. Dès les premiers riffs on ressent les influences des maîtres de Wintersun dans les compositions avec des claviers épiques et grandiloquents (hélas samplés) et des leads de guitare omniprésents. Martin, à la guitare lead, impressionne immédiatement de par sa maîtrise impeccable des soli, pourtant très techniques. Gros sweeps, parties en tapping ou tout simplement du shred presque néo-classique : c’est propre, c’est carré. Constat similaire pour tous les membres : tout le monde a bien le set dans les pattes, c’est pro. Légèrement gâchée par une sonorisation capricieuse, on peut tout de même admirer la prestation vocale de Marion. La banane qu’ont Marion et Lucie, à la basse, est communicative et on se retrouve bien vite à sourire avec elles, à partager le bonheur qu’elles ont à arpenter la Dave Mustage. Un excellent moment passé en compagnie d’excellents musiciens, qui sont encore un peu timides malgré tout. Les efforts sont là, mais il y a de la place pour en faire plus, pour aller chercher le public plus loin.

Direction la Dave Mustage avec les Anglais de Svalbard, combo de Post-Hardcore (mais pas que) dirigé par Serena Cherry et son chant Hardcore d’une puissance rare. A noter que la dame a aussi un one-woman band de Black Metal, Noctule, entièrement inspiré de l’univers de Skyrim et ça vaut carrément le détour. Mais bref, on rentre immédiatement dans l’univers désespéré et mélancolique de Svalbard grâce à l’énergie déployée par Serena, Liam, Alex et Mark. La brutalité des moments Hardcore est mise en valeur par les parties vocales de Serena et Liam, dont les voix sont parfaitement complémentaires alors que les envolées presque Shoegaze prennent aux tripes. On ferme les yeux, et on se laisse porter par la beauté de Svalbard. Serena n’oublie pas de présenter les thèmes abordés dans les morceaux : le groupe, très politisé, affiche fièrement ses idées féministes et pour une fois, cela ne semble pas déranger le metalleux moyen. Du tout bon dans la forme et dans le fond !



Si Aephanemer avait rassemblé du monde pour ce début de journée, Pogo Car Crash Control avait donné rendez-vous à tout le festival. Chauffé à blanc, le public n’a pas attendu dix secondes de set avant de démarrer un immense pogo dans la fosse de la Massey. A partir de là, tout a été plutôt flou : des corps suants, de la poussière, de la violence. A croire que le Punk musclé et dépressif des parisiens a réveillé les instincts les plus primaires du Motocultor ! La setlist est bien sûr orientée sur Fréquence Violence, dernière sortie passée relativement inaperçue dans l’océan d’albums qualitatifs que vous dégustez chaque semaine grâce à votre webzine préféré. Ainsi, le concert se pare d’atours Grunge et Rock quand les BPM descendent et qu’Olivier se repose la voix. A l’inverse, les morceaux plus anciens réveillent une foule nettement plus friande de ces titres bien connus, sur lesquels elle chante allègrement les refrains. Les Français réalisent un sans-faute à Saint-Nolff. Malgré des spectateurs déjà conquis, Pogo Car Crash Control se sont donnés à fond pour entretenir leur formidable réputation de groupe inratable.

Deux salles, deux ambiances. Sur la Bruce Dickinscène nous aurons le droit au Folk Rock des suédois de Garmarna. S’il est dommage de les voir sur une scène en plein jour, (un petit club ou même une petite scène dans la forêt leur irait à merveille), il ne faut pas longtemps pour être pris dans la mélancolie et la beauté de leurs compositions. Et si Garmarna dévoile sur album des tournures plus électroniques, aujourd’hui nous auront vraiment une version Rock de leur musique soutenue par une belle présence la batterie et de la basse. En quelques arpèges, les suédois arrivent à nous emporter vers un ailleurs, froid, mystique, comme perdu au milieu de vastes étendues boisées presque inhospitalières. La voix d’Emma Härdelin est magnifique, impressionnante de justesse (ce final époustouflant avec un chant en continu qui hérisse les poils) et Stefan Brisland-Ferner au violon transcende les compositions. Garmarna possède cette capacité à avoir autant envie de danser en rythme avec leur musique entrainante, comme elle invite au recueillement. Une très très belle découverte donc merci au Motocultor de les avoir programmés. La formation suédoise repasse en France en septembre avec Trobar De Morte pour plusieurs dates, ne les manquez pas si vous souhaitez être dépaysé et tout simplement vivre un moment hors du temps.



