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Hellfest 2022 - Jour 2 Clisson

Ce samedi au Hellfest aura certainement dans la presse non spécialisé des titres comme "Il a fait chaud en Enfer", "Cuisson à Clisson", "Le métal fait monter le mercure", "Au Hellfest : l’enfer de la canicule", "Bagarre sous le cagnard" … bref vous l’aurez compris il a fait chaud, extrêmement chaud. Les deux ou trois degrés de différence avec la veille ont fait très mal. Bravo à celles et ceux qui arrivent à braver la chaleur pour faire des circles pit en plein soleil. Nous, on enchaine avec les groupes que l'on a pu voir dans la journée / soirée pour le meilleur... ou pas forcément.

Invisions

Les anglais d'Invisions nous livrent un Metalcore moderne qui a fait vibrer la Mainstage malgré l’heure précoce de leur passage. La prestation est convaincante entre riffs efficaces, breakdowns et refrains à la Architects. On déplore juste l’utilisation de backing tracks, y compris pour le chant principal des refrains, mais sinon c'était plutôt une belle prestation.

Rectal Smegma

Comme peut le suggérer le nom, il s'agit bien d'un groupe de Goregrind qui a joué ce samedi matin sous l’Altar. Les Néerlandais avaient un son monumental, une grosse présence scénique et le public ne s'est pas trompé, le chapiteau était plein malgré l'heure précoce. Au niveau du style on est sur un Goregrind avec quelques riffs Brutal Death Metal et une grosse voix gutturale. N'en déplaise à beaucoup qui critiquent le Hellfest sur le fait qu'il s'agit d'un festival commercial et mainstream, faire jouer un groupe du genre à 13h sur l'Altar, c'est un magnifique pied de nez. Clairement, personne ne les force, c'est un parti pris total et ça mérite d'être souligné. 

Soldier Side

Ce groupe français de cover de System Of A Down, s'est produit sur la mainstage peu après l'heure du midi. Le chant, qui est sûrement la partie la plus casse gueule lorsque l'on reprend du System Of A Down, était bien assuré et pour le reste c'est toujours un plaisir d'écouter les bons morceaux du groupe californien en live par un temps très chaud. 

Knocked Loose

Le Metalcore sur les mainstages vers le matin et début d’après-midi c’est un peu le rituel quotidien du Hellfest qui aide à se réveiller en “douceur”. Dans le lot et même en haut du panier, les américains de Knocked Loose étaient de retour à Clisson cette année. Passé l’intro de Where Light Divides The Holler en ouverture de set, il ne suffit que de quelques secondes au combo pour faire exploser le public très réactif à ce Metalcore / Deathcore avec un air de Hardcore beatdown. A tel point que l’assigné à la lance à eau au niveau de la sécurité a eu beaucoup de travail pour empêcher la fosse de griller. Le groupe était peut-être un peu énergivore en demandant régulièrement à son public d’enchaîner circles pits et wall of death malgré un thermostat s'approchant dangereusement de la barre des 40°C. Pour celles et ceux qui sont passés à côté à sa sortie, je vous conseille de vous jeter rapidement sur leur ep fraîchement sorti : A Tear In The Fabric Of Life, venu enfoncer le clou dans une discographie déjà très prometteuse.

Soen

Encore une prestation qui ne méritait pas une mainstage sous 40°C : on sent bien que le Metal mélodique à fleur de peau de Soen réclame une atmosphère plus intimiste. Néanmoins, cela n’enlève rien à la prestation du groupe, qui déroule ses titres de manière exemplaire, tant sur le plan technique que sur celui de l’émotion. Joel Ekelöf a non seulement une voix enchanteresse, toujours juste, mais est en plus un frontman captivant d’habileté dans sa simplicité, son humilité. Tout le set est une vraie leçon de subtilité. Pour les habitués du groupe, on sent vraiment la progression depuis leur première tournée en 2012, tant sur la prestation scénique que sur l'exécution globale.

