Albums du moment
Pochette Queen Of Time
Pochette Geometria
Pochette Hypercut Pochette Muerte

DesertFest London 2018 Camden - London

Nous étions de nouveau pour 3 jours au Desertfest 2018, mettant à l’honneur Stoner, Doom et Sludge pour le plus grand plaisir de nos tympans. Photos gracieusement fournies par Christian Ravel.

Day 1

L’Eurostar c’est la vie pour celui qui veut se rendre à Camden : une fois sorti de la sublime gare de Saint-Pancras, le mythique quartier londonien où se tient le Desertfest n’est plus qu’à une dizaine de minutes de marche. Royal (comme le mariage du prince Harry).

Première étape de routine au Black Heart pour la pose bracelet, choper le livret du festival, croiser quelques têtes connues et bien sûr se mettre à l’heure londonienne avec une bonne pinte de Brooklyn IPA et il est déjà l’heure d’aller prendre une première claque au Koko, une superbe salle installée dans un ancien théâtre à l’entrée de Camden. Le soleil est de la partie, on profite du rooftop avant d’entrer dans le vif du sujet avec Zeke, groupe punk aux accents très rock’n roll venant de Seattle. Malheureusement le volume général était si fort qu’il était impossible de distinguer quoique ce soit de ce qui était joué, hormis les coups de grosse caisse. Au bout d’une trentaine de minutes, aucune amélioration à part l’apparition largement passable d’acouphènes, et surtout Five The Hierophant va débuter son set mystique à l’Electric Ballroom. La formation a sorti son premier album l’année dernière et commence à faire parler d’elle, c’était donc l’occasion rêvée de les voir sur scène. Après une intro chamanique, on se laisse envoûter par le son des anglais, un mix entre doom, black-metal, musique tribale et un saxophone comme instrument « lead » ! A revoir d’urgence en France au Rock In Bourlon !

© Christian Ravel

L’heure de passer aux choses très sérieuse arrive enfin, avec le combo The Obsessed / Eyehategod / Jex Thoth / Napalm Death ! Le retour de Wino sur scène en "Europe", un événement à lui tout seul, et le set délivré par le groupe est exquis, ça dégouline de fuzz et de riffs impeccables. Une petite leçon ! Mais impossible de rester jusqu’à la fin du set car une autre légende fait également son retour à l’Electric Ballroom : Eyehategod ! Et là, c’est la branlée attendue, Mike Williams est au top, et Jimmy Bower assure tellement qu’on en oublierait l’absence d’un second guitariste. Le public se prend riff sur riff dans la tronche et en redemande, et l’heure de set des américains s’achève bien trop vite. De très bon augure pour les prochaines dates du groupe ! Puis direction l’Underworld pour Jex Thoth, prêtresse du doom occulte, mais la différence d’intensité des sets se fait sentir et on restera malheureusement sur notre faim (et au bar de la salle). La dernière mandale sera distribuée par Napalm Death, comme à leur habitude, devant un public de furieux ! Si la présence d’un groupe de death metal/crossover peut faire tiquer dans un festival dédié à la scène fuzz et dérivés, les anglais auront eu le mérite d’avoir adapté un minimum leur set à leur public du jour qui ne s’y trompe pas. Une belle cerise sur cette fantastique première journée.

Day 2

Journée beaucoup plus simple qu’hier en terme de distance à parcourir : on restera à l’Electric Ballroom ! Car oui, voilà le running-order: The Admiral Sir Cloudesley Shovell, Akercocke, Church Of Misery, Weedeater, High On Fire. Ca calme hein ?

