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Desertfest Berlin 2018 le 04/05/18 Berlin (Arena Gelände)

Depuis quelques années déjà, le Desertfest est devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musiques lourdes et enfumées, prenant le pas sur le Roadburn qui s'oriente d'avantage vers des musiques plus extrêmes et/ou expérimentales. Deux sessions sont organisées chaque années : une au printemps à Londres et à Berlin, puis une seconde en automne à Anvers et à Athènes. Si la programmation de Londres de cette année est folle et bien plus fournie que Berlin, nous choisissons néanmoins de poser nos bagages dans la capitale allemande pour visiter la ville, mais aussi parce que la programmation est très nettement de qualité avec comme groupes immanquables de notre côté : Eyehategod, Weedeater, Church Of Misery et Jex Thoth, entre autres. Cette année, l'organisation a décidé de déplacer le festival vers l'Aréna Gelände, pour plus de confort et de place qu'à l'Astra. On y découvre une énorme salle façon parc des expositions avec une grande scène sur la longueur et le bar principal en face, une scène moyenne sur le côté et, dans le fond, l'espace merchandising, tatouage et sérigraphies en tout genre. L'endroit est plutôt cosy, malgré l'impression de grandeur car l'espace est bien occupé notamment par des projections multicolores sur les murs qui rendent l'endroit agréable. En extérieur l'endroit bénéficie d'une cours donnant sur la rivière la Spree, quelques sièges de fortune, des transats en balcons pour profiter du soleil et les inévitables foodtruck de restauration ainsi qu'un petit bar supplémentaire. Bref, l'endroit est plutôt sympa, surtout pour un fest en intérieur.

Jour 1 :

Le premier concert de ce Desertfest sera malheureusement une déception. Elle n'est pas liée à la prestation des japonais de Church Of Misery pourtant très cool avec le chanteur Hiroyumi Takano offrant des déambulations théâtrales du plus bel effet, le bassiste Tatsu Mikami qui porte sa basse ras des pâquerettes (pire que Munky de Korn), mais uniquement basé sur le rendu sonore extrêmement médiocre. En effet, le son n'a aucune puissance, semble confiné sur la scène, mais ne se diffuse pas dans le public et il n'y a aucune basse, ce qui est un comble quand on voit le jeu basse / batterie du groupe. Heureusement qu'il leurs reste des compos solides, de bons riffs cradingues et la voix de leur chanteur pour apprécier un minium leur courte prestation, mais on aurait tellement préféré mieux !

Ca va s'améliorer par la suite pour Death Alley qui joue sur la petite scène. Cette fois-ci on entend les basses et c'est parti pour une leçon de Rock'n Roll avec une ouverture sur Black Magick Boogieland qui met directement en jambe. Le public est bien plus réactif, sautille comme des petits fous et bouge de la tête. Quelques nouveaux titres de Superbia sont joués aujourd'hui, que beaucoup découvrent pour la première fois en live. Les musiciens sont tout sourire, et l'ambiance communicative se répand dans le public. Et puis comme d'habitude il y a ce morceau de fin, qui annihile tous les autres pratiquement. C'est Supernatural Predator qui couche tout le monde avec son Rock hallucinatoire de treize minutes, fait de mélanges de riffs, de montées, d'explosions et d'une direction à chaque fois différente liée au jams des hollandais. On finit donc sur un orgasme sonore.

Tant pis pour le Stoner de Nebula car il faut prendre des forces avant le Stoner / Doom des suédois de Monolord qui sont mine de rien pas mal attendus. Lumières vertes de de sortie, bonne lourdeur de basse, on en attendait pas moins du trio. Par contre, la voix vrille dans les aigus (un problème récurrent sur pas mal de formations, on y reviendra). Mais Monolord fait le taff, les têtes battent au rythme des guitares graisseuses et des percées psychédéliques. Un peu trop de titres de Rust, leur dernier opus, sont joués ce soir, mais l'on trouvera tout de même Cursing The One issu de Vaenir (leur meilleur disque à mon sens) et un final sur Empress Rising leur album du même nom. Un bon concert au final, mais l'impression un peu tenace que la plupart de leurs morceaux sont construits de la même manière et ont tendance à un peu trop se ressembler.

