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Roadburn 2019 - Jour #4 Tilburg, Pays Bas

C'est le dernier jour, une salle en moins, moins de monde, et l'impression que tout est passé trop vite comme à chaque fois. Il y avait encore de quoi se mettre sous la dent en terme d'affiche.

Have A Nice Life - Deathconsciousness

Il fallait arriver tôt en ce dernier jour de festival pour assister à un concert des plus attendus de cette édition. Après la mise en bouche qu’était le set des américains d’Have A Nice Life la veille, leur set le plus attrayant était sans nul doute celui du dimanche où le groupe nous a interprétés en intégralité Deathconsciousness, album culte s’il en est. Reprenant la forme retravaillée sur scène dont le groupe nous avait donné un aperçu hier sur Bloodhail, Hunter ou The Future, il est très intéressant de découvrir certains morceaux interprété en live pour la toute première fois et de s’apercevoir de la puissance qu’ils dégagent malgré tout.

Une performance qui cristallise la richesse et l’influence de cet album et qui vient confirmer le talent de ce duo originaire du Connecticut. Que de chemin parcouru par ces musiciens depuis l’enregistrement de cet album il y a plus de 10 ans dans leur chambre sans avoir à réfléchir à retranscrire leur musique sur scène jusqu’à leur signature sur The Flenser chez qui le groupe devrait sortir son troisième album cette année.

Daughters

Après l’ouragan qu’a été la sortie de You Won’t Get What You Want l’année dernière, Daughters étaient en tournée en Europe pour défendre leur dernier effort et ont posé leurs amplis à Tilburg lors du dernier jour du Roadburn. Leur nom ayant été dévoilé parmi les premiers de la programmation de cette année et étant initialement prévu dans l’intime Green Room du complexe 013, le succès inattendu mais au combien mérité de l’album a forcé le festival a déplacé leur set sur la mainstage, et à la vue du nombre de personnes présentes lors de leur concert, on ne peut qu’imaginer la frustration évitée par ce changement de dernière minute. Un changement qui n’empêchera pas Alexis Marshall, le chanteur, à s’adonner à quelques bains de foule. Bien que faisant la part belle à You Won’t Get What You Want, la prestation des américains recèlera quand même les pépites The Dead Singer et The Hit issus de leur album éponyme sorti en 2010.

Stuck In Motion   

Direction les 70's pour le set de Stuck In Motion. Repérés par l'équipe de Metalorgie avant le festival, Stuck in Motion délivre un rock psyché et prog' dans la pure veine des groupes de l’époque. La salle semble donc prête à se (re)plonger dans un summer of love, en ce froid printemps néerlandais. 

Le concert se fait plus énergique dès lors que le bassiste et le guitariste (aussi chanteur) échangent leur instruments. Un concert qui réveille pour un début de journée.

Thou, set Magus

Nous voici donc à la fin du marathon Thou pour le Roadburn, avec leur seul concert "classique" des quatre jours. C'est un set électrique axé sur Magus, le dernier album de la formation. Toujours à trois guitaristes, Thou font parler la poudre avec des riffs massifs et un son qui l'est tout autant. Brian Funck garde sa casquette de redneck et sa voix corrosive répond bien à l'appel. Il nous glisse "ça me surprend de voir que tant de personnes soient venues regarder une bande de hillbillys de Louisiane." Les parties les plus lourdes de leurs compositions sont presque systématiquement contrebalancées par des passages plus mélodiques et mélancoliques, qui rappellent fortement Crowbar, un groupe qui a d'ailleurs été repris par Thou sur l'EP Rhea Sylvia.‎ Emily McWilliams fait des apparitions sporadiques pour chanter les voix féminines, prouvant une fois de plus que les Bâtons Rougeois ne font jamais les choses à moitié. Bref, même si on ne peut pas vraiment leur faire de reproches sur le fond comme la forme, quelque chose ne fonctionne pas complètement ce soir. Est-ce parce que cette scène est peut être un peu grande pour Thou finalement ? A moins que ce ne soit à cause du son qui, même s'il est d'une lourdeur non négligeable, ne met pas autant les guitares en avant qu'on aurait pu l'espérer. Enfin, la setlist laisse trop la place à Magus, qui n'est pas leur meilleur disque. Mais ce serait mentir de dire qu'on a passé un mauvais moment, tout comme de dire que ce set était la meilleure performance de Thou du week-end. Sans doute pourront-ils rattraper ça lors de leur tournée européenne cet été. ‎Dans tous les cas, le combo est parvenu à surprendre et captiver son auditoire quatre fois d'affilée et ça, c'est beau.

