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Hellfest 2022 - Jour 3 Clisson

Fin de ce premier weekend de Hellfest ! Et aujourd’hui on a une belle sélection de groupes français qui font briller le Metal hexagonal à l’international (Gojira, Perturbator, Alcest ou encore Regarde Les Hommes Tomber) et une prog très variées qui aligne les groupes cultes (entre autre Korn, Judas Priest, Killing Joke, Devin Townsend, Watain…).

Vile Creature

11h40 : décollement de la plèvre avec Vile Creature. C’est toujours mieux que ton café du matin. En trente minutes, les canadiens vont donner une leçon de Doom, avec des riffs épais et une voix hurlée qui vient te mordre au visage. Vile Creature est devenu, depuis peu, un trio, avec un batteur qui n’est clairement pas là pour faire de la figuration et Vic qui se concentre uniquement sur un chant hurlé et KW sur un pilonnage de guitare en bonne et due forme. Côté setlist, le groupe fait avec le peu de temps qui lui est imparti : Harbinger Of Nothing, un titre du premier album avec Circuits Bending And Breaking et puis un dernier morceau et l’on dépasse de justesse les trente minutes allouées au groupe. En vrai, c’était la branlée, mais trop court. On aimerait qu’ils aient un plage de set allouée aussi longue qu’un Roadburn pour réellement en profiter. Mais quel groupe ! On sait déjà que dans quelques années ils seront au dessus de tout le monde dans la scène Doom.

Lysistrata

Il est si tôt et on est encore si crevé de la veille, mais le power-trio de Saintes dégage déjà tant d’énergie que c'en est presque décourageant de les voir se donner autant. Le combo pioche dans la partie la plus rageuse de sa discographie et délivre un art proche du Post-Metal aux tendances Hardcore et progressives, aux multiples chants déchirants. Et pour fêter leur premier concert en deux ans et demi, Lysistrata propose du son inédit : si leur prochain album ressemble à ça, on est pas près d’être déçu.e.s par le combo.
Sortilège

Chaaaassse le dragon !

Lacuna Coil

Qu’on se le dise : Lacuna Coil ne fait plus de Metal Symphonique. Depuis quelques albums, le combo italien a troqué les arrangements au clavier contre des riffs syncopés, le chant clair de Andrea Ferro contre des voix hurlées, les mélodies contre des rythmiques très graves… Le seul fil rouge reste évidemment Cristina Scabbia au micro, mais la formation ne s’est pas privée d’évoluer avec elle. Ça sonne quasiment comme du Metalcore et ça fonctionne trop bien. Dans trois ans, on les attend à la Warzone. Si si, te ça ne serait pas du tout déconnant.

Moscow Death Brigade

Sur scène, un PC, trois mecs encagoulés, du son qui tache. Voilà. C'est comme ça que ça marche pour Moscow Death Brigade. Peu importe le style, Rap, Hip-Hop, Metal, Electro, l'important c'est de transmettre de la rage, et c’est pas trop mal réussi. Ils ont quand même tenu, vu leur nom, à clarifier qu'ils combattent les injustices et les ségrégations quelles qu’elles soient. 

Inter Arma

La pandémie est venue mettre un frein à toute l’industrie musicale alors qu’Inter Arma venait de sortir sans doute leur meilleur album Sulphur English, alliant le parfait équilibre entre Sludge, Death et Black Metal atmosphérique de ses précédentes sorties. C’est donc avec quelques années de retard que le groupe peut défendre cet album sur scène, sauf qu’entre temps les américains se sont attaqués au difficile exercice de l’album de reprises. Et alors que le groupe termine son set en avance malgré le peu de temps alloué, celui-ci se permet de nous gratifier d’une reprise de Hot For Teacher de Van Halen plutôt que de prendre la peine de jouer un morceau supplémentaire de son propre répertoire. A noter que le combo est accompagné sur scène d’un musicien jouant du thérémine, même s’il était difficile de déceler le véritable apport de cet instrument sur les morceaux joués à part sur quelques instants.