Le son pour Monster Magnet est tout bonnement impressionnant, Est-ce une demande du groupe ou tout simplement la volonté des ingés-son, de pousser les potards à onze ? Peu importe, le résultat est là : ça balance de la bûche par paquet de douze. C'est très fort, mais presque surproduit, faisant la part belle à la voix et la guitare de Dave Wyndorf, chose assez logique au final. Niveau efficacité on est en plein dedans, avec plusieurs morceaux issus du dernier album Mindfucker, mais le côté surproduit / super fort à tendance à me lasser après quelques morceaux et il faut se ravitailler avant la venue de Weedeater.

Comme résumer un concert de Weedeater ? La branlée ? La grosse frappe dans ta maman ? Ce qui est certain, c'est que le cataclysme a eu lieu dans la fosse. Les nuques se brisent face à la lourdeur des instruments, on se rentre dedans, on se pousse. C'est un peu bagarre, mais bon esprit. Il est super agréable de voir (et participer avec) ce public réactif ! Plusieurs riffs de sagouins dans la gueule plus tard (quelques titres de Good Luck Good Speed sont au menu), des sifflements dans les oreilles et de la sueur qui se mélange à la bière renversée au sol, Weedeater a vaincu. Pas à un troll près, les américains nous proposent de jouer dix morceaux supplémentaires... qu'ils exécuteront le lendemain au Desertfest de Londres. Les mecs sont cons, leur musique rend con. C'était donc parfait pour conclure cette première journée de fest.



Jour 2 :

Ce qui est génial avec ce genre de festival, tout comme le Roadburn, c'est qu'il réserve quelques surprises. Une tombola était organisée la veille, permettant, moyennant 2€ et avec un peu de chance, de gagner une place pour un concert privé d'un groupe inconnu à bord d'un bateau pirate sur le fleuve la Spree. Les fonds étant reversés à une organisation de protection des fonds marins. Et pour une fois que j'ai un peu de chance... Nous voilà donc en petit comité (environ une cinquantaine de personnes) embarqué sur ce fameux bateau pirate, pendant que nos français de The Necromancers débutent leur set en intérieur. Un bateau construit de manière artisanale, avec un petit bar, une passerelle supérieure près du gouvernail, une seconde au dessus de la proue et en bas sur le ponton, une installation sommaire d'une batterie et de deux caissons de guitare / basse. Le temps d'effectuer quelques manœuvres et nous voguons vers l'est de Berlin au son d'un DJ set Stoner / Rock / Psyché. Il fait beau, les quelques plaisanciers sur l'eau curieux de notre embarcation nous font le signe des cornes du diable. On est à la cool, décontracté, profitant de la vue et du voyage peu commun, curieux de découvrir le groupe qui va jouer rien que pour nous. Après plusieurs minutes, les musiciens, visiblement peu connus, s'installent pour délivrer un Rock Psychédélique plutôt efficace partant dans des digressions / jam assez cool. Beaucoup de wah-wah, une belle présence de basse rondouillette, un batteur énergique, et la recette semble fonctionner pour ne pas s'ennuyer malgré quelques longueurs et effet de style un peu forcés. En tout cas on passe un bon moment que se soit musicalement ou visuellement vu le cadre tout particulier du concert. 1h30 plus tard tout de même et un aller-retour vers la salle, on apprendra leur nom : Chicos De Nazca, des chiliens résidant désormais à Berlin. Un groupe à suivre.



Après ce moment intimiste et cette belle découverte musicale, nous arrivons juste à temps pour Maidavale, des suédoises qui pratiquent un vieux Rock 'n Roll bardé d'influences Psyché, Heavy et Blues. On trouve une influence Kadavar dans leur musique, mais d'avantage joué à la manière hippie. Il n'est pas pour autant question de perdre en grain et puissance dans les guitares, mais de gagner en profondeur et ambiance enfumée. Pas très loin de Gold dans le rapprochement en fait, ou de Jex Thoth parfois, car outre les fringues kitschouilles toujours marrant à regarder, la voix de la chanteuse Mathilda est tout bonnement excellente et les musiciennes vivent leur musique sur scène. Une belle découverte.