Avant tout chose, petite balade dans Camden Town pour prendre des forces, et un bon Bloody Mary pour éliminer les toxines. 14h30, direction le Ballroom pour le trio heavy rock d’Hastings, qui déroule ses titres avec sa bonne humeur habituelle. Mais clairement, ce n’est pas dans une salle de cette taille que le groupe s’apprécie le plus, le son somme un peu creux parfois, et l’énergie de leurs morceaux a du mal à chauffer la salle. Vient ensuite Akercocke et son black-death metal progressif, dont les compositions partent un peu trop dans tous les sens et donc nous laissent bien trop souvent dubitatifs, même si le groupe maîtrise pleinement son sujet.

© Christian Ravel

Enfin arrive l’heure des trois numéros gagnants : Church Of Misery, Weedeater et High On Fire. On peut résumer les sets des deux premiers ainsi : ET LA LOURDEUR FÛT. Les deux formations poussent les basses, et nous font partir loin, loin, loin, tellement loin que les souvenirs sont un peu flous. Et que dire du set d’High On Fire, si ce n’est : LA GUERRE !! La set-list est incroyable, la crème de la crème du Matt Pike version violence, un régal. Avec, et c’est à noter d’une pierre blanche, un son vraiment bon, ce qui n’est pas (voire rarement) le cas tous les jours pour le trio. C’est donc un double pouce que l’on attribuera à ce concert.

Day 3

Annonçons le directement, si on avait fait l’effort l’année dernière, pas de Roundhouse pour nous cette année, malgré une programmation alléchante, mais la localisation de la salle interdit quasiment tous les allers-retours à pied. Mais les groupes moins connus méritent tout autant notre attention et nous le rendent bien, comme le raconte la suite.

© Christian Ravel

Premier arrêt au Black Heart pour voir les californiens de Chrch nous dévoiler leur nouvel album en live. Set assez épique, dans une atmosphère quasi-religieuse imposée par les longues intro des guitares aériennes, entrecoupées de salves doom portées par un batteur qui tape comme un damné et par le chant d’Eva, quelque part entre lyrisme et black metal (oui oui). La formation a le vent en poupe en ce moment, et ça se confirme en live. Que dire ensuite du set des suédois de Suma à l’Underworld, si ce n’est qu’on a pris en pleine face un son vraiment énorme, avec un set absolument monstrueux terminant par le mythique "Let The Churches Burn". Le groupe qui a effectué son retour l’année dernière montre qu’il a encore de belles années devant lui, en espérant les voir jouer dans nos contrées plus souvent. Définitivement un des concerts coup de cœur du festival tellement la puissance était au rendez-vous. Puis vient le tour de Primitive Man, avec son sludge teinté de black, pour un concert absolument dantesque, voire éprouvant. Ça joue fort, ça joue violent, et ça joue gras, sans doute l’un des sets les plus crust de cette édition. Et on termine la journée par un concert absolument incroyable de Weedeater (oui encore eux) dans l’Underworld pour un set “early-years » devant un public chauffé à blanc. Il fait chaud, les bières s’enchaînent, et un pit bien énervé s’installe devant la scène. Dixie en finira même par cramer son ampli, vite remplacé, mais tout comme le set de Bongzilla l’année dernière, l’Underworld remporte la médaille de l’ambiance la plus rock’n roll du festival.

Cette édition 2018 fût donc un gros succès et assied un peu plus le Desertfest London comme la référence en Europe des festivals dédiées aux musiques fuzz, entre groupes confirmés et « jeunes talents », la qualité de la programmation (et surtout son ouverture) étant toujours au rendez-vous, avec en plus la chance d’être en plein cœur de la capitale anglaise et de pouvoir se balader au gré des envies de pub en pub et de salle en salle. A l’année prochaine sans faute !

VinZ (Juin 2018)

Un grand merci aux équipes du Desertfest pour leur travail, et plus spécifiquement à Sakira/Claire pour l’accréditation, et un grand merci à Christian Ravel pour ses photos !

Partager :
Kindle
A voir sur Metalorgie

Laisser un commentaire

Pour déposer un commentaire vous devez être connecté. Vous pouvez vous connecter ou créer un compte.

Commentaires

Pas de commentaire pour le moment