Car Bomb

Ou plutôt Carbo pour l'occurrence, le chanteur ayant eu son vol annulé, il n'a pu être présent et Car Bomb sans chant, ce n' est pas vraiment Car Bomb. Vous avez beau connaître tous leurs morceaux par cœur, il manque quand même quelque chose d'essentiel. Après les musiciens sont hyper talentueux et hyper carrés, et le clin d'œil à Iron Maiden sur la toute fin du set est apprécié, mais on reste sur notre faim. On attend la prochaine date avec impatience pour les voir au complet.
(Contre-opinion d’un autre membre de la team : la version instrumentale étant déjà laaaaaargement assez bordélique, apprivoiser les titres de cette façon s’avère une excellente facette pour amorcer Car Bomb. Chacun son truc !)

Regarde Les Hommes Tomber

Les français étaient attendus et c'est peu de le dire, le public dégueule de la Temple, impressionnant à voir de l’extérieur ! Le groupe qui a sorti un album au pire moment (soit juste avant le premier confinement) n’a semble-t-il pas perdu son public entre temps ! Et sur scène, Regarde Les Hommes Tomber a clairement gagné en maîtrise, le jeu de scène reste bien évidemment sobre mais le groupe semble haranguer le public, particulièrement le frontman. Au grand dam de la presse régionale, il ne fait pas assez chaud aujourd'hui pour titrer un article “Regarde les hommes tomber la chemise” : ouf, le groupe a déjà assez souffert cette année avec les jeux de mots. Mais quel set !

Twin Temple

Voilà l’OVNI de la journée sur la Valley : du doo wop satanique, mise en scène façon film d’horreur des 60’s, un duo coloré qui fait le show et un backing band qui joue un Rock plein de cuivre. Le groupe a gagné en notoriété récemment en faisant la première partie de Ghost et le lien entre les deux semble assez évident : mise en scène et visuel fort; jeu avec les codes religieux… Un moment frais.

Monuments

C’est au tour de Monuments de venir défendre son nouvel album (In Stasis) sous l’Altar. Toujours emmené par le charismatique John Brown à la guitare, mais désormais accompagné de leur nouveau chanteur Andy Cizek, les anglais débarquent sur scène, bien décidés à nous en mettre plein la tronche. Un début de set qui démarre au quart de tour avec Cardinal Red issu du dernier album et quelques circle pit plus tard, le combo passe la seconde et sort de son chapeau l’incroyable Origin Of Escape tiré de The Amanuensis et réussi à nous transporter dans leur univers. Ca joue vite, le son est limpide et on aime ou on aime pas, mais on doit reconnaître à Andy Cizek une technique assez incroyable, que ce soit growl, grunt, scream ou clair, tout est parfaitement maîtrisé. Le service RH du groupe a bien bossé, qu’il s’agisse du recrutement du vocaliste il y a trois ans ou du remplacement au pied-levé de leur bassiste : le tenant du poste aujourd’hui est une brute de technique, à l’aise sur scène, très complice avec les musiciens et le public... C’est malheureusement déjà la fin du set (trop court), le groupe achève sa prestation du jour par Lavos et I, The Creator, autre morceau emblématique de The Amanuensis, et on ne regrette pas un seul instant. Un groupe qu’on reverra à une heure plus tardive lors de prochaines éditions, à coup sûr…

Jinjer

L'espace d'une petite heure, le Hellfest s'est déplacé en Ukraine. Le groupe a en effet repris ses activités pour dénoncer la guerre et pour en témoigner les horreurs. Une petite pensée pour Counterparts et Gaahl's Wyrd qui n'ont pas dû jouer devant grand monde. Le public s'étendait à perte de vue depuis la Mainstage, une vraie foule digne des têtes d’affiche. C'était vraiment impressionnant à voir et c'était mérité. Malgré un incident technique qui a empêché le repiquage sur les écrans géants (ce qui fait qu’une conséquente proportion du public entend Jinjer sans les voir), les quatre compères originaires de Donetsk ont confirmé leur ascension de ces dernières années. 

