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Motocultor 2019 Saint-Nolff

Pour cette nouvelle édition 2019, le Motocultor se déroule désormais sur quatre jours avec une soirée en plus le jeudi, dédiée à la musique celtique et Folk médiévale de manière générale, qui brasse autant vers des groupes Metal comme Eluveitie ou de choses plus anciennes comme Excalibur ou Alan Stivell. En dehors de cette spécificité, une programmation assez pointue en terme d'extrême nous a attiré avec des groupes comme Hypocrisy (rares par chez nous), Mgla, les cultes Eyehategod, Harakiri For The Sky, les indétrônables Napalm Death et pas mal d'autres bien évidemment.

Jeudi :

Excalibur

Ah, on en aura entendu parler, de ce show d’Excalibur, le grand opéra Rock celtique. Et pour les 20 ans, le projet se paie le luxe d’avoir sur scène des musiciens d’anthologie : Martin Barre, guitariste de Jethro Tull, Jeremy Spencer, fondateur de Fleetwood Mac, Richard Palmer-James, parolier de King Crimson et John Helliwell, saxophoniste de Supertramp. Si ça, c’est pas un line-up qui fait transpirer vos darons, je sais pas ce qu’il leur faut. Nous avons eu droit au show spécial des 20 ans (en exclusivité Européenne, la classe) mais aussi au show standard pour un total de 3 heures d’Excalibur. Et il fallait s’accrocher. Je ne parlerai pas ici des compositions mais bien du spectacle en lui-même qui réunissait sur scène des choristes, un orchestre de cordes avec violons, altos et violoncelles. Sans compter les danseurs, chanteurs et chanteuses, et les innombrables intervenants parfois inattendus comme le guitariste Mattrach, qui a refusé de troquer son sweat à capuche pour une tenue plus en adéquation avec l’événement. Et c’est ce qui est principalement ressorti de ce show à rallonge : un terrible manque de cohésion et de professionnalisme. Pour l’occasion, la Dave Mustage avait mis les petits plats dans les grands et s’est parée d’un immense proscenium en forme d’épée. Sympa pour le show, moins sympa d’y placer en plein milieu un écran qui faisait office de prompteur. Un prompteur dont le chanteur aura d’ailleurs du mal à décoller le regard plus de 30 secondes. Que ce soit pour la lecture des paroles ou des remerciements, les trous de mémoire ont été légion. Mais le plus troublant reste le comportement des artistes sur scène : la plupart semblaient perdus et n’avaient aucune idée de ce qu’ils devaient faire une fois leur intervention terminée. Entre le chef d’orchestre qui se baladait sur scène et les danseurs qui se bousculaient ou hésitaient à sortir des coulisses, l’ensemble tenait plus de la kermesse que du grand opéra Rock qu’on nous avait promis. Aucun soucis avec les prestations individuelles, au top, mais la machine manquait clairement d’huile. Et même de quelques rouages. Le show des 20 ans en particulier aurait nécessité quelques jours de répétition supplémentaires. Restent de ces trois heures une grosse déception et un constat amer : le Motocultor a dû balancer un fric monstrueux pour programmer une représentation bancale qui flirtait régulièrement avec l’amateurisme et le mauvais goût. C’était là un projet très audacieux et je salue Alan Simon qui s’est donné les moyens de mettre sur pieds un spectacle d’une telle ampleur. 

Eluveitie

Après plusieurs heures de harpe, de guitares folk et de chants bretons, je commençais à saturer un peu, n’étant pas des plus friands de ce style musical. Eluveitie c’est presque une constante au Motocultor : présent presque un an sur deux au festival, le groupe qui ne me tire pas plus qu’un soupir ennuyé sur album m’a encore largement convaincu sur la Massey Ferguscène. Quand on y fait un peu attention, on remarque que la recette d’Eluveitie est basique : on prend des riffs Metalcore simplistes et on fout de la vielle et de la flûte par-dessus. Mais quelle énergie ! Et quels musiciens ! Les Suisses n’auront pas mis plus de deux minutes avant de faire bouger le public qui n’attendait qu’un peu de double pédale pour partir en pogo. Comme à chaque prestation, le frontman est très proche du public, remercie largement les spectateurs. La nouvelle chanteuse possède également une belle aisance sur scène, et offre des prestations vocales largement supérieures à celles de sa prédécesseuse. Le petit orchestre qu’est Eluveitie (neuf personnes sur scène !) aura fait passer cette dernière heure du jeudi très rapidement grâce à show maîtrisé et des musiciens solides. Les compositions les plus célèbres des Helvètes (L’Appel Des Montagnes et l’inévitable Inis Mona) auront encore une fois prouvé leur efficacité en live et offert aux festivaliers un avant-goût des trois jours suivants, où les cornemuses et violons allaient être bien moins présents.