Skillet

Au moment le plus chaud de la journée, il a fait du bien de voir quelque chose de frais. John Cooper et les siens ont, comme à leur leur habitude enchaîné leurs titres non sans quelques petits enchaînements travaillés à l'entraînement. Ils ont commencé par leur dernier titre en date, fini par Monster, et on remplit au mieux d'un entre deux. Le son était bon, on ne va pas trop leur en demander non plus.

Frustration

Un des OVNI de la programmation de cette année, des dires de l’organisation du festival, c’était Frustration et ces français qui depuis vingt ans se sont hissés comme une figure importante de la scène Post-Punk. La présence accentuée de synthé et d’arrangements électroniques sont soulignés par un son parfait qui permet d’entendre toutes les nuances de leur musique. Bien que celle-ci puisse sembler difficile d’accès au premier abord pour une scène comme la Warzone, pour ceux qui ont su entrer dans le délire, l'expérience valait largement d’affronter le soleil aujourd’hui. Hellfest, s’il vous plaît, on veut plus de Post-Punk pour l’année prochaine !

Einherjer

Quelque part entre une sorte de mélange de Heavy Black Metal ou de Black 'n Roll sans vraiment l'être. On pourrait penser à un mélange de Satyricon et de Moonsorrow, mais sans être franchement convaincant. On voit l'idée des riffs typés Hard / Heavy mais sans aller chercher du côté extrême, ni sans être épique ou provoquer une quelconque envolée. Au final, c'est assez plan plan, le public semble écouter poliment et considérer les norvégiens comme un groupe à écouter un fond sonore plutôt que d’être réellement embarqué par la musique. Et ce n'est pas le batteur qui semble uniquement connaître une rythmique simpliste par titre qui va relever le truc. On leur donne pourtant une chance sur quatre morceaux et on abandonne. Dommage. 

Steel Panther

Le public était chaud, Steel Panther n' en demandait pas tant. Les Californiens avaient déjà le travail mâché, ils ont même employé l'usage massif de canon à eau pour refreiner les ardeurs. Comme d'habitude, c'etait potache, comme d'habitude, ils étaient drôles, on se rappelle notamment de l'imitation d'Ozzy Osbourne par Michael Starr et comme d'habitude ils ont invité le public sur scène. Une jeune fille a eu le droit à une sérénade chantée par Michael Starr, Satchel et Stix Zadinia qui était passé derrière le clavier pour l'occasion. Beaucoup de blabla, beaucoup de moments sympas et ça leur a donné l'occasion de foutre le bordel dans la programmation en dépassant, théoriquement, la fin de leur set. 

The Vintage Caravan

On nous annonçait une petite heure de rock psychédélique, un trio piochant allègrement aussi bien dans les sixties, le psyché que dans le stoner, on nous annonçait un mix groovy et planant et bien force est de constater que les islandais de The Vintage Caravan remplissent toutes les cases et bien plus. Un son terriblement accrocheur, une dynamique de badass, et une bonne humeur communicative, on n’en demandait pas temps, et ce fut clairement une très très bonne surprise. Un groupe à surveiller de près !

Loudblast

Les Lillois étaient de retour pour cette quinzième édition. Comme toujours, un set bien maîtrisé avec une balance impeccable. Et quarante cinq minutes qui filent à la vitesse d' une balle. L'échange avec le public était constant et on les a senti vraiment contents d'être présents pour cet événement. 

Kampfar

L’ouverture se fait sur un sample de Valgalderkvad issu du premier album façon dungeon synth lorsque l'énorme backdrop monte derrière les musiciens de Kampfar. Un groupe motivé mené par un chanteur dont on a toujours l'impression qu'il va t'écraser son pied de micro sur la tronche. Assez peu de public au final ce qui est un peu étonnant mais la prestation des norvégiens est pleine d'entrain. Et le son est très bon également avec une belle mise en avant des guitares appréciables et un batteur qui a un jeu à l'opposé de celui d’Einherjer donc beaucoup plus énergique et varié. Côté setlist des morceaux à droite à gauche des derniers albums, mais pas grand chose en vieilleries typées années 90 ce qui était un peu dommage. Mais il est toujours plaisant de voir Kampfar sur scène car tu sens qu’ils ont toujours la hargne et ce truc d’être porté par les précurseurs du Black Metal norvégiens.

