Fury Fest 2005 (dimanche) Le Mans, 24/25/26 Juin 2005

Vendredi - Samedi - Dimanche

DIMANCHE

Diecast

C’est une découverte pour moi que ce groupe, qui tourne actuellement avec Napalm Death. Originaires des Etats-Unis, le groupe opte pour un trash-metal-hardcore bien de là-bas, des riffs massifs, taillés pour les mosh pits… Musicalement, ça m’as fais penser à un mélange de God Forbid en live et de Cataract, pas très original certes, mais le groupe a en tout cas une véritable présence scénique et le public a semblé apprécier. Sympathique. (Fïnk)

Black Bomb A

Là encore, comme d’habitude, l'effet Black Bomb A est énorme. Gros pit, les deux chanteurs se complètent à la perfection et Poun a vraiment une voix excellente. 45 min de bonheur, avec entre autres Double, Look at the Pain, Mary, Police, No one knows, et en final leur reprise magistrale reprise de Beds are Burning des Midnight Oil. Une putain d’ambiance. (Reuno)


Tracklist Black Bomb A:

Double
Bastards
Fine Talkers
Look at the Pain
Shoot at the Gossip
Mary
Police
Legalize Me
No one knows
Beds Are Burning

Anti flag, Everybody gets hurt

L'horaire précoce d'Anti Flag dans l'ordre de passage nous oblige à prendre nos précautions afin d'anticiper la cohue éventuelle qu'il pourrait y avoir à l'entrée du site. Pas le temps de traîner. On improvise un petit déjeuner sur les berges du lac jouxtant l'hôtel avant de prendre la route du parc des expos pour un concert dont, curieusement, je n'attends pas grand chose, ayant tout de même été assez déçu des dernières productions du combo de Pittsburgh. Toutefois, les premières notes de la prestation parviennent à me faire mentir. Le groupe est survolté et nous balance un set d'une incroyable énergie et parvient à faire bouger la salle malgré la chaleur de ce début d'après midi. Les speechs anti bush et anti impérialistes de Justin Sane font évidemment mouche entre les "Got Your Numbers", ""This machine Kills Fascists", et "Die For The Government". A coup sûr, une des meilleures prestations du festival.
On saute dans l'inconnu avec le groupe suivant Everybody Gets Hurt. La formation évolue dans un style proche de Madball et présente une formation à deux chanteurs - un gros et un petit - faisant montre d'une très bonne complémentarité, pour un ensemble de bon niveau malgré le manque d'originalité manifeste. (Fragone)

Mastodon

Apres une douce nuit bercée par les accords d'un djembe frénétique accolé a notre tente, nous émergeons doucement vers 13h, pour arriver juste a temps au concert de Mastodon.
Les américains se sont fait connaître en 2004 durant une tournée mondiale avec Slayer et Slipknot, et jouissent d'une certaine renommée dans l'hexagone. Leur musique est difficile à définir, une sorte de death métissé de nombreuses influences, du stoner au hardcore en passant par le bon vieux rock n roll et le grunge. Un peu l'enfant turbulent de Motorhead et des Melvins, bercé au Napalm Death. En tout cas, une chose est sûre: ces gars la s'amusent sur scène. Alternant groove pachydermique et passages post hardcore, le show bénéficie d'une ambiance délicieusement rock n roll, ou leur force est de proposer un son particulièrement clair boosté par une énergie scénique phénoménale.
Nous aurons même droit à un passage de Scott Kelly de Neurosis sur scène, pour une version libre de Aqua Dementia, issue du dernier album. Que demander de plus? (Taak)

Grande surprise pour moi que ce concert de Mastodon, n’étant qu’à moitié convaincu par leur dernier album Leviathan, et n’ayant pas trop apprécié leur dernier concert en France, j’ai été cette fois vraiment impressionné par la puissance du combo. Groupe acclamé par la presse qui voit en lui le futur du métal, les américains ont clairement leur identité et investissent à merveille la grosse scène du Fury Fest, avec une violence instrumentalement bien organisée et parfaitement audible, les  4 membres donnent un concert hargneux et s’éclatent vraiment sur scène. Ils débutent leur set avec Iron tusk suivi d’un March of the fire ants désormais culte pour ceux qui connaissent le groupe. On aura même droit à un featuring de Scott Kelly de Neurosis sur le dernier morceau Aqua dementia. Un pur concert. (Fïnk)

Tracklist Mastodon:

Iron tusk
March of the fire ants
Behemoth
Mother puncher
I am Ahab
Megalodon
Blood and thunder
Aqua dementia (feat. Scott Kelly de Neurosis)