Red Fang

Bon, le Hellfest, il va falloir agrandir les chapiteaux l'année prochaine. Ils sont devenus trop petits pour des groupes comme Red Fang. Pourtant arrivé un peu en avance, impossible de s'approcher. Il y avait encore plus de monde qu'à Envy la veille, et c'est une vraie performance. Le combo originaire de l'Oregon enchaîne ses titres les plus anciens comme les plus récents. Et depuis les années qu'on les suit, on a pu observer qu'ils sont clairement montés encore d'un niveau sur scène. Bon il y a eu une petite erreur de notre ami Aaron, qui s’est foiré sur un démarrage, mais il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais. 

Maximum The Hormone

Bon, LE groupe du jour. Peut-être même du weekend entier ? Les japonais ont envoyé du très très lourd ce dimanche. On les a senti gênés par la barrière de la langue, mais ça ne les a pas empêché de faire faire un kamehameha sur plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. Leur musique, lourde, rythmée, rapide et agressive a littéralement remué tout le monde. Leur setlist a défilé plus vite que l'éclair et quand ce fut le moment de What's Up People, on a eu clairement un goût de trop peu. Ces amoureux de l'Europe ont expliqué qu'ils adoraient jouer chez nous car au Japon il n’y a pas de pogo, de wall of death ou de slam. Revenez vite, on vous promet que ça va pogoter sec ! 

Dying Fetus

C’est avec quinze minutes de retard suite à un souci technique que Dying Fetus débute enfin son set. Heureusement les américains ne sont pas du genre à passer par quatre chemins. Dès le premier morceau, le débit de notes à la seconde crève déjà le plafond. Fidèles à eux même et à ce qui fait leur force, ce n’est évidemment pas sur scène que le plus intéressant du show réside. Ultra stoïque, le trio se démarque surtout dans leurs compositions et dans leurs exécutions avec leur Death Metal technique aux riffs acerbes. Pas de surprise pour ce groupe qui fait office d’habitués du festival.

While She Sleeps

While She Sleeps a mis le feu à la Warzone en la transformant en pit géant. Le groupe a enchaîné ses tubes avec une énergie débordante. Les délicieux lead de guitares étaient malheureusement parfois trop imposants comparé au reste du mix. On les retrouvera avec plaisir en septembre à Paris aux côtés de Lorna Shore et Parkway Drive.

Misery Index

Changement de programme en ce dernier jour avec l’annulation de 1349. Impossible pour le festival de trouver un remplaçant au pied levé, c’est donc Misery Index qui choisit de décaler son set prévu sous la Altar de quelques heures et de quelques mètres sous la Temple à la place des norvégiens. Le message semble être arrivé aux oreilles de tous les fans de Grind / Death Metal qui se sont donnés rendez-vous pour plus de circle-pit que toute la Temple n’en a eu de tout le week-end. Avec un son très bien équilibré, c’est un véritable mur de son qui se dresse entre le groupe sur scène et le public. 

Devin Townsend “By Request”

La légende raconte qu’à une époque, Devin Townsend prenait un traitement contre la schizophrénie. Ce concert était à cette image : à la fois complètement satisfaisant et pourtant si frustrant ! La bonne nouvelle d’abord : le set était exceptionnel, tout simplement. Deux morceaux de Strapping Young Lad ont été joué (Aftermath et Love), les autres titres choisis sont des tubes (Deadhead, By My Command, Kingdom…), Devin Townsend est toujours drôle et wholesome, et la sonorisation est très bonne. La déception en revanche, c’est que le Canadien a tourné tout récemment en France en ouverture pour Dream Theater, et que la même setlist avait été jouée. La même. A peine six semaines plus tôt. Dommage…

