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Download Festival France 9-10-11 juin 2017, BA 217, Bretigny sur Orge

Pour cette deuxième édition du Download Festival en France, déménagement au Sud de Paris, sur la Base Aérienne de Bretigny Sur Orge. On connaît les multiples raisons de cet exil (avoir un parking, principalement) mais on se rendra vite compte des points qu’il faudra améliorer pour les années à venir : la signalisation sur la route pour les accès au festival (pour éviter la création d’embouteillages très facilement évitables), un site qui ressemble moins à un champ de patates labouré où tu risques de te tordre la cheville à chaque pas, des zones ombragées, des points d’eau plus nombreux, des WC plus nombreux et mieux situés, des bénévoles formés et INFORMÉS… Mais bon, après tout, on n’était pas là au Club Med, donc place à la musique.

 

Vendredi 9 juin :
Après plus de 90 minutes perdues dans les bouchons aux abords du festival, nous arrivons pile poil pour le début de Kvelertak. Malgré un soleil éclatant, le hibou est de sortie et les Norvégiens en pleine forme. La setlist du jour s’articule principalement autour de leur dernier album, Nattesferd, avec Dendrofil For Yggdrasil et 1985 en ouverture, ce qui aurait pu laisser sur leur faim les fans de la première heure. Heureusement leur concert se terminera en apothéose sur Bruane Brenn et Kvelertak.


La première pépite du weekend sera la prestation de Dinosaur Jr sur la Mainstage 2. Ce trio, qui dégouline de classe, joue tout en retenue et en même temps de façon tellement généreuse. Ainsi, malgré la taille de la scène, J. Mascis et ses acolytes réussissent à donner un côté intimiste à leur concert : on oublie le soleil de plomb qui tape sur la nuque et on s’imagine dans un club enfumé. Le groupe se lâche sur une reprise de Just Like Heaven des Cure, où encore sur leur classique Mountain Man, au rythme enlevé et aux solos enflammés. À juste titre, ce groupe a toujours la flamme.

 Ce qui n’est pas le cas de Blink 182. Malgré une dernier album très déroutant et décevant, le public avait répondu présent pour voir la bande à Travis et faire une cure de jouvence. L’expérience tournera au tragique. Vocalement Mark Hoppus et Matt Skiba rivalisent dans le ratage total, l’un chantant faux mais en place, l’autre chantant faux ET en plus à côté de la plaque. Musicalement, guitare et basse sonnent creux et seul Travis surnage derrière sa batterie. C’est le seul à mouiller le maillot, le seul à assurer le show, le seul à assurer tout court et on a mal pour lui. Sur toute la longueur, le concert est un massacre en règle (All the Small Things jouée au ralenti…), une vaste blague absolument pas drôle. C’est une vraie honte de présenter un tel show en tête d’affiche d’un festival majeur. Le terme amateur serait même une injure à l’égard de nombre de groupes qui galèrent mais qui ont au moins une honnêteté et intégrité musicale. La pilule est d’autant plus difficile à avaler sachant qu’assister à leur concert impliquait de faire une impasse sur le show de Hatebreed. En bref, Blink 182 est à oublier. Au suivant.

Gojira débarque sur la mainstage à l’heure du repas, un pad thaï en main, leur concert se déguste de loin, un gros son, une prestation carrée, un public au taquet pour une réussite identique à l’année précédente. Du coup c’est l’occasion d’aller trainer ses guêtres jusqu’à la plus petite scène du festival, la Spitfire Stage, pour le concert de Mars Red Sky. Premier constat : le son de la mainstage 2 empiète fortement sur celui de la Spitfire Stage, et dès qu’un passage calme est joué, la musique de Gojira viendra parasiter celle de Mars Red Sky, ce qui permettra au chanteur de remercier le public d'être là pour eux et de dire "si j'étais à votre place, je serais pas ici mais devant Gojira !" (Solstafir connaîtra le même sort face à Slayer le lendemain, mais s’en amusera aussi de façon fort distrayante). C’est dommage, car avec le soleil qui commençait à se coucher et le « décor » (ou plutôt l’absence de décor et le côté friche / jachère du terrain), tout était réuni pour bien triper sur les titres des Bordelais.