Marissa Nadler

L’un des pires dilemmes qu’imposait le running order cette année personnellement avait lieu ce jour entre les sets d’Ulcerate et de Marissa Nadler. Le choix se sera finalement porté sur cette dernière, bien aidé par une envie de douceur après la déculottée estampillée Daughters, c’était également l’occasion d’assister à l’un des nombreux concerts d’une personnalité féminine lors de cette édition. Seule sur scène, son trac était palpable et même parfois audible lorsque celle-ci s’emmêlait les pinceaux avec ses pédales à effet dont elle use pour donner de la profondeur à ses morceaux interprétés sans autre instrument que sa guitare. Ces légers « ratés », plus amusants que dérangeants, ajoutaient une saveur intime à cette prestation à laquelle Stephen Brodsky (Cave In, Mutoid Man…) se greffa le temps de deux morceaux, avant de retourner sur la mainstage terminer les balances de son set à venir avec Old Man Gloom : Was It A Dream extrait de l’album July, et For The Sun extrait de leur album collaboratif Droneflower paru deux semaines après cette performance.

Ulcerate

Metalorgie n'a de cesse de le répéter depuis des années : à quoi bon aller à un concert/festival de Metal si c'est pour que le son soit mauvais au point de ne pas l'apprécier ? C'est justement ce qu'il s'était passé la dernière fois qu'Ulcerate avaient joué à Paris. Malgré une performance on ne peut plus impressionnante et des compositions ambitieuses, le son du concert avait été tellement atroce qu'il était impossible de profiter du concert. Roadburn oblige, la situation n'est pas si horrible dans la Green Room. Mais malheureusement, le Death Metal tentaculaire d'Ulcerate a besoin d'un son qui soit plus que potable. Ici, une nouvelle fois, les fréquences basses sont beaucoup trop mises en avant, noyant la guitare de Michael Hoggard dans un maelstrom indigeste. On a beau tenter de se déplacer dans la salle blindée pour essayer de voir si ça sonne mieux ailleurs, ce n’est pas le cas. Une fois que ce triste constat est fait, il n’y a plus qu’à sortir de la Green Room, plutôt qu’y rester et baigner dans la frustration.

Old Man Gloom

Le vieil homme s’est réveillé et, si on attend le prochain album, visiblement bien lancé et avec Stephen Brodsky pour remplacer le regretté Caleb Scofield, la perspective de les voir en live n’est pas pour nous déplaire. Et le quatuor n’est pas venu pour faire dans la demi-mesure en balançant une setlist monstrueuse, faisant la part belle à Ape of GodsNo et Christmas. Les riffs Post Metal/Post Hardcore, embrumés des envolés Noise Rock de Aaron Turner, s’abattent comme des briques sur la mainstage qui n’en demandait pas tant. Un pur instant de méditation simiesque qui se transforme en concert improvisé de Zozobra avec la venue, entre autre, de Jacob Bannon qui passait par là. Le concert du festival pour au moins l’un d’entre nous.

Crowhurst Gnaw Their Tongues

Direction le Hall of Fame pour prendre une dose de noise. Accompagné cette fois-ci de Crowhurst, avec Jay Gambit au chant, Gnaw Their Tongues commence déjà à installer une ambiance lourde et pesante, qui ravira les tympans des fans de bruits. Avec un son fort appréciable, comme souvent au Hall Of Fame, les nappes bruitistes des musiciens enveloppent le public, la salle se remplit petit à petit sans que cela ne devienne invivable. 