25 Ta life

Second groupe très attendu de la scène hardcore de la journée, le baroudeur Rick Healey et 25 Ta Life. Le new yorkais nous balance un set très énergique, quoique un peu frustré de la distance entre la scène et le public. Faisant fi de cet espace, Healey passe les trois quarts du concert dans la fosse, chantant avec le public les nouveautés "Believe In Me", "Crucified", reprenant les anciens "Keepin It Real", "Fight Dirty". Le public réagit au quart de tour et déclenche de monstrueux circles. (Fragone)

Illdisposed

Amateur de la riche scène métal scandinave, je n’accroche pourtant pas avec ce groupe, à l’exception de quelques bons riffs sur cd, le chant me rebute vraiment. Curieux de voir ce que ça donne sur scène je file à la Velvet quelques titres seulement car Mastodon viennent de terminer sur la Main et 25 ta life s’apprêtent à entrer sur la Forum Stage ! De manière objective, ce concert de Illdisposed était pour moi le moins bon que j’ai vu de ce week end. Le chanteur était dans un tel état d’ivresse qu’on se demandait si il n’avait pas dormi au camping du Fury… Il n’arrivait pas à aligner deux mots entre les titres et semblait vraiment à l’ouest. Le groupe ne bouge pas trop et les light sont vraiment pauvres. Un manque de professionnalisme surprenant (surtout pour un groupe de chez Roadrunner) qui fait que je ne m’y attarderais pas trop. (Fïnk)


Behemoth

Direction la Velvet, pour un des concerts les plus attendu des metalheads: Behemoth.
La salle est pleine, complètement. Obligés de pousser l'assemblée pour se frayer un petit passage, nous nous retrouvons face a la scène à l'arrivée des polonais. Body Paint et attirail complet du parfait black métalleux sont de mise, pour un show sans concession très brutal. Ca fait désormais quelques temps que les polonais ont délaissé le black metal pur pour proposer un death/black des plus haineux, et leur setlist se concentrera presque exclusivement sur cette période. Les brûlots du dernier album s'enchaînent a vitesse grand V, dans une Velvet suffocante. Le batteur trouve quand même la force de cracher du feu, tandis que Nergal revêtit sa fameuse combinaison SM fidèle au design de Demigod.
Un show carré, puisant, ou la chaleur brûlante de la salle se rajoutera a l'ambiance chaotique. (Taak)

Obituary

La reformation d’Obituary l’année passée et la sortie prochaine de l’album « Frozen in time », fut une excellente nouvelle pour les amateurs du groupe mais ne fit ni chaud ni froid aux non adeptes du groupe californien. Ce concert produisit à peu près le même effet, les amateurs se tardaient de pouvoir se défouler sur un bon gros Slowly we rot, tandis que ceux qui ne connaissaient pas Obituary allaient trouver le temps long (il est vrai que leur musique peut paraître rébarbative). Faisant partie de la première catégorie de gens et n’ayant jamais eu l’occasion de les voir en live, je me réjouis donc de pouvoir les voir enfin sur scène. Qu’est ce que ça donne alors un concert d’Obituary ? Pour résumer, il est impossible de faire plus gras à moins de lancer des tranches de lard dans le public… C’est comme sur cd, super lourd, avec quelques tempos plus rapide de temps à autres. Le bassiste connaît quelques problèmes est s’absente toute la première chanson, et réapparaît, en même temps que le chanteur qui fait alors son entrée et nous grogne un « Threatening skies » comme il sait si bien le faire… Le groupe enchaîne alors avec les titres qui ont fais leurs heures de gloire, By the light, Chopped in half, Cause of death, ils nous offrent également un titre du prochain album avant de terminer sur un Slowly we rot qui fait plaisir à entendre. Le groupe ne donne cependant pas l’impression de rentrer totalement dans ce concert… Sans transcender, ce fut un bon concert. (Fïnk)

Tracklist Obituary:

Redneck stomp
Threatening skies
By the light
Chopped in half/turned inside out
Cause of death
Dying
Nouveau titre
Slowly we rot

Napalm death

Voila les légendaires grindcoreux de Napalm Death, mais malheureusement ça sera dans la Forum stage, le son sera donc, à peu près ignoble. Je suis déçu de les voir dans ces conditions, et ce comme beaucoup de gens dans la salle, peu de fans en ressortiront satisfaits. Il est même difficile de reconnaître les titres de la salle… Barney ne tient pas une seconde en place, et bouge aux quatre coins de la scène. La température est relativement incroyable dans la salle, Barney sera même victime d’un malaise alors que le groupe entame « Nazi punk fuck off » des Dead Kennedys. Il reviendra quelques instant plus tard pour terminer ce concert vraiment très « grind » au niveau du son…(Fïnk)