On reste dans le rétro et en Suède avec les gars d'Horisont, actifs depuis 2009 avec leur premier opus, Två Sidor Av Horisonten. Ce qui est intéressant chez eux, en dehors du fait de jouer un Hard Rock / Heavy dans un registre « titres de 4/5 minutes toutes guitares dehors aux mélodies immédiatement mémorisables » c'est leur tendance au fur et à mesure des disques (notamment sur Odyssey) à emprunter des chemins progressifs / psychédéliques. C'est d'ailleurs sur le morceau éponyme qu'Horisont ouvre son concert, le groupe se focalisant sur ses deux derniers disques, avec About Time, donc tout synthés dehors et la voix d'Axel plus présente que jamais. Ca surjoue, c'est kitsch, mais malgré tout entraînant si l'on accepte les riffs Heavy, les vocalises larmoyantes, les cavalcades et les synthés Deep Purple. Et puis ce final sur le généralissime Nightrider en ouverture de leur premier opus était tout simplement un régal.

La suite se sera LA découverte du festival, mais nous ne le savons pas encore. King Buffalo, un nom aléatoire qui n'incite pas particulièrement à se ruer sur l'écoute. Et pourtant. On y découvre un groupe de Rock Psyché très orienté Desert Rock, avec un son chaud et vivant. Tout de suite on s'imagine les cactus, des couleurs chatoyantes et on est hypnotisé par la voix rassurante de Sean McVay et les guitares au reflets multicolores. C'est terriblement captivant car les américains n'oublient pas l'aspect Rock de leur musique en étant inventif dans leurs riffs de guitare ou en bifurquant sur des passages Stoner énergiques. Le dosage et la justesse de leur jeu est parfaite et on est totalement sous le charme. Vraiment, c'était fabuleux du début jusqu'à la fin.

Ce n'était pourtant pas aisé de jouer avant Elder qui sont un peu les big boss du genre "je fais décoller ton esprit à 12000km au dessus de la couche d'ozone". Sauf que l'approche chez eux est différente, plus cérébrale et technique quitte à aller tâter du bon vieux Prog à papa ou de sonorités Post machin truc. Les mecs mettent le paquet niveau son et visuel avec un gros travail sur les lights et les projections qui nous en mettent plein la vue et nous plongent dans une ambiance éthérée et doucement cotonneuse. Une ouverture sur Sancturary issu du dernier opus, Reflections Of A Floating World qui alterne entre passages Stoner pêchus et d'autres propices à l'explosion de neurones. Bon c'est vrai que la voix de Nick est mal réglée dans les aigus et a tendance à vriller, mais c'est un régal sur le plan instrumental. Assez logiquement Elder fait la part belle à ses deux derniers disques, histoire de nous emporter pleinement dans son trip verdoyant sous acide, ses montées spatiales et décalquages de puissantes lignes de guitare Stoner. Un joli kiff et un beau voyage en bonne compagnie. 

Place ensuite au Heavy / Doom de Lucifer emmené par l'excellente chanteuse Johanna Sadonis ex-The Oath. Leur premier album éponyme avait reçu un bon accueil en 2015, défendu par le fameux label de Lee Dorian, Rise Above Records. Il est ainsi dommage que la formation ne joue pas plus de titres de celui-ci en dehors des deux premiers : Abracadabra et Purple Pyramid. En effet, Lucifer sort dans quelques semaines Lucifer II et la joue promo avec beaucoup de nouveaux morceaux. Alors le Rock lent recouvert d'un voile occulte passe bien en live, même si la voix de Johanna vrille, hélas comme d'autres groupes, dans les aigus, et qu'on ne connait pas encore les nouvelles compos. Sympa mais sans plus, surtout que la maîtresse du genre, Jex Thoth, est présente demain...