Vendredi :

Extermination Dismemberment 

A cause d’une gestion catastrophique du parking, le set de Mars Red Sky me passe sous le nez. Qu’à cela ne tienne, je fonce à la Supositor pour y découvrir le groupe qui aura l’honneur d’ouvrir les hostilités sur la troisième scène du festival, fermée le jeudi. J’étais tout excité à l’idée de voir Extermination Dismemberment sans savoir pourquoi : je n’aime pas le Slam Death Metal ni en studio ni en live. Je crois que le nom du groupe me faisait tellement marrer que je m’attendais à une débauche de débilité et de brutalité non-stop. Spoiler alert : c’est exactement ce qu’on a eu. Le premier jour du festival, en début d’après-midi, les Motoculteux sont encore pleins d’énergie et ont très envie d’en découdre. En 5 minutes à peine, le pit était à feu et à sang. Extermination Dismemberment c’est mosh part sur mosh part, beatdown sur beatdown, des bassdrops à la pelle et des breaks ultra-lourds. Du mid-tempo écrasant, un groove qui détruit les cervicales en deux compos. Le quatuor est carré, chirurgical et frappe extrêmement fort. Mené par un frontman au growl abyssal, le groupe ne laisse que peu de temps morts aux mosheurs pour se préparer à la prochaine offensive. Il est clair que le public n’attendait que ça et a joué le jeu à 100 %. Extermination Dismemberment ont reçu un accueil royal, totalement à la hauteur de leur prestation des plus sérieuses mais incroyablement fun. Hélas, le moment passé avec leurs confrères, Waking The Cadaver, se révélera bien moins mémorable.

Mustasch

Mustash, c'est un groupe de Heavy qui sait jouer habilement avec les codes du Rock, du Glam et du Metal. Il faut dire que la formation existe depuis 1998 : une tranche d'histoire et une longévité qui fait toute la différence sur scène. Un son propre et limpide porté par des musiciens qui ne se prennent pas au sérieux. Un set fort sympathique, dans la bonne ambiance qui tranche avec forcément avec le froid suédois dont on a l'habitude chez des groupes de Metal qui viennent de là-bas.

Au Dessus

Pas évident pour un groupe de Post Black Metal de jouer en début d’après midi, mais la formidable prestation de Regarde Les Hommes Tomber en 2016 a prouvé qu’un groupe talentueux n’a nul besoin de jouer sous les étoiles pour que la magie opère. Les protégés des Acteurs De l’Ombre Prodcutions, forts d’une notoriété nouvelle après leur tournée aux côtés de Der Weg Einer Freiheit, ont secoué la scène Black Metal avec la sortie de End Of Chapter en 2017, album encore largement représenté lors du set de ce vendredi et qui a su capter l’attention de la Massey. Représentants de cette vague de “black à capuche”, les Lituaniens ne comptent que sur leur musique pour envoûter le public mais rien de plus n’est nécessaire : les superbes compositions brillamment exécutées se suffisent à elles-mêmes. Rapidement, le festival se met à respirer avec Au-dessus, à onduler au rythme des blasts et des tremolos. Le chant est magistral et intense, les guitares glaciales, la batterie inarrêtable, la basse… Absente. Bon. Ménageant peu de temps morts, les Baltes transportent les festivaliers dans un paysage désolé, monotone. Les longues plages atmosphériques brisées par des fulgurances plus véloces ont conquis le Motocultor malgré un créneau loin d’être idéal.

Not Scientists

Visiblement loin d’être des inconnus de la scène punk/rock française, Not Scientists ont rassemblé une foule compacte devant la Dave Mustage, que j’ai rejoint avec un manque d’enthousiasme qui a rapidement été balayé. Ces gars-là, ils savent ce qu’ils font. Bien loin d’un punk-rock calibré, les lyonnais vont puiser leurs influences dans le grunge, le Post-Rock et le Cold Wave en délivrant ça sur scène avec une énergie immense. Jamais au repos, la bande s’est poussée à bout pour délivrer leurs compositions gorgées du soleil de la Californie. Si les touka-touka étaient de la partie, Not Scientists ont régulièrement quitté les sentiers battus pour proposer des envolées instrumentales bien plus complexes et fascinantes. La sauce a pris immédiatement. Quarante minutes de bonheur intense, de mouvements de foule, et de très beaux sourires sur les visages des Non-scientifiques qui n’auront décidément pas fait le trajet pour rien.

1000Mods


1000Mods, c'est de l'excellent Stoner à la Kyuss. Des riffs efficaces et affûtés portés par une présence scénique toute en énergie. Leur presta est une vraie claque... et une bonne leçon d'humilité ! Les musiciens savent se mettre au service de leur son sans jamais trop en faire. Un groupe de scène à voir et revoir sans modération !  