Judas Priest

Cinquante ans ! Ou plutôt 52 si on prend en compte le retard du lancement de la tournée dû au Coronavirus. La tournée anniversaire de Judas Priest faisait escale au Hellfest ce soir. Certains argumenteraient, et ce serait un peu des mauvaises langues, que les musiciens et notamment Rob Halford ont passé l’âge de se produire sur scène sans frôler l'indécence. Oui les anglais sont plus âgés que lors de leur précédent passage, oui Rob est moins enclin à se balader aux quatre coins de la Mainstage. Mais s’agissant de sa capacité à porter de sa voix seule l'enchaînement de tubes que le groupe nous a concoctés, aucun reproche à faire. Qui aujourd’hui peut se targuer d’avoir un demi siècle de carrière et autant de classiques à son actif ? Des tout débuts de l'émergence de la scène Heavy Metal britannique au plus récent Firepower qui fait partie des meilleurs albums du groupe. Et puis c’est toujours un plaisir de voir Rob débarquer sur scène en Harley Davidson tout de cuire vêtu pour Hell Bent For Leather.
The Priest Will Be Back.

Korn

L’édition 2013 avait très largement marqué les esprits : c’est pas tous les jours qu’on se prend la totalité du premier album de Korn en live, dans la tronche, en large et en travers. On revient cette année à quelque chose de plus classique, mais Korn, comme tous les groupes qui ont vécu des choses pas très sympas pendant la pandémie, surprend par son envie de jouer, son énergie communicative, et… et puis merde, c’est Korn, on a le droit de pas aimer, mais (quand ils étaient présents) ils ont rarement donné un mauvais concert au Hellfest. La setlist est un véritable best-of du groupe (Here To Stay, Got The Life, Freak On A Leash, Somebody Someone, Did My Time, A.D.I.D.A.S., …) qui met en joie tout le monde, et même certaines des nouvelles compositions passent plutôt très bien en live. On aura même droit à un mashup de One (Metallica) sur Freak On A Leash, et ce sera sûrement la première et dernière fois pour beaucoup d’entre nous qu’on appréciera la batterie sur un titre de Metallica… Merci ! On regrettera quand même l’absence de Fieldy, quelques longueurs et un ou deux titres moyennement pertinents en live, mais globalement c’était plus que solide, et quel son… Inimitable. Et puis terminer un set par Blind, ça met forcément tout le monde d’accord…

Walls Of Jericho

Avec Tatiana de Jinjer, Nao de Maximum The Hormone, Cristina de Lacuna Coil et Candace de Walls Of Jericho, c'était un peu le ELLES-fest aujourd'hui. Qu'on nous comprenne bien, elles n'ont pas assuré "pour des nanas" mais elles ont envoyé du bois de palette dans tous les sens. Walls Of Jericho, c'est ce groupe qui te fait dépasser tes limites à la salle de sport, qui te réveille plus vite qu'un café, et qui te met un coup de pied au cul en live. Niveau transmission d'énergie et d’intensité sur scène ça rivalise avec les plus grands noms du Hardcore all time. On a pu compter trois circle pits en même temps sur la Warzone et des pogos quasiment durant toute la durée du set. C'est encore un autre groupe qui se bonifie avec le temps et qui montre que sa réputation n'est pas usurpée. 
Alcest

Un peu de douceur entre tous ces blasts et musique énervée ce weekend. Et ça fait du bien de s’échapper, de vivre un très beau voyage à travers les compositions d’Alcest. Le début du set est d’ailleurs axé sur trois des morceaux de Spiritual Instinct, le dernier album, à savoir Les Jardins De Minuit, Protection et Sapphire sur des titres au final assez “rock” et efficaces mais qui savent tout de même nous emporter dans l’univers féérique du musicien. Les autres titres tels que Autre Temps, Oiseaux De Proie ou Kodama nous emmènent dans un ailleurs, un très bel ailleurs. Le son est excellent, avec un superbe équilibrage guitare / basse / batterie et chant. La musique d’Alcest a toujours été un joyaux, ce quelque chose à part, émotionnel. C’était beau, c'était intense, on a un peu pleuré… Un très beau concert d’Alcest.

