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Kaotoxin Fest III Lille, Le Saint-Sauveur

On n'est jamais mieux servi que par soi-même.  Le label Kaotoxin Records l'a bien compris et chaque année, en décembre, il organise son festival. Durant celui-ci, ce sont les groupes de l'écurie qui sont mis à l'honneur, une bonne manière de faire sa promotion, mais aussi de faire la fête avec des artistes disponibles, joyeux et, pour certains, complètement fous. Pour cette 3ème édition, nous avons le droit à un samedi extrême et éclectique avec du Black, du Death et du Grind. Du Porngrind pour être précis puisque la tête d'affiche n'est autre que les déjantés Gronibard

Il ne faut pas longtemps pour entrer dans le vif du sujet puisque c'est Nirnaeth qui ouvre le bal. En un peu plus d'un an, c'est la troisième fois que Metalorgie assiste à l'une de leur prestation. Les deux premières nous ont convaincu, on n'en attend pas moins de celle-ci. Ni une, ni deux, ça fracasse d'entrée avec les terribles My Misanthropy et Inertia, Nirnaeth distille son Black orienté Death avec une élégance et un professionnalisme épatant. Les quatre gaillards en impose et c'est sans forcer qu'ils se mettent le public dans la poche. L'enchaînement des titres est rapide, ce qui n'empêche pas Nirnaeth de communiquer avec la foule par la voix de son frontman hautement charismatique, qui annonce l'arrivée sur scène d'un second guitariste. Les Français ont décidé d'en mettre plein la vue et de nous honorer de quelques inédits. Entre Black très pur et blasts dévastateurs, l'aperçu donné du prochain album est plus que convaincant, les changements de rythmes sont multiples et l'ambiance très dark, vivement 2017. Un petit In Nomine Ego et le surpuissant Nirnaeth Arnoediad pour conclure et Nirnaeth aura mis tout le monde d'accord. Notons que Vagorn, le batteur de la formation, a joué sans trigger. Ce qui est rare à notre époque, et pourtant le rendu était énorme. 

Set-list : My Misanthropy, Inertia, Spirit Elimination, Dying of The Day, Cursed, Nihil in Me, Possession, In Nomine Ego, Nirnaeth Arnoediad.



C'est à présent à Azziard, nouvelle signature de Kaotoxin de venir sur scène. Si l'on reste dans le Black Metal, l'attitude et l'image renvoyées sont très différentes. C'est tout de noir vêtus et maquillés que les Français débarquent sur scène, avec une certaines envie d'en découdre. Violent et extrêmement bien construit, le set est sans concession, ça cogne sévère avec Rébellion, Sur la Toile ou Ekphrasis. Là encore, il se dégage un professionnalisme impressionnant, A.S.A, le leader du groupe chauffe le public à blanc, un public qui n'a pas mis bien longtemps pour complètement entrer dans l'univers d'Azziard. Aucun temps mort, tout s'enchaine rapidement, c'est pro, rien n'est laissé au hasard. Nous avons également le droit à un inédit avec Psyché, qui lui aussi laisse augurer de bonnes choses pour l'avenir, le successeur de Vésanie, paru en 2014 sera à prendre au sérieux. Azziard partira comme il est venu, sous les acclamations d'une foule acquise à sa cause. 

Set-list : Allégorie, Rébellion, Sur la Toile, Ekphrasis, Unus Mundus, Défiguré, Psyché, Disjonction. 



Après deux claques Black Metal, on change de registre en passant à du Death. Mithridatic n'a pas pignon sur rue comme dirait le poète, leur premier album, Miserable Miracle, sorti en mars de cette année nous avez fait bonne impression. Nous avions aimé ce Death Metal assez obscur qui flirt parfois avec le Black. Nous ne le savons pas encore quand les Stéphanois déboulent sur les planches, mais nous allons assister à show incroyable. Il est lourd, le Death de Mithridatic, un climat indescriptible s'abat dans la salle du Saint-Sauveur et la folie commence. Guitou est un frontman qui n'hésite pas à donner de sa personne, on s'en aperçoit bien vite quand il saisit le micro à deux mains pour s'assener des coups en plein front. Des coups qui lui laisseront une marque indélébile qui ne fera que renforcer la folie qui règne à présent. Très à l'aise le quintette balance un Death à la fois lourd, puissant et technique, alternant les rythmes et les ambiances. The supply, Hunting Fever et Abraxas impressionnent un public chaud et médusé en même temps. On ne sait pas trop comment se positionner face à ce groupe qui peut rappeler Morbid Angel dans une certaine mesure par son approche musicale. Si tout le monde tient son poste avec force, il serait regrettable de pas parler de Kevin Paradis, batteur également pour Agressor, Svart Crown, Melechesh et bien d'autres. Son jeu est incroyable, ses frappes violentes et maîtrisées, il y a vraiment quelque chose d'indescriptible chez lui. La foule s'en donne à coeur joie, du mosh pit en veux-tu en voilà, ça remue dans tous les sens et c'est génial ! C'est avec I Will Harm que Mithridatic parachèvera son tour de piste, non sans avoir remercié le public lillois pour son accueil et la manière dont il a vécu le show. On sent des musiciens reconnaissants et émus, la communion fut totale. 