Graveyard se tape la tête d'affiche et on comprend pourquoi tant le public les attend et les acclame à leur entrée sur scène. Le son est aussi balèze que pour Monster Magnet hier, comme si les ingés-son avaient décidé de pousser les potards à 11 sur ce créneau horaire. Leur Hard-Rock / Heavy / Blues prend du coup une autre dimension, plus lourde et rentre dedans, même si la voix de Joakim est assez haut perchée et maniérée. Sur les morceaux purement Rock 'n Roll comme Hisingen Blues ça fonctionne bien et c'est entraînant. Puis les morceaux défilent et se ressemblent tous un peu, sauf sur une balade. Pourquoi pas ? Le rythme de croisière reprend et alterne avec une seconde et troisième balade. Ca commence a faire beaucoup, surtout que Graveyard joue 1h15 et ne connaissant que peu le groupe, j'ai tendance à décrocher. Sur 40mn sans trop de balades ça aurait été sympa, mais là ça semblait interminable.

Yuri Gagarin comme son nom l'indique joue du Space Rock et eux aussi sont suédois. Décidément, sur cette journée du Desertfest, ils sont à chaque coin de rue. Il y avait une promotion chez Ikea ? Bref, Space Rock donc et effectivement les projections ne trompent pas. Le son non plus, tellement c'est gorgé de fuzz et reverb en veux-tu en voilà ! Une section rythmique bien mise en avant, des riffs colorés et surtout un clavier qui recouvre l'ensemble d'une poussière d'étoile psyché. Les titres sont à rallonge, permettant de mieux se plonger dans l'évolution des compos. Sur un titre c'est super bon, sur deux ça passe, mais sur le troisième ça commence à être gonflant, tant les mecs abusent de nappes et d'effets qui noient leurs titres dans ce brouillard psyché aux mêmes sonorités, masquant toute nuance. Au bout de vingt minutes tu comprends le truc et comme c'est tout le temps pareil, on sort du trip. Dommage car ça airait pu être franchement meilleur.

Jour 3 :

Le premier concert de ce dernier jour à Berlin, ça sera Dopelord, ce qui est un grand plaisir de les retrouver ici quelques semaines après les avoir invités à Nantes. Ok, les mecs sont en fin de tournée et on les sens fatigués, mais question lourdeur et riffs groovy à mort, c'est pas les derniers. Lumières vertes de sortie, amplis à burne, Dopelord joue ses tripes dans un Stoner / Doom des plus captivants. Tu es en leur pouvoir et ta nuque aussi, surtout quand survient Children Of Haze et l'imparable Reptile Sun. Tuerie totale : on en aurait bien repris pour un ou deux morceaux de rab.



Ce sont les grecs de Planet Of Zeus qui prennent le pas. Du Stoner Metal gonflé à la testostérone. Ca dégueule de partout de riffs stériles et c'est chiant. Suivant.

On aura le temps de se placer pour Jex Thoth, une de mes principales attentes de cette édition. L'entrée sur scène se fait presque de manière religieuse et c'est parti pour 40km de Rock / Doom occulte. Les titres joués ce soir prennent une nouvelle dimension en live, plus lents, plus sombres, plus dramatiques que sur album. Plus Doom en fait. C'est surtout la prestation de Jex qui impressionne, impeccable vocalement déjà, jouant avec les bougies et effectuant des mouvements ou incantations quasi sensuels et captivant l'auditoire. Son Of Yule, Warrior Woman, The Divide sont des moments forts du set, d'une setlist plutôt bonne même si ça aurait été génial d'avoir l’enchaînement des quatre titres d'Equinox. Un bon concert dans l'absolu, mais j'attendais quelque chose d'encore plus envoûtant et ésotérique. On sentait que le groupe en gardait sous le coude.



Le moment bagarre du festival tant attendu est enfin arrivé : Eyehategod est là et n'est pas venu enfiler des perles. Ce son massif, noir et crade d'une part, ces coups de caisse claire à te décoller les gencives et puis Mike très en forme vocalement, qui n'a rien perdu de sa hargne et ça fait plaisir de le voir ainsi sur scène après avoir échappé de peu à la grande faucheuse. Quand tu les vois jouer leur Sludge sur scène tu comprends que c'est les patrons et tu n'as plus qu'a subir. C'est surtout tes cervicales qui vont prendre cher en fait, tellement ça groove et c'est méchant. Et t'as encore rien vu des accélérations Hardcore qui viennent te péter les rotules. Là ça tabasse à mort, même si tu sens que les doomeux sont un peu perdus par la vitesse du truc. Bref, Eyehategod c'était le gros parpaing dans la gueule comme on pouvait s'y attendre.