On ressent une très bonne harmonie entre les musiciens, même si Mories, de Gnaw Their Tongues, est un habitué des collaborations, celle-ci était attendue des connoisseurs de ce milieu. Le public est satisfait, et semble rapidement hypnotisé par le set. Avec des passages de pur harsh noise, le mariage très sombre de la musique du néerlandais et des ricains fait l'unanimité, toujours avec cette prestance impressionnante de GTT. On finira par une reprise de Oops I Did it again, de Britney Spears, qui a pu clôturer avec brio ce concert.


Bossk

Quand l'un des meilleurs album de Post-Metal sorti ces trois/quatre dernières années est joué en entier, on aurait tort de s'en priver. Audio Noir, c’est son petit nom, premier vrai album d’une formation anglaise qui aura mis plus de dix ans après ses débuts avant de le sortir, enfin. Il doit être gratifiant pour eux de jouer au Roadburn, après tant d’années de déboire, d’un split de plusieurs années et enfin une sorte de consécration : jouer cet excellent album devant un parterre de gens conquis ou curieux. C’est vrai que Bossk a toujours été un peu considéré comme le dernier frangin de la lignée des Isis ou Cult Of Luna. Gentil, mais bon, pourquoi s’attarder sur lui quand on pourrait se dire que les grands frères font mieux ? Pas si sûr, car Audio Noir est sacrément solide dans sa composition et s’il ne réinvente pas le genre, a tout de même de très belles choses à nous proposer. Avec son ouverture sur The Reverie, titre assez trompeur même si l’ouverture est très onirique, a le don de nous balancer de sacrés riffs dans la tronche en milieu de morceau. C’est sur Heliopause, poussé par de grosses guitares entêtantes, que le chant arraché de Sam vient nous tordre les boyaux. Dommage qu’il ne soit pas plus mis en avant, mais chacune de ses interventions font mal ! Néanmoins, si sur albums, certains passages comme Relancer passent bien à écouter posé chez soi, en live ça fait redescendre la sauce et on a tendance à être moins dedans. Heureusement il reste de superbes mélodies aériennes comme sur Kobe ou de gross riffs Stoner super efficaces comme sur le bien nommé Atom Smasher qui dégomment tout sur leur passage ! Allez les gars, on se remet au boulot et on sort une suite à Audio Noir !


SleepThe Sciences

Après la claque monumentale délivrée par le premier set de Sleep, il était difficilement envisageable de louper de manquer le second, d'autant que The Sciences n'est pas en reste en matière de riffs lourds comme un trou noir.

Le concert commence avec Leagues Beneath en guise de tour de chauffe. Ce n'est peut être pas la meilleure chanson de Sleep mais ce jam on ne peut plus Sabbathien a le mérite de réveiller les morts et de montrer à l'ensemble du public que le son est aussi bon que la veille, si ce n'est meilleur. Nous touchons là tout ce qui fait le sel du Roadburn, la raison qui motive l'investissement dans un billet pour ce festival : voir un concert avec une setlist unique dans un cadre exceptionnel en termes techniques. ‎L'enchaînement sur la bruitiste The Sciences continue d'entretenir la tension palpable qui règne dans la salle, qui explosera finalement dès que Matt Pike degainera le riff de Marijuanaut's Theme. Il nous tombe dessus comme une massue, et Sleep continuera de battre le fer jusqu'à fusion.‎ On peut d'ailleurs remarquer qu'Al Cisneros est plus en voix que la veille.

Si l'auditeur est pris en haleine pendant l'intégralité du set, il l'est encore plus pendant Giza Butler, la pépite mésestimée de l'album, avec son intro' psychédélique à souhait à la basse et ses riffs tellement énormes qu'on croirait que c'est Tony Iommi lui-même qui les conjure.  Nous arrivons rapidement à la fin des Sciences, moment choisi par le trio pour dégainer quelques-uns de ses classiques, à savoir Holy Mountain et Dragonaut, qui termine de coucher l'auditoire, qui ne boude pas de les entendre une deuxième fois depuis hier, visiblement. Et quoi de mieux pour terminer ce set que Cultivator, la dernière partie planante de Dopesmoker ? Sleep sont venus, ont vu et ont vaincu et il y a fort à parier que ce double set restera à jamais gravé dans l'histoire du festival et dans les oreilles du public.