Tribulation

Les choses s’accélèrent sérieusement pour Tribulation qui vient d’annoncer une tournée avec Ghost. Le groupe aura mis longtemps à obtenir une tête d’affiche cohérente après les tournées avec Cannibal Corpse, Wintersun, Arch Enemy… Heureusement, le problème se pose moins en festival et les Suédois ont exposé leur univers vintage au Motocultor au milieu de l’après-midi. Très inspiré visuellement par le cinéma d’horreur rétro, le groupe se produit avec des corpse paints élémentaires qui les font passer pour des spectres et le physique des membres colle très bien à l’esthétique : fins et gracieux, les fantômes de Tribulation ont hanté la Supositor avec des compositions de leur dernier album en date, Down Below, savoureux revival du Rock Psyché 70’s sali par des parties vocales Black Metal sorties droit de la scène scandinave. Surpris par le jeu de scène très dansant d’un des guitaristes, les festivaliers ont pourtant donné une chance au quatuor malgré un son de guitare noyé dans les effets, très gênant pour découvrir la musique du groupe. On regrette que Tribulation abandonne de plus en plus son passé plus extrême, un festival étant l’occasion idéale de ressortir le Black / Death Metal brutal de The Horror, premier album de la formation. Sous la grisaille bretonne, les artistes ont produit un set de qualité bien qu’un peu poussif, renforçant ce sentiment déjà présent que Tribulation est un groupe exceptionnel sur album, mais presque dispensable sur scène.

Ange

Ange est très attendu. Présent depuis 49 ans sur les scènes d'ici et d'ailleurs, mais très important sur la scène Rock Progressif, il fait figure d'exemple pour bons nombres d'artistes. Long manteau, chapeau haut de forme, barbe fournie... Il porte les mots, donnant au concert des airs de veillées contées. Une musique façonnée pour mettre en valeur des textes habiles et fouillés qui mérite une oreille attentive dans une ambiance étrange et magique porté par Christian Décamps qui jouait le rôle de Merlin la veille dans Excalibur. Le groupe finira par un hommage à Jacques Brel avec le morceau Ces Gens Là, et si comme Magma, l'éndroit était inattendu pour Ange, le groupe n'a pas démérité et a offert un bon concert plutôt prenant.

Kadavar

Dès le premier coup d’œil, Kadavar dénote de tout l'attirail Metal. Look années 70, éclairage minimaliste, jeux de scène très rapprochés... Une ambiance rock rétro posée... et une certaine classe pour ce groupe qui ose la différence. Leur musique regorge de mélodies, de riffs : on notera une constante Stoner / Blues et une note Psychédélique qui donne un son très chaud à l'ensemble des compos. A chaque fois c'est un plaisir de les revoir sur scène, avec toujours la même patate et le même plaisir de jouer ensemble. Si les morceaux du récent Rough Times ne me parlent pas, il y a quand même une foison de titres cool issus de Kadavar et Abra Kadavar qui seront joués ce soir et sont ultra efficace. Nommons par exemple Doomsday Machine, tellement Black Sabbath dans l'approche, Come Back Life ou le psyché et existant Living Your Life un peu The Doors dans le feeling. Étonnamment, rien de l'album Berlin ne sera joué ce soir, étrange, mais reste un très bon moment chaleureux passé avec les berlinois.

Hypocrisy

La disposition scénique d'Hypocrisy est impressionnante, surtout cette énorme batterie surélevée en arrière plan, comme une machine de guerre sur un piédestal, prête à tout atomiser sur son passage. Le charismatique leader Peter Tätgtren est bien entendu au centre, menant ses comparses, tel un lieutenant sur le chemin de la guerre. Le premier titre, Fractured Mellenium, avec son intro symphonique nous explose aux oreilles et témoigne d'un truc : le concert va être grand et d'une rigueur impitoyable. Les musiciens ne bougent presque pas, la voix de Peter hurlée comme en growl impose le respect. C'est propre, carré, d'une puissance tenace. Il y a peu de groupes de Death Metal qui arrivent à allier autant le côté extrême du Death Metal et un aspect mélodique sans tomber dans le mélo kitsch et pénible. Valley Of The Damned écrase tout sur son passage avant le magnifique et inquiétant Eraser. Qui mieux que ce titre symbolise l'excellent du Death Metal mélodique à la suédoise ? Un mid-tempo n'en cache pas forcément un autre, bien au contraire, on se fait rouler dessus par Warpath, sans doute le morceau le plus vener de la période récente d'Hypocrisy. Quelle claque ! La section rythmique en triple alliage blindé laisse heureusement passer un son plutôt correct, du moins, on entend assez bien les guitares, et on devine les morceaux, je n'en demande pas beaucoup plus. Une petite vieillerie pour finir avec le presque Black Metal The Final Chapter, très lancinant et sombre qui amorce bien leur tube, leur classique et indétrônable Roswell 47 histoire de bien nous déboîter les cervicales une dernière fois. 

