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Metallica + Kvelertak 08/09/2017 POPB

Malgré le temps pluvieux de la capitale parisienne, une foule de spécimens arborant tous le même t shirt, est massées devant l'Accor Hotel Arena. Tous chantonnent des airs qui leur semblent familier afin de tuer le temps. Enfin les portes s'ouvrent. Il est temps pour eux de se masser devant une scène carré, lieu de leur convoitise, réceptacle de leurs attentes. Ces gens : ce sont des fans de Metallica.

Le fan de Metallica a cette caractéristique de ne s'entendre qu'avec des membres de sa tribu. Il parle du nombre de fois qu'il les a vu, de ses chansons préférées (chansons de 'tallica hein ! Attention !),  se souvient du bon temps où l'on savait encore écrire une chanson, n'hésite pas à se moquer grassement avec ses congénères dès lors qu'ils aperçoivent un t-shirt Megadeth, et espère que Lars sera carré, que Kirk ne fera pas trop de paings, et que James ne tombera pas aujourd'hui. Cette tribu se divise en trois sous-branches : les Newsted, les Trujillo, et les Burton. Tous se réclament d'un prophète différent mais ne vous laissez pas berner, ils pratiquent tous la même religion : celle des four horsemen.

Surement partis acheter des bières, (en même temps à 10 € la pinte d' hk, on la savoure) c'est devant un pare-terre encore clairsemé que les six membres de Kvelertak parcourent derrière des barrières de sécurité les quelques mètres que les sépare de la scène centrale. Aux premières notes d'Apenbaring, Erlend, le facétieux chanteur se coiffe de sa magnifique chouette et harangue les premiers rangs. L'ambiance est posée, le show peut prendre place. Les Norvégiens exécutent avec brio leur set en piochant équitablement parmi les trois albums de leur répertoire. Les trois guitares, si essentielles en album produisent également un très bel effet en live, on entend bien la présence de chacune et le son plutôt hétérogène de celles-ci se complètent à merveille. C'est après un petit quarante minutes que les hostilités s'achèvent en laissant en bouche un gout de trop peu. (A moins que ce soit la bière)

Une demie heure plus tard, plusieurs rangées de cubes alignés, pendants au dessus de la scène se mettent à bouger frénétiquement, laissant apparaitre des nuées de visages déformés et aux couleurs brulées qui ne sont pas sans rappeler la jaquette de Hard-wired to Self Destruct, dernière mouture en date des quatre californiens plein d'avenir. La batterie trônant au centre de la scène se fait débâcher, la couverture noire laisse alors place à des fûts violets rutilants. C'est sous les cris, les sifflets et une centaine de flashs de camera smartphones en train de tourner, que Kirk, Robert, James et Lars, tels des boxeurs montant sur le ring arrivent sur scène.

C'est par deux nouveaux morceaux, Hardwired et Atlas ! Rise que le show démarre. Et hormis un son brouillon par rapport à ce que Metallica nous a habitué, ces deux titres passent plutôt bien en live. Viennent ensuite des classiques Seek&Destroy, Leper Messiah et c'est avec plaisir que l'on retrouve The Day that Never Comes, seule rescapée de Death Magnetic. Sur le morceau suivant (surement du dernier album car inconnu au bataillon) et alors que l'ennui semble guetter le pare-terre pourtant nombreux, Metallica se la joue Tambours du Bronx sur quatre pads cubiques sortis de la scène.

Plus tard après quelques classiques, Robert et Kirk se font un duo sur Antisocial de Trust repris en cœur par la foule. Des messages et drapeaux de fans de tous les pays viennent alors parer les cubes qui monopolisent l'attention. Bien plus tard, c'est sur la, n'ayons pas peur des mots, nullissime Moth into Flame qu'une foultitude de petites lumières s'échappent de la scène, au début elles semblent juste flotter telles des cendres dans les airs, puis elles commencent à se mouvoir de manière organisée, en décrivant des cercles puis des formes, tournoyant au gré des notes et venant détourner l'attention des gens qui n'écoutent même plus le morceau, avant de venir mourir sur scène. Bijou de technologie ? Astuce brillante ? Tour de magie ? Je m'interroge encore sur le fonctionnement de ces lucioles synthétiques. Quoiqu'il en soit il ne faudra pas moins de Sad but True et One pour réveiller le public littéralement hypnotisé.

Le set s'achève par des tubes (pléonasme) Master of Puppets, Blackened, un Nothing Else Matters tout en sobriété et en retenue qui a fait son petit effet puis finalement le groupe se retire après Enter Sandman. Certains pourront toujours regretter ne pas avoir fait celle-ci ou celle-là, néanmoins le show qui a duré pas loin de 2h20 a filé tel une mite dans les flammes (c'est vraiment ridicule hein traduit en français). Kirk n'a pas fait trop de paings, Lars a été plus ou moins régulier, enfin parfois, et James n'est pas tombé, il semble donc qu'au final il s'agisse quand même d'une bonne soirée.

Au final qu'en dire ? Kvelertak énorme du début à la fin, à revoir très très vite ! Et Metallica … On a beau les avoir vu dix fois, les critiquer sur leurs derniers albums, dire qu'ils sont finis, les observer se perdre dans un morceau, lutter comme ils peuvent pour rattraper Lars, mais en live ça reste les patrons.  Bonne osmose avec le public, répertoire excellent, scène à la pointe de la technologie, vivement la prochaine !

Maxwell (Septembre 2017)

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Commentaires

josetteLe Vendredi 22 septembre 2017 à 17H11

top review merci

manolo69Le Vendredi 15 septembre 2017 à 07H42

cette merveille technologique s'appelle un drone à 20 Euros équipé d'une Led à 5 Euros.