Près pour la seconde leçon de Rock 'n Roll du weekend ? Il ne faut pas plus d'une poignée de secondes à Radio Moscow pour mettre le feu aux poudres. Toutes guitares devant, pédale wah-wah à balle, riff à te faire bander un cadavre et c'est parti pour 50 minutes de Rock, placé sous la bonne étoile de Jimi Hendrix. Car il y a ce feeling si particulier des Radio Moscow dont on retrouve la paternité chez le grand guitariste. Les gammes blues imparables, la wah-wah bien sûr, mais surtout ce dosage et cette émotion Rock si difficile à obtenir qui prend toute son ampleur en live évidemment. Et si nombreux sont les groupes à user d'une recette de Rock vintage, peu sont capables de captiver et faire danser pendant presque une heure à oublier qui et où tu es. Quelques titres de Magical Dirt sont joués comme Death Of A Queen et Rancho Tehema Airport de ce dont je me souviens. Pour le reste, mon esprit était ailleurs et mes cervicales sur l'autel du dieu Rock 'n Roll.

Troisième jour et créneau de 23h : c'est l'heure de pousser les amplis dans leurs derniers retranchements pour High On Fire. Encore une fois, on est soufflé par la puissance sonore car plus que jamais, ça sonne très très Metal. Métôl même. Des guitares accordées avec des gants de boxe, une voix rocailleuse à souhait, une basse bulldozer et une batterie pounta-pounta. Ouais c'est pas très malin, mais on ne s'attendait pas à autre chose de la part des américains. Un set en ligne droite méthode je te cogne dans les noix et on discute après avec le cerveau laissé aux vestiaires comme pour un match de foot. Ca fait largement la purée, mais ce genre de Stoner Metal testostéroné a tendance à me lasser après l'efficacité indéniable de quelques morceaux.

Ce sont les berlinois de Haik qui ont l'honneur de clôturer cette édition 2018 du Desertfest. Ils ne sont pas totalement inconnus puisque les mecs viennent d'autres groupes locaux. On y découvre un groupe qui mélange pas mal d'influences assez éloignées des genres relatifs au Stoner / Doom. La base est Rock effectivement, mais ça lorgne d'avantage vers le Progressif, des bizarreries Math-Rock ou de choses Grunge vaguement Alice In Chains. On ne sait jamais trop où vont les mecs, mais ils demeurent surprenant dans le bon sens du terme. L’énergie est là, et c'est une bonne découverte pour clore le festival.

Un festival qui aura été une première et bien belle expérience. Même s'il y a des défauts comme ces jetons de différentes valeurs qui obligent à s'organiser et pratiquer le calcul mental à chaque ravitaillement, la bière de qualité médiocre, le nouvel emplacement façon parc des expositions qui gagne en superficie, mais perd en qualité sonore (notamment en début de festival) ou l'impression d'être parqués comme des veaux dans le petit extérieur avec vue sur la Spree. Heureusement, les bons côtés priment largement car on a de la place pour les concerts et il est facile d'accéder aux premiers rangs même avec du monde. La restauration est excellente et possède de nombreux choix végé / vegan. J'ai rarement aussi bien mangé en festival. La programmation bien évidemment, même si Berlin possède moins de groupes que son homologue londonien, permet aussi de pouvoir voir chaque concert si on le souhaite (il n'y a pas de chevauchement ou de clash dans le running order) et d'y aller en mode détendu. Et puis l'ambiance est géniale, à la cool, les gens sont sympas et comme les concerts ne commencent qu'en début d'après-midi, ça laisse aussi un peu de temps pour visiter la capitale et ses différents atouts (biergarten, restaux, lieux culturels, musées, architecture...). Rendez-vous pris pour l'année prochaine donc !

Pentacle (Juin 2018)

Merci au Desertfest Berlin pour l'invitation.

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