Gaahl's Wyrd 

La légende du Black Metal, Gaahl, est loin d’être morte avec le split de Gorgoroth. Une prestation plutôt médiocre en 2015 avec God Seed contrebalancée par un live dément en 2017 (en salle) avec Wyrd : il fallait offrir une chance à l’artiste. Surtout avec l’excellente surprise que fut l’album de cette année, Gastirr : Ghost Invited. A l’heure où les musiciens ont investi la scène, la pluie avait déjà tout détrempé : le sol bien sûr, qui n’était désormais plus qu’une épaisse gadoue, mais surtout la scène et les équipements. Tentant de s’abriter comme il le pouvait, le public était tout de même présent pour assister à la messe. Ouvrant le show avec la superbe Wound Upon Wound pour raviver la flamme dans le cœur des fans de Gorgoroth, Gaahl et ses musiciens ont très rapidement conquis les festivaliers ruisselants. Malgré une setlist axée autour de la gloire passée du leader, on trouve quelques morceaux plus récents qui font mouche et permettent aux musiciens de s’exprimer pleinement. En particulier le batteur du groupe qui est un monstre de vitesse, de groove et de créativité. Tant en studio que face au public, le jeune norvégien fait preuve d’une maîtrise implacable. Mais le personnage le plus magnétique, au charisme démoniaque, était bien sûr Gaahl. Arpentant la scène calmement, le regard brûlant, Gaahl possède une aura puissante et étale ses capacités vocales qui vont du shriek typiquement Black Metal au cri suraigu très Heavy. Mais le plaisir sera de courte durée. Portée par des vents capricieux, la pluie s’est infiltrée dans le réseau électrique de la scène, faisant sauter le courant. Après 10 minutes d’intervention d’une armée de techniciens, le concert reprend mais le sort s’acharne et signe l’arrêt de mort du show de Gaahl's Wyrd. Les musiciens attendront sur scène quelques instants que l’équipe technique remette le jus, mais les dégâts ont été trop importants. Il me semble très important de noter l’attitude du public et du groupe qui ont été exemplaires : les musiciens ont quitté la scène dépités, très humbles, et se sont confondus en excuses. Et le Motocultor de crier, d’applaudir, de montrer son respect pour le groupe qui a donné son maximum pour se produire. Un moment très fort.

Magma

Magma en festival Metal c'est un peu un coup sur deux, des fois ça fonctionne, des fois non, et ce n'est pas forcément lié au groupe, mais plus à une histoire de contexte. Par exemple au Hellfest 2016 c'était incroyable, avec une ferveur dans le public, une ambiance incroyable, comme si l'on venait de vivre un truc unique. Au Fall Of Summer en 2017, sous des trombes d'eau, c'était déjà plus compliqué de se sentir investir de ce genre d'énergie chaleureuse et mystique. Theusz Hamtaak est lancé, le public compact, la montée en puissance fait son office, Christian Vander derrière sa batterie est impeccable, les chœurs parfaits. La magie semble opérer. Mekanïk Destruktïw Kommandöh est également joué, mais certaines parties sont raccourcies, forcément, pour faire rentrer toutes les pièces dans un concert de 50 minutes. Pas que ça soit forcément désagréable, vu que le groupe sait ce qu'il fait et que ça s’enchaîne à merveille. Mais en dehors de la Massey Ferguscène, la pluie s’abat sur le Motocultor, nombre sont de personnes à se réfugier sous la tente et ne pas forcément être là pour le concert. On piétine dans la boue, on s'entasse, une partie des gens ne sont pas là pour le concert de Magma et celles et ceux qui ne sont pas au cœur de la foule (et encore) auront du mal à se laisser transporter par leur musique. Ce n'est nullement la faute du groupe, mais comme je le disais, une histoire de contexte et ce soir, je n'étais qu'à moitié dans le concert de Magma, parasité par des éléments extérieurs et des conditions où il est difficile de s'immerger dans leur musique. Mais ce n'est pas grave, on les reverra en salle, dans un endroit plus propice à leur musique.

Nofx

Un peu à l'image du Motocultor, Nofx rassemble un public très varié. Aux premiers rangs, des punks, des metalleux, des rockeurs... et des curieux qui découvrent des musiciens qui ne se prennent pas au sérieux. C'est indéniable, les gars savent jouer... plus ou moins bien, mais ils sont aussi là pour le spectacle. Du Punk Rock, de l'autodérision, de l’interaction, de la déconne. C'est fun, on passe un bon moment avec des tubes comme Linoleum ou Eat The Meek ou leur incontournable reprise de Aux Champs Elysées. Fat Mike avec sa très belle robe sur scène est drôle, tout comme le reste du groupe qui semble juste être là pour se marrer. Ca discute entre les morceaux, ça déconne, ça joue à fond et de manière débile, franchement on demandait pas mieux.

