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No Land le 25/11/17 Cesson-Sevigné (Carré-Sévigné)

Il y a un peu plus d'un an, le guitariste / compositeur Olivier Mellano (Psykick Lyrikah, Laetitia SheriffDominique A...) et Brendan Perry (Dead Can Dance) collaboraient ensemble avec le Bagad de Cesson-Sevigné pour la toute première date aux Tombées de la Nuit de Rennes. En un an, le projet a été enregistré sur album et porte le nom de No Land. Un disque qui vient tout juste de sortir en cette fin d'année chez Pias ce qui donne l’opportunité au groupe de (re)jouer son hymne anti-identitaire en périphérie de Rennes, à Cesson-Sévigné précisément, en cette fin novembre.

Olivier Mellano est déjà présent en ouverture, armé de sa guitare et son clavier, accompagné de Marc Anthony à la vielle à roue. Le projet se nomme Land On, nom tout trouvé pour un décollage en douceur. Les mélodies à la guitare et à la vielle à roue vont se croiser et s'entrecroiser pendant 15 / 20 minutes. La confrontation des deux instruments est peu commune (à part les suisses de La Tène je ne connais pas de projet similaire) et peut sembler fort peu à propos, mais pas ici. L'alchimie fonctionne, est prenante et créer des ambiances célestes.

D'alchimie il sera également question avec No Land. A peine quelques minutes plus tard, le Bagad de Cesson-Sévigné s'installe en arc de cercle sur scène. On dénombre pas moins d'une trentaine de musiciens aux bombardes, cornemuses et aux percussions. Olivier Mellano, à la basse, a gardé sa place de biais et Brendan Perry, imposant et d'une classe folle en kilt et costume, trône au milieu de la pièce. Tout de suite ce qui marque part rapport à l'album c'est la puissance de la musique. Non pas que le volume sonore soit particulièrement fort (on se passe de bouchons aisément au fond de la salle), mais les instruments traditionnels prennent ici une toute autre ampleur et intensité. Un sentiment renforcé lorsque la force des percussions se joignent aux instruments à vent. D'un début typé musique celtique, l'on passe à sa version martiale, rythmé par le claquement des tambours et la basse d'Olivier. Puis la touche finale vient avec la voix majestueuse et solennelle de Brendan Perry, parfaitement mixée et à volume sonore égal avec les instruments. Elle donne envie de réécouter de la Néo-Folk. No Land se montre alors captivant, tant dans son homogénéité que par les différentes parties légèrement évolutives. En effet, la voix de Brendan n'évolue que très peu et semble parfois trop monocorde, mais elle instaure aussi un climat d'apaisement et d’envoûtement propre à la thématique de l'album, notamment sur le passage ou est scandé « we have no land ». Musicalement on oscille entre des climax épiques avec des mélodies à la bombarde, tantôt celtiques ou orientales alors que parfois une sorte de brouillard cacophonique se fait entendre, marqué par plusieurs pauses comme pour soulager l'auditeur. No Land forme un tout cohérent, réussi et rarement un bagad aura su me toucher émotionnellement comme l'a su faire ce projet musical.

Quarante trop courtes minutes plus tard, No Land aura réussi à nous transporter ailleurs. Un ailleurs ambitieux et personnel. Clairement, ce soir, plusieurs frontières ont été dépassées. Les musiciens reviendront saluer généreusement le public avec en prime quelques mots d'Olivier Mellano expliquant le projet et d'un percussionniste remerciant Brendan Perry pour sa confiance et sa gentillesse. Une bien belle soirée.

Pentacle (Novembre 2017)

Merci à Pias pour l'invitation.

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