Seth c’est un peu le groupe culte de Black Metal français, considéré comme l’un des précurseur du genre en France. Et puis ça tombe bien, ils viennent de sortir un excellent dernier album, La Morsure Du Christ l’année dernière dont ils joueront deux titres en ouverture : celui éponyme et Métal Noir avec sa mélodie imparable et qui sans nul doute possible l’un de meilleurs morceaux composé depuis longtemps ainsi que Les Océans Du Vide. Seth prouve qu’ils ont toujours cette manière bien à eux d’apporter de la mélodie dans leur Black Metal pourtant furieusement méchant. C’est là que réside toute leur force et leur originalité, de jouer un Black Metal plutôt traditionnel dans l’idée, mais sans forcément se parer d’atour Post / symphonique / prog ou autre. Sur scène, ça rend extrêmement bien, même en plein jour, si on occulte les déguisements un peu kitsch qui font partie du truc. Entouré de la forêt de Kerboulard (oui c’est le nom du site), la musique de Seth prend tout son essence, jusqu’au culte A La Mémoire De Nos Frères issu du fantastique Les Blessures De L’Âme paru en 1998.

L’annonce de la présence de The Great Old Ones ayant été faite le mercredi 17, soit la veille du début du festival, une partie des festivalier.es présent.es devant la Dave Mustage n’avait aucune idée du groupe qu’elle venait voir. Déception pour les moins friands de Black Metal, intense joie pour les amateurs des bordelais qui savent combien la musique de The Great Old Ones peut être jouissive en live. Premier groupe à avoir eu droit à un bon mixage son sur cette scène, les adorateurs des indicibles horreurs cosmiques ont produit une setlist qui met en avant Cosmicism, leur album le plus récent malgré le fait que celui-ci fête bientôt ses trois ans. Les seuls représentants du passé furent l’immanquable The Shadow Over Innsmouth et l’excellent Antarctica, mais difficile de reprocher quoi que ce soit au groupe vu la qualité de la prestation. Quarante-cinq minutes de folie pure passées en un instant, perdu dans un océan stellaire de riffs noirs délivrés par trois guitares tantôt aériennes, tantôt telluriques. On pourrait regretter le départ à la batterie de Léo Isnard, dont le jeu aussi créatif qu’efficace mettait parfaitement en valeur la musique de The Great Old Ones ; son remplaçant, Julian Deana alias Mr Wretch réussit cependant à s’approprier l’instrument et a offert une performance impeccable. Vivement les prochaines sorties du groupe pour mesurer à quel point son style influe sur les nouvelles compositions ! Que du bonheur donc pendant ce set qui sembla bien trop court. Mais ce n’est que partie remise : on imagine que les encapuchonnés nous préparent une nouvelle offrande aux Grand Anciens, qui sera accompagnée d’une série de dates dans les salles françaises.



Petit passage par la Massey Ferguscène ou le groupe de Doom Metal Pallbearer joue en intégralité son album Sorrow And Extinction qui date de 2012. Une célébration d’un album qui a dix ans et pour un groupe respecté de la scène Doom qui malheureusement ne nous convaincra pas des masses. Franchement, c’est qualitatif et le côté Doom traditionnel avec ses leads de guitares flamboyants pourraient presque nous séduire, mais ça ne nous emporte pas et on s’ennuie au bout de quelques minutes. A écouter de loin, c’est agréable cependant. La voix de Brett Campbell très maniéré ne nous aide pas à rentrer dedans également. A l’instar d’un Mars Red Sky qui peu allier riffs très épais et voix suraigüe, Pallbearer fait office de rencontre manquée et ce n’est pas grave, on essaye. Peut-être que la prochaine fois…