Les Ramoneurs De Menhirs

Les Ramoneurs De Menhirs, c'est un regard authentique et revendicateur sur les problèmes de cette société. Au Motocultor ou ailleurs, les musiciens sont à leur place. Sur scène, ils se sentent chez eux. Une prestation engagée qui réchauffe les cœurs en cette fraîche nuit du vendredi. Un concert simple et sincère qui fait du bien en ces temps difficiles.

Watain

Le concert de Watain semble avoir du mal à démarrer, mais on apprend quelques minutes plus tard que le concert de Gaahl's Wyrd a été écourté à cause de la pluie et de soucis techniques. Faut dire que tout autour de nous, la pluie continue de tomber drue, les arbres atour de la scène s'agitent avec le vent tourbillonnant. On est trempé avant même le début du concert, mais quelque part, les conditions sont parfaites pour assister à un concert de Watain... qui finira par avoir lieu, heureusement. Les feux de part et d'autre de la scène sont allumés, au milieu un autel avec des ossements. On peut commencer le rituel. Dès le départ, ça démarre en trombe, ça joue vite, sans aucune attitude poseuse, juste l'envie d'en découdre. Des soucis techniques se font sentir sur Nuclear Alchemy, le son n'étant pas optimal, ce qui n'empêche pas Watain de tout envoyer valser, avec une vraie colère et envie de tout brûler. Erik Danielsson semble possédé, nous aussi, bien souvent nous hypnotisant avec un trident enflammé à la main. La nuit tombée, les trombes d'eau, les flammes sur scène, l'envie sérieuse et féroce de Watain nous plonge dans leur set. Celles et ceux qui ne sont pas dedans partiront, nous n'avons pas besoin d'eux. Ce concert se mérite, tant pis pour les conditions. Watain nous a en son pouvoir. Plusieurs morceaux de Trident. Wolf. Eclipse  sont joués ce soir, qui passe très très bien l'épreuve du live. Les suédois finiront sur un classique, Casus Luciferi, aussi méchant que captivant. Une très belle messe noire que nous ont offert les suédois ce soir !

Samedi :

Nytt Land

Réveil en douceur ce samedi midi avec Nytt land, formation Russe dans un courant musical  ritualiste et paganiste qui aurait clairement eu sa place lors de la journée du jeudi ! Costumes primitifs et maquillages rudimentaires, le duo a ouvert ce troisième jour de festival avec leurs percussions martiales et chants gutturaux. Si on était prêts à se laisser prendre au jeu, difficile d’y croire avec seulement deux musiciens sur scène et une débauche de samples qui s’inséraient péniblement dans le mix. Une ambiance pareille nécessite une communion totale avec la musique, le public. Et en l’occurrence, une barrière était perceptible du fait de l’utilisation de ces samples. La voix de la chanteuse aura tout de même su toucher les âmes des badauds présents devant la scène, en particulier lors du rappel a capella, sincère et vibrant.

Undead Prophecies

Malgré des recherches plutôt approfondies, il est impossible de trouver la moindre information à propos des membres d’Undead prophecies. Le groupe serait a priori français, mais c’est à prendre au conditionnel. Les cinq larrons sont vêtus de toges et cachés derrière des masques à l’effigie de la faucheuse. Et que jouent-ils ? Gagné : du Death metal. Un death metal classique et efficace, aux racines bien ancrées dans l’héritage de Chuck Schuldiner : Leprosy et Spiritual healing sont plus perceptibles que Human ou Symbolic. On retrouve également quelques influences scandinaves dans la voix de Necros et quelques refrains bien catchys. Les silhouettes défendent leur nouvelle sortie parue chez Listenable mais 40 minutes, ça passe vite et il est déjà l’heure de plier. Undead prophecies a fourni un set solide mais sans grande surprise, qui peinera à rester dans les annales.

Wolvennest

Trois minutes passées devant Gronibard ont largement aidé à prendre la décision d’aller découvrir Wolvennest sous le chapiteau de la Massey. C’est sans doute la première fois qu’on entend un theremin au Motocultor, et l’instrument trouvait parfaitement sa place au milieu des plages sonores développées par les Belges. Un chant éthéré, lointain, et des boucles de guitare répétées ad eternam. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Wolvennest prend son temps pour peindre ses paysages musicaux : leur musique est un rock progressif très sombre, aux frontières du black metal. La formation se place à la limite des genres avec ses vocaux presque pop et son riffing venu droit de la scène Scandinave des années 90. Les claviers, les cordes et le chant cohabitent de façon chaotique et créent des compositions d’une beauté certaine, où chaque musicien déploie son talent. Et au milieu de ces interminables chansons, le spectateur, qui ne sait pas s’il a le droit d’être là ou pas. Wolvennest ont cette tendance à se replier sur eux-mêmes, à investir la scène mais sans s’offrir au public. La sensation d’assister à une répétition a refroidi les ardeurs, pourtant éveillées par la complexité de la musique du sextet. 