Qu'on aime ou pas, Linkin Park ont réalisé une prestation plus que moyenne, qu'on parle en terme d'énergie, de qualité de son, d'exécution ou de fan service. Les Américains, surement peu motivés par le public dont une partie les a littéralement hué, ont assuré le service minimum. Au fil des morceaux c'est une foule de plus en plus clairsemée qui se désagrège, partant rejoindre son foyer, sa tente ou s'aventurant peut être sur une plus petite scène pour écouter Nostromo comme attiré par une envie irrésistible de se défouler sur quelque chose rapidement. En cela, les Suisses pourront remercier les Américains qui leur ont créé une situation propice. Show qu'ils ont d'ailleurs mené d'une très jolie façon. Preuve que peu importe le style, un groupe qui a encore la passion et l'envie de jouer sera forcément meilleur qu'un autre qui n'a plus la flamme.

Samedi 10 juin 2017 :
Le deuxième jour, celui qui doit nous faire décoller selon l'intitulé du fest et qui commence par Black Foxxes. Groupe qui m'était totalement inconnu, et qui ne m'a vraiment pas donné envie de m'y intéresser par la suite. Un Rock tradi, sans audace ni âme. Sûrement un bon produit commercial au jugé tant la prise de risque est inexistante. Si j'étais mauvaise langue, je dirais que le groupe a été programmé pour servir de faire valoir à Far From Alaska, qui m'était également inconnu, mais qui en revanche m'a vraiment donné envie d'approfondir le sujet. Un rock aux influences stoner/sludge qui déborde d'énergie, de petites idées et qui apporte un vent frais. La chanteuse, devenue en ce moment l'avatar du bonheur, a communiqué sa joie débordante et a parfaitement rempli son rôle de chauffer le public pour la journée.

En passant faire un tour sur les petites scènes, Lonely the Brave avait plutôt un bon son, mais très peu de présence scénique voire même pas du tout, ce qui pour ce genre musical est quand même un peu déconcertant. Plus tard dans la journée Code Orange ont enflammé le feu sur cette même Spitfire Stage avec justement un gros jeu de scène agrémenté d'une rage de tous les instants. Toujours dans les "petits" groupes, Project Black Pantera a bien su faire parler la poudre alors que DevilDriver déroulait tout en maitrise un super show sur la main stage 2. Il fait d'ailleurs bon de savoir que l'on peut compter sur eux pour assurer, tant leur performance, comme toutes les autres qu'il m'ait été donné de voir par le passé, étaient bonnes. Quand le son, l'envie et le public sont présents, ça ne peut que fonctionner.



Blues Pills a également été une très bonne surprise, envoutant de par sa musique et la présence hallucinante de sa chanteuse. Exactement ce qu'il fallait sous un cagnard pareil et après le feu allumé par les Californiens. Une musique planante et diabolique à la fois, le meilleur moyen de faire retomber la pression tout en maintenant un niveau musical de qualité et amorcer doucement la montée graduelle vers les grosses têtes d’affiche. Dans le même temps sur la Warbird Stage, la température allait monter d’un cran avec le trio australien The Living End. Leur Psychobilly, crasseux par moments, fleure bon le Sud et l’ambiance devient folle entre la contrebasse qui claque et les solos de guitares démentiels de Chris Cheney. Le jeu de scène énergique du groupe y est également pour beaucoup, notamment quand le guitariste grimpe à même la contrebasse pour finir son solo. Le final sur West End Riot finit de tout emporter avec lui dans un vent de fraîcheur salvateur.