Birds In Row

Voir les lavallois de Birds In Row à 700km de chez soi à quelque chose de très particulier. On les a déjà pourtant vu maintes et maintes fois sur Rennes, à Nantes, sur Paris en première partie de Touché Amoré ou de City Of Caterpillar par exemple, mais là c’est autre chose encore. La signature chez Deathwish, les tournées aux Etats-Unis et leur dernier excellent album, We Already Lost The World… Chaque pierre posée contribue à forger leur renommée et impose le respect. Il y a du travail derrière tout cela, des sacrifices sans doutes, mais aussi énormément de passion et c’est ce qui est transmis sur scène ce soir, musicalement et à travers le discours de Bart. Tout transpire l’humilité, l’envie. On les voit jouer avec conviction, avec flamme de titres en titres : Love Is Political, I Don’t Dance ou You Me&The Violence. C’est colérique, violent, mais dans le bon sens du terme, telle une catharsis. Les images de shibari projetées derrière eux, très esthétiques, renforcent également cela. Et puis il est étonnant de voir aux Pays-Bas autant de monde reprendre les paroles en cœur comme le final de 15-38. Evidemment c’était un très bon concert de Birds In Row et le public a réagit parfaitement mais plus que ça, il est intéressant de se rendre compte du chemin parcouru avec ténacité et simplicité. C’est pas juste de la musique.

Imperial Triumphant

Ça y est, nous arrivons au dernier concert du festival, sur les rotules bien évidemment. Et ce spleen est encore plus marqué, du fait que c'est l'ultime concert de la Het Patronaat, la ville souhaitant l'employer pour d'autres types d'autres usages dans le futur. D'un côté, c'est dommage parce que cette salle était idéalement placée, de l'autre, vu l'échelle qu'a pris le Roadburn ces dernières années, elle n'était manifestement plus adaptée au festival avec ces queues à rallonge pour y accéder toute la journée.

En tout cas, Imperial Triumphant nous offrent un véritable feu d'artifices pour faire les adieux à la salle. Le trio, qu'on croirait tout droit sorti d'Eyes Wide Shut avec leurs robes noires et masques de carnaval vénitien, ne font pas dans la dentelle. Le chaos dissonant qu'ils arrivent à déchaîner avec juste une guitare, une basse et une batterie est vraiment impressionnant. Le set se concentre uniquement sur leur dernier album Vile Luxury, dont les compositions sont parfaitement restituées, avec un son peut être plus aéré que sur disque, notamment les riffs qui sonnent comme des avalanches de notes, utilisant avec originalité la barre de vibrato. Le son est d'ailleurs excellent, dès la première chanson, ce qui en dit long sur le talent des musiciens d'une part et celui de l'ingé-son. Sur ce point, il est d'ailleurs difficile de ne pas faire la comparaison avec le set d'Ulcerate plus tôt dans la journée, qui avaient assurés une performance impressionnante musicalement, mais avec un son mauvais qui a rendu le concert très frustrant. Ici au contraire, chaque instrument a un registre bien défini dans le mix rendant le tout très intelligible.

Le groupe a en plus le bon goût d'utiliser aucun samples, mis à part les cuivres inquiétants de l'introduction de Swarming Opulence. ‎Nous avons de plus droit à l'intervention d'une trompettiste, elle aussi masquée, qui est visiblement réservée au Roadburn puisque la musicienne n'apparaît pas sur les vidéos d'autres concerts de la tournée. Les deux soli de trompette sont utilisés dans deux contextes bien différents : le premier agrémente un passage calme à la Angelo Badalamenti, registre dans lequel le groupe arrive également à se démarquer alors que le deuxième est beaucoup plus étrange, avec des arpèges difformes. Sur Chernobyl Blues, Imperial Triumphant prouvent qu'ils peuvent captiver un auditoire sans faire parler la poudre. En somme, le trio aura prouvé aux festivaliers qu'il maîtrise parfaitement son sujet, au point de se voir réclamer un rappel après être sorti de scène, qui aurait pu être parfait sans son trop long final bruitiste. Un concert qui donne envie de retourner les voir sur leur prochaine tournée en novembre.