The Night Flight Orchestra

Est-ce un groupe de musique ou bien une équipe de foot ? C’est juste The Night flight orchestra, pas de panique. Avec dans ses rangs deux membres de Soilwork et un membre de Arch Enemy, l’équipage est pourtant bien éloigné de la scène Death mélodique. Claviers kitsch à souhait, choristes et costumes à paillettes : bienvenue dans les années 80, où le Hard FM est roi. Si The Night flight orchestra possède autant de membres, c’est pour offrir un show hors du commun, vivant et grisant. Empruntant largement au funk et au disco, les Suédois n’inventent rien mais concoctent un mélange des plus réussis. Délivrées par un groupe techniquement au top et débordant de bonne humeur, les compositions de l’équipage du Night Flight Orchestra auront fait voyager tout le Motocultor. Envolées heavy, solos accrocheurs, refrains ultra-catchy : tout est là pour faire oublier la pluie incessante de cette troisième journée. Les huit compères se donnent à fond et cela se sent : l’ambiance est électrique et on met volontiers de côté les sonorités surannées pour se concentrer sur ce que délivre The Night flight orchestra : un concert exemplaire, ultra fun qui s’est même achevé par une chenille géante dans le pit. Pas très metal, tout ça !

Solstafir

Retour à la grisaille mais Islandaise cette fois avec les post-rockeurs de Solstafir. Attendus au tournant par une majorité de festivaliers, il semble que leur précédent passage en 2015 ainsi que les nombreuses dates Européennes aient permis au groupe de se forger une solide réputation. Ajoutez à cela une remarquable constance dans la qualité des sorties d’album, et vous obtenez une jolie couche de hype. Alors que la dose quotidienne de post-machin avait déjà été obtenue avec Wolvennest, on n’hésite pas à en reprendre. Etant au courant qu’ils débarquaient en terrain conquis, les Islandais n’ont fourni que le minimum syndical en terme de communication avec les fans, à l’exception du chanteur qui s’est payé un petit bain de foule. Triste également de voir que le banjo n’est plus de sorti pour Otta, morceau emblématique. Malgré un comportement plus réservé que ce à quoi Solstafir a habitué son public, ce furent cinquantes minutes (et seulement cinq morceaux) de frissons, de mélancolie, de beauté pure et naturelle. Le stand Season of Mist étant bien moins fourni en CD le lendemain, on imagine que certains et certaines vont tenter de revivre ce moment chez eux, loin de la boue et de la foule.

Mgla

Vous souvenez-vous du flegme avec lequel le Motocultor avait annoncé la programmation de Mgla ? “Salut tout le monde, voici le running order de cette édition. Et au fait, hein, juste comme ça, un des groupes de BM les plus en vogue du moment rejoint l’affiche, bisous”. Pour les amateurs du genre, l’attente était fébrile. Mgla, c’est l’incarnation de la citation de Coco Chanel : “La simplicité est la clé de toute véritable élégance.” Un petit backdrop, quatre slaves encagoulés et rien de plus. Juste leurs compositions racées, gracieuses et poignantes. Avec la quasi-intégralité de Exercises in futility, dernier opus en date, mgla s’est assuré une base de setlist robuste que le groupe a agrémenté de quelques anciens morceaux, mais aussi d’inédits. Secondé par des jeux de lumières élémentaires, le commando masqué a effectivement prouvé qu’il n’avait besoin d’aucun artifice pour subjuguer plusieurs milliers de personnes qui sont restées ébahies, sous la pluie et dans le froid. Réduisant les échanges avec l’audience à peau de chagrin, cela n’a pas empêché le groupe de déborder de sincérité. Encore une fois pas de triche, rien que la musique qui emporte l’âme et le corps, ne laissant derrière elle qu’un grand vide triste. 

Korpiklaani

Quelle étrange expérience que de quitter mgla pour aller danser devant Korpiklaani, célèbre sextet officiant dans le folk metal. Cette satanée vague à l’âme a persisté pendant la totalité du set, rendant l’immersion très compliquée dans un concert aussi festif. Qu’à cela ne tienne, on va faire comme si. Pendant un moment, Korpiklaani se trimballait une assez mauvaise réputation en live : qualité de son médiocre, musiciens visiblement saouls au jeu approximatif. La bonne nouvelle, c’est que les vikings ont beaucoup progressé dans ces trois domaines. S’étant en plus de ça offert un décor, un immense backdrop et un show lumières soigné, Korpiklaani ont mis toutes les chances de leur côté pour combler le festivalier moyen aviné mais aussi les fans de folk metal. Bien que les Finlandais aient la réputation de “groupe à picole”, l’accent est mis sur le folklore, la nature et les légendes anciennes. Avec son jeu de scène dynamique et des titres aussi entrainants, Korpiklaani n’a eu aucun mal à faire allègrement bouger le Motocultor pendant une heure toute entière. Très à l’aise sur scène et techniquement au point (avec quand même quelques pains de-ci de-là), la troupe a montré qu’il n’avait pas volé son statut de tête d’affiche de cette édition 2019.