Ayant dû nous rendre à l'interview de DevilDriver, nous n'avons assisté ni à Epica, ni à Touché Amoré (à notre grand regret). Ce qui nous conduit aux prestations lives de Paradise Lost et Five Finger Death Punch, toutes deux très professionnelles et fidèles à ce qu'on est en mesure d'attendre d'eux. Et il faut souligner un profond respect à ces artistes qui ont performé sous une chaleur accablante en cette fin d'après midi de juin, d'une manière remarquable. Ce qui n’était pas l’idéal pour mettre en valeur la musique froide de Paradise Lost. Soilwork quant à eux, sous le chapiteau de la Spitfire, ont fait ce qu'ils savent faire le mieux : faire monter en température le public. Les Suédois maitrisent totalement leur sujet et ont une grosse expérience de la scène, c'est indéniable. Même avec un son un peu brouillon, ils ont réussi à nous faire passer un bon moment et c'est le principal. Quant à la suite, il m'est impossible d'être objectif sur Slayer donc je ne commenterai pas la performance excellente qu'ils ont livrée, mais j'ajouterai simplement que l'on voyait déjà une énorme différence de public avec la veille à la même heure. Les monstres sacrés du Thrash ont officié devant un parterre noir de monde, et si vers la fin on pouvait observer une légère amélioration c'est simplement parce que la foule s'est ruée en masse vers System Of A Down. De son côté, mon binôme, déçu que Slayer entame leur set par Repentless, est allé se consoler avec Solstafir. L’avantage étant de pouvoir continuer à profiter à distance du set de Slayer qui couvrait les passages calmes de la musique des Islandais, Pjúddi s’amusant même à rejouer les riffs des chansons que Slayer était en train de jouer, notamment celui de Reign In Blood. Forcément, de telles conditions n’étaient pas idéales pour profiter pleinement et planer, mais le côté comique de la situation valait à lui seul le déplacement.



Pour en revenir à System of a Down, cela faisait une quinzaine d'années que je n'avais pas revu ce groupe qui était l'un de ceux qui ont le plus marqué mon adolescence. Je me rappelle toujours de ce live de mai 2002 au Zénith de Lille et de cette performance folle et furieuse qui nous a été livrée, un Daron Malakian, certes surement cocaïné, mais entièrement habité par sa musique et enhardi de se livrer à ses fantasques extravagances, d'un Serj Tankian tout en maitrise et en puissance, qui n'hésitait pas à jouer avec le public, et de cette liesse générale à la sortie de la salle. Quinze ans plus tard, j'ai eu l'impression de retrouver un Daron Malakian en état de mort cérébrale, comme posé (empaillé ?) derrière son micro et essayant de ne surtout pas bouger.  Un Serj Tankian dont le jeu de scène se limite à dodeliner de la tête avec son index gauche pointant en l'air. Des compos certes maitrisées et calibrées mais qui manquaient cruellement de vie. Certaines paraissaient même plus molles qu'en album et, chose qui m'a personnellement perturbé, l'enchainement entre les chansons était expédié à la vitesse grand V. Alors OK, ils n'avaient d'une heure et demie pour faire un max de chansons (30 en tout) mais messieurs, si vous voulez jouer tous vos titres, faites plusieurs tournées ! Là, à peine le morceau fini (voire même des fois pas encore) qu'une nouvelle chanson commençait. 
Certains diront que je crache dans la soupe et que, pour une fois que SOAD passe chez nous, il faut faire preuve d'un peu de tolérance. Et c'est vrai, au début j'ai été content de retrouver un groupe que j'affectionne, mais objectivement, ils n'y étaient pas. Suffit-il simplement d'avoir un nom pour déchainer les passions ? Je ne pense pas et je serai ravi de les revoir plus tard, quand j'aurai l'impression qu'ils ont envie d'être là et qu'ils interprèteront vraiment leurs morceaux. En attendant, leur prestation ce soir-là ne vaut pas plus qu'un "mouais" en guise de "c'était bien avant, et j'espère que la prochaine fois ce sera mieux".