Heaven Shall Burn

C’est connu, les Allemands d’Heaven Shall Burn sont les champions inégalés des mosh-pits et autres walls of death. Or, le parterre devant la mainstage est bétonné, l’ombre est en RTT et il fait 41°C. Du coup, est-ce que…? Oui. Dès le troisième titre (le banger Voice Of The Voiceless), Marcus Bischoff demande à la foule de s’écarter pour mieux se rentrer dedans. La bagarre sous une chape de plomb, c’est un peu dur dur, mais s’il y a un truc auquel se rattraper, c’est la propreté et la qualité du Metalcore / Death Metal Mélodique délivré par le quintet. On sera en revanche un peu plus dubitatif quant à l’utilisation de nombreux pyrotechniques et de plusieurs salves de confettis : une logistique digne d’une tête d’affiche alors qu’il est 17h, et surtout un gaspillage peu en phase avec l’engagement écolo d’Heaven Shall Burn. Bref : étrange, mais musicalement au poil.

Pelican

Encore une performance incroyable sous la Valley en ce début de soirée, où les américains de Pelican viennent défendre leur dernier album Nighttime Stories, devant une foule acquise à leur cause. Visiblement très contents de venir nous jouer une setlist ultra lourde, après plusieurs années de galères et de changements de line up récents (le guitariste co-fondateur du groupe Laurent Schroeder-Lebec étant revenu il y a quelques mois), le combo distribue les riffs sauvages à une cadence infernale et pioche sur plusieurs albums phares du groupe. On aura eu entre autres, Dead Between The Walls, Ephemeral, et un final grandiose sur Australasia. Pour résumer leur prestation : un son massif, une science du riff à toute épreuve et une énergie communicative, pour un résultat net et sans bavure : une foule de fans absolument groggy, mais ravie. Et si on peut souvent leur reprocher une perte d’intensité lors de leurs prestations scéniques, rien à dire de ce côté là ce soir, ce fut parfait à tous points. Un des moments forts de la journée.

Agnostic Front

Les New Yorkais ont répondu présent ce samedi après-midi et pas à moitié. Leur prestation était grandiose et a encore fait monter la température d'un cran. De l'énergie à l'état brute envoyée à l'auditoire de la Warzone. Du gros gros son, avec une basse bien mise en avant qui porte le Hardcore sans concession des veterans de la scène.  Un set court, trop court,  mais qui a fait un bien fou. Roger Miret et ses acolytes nous régalent toujours et c' est tant mieux. 

Messa

Quel difficile choix (ou pas) de running order qui s’offre à nous en fin d’après-midi. Alors que les sexistes se donnaient rendez-vous devant la Mainstage pour une bonne dose de culture du viol et d’objectification des corps des femmes avec Steel Panther, d’autres avaient la possibilité de se faire envoûter par le Traditional Doom des italiens de Messa. Dans le second cas, l’intro sur If You Want Her to Be Taken de leur dernier album avec Sara qui laisse sa voix se déployer dans la Valley prouve à elle seule le niveau où se situe le groupe aujourd’hui qui avec seulement trois albums a déjà su se développer son propre univers et s’ériger en figure de proue de la nouvelle scène Doom. Avec un des meilleurs sons entendu du week-end jusque là, tous les éléments sont alignés pour être face à un moment grandiose, notamment une setlist qui fait la part belle à Close qui, s'il est besoin de le rappeler, a un fort potentiel pour les tops de fin d’année. Seules exceptions à cela avec le morceau Leah et le final du concert sur Hour Of The Wolf issu de leur tout premier album. Le Hellfest ne s’y était pas trompé lorsqu’il les a invité pour la première fois en 2019 et les voir encore plus haut sur l’affiche cette année vient confirmer cela.