Marduk

Changement radical de style encore une fois pour un déluge de brutalité bestiale avec une légende de la scène BM : Marduk. Aujourd’hui, la pluie n’arrêtera rien ni personne, et certainement pas un char d’assaut lancé à pleine vitesse. C’est d’ailleurs une parfaite représentation de la musique produite par le quatuor. Allant à l’essentiel avec un unique guitariste sur scène au lieu d’une classique paire de six-cordistes, Marduk ne souffre nullement de cette amputation tant la mélodie est reléguée au second plan. C’est l’occasion de voir à l’oeuvre l’un des batteurs les plus véloces de ces quatre jours, en blast quasi-continu avec des pointes avoisinant les 240 BPM. Le tout effectué avec une propreté ahurissante. Les parties de guitare ne sont pas en reste : ça tartine du gros tremolo en double croche et du power chord gras. Quelques soucis techniques d’accordage ont clairement gêné le musicien mais il en fallait plus que ça pour empêcher la Panzer Division de tout détruire sur la Supositor. Le côté très punk de certaines compositions montrait un Marduk moins radical mais tout aussi vicieux et impie. Marduk a visiblement écouté le discours de Bernie de Trust qui avait, je cite, demandé aux festivaliers de “rester en colère”. Menés par un frontman éructant sa haine devant un public captivé et chauffé au rouge, les soldats se sont livrés à une démonstration de violence d’une intensité rare, et ce avec un professionnalisme et une authenticité certaine. 

Dimanche :

Beheaded

L’équipe des bénévoles a bien travaillé durant la nuit en éparpillant une belle couche de paille pour assécher au maximum les lacs de boue apparus sur le site, mais la marche reste difficile. Cela n’empêchera pas les fans de Death metal à l’ancienne d’être présents pour Beheaded, peut-être le tout premier groupe Maltais accueilli en ces terres bretonnes. Fort de pas loin de trente ans de carrière, les compères n’ont pas fait le trajet pour rien et sont venus parler de leur dernier méfait en date, Only death can save you.
On comprend tout de suite où le quintet veut en venir et ne ménage personne avec un Death metal primitif et violent. Ca joue vite et bien, le son permet d’apprécier la musique de Beheaded comme il se doit et le pit se déchire sans cesse, en dépit de la fatigue accumulée par trois jours de Motocultor. Loin d’être un festival de blasts sans queue ni tête, Beheaded n’hésite pas à développer quelques leads plus mélodiques au milieu de cet océan de palm mutes furieux. Avec à sa tête un chanteur sympathique qui harangue régulièrement la foule, les Maltais gagnent la sympathie de la foule et imposeront un rythme soutenu. Un excellent moment passé avec cinq musiciens à l’aisance déconcertante, de quoi motiver vivement les artistes suivants à fournir une prouesse égale à celle de Beheaded.

Hate

Sortant difficilement de l’ombre de leurs confrères Behemoth, Hate persistent malgré tout et héritent d’un créneau compliqué, avec le soleil en plein visage. Jamais agréable pour un groupe à l’imagerie aussi sombre, arborant corpse paints et crânes sur scène. Les Polonais démarrent sur les chapeaux de roue et usent de tout leur savoir faire pour pousser le Motocultor à headbanguer. Balayant assez largement sa discographie, leur black/death aura pourtant du mal à convaincre un public assez mou, qui se réveillera un instant sur le riff martial de Valley of darkness. Comme lancé en roue libre, Hate ne semble pas à sa place sur ces planches au milieu de l’après-midi devant un parterre clairsemé. Les interprètes sont au point, mais quelque chose entrave la course des membres de Hate, rendant le tout finalement assez poussif. A revoir probablement en salle.

Incantation

Second passage au Motocultor pour la formation mythique qui fête cette année ses trente ans de carrière ! C’est tout juste un an de moins que les célébrissimes Cannibal corpse, qui ont eu droit en 2018 à un créneau de tête d’affiche. Pourquoi un tel écart de popularité ? Mystère. D’autant plus mystérieux que les furieux d’Incantation n’ont rien à envier aux floridiens, aucune raison de rougir face à leurs collègues. Ils délivrent un death sombre et groovy, bardé d’harmoniques qui titille presque le Doom tant les mid tempos sont écrasants. De son chant monolithique, impitoyable, John McEntee dirige la cérémonie et guide l’assistance lors de cette communion. Le Motocultor accueille plus que dignement la formation et ouvre grand les esgourdes pour cinquante minutes de grand art, joué par des maîtres en la matière dont la performance tient parfaitement la route après la claque assénée par Beheaded. Le poids des années ne ralentit nullement Incantation, qui fonce tête baissée et explose tout méthodiquement.