Dimanche 11 juin :
En ce début d’après-midi dominical, le soleil est toujours au beau fixe et les coups de soleil commencent à piquer très sérieusement. Heureusement, on respire un peu plus sur le site du festival, le public s’étant moins déplacé en masse que la veille pour SOAD. 
N’ayant jamais été convaincu par la musique de Suicide Silence, même avant leur dernier album controversé, c’est donc direction la Spitfire Stage pour Coheed and Cambria. Le groupe nous avait préparé une spéciale Good Apollo I’m Burning Star IV Volume One avec 6 titres issus de cet album sur les 7 qui seront joués (In Keeping Secrets Of Silent Earth : 3 complétant la setlist). Le chant de Claudio Sanchez n’est pas très juste mais l’énergie dépensée par le groupe compensera largement cette lacune. Sans attendre la dernière note du set, les concerts s’enchaînant sans pause, nous partons pour la Warbird Stage pour prendre une bonne dose de Thrash et la grosse claque du jour avec Lost Society. Même s’ils ont ralenti légèrement le tempo sur album avec Braindead, ce n’est absolument pas le cas sur scène : une bourrasque de riffs entrecoupée de solos furieux s’abat sur le Download, pour ce qui sera certainement le concert le plus speed de tout le weekend. 





Mais à nouveau, pas le temps de profiter à fond et d’attendre la fin qu’il faut filer devant la Mainstage 1 pour Suicidal Tendencies, qui commencera à la bourre (c’était bien la peine…). Ce fut à la fois un énorme plaisir de retrouver sur scène Mike Muir et en même temps une petite déception de voir le temps filer pendant ses interminables monologues (surtout quand il s’agit de répéter ce qu’il venait de dire 2 chansons plus tôt). Heureusement, entre deux diatribes, les Californiens nous ont malgré tout gâtés avec forcément You Can’t Bring Me Down en ouverture, des versions vitaminées de Pledge Your Allegiance et Trip At The Brain, un seul extrait de World Gone Mad avec le single Clap Like Ozzy et I Saw Your Mommy repris en choeur par le public pour clore les débats. L’attraction du jour, c’était la présence de Dave Lombardo à la batterie et, que dire, cela valait le déplacement. Puissance et énergie, tout y est pour apporter un dynamisme supplémentaire, comme s’il était besoin, à l’ensemble. Mais surtout, c’est le voir prendre son pied qui fait presque le plus plaisir. Allez, pour faire la fine bouche, on pourrait dire qu’on a un peu regretté le groove d’Eric Moore, mais ce serait vraiment pour pinailler. Le set de Mastodon s'appréciera de loin, afin de rester bien placé pour Rancid. La part belle est logiquement donné au dernier album avec Sultan’s Curse en intro, Precious Stones, Ancient Kingdom ou encore Show Yourself (il n’y a pas à dire, le chant de Brann constitue vraiment une valeur ajoutée au groupe). Ensuite on fera très volontiers l’impasse sur Kontrust, groupe dont le Folk Metal nous laisse complètement de marbre.



Après les déceptions des jours précédents au niveau têtes d’affiche, on espérait ne pas subir la même déconvenue avec Rancid. Heureusement, ce ne fut pas le cas, bien au contraire. Tim et Lars avaient le feu et, malgré une absence de communication (pas de place pour les fioritures, 18 titres en 50 minutes, ça ne laisse pas beaucoup de place pour la causette), une vraie communion s’est rapidement installée avec le public dansant et reprenant les paroles en choeur. Le groupe a enchaîné les brûlots, entamant avec le tonitruant Radio, puis l’entraînant Roots Radicals : le décor était planté ! Et la bonne idée fut d’attendre la moitié de la setlist avant de balancer les nouveaux titres issus de leur dernier album Trouble Maker, avec une mention spéciale pour Ghost Of A Chance qui a passé haut la main l’épreuve du live. Le final sera à la hauteur du reste de la prestation du groupe, avec Fall Back Down, Time Bomb et le tubesque Ruby Soho à la suite. On peut donc chaleureusement remercier Rancid pour ces retrouvailles réussies.