Conclusion

Bien que le Roadburn reste un festival assez humain et fort agréable, cette année la revue à la hausse de la jauge se ressentait vraiment. Bien que cela fasse deux ans que le Roadburn vende plus de billets, des grands noms mais aussi un temps plus froid ont précipité les visiteurs dans les salles. Tout d’abord, sur plusieurs concerts sur la Mainstage (comme Sleep ou le Requiem de Triptykon), l’équipe du Poppodium demandait à tout le monde de rester debout. Certes cela permet d’étendre quelque peu la capacité de la salle, mais cela fait aussi perdre un trait assez honorable de cette salle (les gradins). L’affluence a d’ailleurs continué de poser des problèmes pour entrer dans certaines salles, particulièrement la Het Patronaat, parfois dès les premiers concerts de la journée par des groupes moins reconnus. Le problème est encore plus visible lorsque l’artiste a une certaine notoriété (Lingua Ignota dans la Green Room, Conjurer dans le Hall of Fame). Vient ensuite le problème des chevauchements. L’organisation du festival argumente depuis des années que les chevauchements font partie de “l’esprit du festival” et qu’il convient mieux de picorer et errer entre les scènes plutôt que de voir des concerts entiers, une tactique rendue justement difficile par l’affluence sur le festival. Si on prend en compte la qualité des affiches du Roadburn depuis des années, on peut comprendre qu’il soit impossible de contenter tout le monde, mais cette année, il y avait parfois trois concerts uniques ou rares en France en même temps. (Sleep plays Holy Mountain, Agrimonia, DodecahedronDoolhof, Maalstroom, Thou plays Misfits). Est-ce que le Roadburn ne pèche pas par excès d’ambition ? Nous laisserons le lecteur décider mais dans tous les cas, la qualité de la programmation musicale, extra-musicale et d’organisation maintiennent cet évènement parmi les meilleurs festivals de musique extrême et underground. Certains des sets joués pendant ces quatre jours seront potentiellement les meilleurs que nous verrons des artistes concernés. C'est un festival qui implique un certain budget, mais si on aime ce genre de programmation, c'est un investissement plus que recommandé.


Un point positif notable :

Sur ces quatre jours de festival, on pouvait aisément voir une majorité d’artiste féminine. Cela est suffisamment rare dans un festival de “musiques extrêmes” pour le noter. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que ce n’est pas un hasard, et que le Roadburn ait envie de mettre en avant ces artistes et leur talent. Que ce soit des projets uniquement féminins tels que celui d’Emma Ruth Rundle, de Lingua Ignota, de Louise Lemon, de Marissa Nadler, de Pharmakon, de Myrkur, de Anna Von Hausswolff  (bien qu’accompagnée d’un groupe) ou des groupes entièrement féminins tels que Rakta, sans oublier toutes les formations qui comptent des femmes parmi leurs rangs (Triptykon, MolassesTuria, Messa, Heilung, Drab Majesty…).

De plus, ces femmes évoluent dans des projets qui s’étendent sur l’ensemble du spectre musical proposé, et ce loin des préjugés classiques. Ce sont des femmes qui nous ont servis des sets d’une violence particulière (Pharmakon, Lingua Ignota…), qui étaient présentes lors des concerts très attendus et d’une grande ampleur (Molasses, Triptykon, Mono). Il est clair que la représentation est importante, et pouvoir profiter de mixité de genre sur ces scènes donne de l’espoir pour l’avenir de cette scène.

Kebaba (Juillet 2019)

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