Megadeth

Non content d’être déjà des habitués de longues dates du Hellfest, ce n’est pas un mais deux concerts que Megadeth a prévu pour cette édition 2022. C’est donc l’occasion de voir le groupe avec le nouveau line-up et le retour à la basse de James LoMenzo, douze ans après avoir laissé sa place à David Ellefson fraîchement écarté du groupe. Si le concert met un peu de temps à réellement décoller et ce malgré une ouverture sur Hangar 18, c’est au moment où les premières notes de The Conjuring se font entendre que la bascule a lieu. “Hello me, meet the real me”, Sweating Bullets lui emboîte le pas tandis que la canicule semble enfin prête à se lever. Passage obligé par A Tout Le Monde qui nous permet aussi d’entendre le public ne faire qu’un en chantant à l’unisson (enfin surtout quand c’est en français parce que c’est plus simple. Après quoi les tubes ont continué à s'enchaîner jusqu’à un rappel sur Holy Wars... The Punishment Due. Le rendez-vous est donc pris pour le week-end prochain pour une nouvelle dose de la bande à Mustaine pour un show sur la seconde Mainstage et de nuit cette fois.

Ensiferum

Ensiferum, c’est l’exact milieu entre l’épique grandiose et le pouet-pouet débile, c’est la parfaite pondération entre le Seigneur Des Anneaux et la foire à la saucisse. C’est pour ça que c’est trop bien : un peu plus dans un sens et ça se prendrait trop au sérieux, un peu plus dans l’autre et ça deviendrait gênant, mais là, l’équilibre est excellent. On lève les bras en rythme, on sautille, on s’amuse, on se sent emporté par l’énergie nordique du groupe qui jouera quelques nouveaux morceaux mais surtout des vieux hits (From Afar, Lai Lai Lei, One More Magic Potion, In My Sword I Trust…). Un excellent "groupe de festival".

Mono And The Jo Quail Quartet

Le son pour Mono était largement imparfait, brouillon serait un terme assez exact. Et c’est dommage car on aurait voulu apprécier pleinement le set des japonais en collaboration avec Jo Quail et ses musicien.ne.s. Heureusement, d'autres moments sont magnifiques, les montées, les mélodies font mine de rien ressentir un quelque chose et sont assez émotionnelles. On se dit que le meilleur moyen d’écouter leur musique est de se poser dans l'herbe pour vraiment apprécier leurs compositions planantes. Une des musiciennes de Jo Quail viendra d’ailleurs prêter sa voix sur un superbe titre qui donne une nouvelle tonalité à leurs morceaux. L’occasion était néanmoins manquée de faire participer Tetsuya Fukagawa le chanteur d'Envy en featuring comme le groupe l’avait fait sur son album Rays Of Darkness. Un chouette moment même si, encore une fois, avec un meilleur son, on aurait été sur un des concerts de la journée.

Sepultura

Sepultura do Brazil est venu en terres clissoniennes pour nous régaler d'un concert qui restera longtemps dans les mémoires. Ceux qui étaient dans le coin pourront en témoigner, il était impossible de s’approcher de l’Altar. Même notre photographe n'a pas réussi à se frayer un chemin pour les shooter. La Temple était archi-pleine, les abords des chapiteaux étaient inaccessibles et la fosse s'étendait jusqu'aux stands de merch à l'autre bout du site. Bref, c’était noir de monde, dommage pour Deep Purple qui a accusé le coup. De mémoire de festivalier, c'est la première fois qu'il y avait autant de monde pour un concert qui n'était pas sur la Mainstage. Le public avait donc envie de les voir, et ils ont eu bien raison. Le son au début était un peu hasardeux certes, mais ça s'est vite amélioré et nous avons eu droit à du grand Sepultura. Le groupe a enchaîné ses nouveaux titres, qui leur ont donné un second souffle et ses grands classiques. Exit l'époque Cavalera, Fufu et Eloy Casagrande sont incontestables à leurs postes et ne cessent de prouver leur talent. S'il vous plaît, faites les jouer sur la Mainstage la prochaine fois, c'est le public qui demande. 

Deep Purple

Qu’on sorte de la Valley ou de la Altar, nos chroniqueurs de la team Mono et ceux de la team Sepultura se retrouvent pour voir la fin du set des géants Deep Purple. Sur les cinq derniers titres, on aura droit à quatre tubes (Space Truckin, Smoke On The Water, Hush, et Black Star), exécutés de façon brillante malgré l’âge moyen des cinq types sur scène. L’âge “moyen” ? Effectivement, Steve Morse est absent et est remplacé par Simon McBride, qui visiblement pourrait être le petit-fils de n’importe lequel des quatre autres. Mais le génie opère quand même, Deep Purple c’est toujours un succès garanti.

