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Alice in Chains, Black Rebel Motorcycle Club (28.05.2019) [Paris, l'Olympia]

Cela faisait 10 ans et pas moins qu'Alice in Chains n'avaient pas fait une date en salle en France, il a fallu pendant cette période se contenter de quelques passages en festival avec un temps de set réduit. Malgré un Rainier Fog nettement moins lourd que ses prédécesseurs, il nous tardait de voir ce que Jerry Cantrell et sa bande allaient nous servir. 

Black Rebel Motorcycle Club 

La musique de ce groupe impressionne, mais pas pour les bonnes raisons. On a rarement entendu un tel condensé de stéréotypes de musique Rock en une demi-heure de set, à tel point que l'ennui arrive dès le premier titre Red Eyes and Tears, pourtant un des classiques de BRMC. Voilà des riffs insipides et sans aucune touche d'originalité, péniblement soutenus par une batterie aux parties qui élèvent la fumisterie à l'état d'art. Ces compositions ne sentent pas le cuir, la rebellion ou la sueur mais dégagent plutôt une vacuité manifeste. C'est propre et bien lisse, comme le perfecto de Robert Levon Been, idéal pour illustrer une publicité pour parfum. Et pour couronner le tout, le son est imprécis, à cause des fréquences basses qui sont beaucoup trop mises en avant dans le mix. C'est donc avec encore plus d'impatience que nous attendions Alice in Chains.

Alice in Chains

La première chose qui frappe au début de leur set, c'est la présence d'Ipad sur les supports micro de William et Jerry et on se demande bien à quoi ils servent, peut être de prompteur ? Etonnamment, c'est Musica Ricercata 2 de György Ligeti qui leur sert d'intro, utilisée par Stanley Kubrick pour Eyes Wide Shut. Le quatuor lance ensuite Bleed The Freak à la grande satisfaction des fans, et est interprétée avec beaucoup de maîtrise. De fait, on n'aura pas beaucoup de reproche à faire aux musiciens au niveau de la forme : William et Jerry forment toujours un fin duo de voix sublime aux harmonies mélancoliques. La section rythmique assurée par Mike Inez et Sean Kelly ne laisse rien au hasard et soutient avec puissance et précision les guitares et a le mérite de ne pas être trop en avant dans le mix pour les laisser respirer. Le son est plutôt bon, même si en étant au milieu de la salle devant le balcon, William Duval est nettement en retrait par rapport à Jerry Cantrell, ce qui pose problème pour les harmonies trop prononcées et quand Jerry fait des soli. Plus que le groupe, il faut ici sans doute blâmer la sono ingrate de l'Olympia, qui nous a déjà joué des tours à maintes reprises y compris pour des groupes qui sont réputés pour apporter beaucoup de soin à leur son en concert‎

La setlist a de quoi en contenter plus d'un sachant que tous les classiques sont en rendez-vous, de Man in The Box à Rooster en passant par Check my Brain ou la délicate et plus rare Nutshell. Celle-ci est d'ailleurs interprétée avec beaucoup de justesse, notamment grâce à William qui se la réapproprie complètement avec sa voix, sans trahir l'esprit de l'originale. C'est plus dans le choix des titres récents qu'on pourrait pinailler : heavydemment, la très Sabbathienne Stone s'impose comme un rouleau compresseur en live, mais c'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas plus de titres de The Devil Put Dinosaurs Here, avec le nombre de pépites qu'il contient. Pour le dernier album, Never Fade et Rainier Fog peinent à convaincre par l'absence de riffs vraiment mémorables et le son ne permet pas de profiter des harmonies vocales.‎

En changeant de placement pour se mettre devant l'une des enceintes de la salle, le son est beaucoup mieux équilibré sur les voix et les guitares, prouvant une fois de plus que si le son peut changer du tout au tout à différents emplacements d'une même salle, c'est encore plus le cas à l'Olympia. Alice in Chains auront dans tous les cas su être assez brillants pour faire oublier ces désagréments au public et à assurer un digne retour à Paris après une décennie d'absence, espérons que la prochaine fois ne se fera pas autant attendre, et dans une autre salle de préférence. ‎

Neredude (Juin 2019)

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Commentaires

chris17Le Mardi 25 juin 2019 à 22H40

Rainier Fog est meilleur que TDPDH, et les riffs sont mémorable en ce qui me concerne. Never Fade et Red Giant ont envoyés du lourd.