Gojira

Clôturer la journée n’est jamais une chose facile, encore moins lorsque c’est la première fois pour un groupe. Gojira a depuis plusieurs années une stature internationale et une carrière déjà admirable. Ils avaient déjà marqué les esprits en 2019, avec un show pour la première fois programmé en fin de journée, surprenant au passage tout le monde avec un jeu de light et un jeu de scène très léché. Cette édition 2022 sera clairement un tournant dans la carrière du groupe en termes de scénographie. Le soin apporté à chaque titre est hallucinant, que ce soit les lights, les clips projetés, les lasers, tout est millimétré, tout a du sens. On prend plaisir à regarder la prestation des français tant la direction artistique du set est tout simplement incroyable. Alors brancher des lasers et projeter des clips n’est pas forcément synonyme de concert de qualité, mais on ne pourra décidément pas reprocher grand-chose au groupe ce soir. Ça cogne dur (peut être trop ? Si on ne devait trouver qu’un défaut à la prestation ce serait probablement la batterie un poil trop forte, ayant tendance à couvrir un peu trop les guitares), le son est massif, et la setlist plutôt bien choisie. Gojira est depuis longtemps un très grand groupe, mais ils nous montrent ce soir qu’ils savent également offrir une expérience inoubliable… à tous points de vue.

Sick Of It All

Comment mettre dans l'ambiance direct ? Commencez par Death Or Jail. C'est pas compliqué pourtant, et Sick Of It All l'ont bien compris. Malgré l’heure avancée, le public bougeait et était chauffé a blanc. Dès les premières notes de la deuxième chanson, le feu d'artifice de fin du premier week end a démarré. Ça a fait de belles images, mais ça a un peu perturbé la prestation musicale. Ça n’a pas perturbé du tout le groupe qui a enchaîné sa setlist comme si de rien n'était et qui a conclu devant un public dansant cette “première quinzième édition” du Hellfest

Watain

Clôturer la dernière journée du Hellfest est toujours un moment important pour les groupes restants. L’ultime tête d’affiche, en l'occurrence Gojira, ayant terminée, c’est environ la moitié du festival qui se vide en quelques minutes tandis que trois groupes attendent encore de jouer. Et c’est dans cette atmosphère un peu particulière de fin de festival que Watain commence sa messe sur une scène tout vêtue de feu, d’ossements et d'accessoires à l'effigie de la formation suédoise. Et au plus on s’enfonce dans la cérémonie, au plus les flammes dévorent davantage de surface sur scène jusqu’à suffire à elles seules à éclairer le groupe sans le moindre besoin des installations lumières de la Temple. Venant surtout défendre le dernier album The Agony And Ecstasy Of Watain, ils n’en délaissent certainement pas leur précédents avec notamment plusieurs passages par Lawless Darkness et Sworn To The Dark. Du très grand Watain ce soir, très certainement aidé par la sensation qu’au moment où Erik Danielsson éteint les flammes sur scène, il éteint avec elles les lumières de ce week-end du Hellfest. Au moins jusqu’à jeudi prochain.

Top 3 :
Bacteries : 1. Regarde Les Hommes Tomber 2. Alcest 3. Moscow Death Brigade
Pentacle : 1. Alcest 2. Vile Creature 3. Korn
Lelag : 1. Gojira 2. Maximum The Hormone 3. Monuments
Zbrlah : 1. Alcest 2. Monuments 3. Devin Townsend
Florian : 1. Gojira 2. Lysistrata 3. Red Fang
Maxwell : 1. Maximum 2. The 3. Hormone
Simon : 1. Gojira 2. While She Sleeps 3. Down
Arnaud : 1. Watain 2. Devin Townsend 3. Maximum The Hormone
Pierre le stagiaire : 1. Monuments 2. While She Sleeps 3. Alcest

Metalorgie Team (Juin 2022)

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Commentaires

WabbaJack DLe Mardi 21 juin 2022 à 10H54

Merci pour votre taf! et Maximun the Hormone a été un défouloir Wtf tellement à leur image

petoLe Lundi 20 juin 2022 à 11H34

Merci pour ces reviews des 3 jours!!!