Pour The Ocean une heure plus tard, c’est un peu du même tonneau dans le ressenti, sauf que le mélange des genres est bien plus large et important. Post Metal, Prog, Hardcore, Metalcore, Post-Rock… difficile de catégoriser le groupe. Ca joue super bien, c’est super maitrisé, le groupe Suisse est vraiment ravi d’être là et l’ambiance dans le public est au beau fixe. The Ocean va surtout jouer des titres de Pelagical et de Phanerozoic I et II. Pris individuellement, les titres sont très bons, mais on a du mal à être conquis sur autant de changements, de breaks et de styles différents. C’est leur manière de faire, leur patte et pour sûr The Ocean sait ce qu’il fait et c’est hyper respectable. Mais à titre personnel j’ai l’impression d’entendre un jukebox qui balance des titres aléatoirement, comme dans une soirée où chacun veut mettre son morceau préféré. Par contre, on mentionnera un excellent final sur Jurassic / Cretaceous ! J’aurai aimé que tout le set soit dans cet esprit de lourdeur et dans une direction cohérente. 

Pour continuer dans les groupes de Metal Progressif, accueillons, Leprous venus de Norvège. Leur tournure Pop depuis les albums Malina, Pitfalls et Aphelion se ressent énormément sur scène et c’est d’ailleurs avec des morceaux de ces albums que le groupe ouvre le concert. C’est sympa, bien évidement complètement maitrisé et tu sens que le niveau technique des musiciens sur scène est vraiment balaise. Mais ça manque d’une envolée, d’un sursaut, car ça reste beaucoup trop gentillet pour le moment et quitte à écouter de super groupes de Pop Rock, autant écouter Radiohead ou Björk. L’éclair viendra avec le morceau The Price issu de The Congregation, probablement le meilleur album du groupe, même sur scène. La voix d’Einar Solberg est tout bonnement incroyable, d’une justesse folle. Et le batteur Baard Kolstad est fou, très très impressionnant dans son jeu nuancé avec un final sur The Sky Is Red fantastique. Dommage qu’un groupe comme Leprous se perde dans un Pop / Rock progressif pas forcément très intéressant (coucou Steven Wilson) alors qu’ils pourraient faire des choses géniales en mélangeant Rock / Metal / Prog / Pop et Electro.



Qu’attendre d’un groupe comme Devourment qui a en partie inventé le Slam Death Metal ? Si ça vous évoque des solos de guitare épiques, des plages atmosphériques de claviers, des chœurs poignants… Raté, raté et encore raté. Je me suis dirigé vers la Supositor stage avec la ferme intention de recevoir des parpaings sur le coin de la tronche, comme ce fut le cas avec Extermination Dismemberment en 2019. 2019 qui est d’ailleurs l’année de sortie du dernier méfait de Devourment, qui avait bien secoué la scène Slam Death Metal par sa production d’une abyssale stupidité, en adéquation avec des compositions toujours plus brutales et monomaniaques. “Abyssale stupidité”, “brutal” et “monomaniaque” suffisent à décrire le set des Américains. Pas de fioritures, juste quatre quadragénaires qui fracassent une scène avec un Death Metal ultra lourd et sale, exécuté à la perfection. La recette marche à merveille et la fosse n’est plus qu’une créature à cent dos, cent têtes et cent nuques qui suivent tant bien que mal les incessants breakdowns. Les quelques pauses offertes par Devourment servent à récupérer un peu, à partager quelques commentaires monosyllabiques avec ses voisins (“lourd” ou encore “wouah”) et à se préparer à la guerre. Evidemment, le set se termine avec le tube Babykiller, qui réussit à tirer des festivalier.es présent.es encore quelques gouttes de sueur. En un mot comme en cent, un des meilleurs concerts du fest.