Après avoir été requinqués par cette bonne dose de Punk Rock, c’était le coeur léger que nous nous dirigions vers la Mainstage 2 pour Prophets Of Rage. N’ayant jamais eu l’occasion de voir en live Rage Against The Machine, aucun point de comparaison ne sera possible. On passera vite fait sur les quelques reprises, anecdotiques, de Public Enemy et Cypress Hill qui seront jouées (dont Prophets Of Rage en intro, forcément), ce qui nous intéressait était évidemment autre. Et ce fut une demi-déception avec des versions très molles au tempo ralenti de Testify et Take The Power Back. Cette sensation fut moins marquante sur Bombtrack ou Bullet In The Head mais du coup l’expérience donnera une impression en demi-teinte. La prestation du groupe sera entrecoupée par un bel hommage à Chris Cornell avec une version instrumentale de Like A Stone d’Audioslave. La fin de set sera heureusement un peu plus punchy avec Unfuck the World, Bulls On Parade et, forcément, Killing In The Name en cerise sur le gateau. L’attente était peut-être trop importante, mais cependant la déception n’était pas totale.



Le soleil commençant à se coucher, il est déjà l’heure de la dernière tête d’affiche du weekend. Il fallait avoir gardé des forces pour le marathon de 2h30 qui s’annonçait avec la bande à Billie Joe Armstrong. En chanson d’intro, nous avons eu également droit à Bohemian Rapsody, que le public a largement aussi bien chanté que dans la vidéo qui a tant buzzée. Green Day en live, ce n’est plus un concert, c’est un show, le "Billie Joe show" ! Il ne s’arrête jamais, entre les chansons, à sortir des blagues, des vannes, à faire le con, à lancer dans le public des tshirts grâce à une sorte de lance-grenade à air comprimé. Pour les avoir vus il y a cinq ans, on peut regretter justement un manque de renouvellement dans tous ces interludes, quasiment identiques, et la setlist qui n’a que très peu évoluée, mais on aura quand même droit à un vrai moment d’improvisation avec un bout de Careless Whisper casé au milieu du solo de saxophone de King For A Day. Malgré tout, la sauce prend et la recette fonctionne : Green Day est une machine à tubes, bien huilée, et le groupe se met le public dans la poche dès les premières secondes avec Know Your Enemy et le gardera bien au chaud tout le long entre Holiday, Longview, Basket Case, When I Come Around ou American Idiot pour assurer le fan service. Le concert s’achèvera sur un deuxième rappel assuré par Billie Elliot seul avec sa guitare acoustique qui jouera Ordinary World et Good Riddance (Time Of Your Life) : impossible de ne pas reconnaître son talent de showman, il porte son groupe à bout de bras, et nous offre une fin en douceur pour ce long weekend de musiques énervées.

Metalorgie Team (Décembre 2017)


- Photos par par Florian Denis et Nicolas Fruchart.Galeries disponibles ici : vendredi / samedi / dimanche        
* Pour tous ceux qui se seraient demandés pourquoi il n'y a pas eu de photos des grosses têtes d’affiche (en dehors de Prophets of Rage) cette année sur Metalorgie, c'est simple : nous n’avons pas été autorisé à les shooter. 