Aborted

Pour ce créneau, deux choix étaient possibles. Aller découvrir Ihsahn sur scène et se laisser porter par son metal progressif aux racines black, tenter de plonger dans un nouvel univers. Sinon,  voir Aborted pour la sixième fois avec l’assurance de passer 50 minutes à headbanguer et à lutter pour survivre dans le pit. Présents régulièrement sur le festival, les bûcherons n’ont eu aucun mal à trouver leur public et à obtenir le minimum syndical d’un concert d’Aborted : un gros circle pit autour de la régie et un wall of death depuis la scène jusqu’à cette même régie. Avec quatre morceaux de Terrorvision, sorti en 2018, la bande de Sven a réussi à tirer les dernières étincelles des festivaliers presque à plat en ce quatrième jour. Les titres de Retrogore et, bien sûr, de Goremageddon, furent l’occasion pour le public de déchirer la fosse. Une performance dans le haut du panier, assombrie par une fatigue palpable des membres du combo cosmopolite. Sven de Caluwé (au chant) et Ken Bedene (à la batterie) marqueront tout de même les esprits, l’un de sa présence incroyable et l’autre de sa vitesse supersonique. A retrouver en tournée en France avec Entombed AD et Baest fin 2019.

Avatar

Le gain de popularité fulgurant des Suédois annonçait très probablement un passage en France lors de la tournée des festivals estivaux. Et bing, ça n’a pas raté. Ayant intégralement habillé la Dave Mustage à ses couleurs, Avatar ont ramené tout leur royaume avec eux. Et aussi leurs sujets ! On comprend très vite d’où vient la renommée du quintet : des compositions baroques, aux riffs efficaces mais pas simplistes. Les alternances entre chant clair et saturé vont de paire avec les passages plus groovy, presque pop, et les mesures où les fûts sont matraqués de façon plus primaire. Un mélange assez savant délivré par une paire de guitariste qui étalent largement leur niveau grâce à quelques soli et leads qui parsèment les compositions. Soutenu par un show lumière excellent et une sonorisation exemplaire, les évadés du cirque guidés par un chanteur à l’aura magnétique font un sans faute devant un Motocultor survolté, reprenant les refrains d’Avatar à tue-tête. L’équilibre parfait entre professionnalisme et émotion. La musique peut laisser de marbre, mais force est de reconnaître que le roi et ses ministres ont fourni un travail absolument formidable, sans la moindre réserve.

Carpenter Brut

Assurant le créneau synthwave en alternance avec Perturbator, le plus célèbre représentant du style a ramené son show créé pour la sortie de Leather teeth. Celles et ceux qui étaient présents au même endroit en 2017 auront apprécié la nouveauté ; les fans qui ont vu le groupe pour la tournée de l’album se contenteront d’une redite. Une redite, certes, mais quand c’est un concert de cette qualité, on ne boude pas notre plaisir ! Suivant les aventures de Leather teeth, Matt Stryker et des autres protagonistes sur écran LED géant, le groupe est finalement relégué au second plan. La présence d’un guitariste et d’un batteur dynamise grandement l’ensemble et supprime le côté sursamplé que peut prendre la musique électronique en live. Les tubes de Trilogy réveillent les connaisseurs et gagnent le coeur des néophytes. La foule se fait de plus en plus dense devant Carpenter brut où la promiscuité de boîte de nuit rajoute encore à l’ambiance. On danse, on s’égosille. Les stroboscopes et la batterie 80’s à souhait achèvent le tableau d’une heure vécue presque quarante ans dans le passé, loin de la boue et du froid de la bretagne.

Bloodbath 

L’édition 2019 du Motocultor s’achève avec des viscères et de la pourriture : Bloodbath sont en charge du créneau ultime. Même si, dans le coeur des fans, Nick Holmes peine à remplacer le monstre de scène qu’est Mikael Akerfeldt, l’Anglais prouvera sa valeur ce soir en interprétant beaucoup de nouveaux mais aussi d’anciens titres à la perfection. Fleurant bon la HM-2, les guitares épaisses et crades de Bloodbath entament leurs hommages au Death Suédois. Les riffs sont grossiers, lourds, et le chant de Holmes cadavérique à souhait. Un growl profond, trainant, qui alourdit encore plus les mid tempos de Bloodbath déjà pachydermiques. Hormis un petit faux départ surprenant chez une formation aussi expérimentée, la messe s’est déroulée sans accroc et confirme que The Arrow of Satan is drawn, dernier disque en date, passe l’épreuve du live haut la main, éclipsant allègrement le plutôt faible Grand morbid funeral. Quel plaisir également avec ce trio de fin composé de Outnumbering the day, Cry my name et finalement Eaten, titres phares des bouchers. Etalant leur Death épais sur le visage des survivants du Motocultor, Bloodbath ont clôt le festival avec une prestation musclée, faisant oublier le ratage de 2017 au show lumière erratique. Holmes fait le boulot, mais il est clair que le vide laissé par le départ d’Akerfeldt est encore palpable.

Metalorgie Team (Janvier 2020)

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