Ghost

Ghost a déjà joué au Hellfest en 2016, mais en à peine quelques années le groupe a pris une ampleur tellement colossale que les voici catapultés en tant formation la plus jeune des sept têtes d’affiche 2022. Comme attendu, le show est grandiloquent : dans la famille “toujours plus”, je voudrais la chorale d’une vingtaine de chanteuses habillées en nonnes, quatre changements de tenue pour l’iconique frontman, des jets de flammes et des projections de confettis… Tout y est. Quant à la setlist, tous les albums seront représentés (même si seuls Ritual et Year Zero seront joués des deux premiers, c’est toujours ça de pris), énormément de tubes sont interprétés et il y a très peu de remplissage. On notera que Griftwood (un des titres du récent Impera) est interprété sur scène pour la toute première fois. Tous les tubes y passent : Danse Macabre, Cirice, From The Pinnacle To The Pit, Hunter’s Moon, Rats, Call Me Little Sunshine, l’instrumental Miasma avec la traditionnelle intervention de Papa Nihil au saxophone… La bande à Tobias Forge finit enfin par saluer et s’éclipser… presque 10 minutes avant la fin de l’horaire prévu (alors que le feu d’artifice prévu après leur set est annulé pour cause de risque d’incendie trop important dûe à la canicule, leur laissant potentiellement 15 minutes de rab’), et sans avoir joué leur plus gros hit, Square Hammer. On croit qu’ils vont revenir, mais non. Très dommage pour cette frustration finale, mais le reste du set était à la hauteur des attentes et de la réputation de Ghost.

Envy

En 2019, Envy retournait la Valley du Hellfest. Nous, ça fait vingt ans qu’on vous dit que ce groupe est fantastique en plus d’être un des piliers de la scène Screamo / Post Rock. Le bouche à oreille commence à se faire, la Valley est bien bien pleine lorsque les japonais débutent avec l’intro de Zero pour enchainer sur Footsteps In The Distance. En un titre, Envy a déjà emporté la foule avec eux. La suite n’est qu’un brouillard d'émotions intenses, de larmes et de joies mêlées. Envy est le soleil, est incomparable. Une ligne mélodique à la guitare, un cri et tout bascule. Le chanteur Tetsuya Fukagawa en est pour beaucoup avec ses murmures, son chant clair et surtout ses cris déchirants qui nous ouvrent le cœur. La setlist est très bien dosée avec les morceaux du dernier album (Dawn And Gaze, Hikari) tout comme deux morceaux d’Insomniac Doze avec Scene (quelle beauté) et A Warm Room. Quitte à nous enterrer six pieds sous terre, Envy finit par l’habituel Farewell To Worlds avec des musiciens déchaînés qui donnent tout sur un final cataclysmique. Le groupe remercie énormément le public français, les personnes qui viennent au Hellfest et qui les suivent depuis leur première venue. Voilà, c’est la fin, on est sur les rotules et Envy vient encore une fois de nous prouver qu’ils sont au dessus d’un paquet de formations. La foule les acclame et surprise, ils reviennent pour un dernier titre pas du tout prévu dans la timeline pour tout brûler : un des guitaristes manque de se casser la figure sur chaque riff et le chanteur claque son micro sur la dernière note. Merci, au revoir. Encore une fois, c'était bouleversant.

Top 3 :
Bacteries : 1. Envy 2. Frustration 3. Messa 
Pentacle : 1. Envy 2. Pelican 3. Messa
Lelag : 1. Pelican 2. Pelican 3. Pelican
Zbrlah : 1. Soen 2. Ghost 3. Mono
Florian : 1. Envy 2. Anti-Flag 3. Frustration
Maxwell : 1. Sepultura 2. Agnostic Front 3. Envy
Arnaud : 1. Envy 2. Frustration 3. Knocked Loose
Pierre le stagiaire : 1. Soen 2. Mono 3. Ghost

Metalorgie Team (Juin 2022)

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