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Jetsex, Gravity Slaves, Dirty Fonzy, Dead Pop Club, Uncommonmenfrommars, Burning Heads le 05/04/06 - Paris (Elysée Montmartre)

Les deux fer de lance du punk-rock français, Uncommonmenfrommars et Burning Heads, sur une même tournée, 50 dates en 50 jours, on en a rêvé, ils l’ont fait, l’Incredible Rock Machine Tour 2006. Et c’est le 5 avril dernier qu’ils ont choisi de réunir un plateau de grande classe sur la scène de l’Elysée Montmartre. Au programme une grosse « chouille » entre potes. C’est aussi l’occasion de faire la tournée promo des sorties respectives d’albums, Scars Are Reminders pour les UCMFM, et Bad Time For Human Kind pour….les «Burning».

Jetsex entame les hostilités à quasiment 17h30 pétante, sauf que …y’a quasiment personne (paraît-il, puisque je n’étais donc pas là). Vient le tour de Gravity Slaves qui joue dur et fort, sans vraiment convaincre sur une grande scène, la salle se remplit doucement. Dirty Fonzy, la frange punk-rock mélodique venu d’Albi, teintée de cuivre (une trompette, de temps en temps), s’empare de la scène avec décontraction, pile à l’heure de l’apéro. Le chanteur avec ses faux airs de Tim Armstrong, voix enragée et bonnet vissé sur la tête, enchaîne les «chansons à danser» dans la plus pure lignée californienne. Le public parisien commence à prendre quelques remarques chatoyantes dans les dents, comme à l’accoutumée. Fin du set sur une petite chanson acoustique de Johnny Guitare, très sympathique. Les plateaux s’enchaînent tels un mini warped tour à la française d’une date, trente minutes pour chaque groupe, une heure pour les deux têtes d’affiche. Dead Pop Club délivre un chaud carré et précis, avec à l’évidence un rock qu’on aurait tendance à qualifier de «mature» (qui n’est en vérité pas un jugement de valeur), pour preuve (de sa maturité), le combo offre non pas de la bière mais du champagne au public sur sa dernière chanson. Avouons quand même que "Stupid Kid" (chanson la plus punk rock) fait naître les premiers slams. La salle est désormais pleine à craquer (même si on a joué un peu avec les rideaux pour monter la petite salle), les Unco, comme on les appelle, font un rapide Line Check sur une reprise des Burning Heads ("Fuck U On & On"), un esprit de fête règne ce soir à l’Elysée (ce qui n’empêcha pas aussi la boutade sur «le public parisien-sans-humour»), on apprécie à nouveau les parfaites harmonies des backing vocals des UCMFM (aka Unco), jouant plutôt des chansons des deux derniers crus, alternant entre «chansons pour les danseurs», chansons faisant bouger la tête d’arrière en avant et morceaux extraits du split Unco/BH, Incredible Rock Machine tout juste sortie sur Opposite Records, le label monté par les BH. Le quatuor fini son set avec leur reprise habituelle de "D.I."

Arrive (enfin) les Burning, le groupe mythique « d’Orléans », qui au fil des ans gagne en teneur, même si la place de guitariste est instable, même si certaines années semblent plus creuses que d’autres, il y a une sacrée énergie qui ressort de ce collectif. On les voit heureux d’être sur scène, malgré toutes ce temps déjà, la foi retrouvée, des nouveaux projets, un nouveau label « auto-géré », le quatuor punk-rock arrive habillé sur leur 31 (une blague pour le public parisien, très Dress Code ?), peu importe,la vérité est ailleurs, sur scène en l’occurrence. Souvenez-vous, a une époque on avait eu droit à l’improbable split cd qui réunissait les deux meilleurs groupes de punk-rock du monde, NOFX et Rancid (sur BYO) et on avait immanquablement comparé chacune des performances de chacun, et le talent réciproque d’interprétation des «chansons de l’autre». On en avait conclut que…enfin, bref. Ici, Burning Heads nous livre (enfin) du Punk Rock (on en avait eu assez peu finalement depuis le début de cette soirée), un set plus brut, plus rapide, un son plus râpeux, une prestation plus «punk-rock»…On voit débouler au milieu du set un gang SM (chaire mise à nue et cuir inclus), un joli moment où tout le monde est réuni. BH n’oublie pas de nous laisser quelques unes de ses réussites reggae/dub toujours les bienvenues.

La scène française, pour ceux qui en doutait, se porte bien, quand les uns enregistrent avec le maître du punk-rock (Ryan Green) dans son nouveau studio, les autres se souviennent de leur signature sur Le label de Punk-Rock (Epitaph), mais surtout nous rappellent qu’on est jamais mieux servi que par soi-même («DIY represent», ceci n’est pas valable que dans le punk-rock, évidemment) et que l’on peut compter sur Opposite Records comme garant éthique musical en France. Alors merci. Merci pour tout, merci à tous, et notamment pour ce concert qui a permis à tous les groupes de ce produire dans ces conditions. L’initiative est assez rare pour le signaler.

Yul (Avril 2006)

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