Retour sur la Supositor pour un autre concert d’une formation légendaire de Brutal Death-Metal, les new-yorkais de Suffocation qui ont eux aussi contribué à l’apparition du Slam Death Metal. Leur dernier passage sur cette scène, en 2017, faisait la part belle à …Of The Dark Light, album sorti la même année. Mais pour cette tournée, Suffocation font plaisir aux fans old-school et mettent à l’honneur Effigy Of The Forgotten et Pierced From Within, deux albums mythiques ayant eu un impact considérable sur toute la scène Death Metal à leur sortie, et pour cause. Évidemment, pas d’erreur possible avec une setlist orientée sur ces deux chefs-d'œuvre, surtout avec des musiciens aussi méticuleux et rompus à l’art du Death Metal que ceux-ci. Comme attendu, les cinquante minutes du set de Suffocation furent un bain de sang dans un pit chaud bouillant, les festivalier.es étant encore plein.es d’énergie à la fin de ce vendredi. Les tubes s'enchaînent, et Ricky Myers essore les corps qui se désarticulent devant lui en demandant toujours plus de circle pits, toujours plus de violence. On récolte ce que l’on sème : l’ambiance est folle, le Motocultor a complètement perdu la raison devant ces maîtres du Death Metal qui offrent un concert irréprochable. Superbe façon de souhaiter une bonne nuit à la Supositor.

De l’autre côté on a affaire à Celeste qui nous offre un Post Metal extrêmement lourd et pesant. Ce qui est étonnant chez eux c’est que d’un set à l’autre on est surpris. En 2019 le groupe jouait aussi au Motocultor et offrait un concert d’une lourdeur malaisante et là c’est complètement l’inverse sur leur début de set à jouer des titres plus atmosphériques et ambiant. Bon, cela ne dure pas vraiment, car Celeste c’est la violence et méchanceté pure, quitte à te mettre mal à l’aise. C’est le cas avec des morceaux comme Des Torrents De Coups ou Le Cœur Noir Charbon qui donnent envie de se tailler les veines. Dommage que la batterie (et ce son de caisse claire abusé) soit si présente et entache la plupart des morceaux. En tout vas c’est la première fois qu’on assiste à un concert aussi atmosphérique de Celeste. Une grande première !



On s’abstiendra d’aller voir les Vikings de Tyr des îles Feroe amateurs de tueries de dauphins pour se concentrer sur Denez Prigent qui clôture ce vendredi du Motocultor. J’ai énormément de respect pour ce musicien qui a bercé mon adolescence de Finistérien ayant baigné dans la culture Bretonne depuis son enfance. Et malgré beaucoup de rejets, Denez Prigent est l’un des seuls qui sort de ça pour sa manière d’amener chant breton, musique traditionnelle et des tournures plus électroniques inhabituelles pour le genre. On aurait aimé apprécier son concert et être dans l’ambiance solennelle qu’il dégage, mais les gens autour de nous, fortement alcoolisé, nous rappellent, hélas, que ce n’est pas le genre de cadre pour apprécier pleinement ce type de musique. Dommage. Mais peu surpris vu le cadre et quand tu connais les metalleux qui braillent comme des beaufs. A revoir dans de bonnes conditions.

Metalorgie Team (Août 2022)

Toutes les photos du vendredi par Anne-Laure Deylaud sont à voir par ici.

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Commentaires

V.N.A.Le Lundi 29 août 2022 à 11H41

« On s’abstiendra d’aller voir les Vikings de Tyr des îles Feroe amateurs de tueries de dauphins »

1. L'affaire concernait un seul membre du groupe, pas le groupe complet.
2. La version ultra résumée qui sous-entend de la cruauté gratuite, meh.
3. En fait, il était surtout question de baleines.
Libre à chacun de boycotter un artiste/groupe pour des raisons extérieures à la musique, mais si l'on exprime publiquement ce boycott, le minimum serait de savoir de quoi on parle.
Pour rappel, un communiqué très intéressant qui avait été partagé sur le site quand l'affaire avait fait parler d'elle :
https://www.facebook.com/slhproductions/posts/2079988355441303?__tn__=K-R