- Place maintenant à vous, et à votre liberté de paroles. Une seule question à été posée : « Qu'est ce que tu penses du Download cette année ? »
- Magali, 29 ans Paris : "Bon Linkin Park c'est pas trop, et je suis un peu dégoutée parce que c'est un groupe que je voulais vraiment voir, sinon ça va, le reste de la journée à été cool, Blink Gojira, c'était bien. Un peu galère pour accéder mais moins pire que l'année dernière (NDLR : c'était la critique la plus redondante sur l'édition précédente) on verra bien demain ce que ça donne."
- Ludo, 26 ans, Franche-Comté : "Le Download pour moi c'est première et dernière fois, on a acheté le ticket, on n'a même pas accès au camping, ils nous ont dit fallait réserver sur internet, ben ils sont drôles. Du coup on a campé à la sauvage sur le parking et là on veut se casser on peut même pas, les grilles sont fermées, faut encore attendre. Nous on est venus écouter d'la 'zique, on n'a pas payé pour être enfermés et traités comme des clodos."
- Franck, 33 ans, Strasbourg : " Moi je suis principalement venu voir Lost Paradise, j'ai hâte. Pour l'instant c'est sympa, il fait beau et il n'y a pas trop de monde, et on verra bien."
- Louise, 21 ans, région parisienne : " C'est un peu bizarre, hier il y a des mecs qui se sont fait sortir parce qu'ils pogotaient, genre t'es à un fest metal et t'as pas le droit de pogoter… Ils te disent de mettre de la crème solaire et de se mettre à l'ombre parce qu'il fait chaud mais y a pas d'ombre et ils vendent pas de crème solaire. Il y a des gens qui se tordent les pieds avec les flaques de boue séchée et y'a pas assez de toilettes. Enfin je pense qu'ils ont fait ce qu'ils ont pu mais y'a plein de contradictions de partout, c'est bizarre."
- Fred, 38 ans, Paris : " Ce qu'il y a de bien c'est qu'il n'y a plus les conneries de l'année dernière genre les poufs japonaises là (NDLR : il voulait peut-être parler de Baby Metal), il y a Slayer tout à l'heure et Mastodon demain, ça, ça va le faire ! Pour rentrer sur le site c'était bien mieux que l'année dernière, par contre pour partir hier soir c'était un peu galère, en plus aujourd'hui il y a l'air d’y avoir pas mal de monde donc ce soir ça risque d'être coton, enfin on verra bien. Sinon le site en lui-même est un peu bizarre. Tout en longueur, pas de coin à l'ombre pour se poser ou pour manger peinard, c'est un peu dommage, ça manque. Par contre il se sont touchés avec les prix. 1.50 le gobelet, 9 € la bière, même au Hellfest c'est moins cher et en plus y a pas de pichets !" 
- Angie, 33 ans, Paris : "System c'était trop bien ! ils ont fait plein de morceaux de tous leurs albums, c'est passé trop vite ! Vivement le nouvel album qu'ils reviennent en France !"
- Jérôme, 36 ans, Bourgogne : "Je suis resté (devant SOAD) parce que ma copine voulait les voir, mais si ça tenait qu'à moi je serai parti après la première demie heure tellement je me suis fait chier. Il se passait rien, c'était mou. C'est fini System ! Mort ! Terminé !"
- Thibault, 24 ans, région parisienne : " Ben là ça fait 3 heures qu'on essaye de quitter le parking, mais ça n'avance pas. Au début on s'amusait avec les klaxons, après on a mis de la musique pour faire passer le temps, et là ça doit faire 2H qu'on a coupé le moteur. Les deux à l'arrière dorment, et nous on espère que ça va se décanter rapidement. On s'est dit on n'est pas loin, on va rentrer. Si on avait su, on aurait pris des tentes. Du coup on ne sait pas si on va vraiment revenir demain."


Le mot de la fin nous revient. Malgré la gentillesse et la bonne volonté des personnes que l'on a rencontré sur site, il y a eu surement en amont de gros problèmes dans l'organisation, à commencer par un manque de communication, qui ont généré beaucoup de frustration. De ce côté d'ailleurs, sur les quatorze interviews demandées, une seule nous a été accordée (contre onze l’an dernier) et niveau photos nous n'avons eu qu'une seule des têtes d’affiche : Prophets of Rage et c’est tout (l’an dernier il n’y a qu’Iron Maiden que nous n’avions pas pu photographier). D'autres festivals, ayant lieu à peu près en même temps, nous permettent de vous proposer vos lectures favorites de manière libre et avec le ton qui est le nôtre.

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