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Kvelertak + Skeletonwitch La Maroquinerie, le 29/11/2016

Il est parfois complexe de définir pourquoi un groupe fonctionne mieux qu’un autre en live. Se baser sur des éléments purement subjectifs comme le charisme du frontman ou encore le fait d’apprécier ou pas la setlist ne suffit pas à expliquer quand la magie opère ou quand ce n’est pas le cas. Cette soirée de mardi 29 à la Maroquinerie en a été l’exemple typique.

Dès l’entrée, le manque de vestiaires pose problème. Garder son gros manteau à la main pendant plus de deux heures alors que la chaleur de l’énergie humaine est décuplée dans une petite salle est fort désagréable. La file d’attente pour le bar se faisant de plus en plus imposante, c’est avec une forme de frustration que nous arrivons devant la scène. Skeletonwitch fait alors son entrée, posant son death mélodique de manière maladroite. Le son est mal équilibré, les guitares sont inaudibles ce qui rend le tout inconsistant. Malgré toute la bonne volonté du groupe et la qualité de certains riffs qui parlent d’eux-mêmes l’ambiance n’est guère chaleureuse. Il est à noter que le groupe s’est révélé totalement inexistant sur la communication de la soirée et que la différence de style avec l’inimitable Kvelertak donne une impression de décalage par rapport aux attentes préliminaires. Pourtant, et malgré ces difficultés Skeletonwitch fait de son mieux pour rendre l’atmosphère agréable et préparer à l’arrivée de la grosse baffe de la soirée… parce que quand elle est arrivée, elle n’a pas fait semblant.

Le public, bouillonnant d’impatience a fait un accueil en grande pompe aux norvégiens et les hurlements ont commencé dès les premiers instants. Et la magie a opéré. Fort de son expérience et de ses compositions endiablées, les pistes s’enchainent, haletantes et frénétiques, débordantes d’énergie positive. L’équilibrage est cette fois ci tout à fait correct et permet aux mélodies de prendre toute leur ampleur. Le démarrage se fait sur les chapeaux de roues avec tous les hits de Kvelertak et Meir qui retournent littéralement la Maroquinerie qui n’en demandait pas tant. Si la chronique de Nattesferd n’a pas été si élogieuse (à lire ici), le dernier méfait de Kvelertak prend tout son sens sur les planches. Le ralentissement du tempo permet une respiration bienvenue sans pour autant se départir de son punch, les nuques ont continué à chauffer de bout en bout et c’est avec un grand sourire que l’on retourne dans le froid hivernal.

Malgré un début de soirée en demi-teinte, l’énergie communicative de Kvelertak a rendu leur sourire aux nombreux visages fermés. Le final aura été à l’image du reste du concert : un joyeux bordel avec deux guitaristes dans le public et un bassiste accroché au plafond tandis que le micro passait de main en main dans le public. Leur capacité à faire un show tout en nuances tout en gardant un fil directeur très clair est certainement un des éléments les plus forts d’une soirée sympathique.

MrCactus (Décembre 2016)


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