Set-list : The supply, For Terror and The Crowd, Miserable Miracle, Hunting Fever, Abraxas, Hell's Compasses Point, Dispense The Adulterared, Funambul Penitent, Oxyzed Trigger Sabotage, Vitrified Desert, I Will Harm.



Autant vous prévenir tout de suite, le récit qui suit, risque d'être un peu décousu. Bah oui, c'est au tour de Gronibard ! Qui les a déjà vus live le sait, avec eux on peut s'attendre à tout. Soyez rassurés, ce fut une nouvelle fois le cas. Les cinq joyeux drilles arrivent sur scène avec des déguisements de circonstance, on a une mère Noël, un sapin, une mère Noël tout droit sortie du Fucking Blue Boy, une sorte de renne et un mec fringué avec un simili latex couleur or. Vous voyez un peu le tableau ? C'est sous un tonnerre d'applaudissements que débute le spectacle, avec Gronibard, on entre dans le vif tout de suite, pas de préliminaires, nous sommes entre adultes consentants et on aime l'amour vache. Blasts par-ci, Hurlements par-là, insultes à n'en plus finir, public ultra chaud, c'est un bordel sans nom et c'est tout simplement fantastique. Les classiques sont bien-entendu de là : Crème de Chatte, Le Jeudi C'est Sodomie, Fais-Moi Pas Chier Connasse, Cripple Bitch (Gut cover) et l'inévitable Je Te Déchire l'Anus. Quoi de plus incroyable que d'entendre toute une salle hurler "Je te déchire l'anus, à grands coups de phallus, prends ça dans ton fion, putain c'est bon". Néanmoins, il ne faut pas se méprendre, les Gronibard sont de vrais musiciens. Le son est énorme, c'est rapide, sans fausses notes et ça envoie ! Parmi les grands moments on notera le stage-diving d'Albatar (basse), le gobelet pris dans la tronche par Anal Capone (chant), la nana qui monte sur scène pour montrer ses seins, un mini wall of death sur La Chanson des Bisous (mini mais bien viril), et un pit en feu. Tellement en feu qu'à un moment notre photographe est passée devant moi à toute allure, par effet ricochet elle s'est mangée le photographe officiel de Kaotoxin Records qui l'a projetée à 3 bons mètres. Du moins, c'était tellement la folie que je pense que ça s'est passé plus ou moins comme ça. Bref vous l'avez pigé, ça a été merveilleux, Gronibard est fédérateur et pourvoyeur de bonne humeur ! 

Set-list : Intro, Je Kiffe le Foutre, La Raie De Mon Cul C'est Une Trousse À Bite, Prout de Bite, Nuggets No Glory, Le Jeudi C'est Sodomie, Crème de Chatte, http://www.j't'aspirelederche.com, Anticrust Superstar, Morceau Con, Cripple Bitch, Pacifuck Force Anus, La Chanson des Bisous, March Of The Gronibard, Je Te Déchire L'Anus, Wouf Wouf, J’ai Joué L’Anus Artificiel De Ton Grand-Père Au PMU, Fais-Moi Pas Chier, Udufru, We Are French Fukk You, Pomme d'Anus, Dans Ton Cul, Yatta Yatta, Va Faire La Vaisselle.

Shades of God (Décembre 2016)

Crédits Photos : Lyrama 
Remerciements : Toute l'équipe Kaotoxin pour sa gentillesse et son accueil si chaleureux.

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Commentaires

Jef De La LuneLe Jeudi 15 décembre 2016 à 18H00

Au temps pour moi, désolé j'avais oublié que les groupes que je cite jouaient le dimanche et ce report concerne la journée du samedi. :)

Jef De La LuneLe Jeudi 15 décembre 2016 à 12H19

Et 6:33, The Erkonauts et Flayed c'était bien ?