In flames

Il est clair que le concert d’In Flames était un des plus attendu du Fury, et la vue du public pendant le concert ne fait que le confirmer. Une ambiance de folie! La salle comble regorgeait de gens connaissant les titres par cœur, une fosse chauffée à bloc, on sent que les 5 Suédois prennent vraiment du plaisir à jouer, c’est pourquoi Anders Fridén, chanteur du groupe, avant le titre Bullet ride, propose à une personne du public de venir interpréter le titre à sa place, rien que ça ! Alors que le premier choisi fut éjecté par la sécurité (la sécu croyait qu’il slammait !), le second monta sur scène devant pas moins de 6000 personnes … Anders lui laissa alors le micro et sorti de la scène, et voilà notre fan, micro en main, sur la Main Stage du Fury Fest avec le groupe In Flames ! Le gaillard ne s’en est pas trop mal sorti (même si le chant était un peu trop death pour du In Flames), le dur public du Fury Fest ne l’a même pas lynché, et ça bougeait même pas mal dans le pit…
Les suédois ont en tout cas durant leur set privilégié les derniers albums, on regrettera donc juste le manque de vieux titres dans la setlist (comme Colony ou Episode 666 par exemple…) Le groupe termine avec quelques titres du dernier album « Soundtrack to your escape ». Un excellent concert, parmi les meilleurs du week-end. (Fïnk)

Tracklist In Flames :

Cloud connected
Pinball map
System
Dial 595
Bullet ride (avec un fan au chant)
Graveland
Only for the weak
The quiet place
Touch of red
My sweet shadow

Merauder, SunnO)))

A partir de ce moment on s'octroie une petite plage de repos bien méritée la fatigue se faisant de plus en plus sentir. Les parties ombragées sont prises d'assaut en attendant Merauder.
Le groupe new yorkais, vétéran de la scène, monte sur scène vers 17h00. On a droit à un hardcore lourd, très influencé par Madball pour un set assez poussif qui ne restera pas dans les annales et qui a du mal à dérider l'assemblée présente. (Fragone)

Tracklist Merauder:

Crossfire
Find My Way
Time Ends
Life Is Pain
Master Killer

Mais ce n'est rien à côté de SunnO))) qui doit prendre la relève. En règle générale je suis assez ouvert et toute expérience musicale trouve un écho favorable du moins un intérêt certain à mes yeux. Mais là...Après deux faux départs le groupe parvient quand même à rester sur scène plus de deux minutes (c'est à peu près le temps que je passe dans la salle histoire de me rendre compte) et réussit le tour de force de vider la salle en dix minutes. Tout en restant honnête je dois avouer que je ne connaissais pas Sunno avant de venir et qu'un seul morceau ne suffit pas à se faire une idée exacte de la qualité du groupe, mais le cirque proposé m'empêche tout de même d'y voir autre chose qu'une monstrueuse pantalonnade que certains voudraient nous faire prendre pour du génie. Enfin, ils m'ont bien fait rigoler avec leurs costumes. C'est déjà çà. (Fragone)

Assommé par la chaleur et la bière tiède, nous décidons de squatter la Velvet en vue du concert de SunnO))). L'attente de fera avec un groupe de hardcore new yorkais, Merauder, a l'énergie scénique phénoménale. On retiendra principalement le jeu nerveux du bassiste charismatique, arrangeant la foule aux prouesses typique du coreux: circle pit et moulinet. Un bon concert, passé bien vite, et nous voila déjà à attendre SunnO))).
SunnO))) est sans nul doute possible le concert le plus atypique du festival. Plus qu'un concert, SunnO))) est une expérience sonore, ne pouvant laisser indifférent, entre drone doom extrême et ambiant expérimental. Je me demandait quel public pouvait bien attirer un tel groupe, et j'en fut fort surpris: quelques coreux, des metalleux, des t-shirt Converge, Neurosis, Iron Maiden et quelques emoboy… Universel, comme la musique du groupe....
En quelques minutes, la scène se vide, pour se remplir d'un mur d'ampli arborant fièrement le logo "O)))" du groupe. Attila, membre temporaire issu de MayheM, dirige les opérations et règle chaque instrument a l'ide d'ingé son du fury. Et c'es bien la le problème principal. Ces ingénieurs ne sont pas qualifiés pour gérer un groupe atypique comme SunnO))). De ce que nous comprenons, Attila réclame en vain un son beaucoup plus fort dans son micro, ce qui a tendance a légèrement énerver le groupe. Apres de nombreux allers-retours entrecoupés de riffs dronesque, la formation américaine se stabilise enfin, revêt son costume chamanique et s'apprête à donner une leçon de décibel à l'assemblée.
Difficile de décrire ce qu'il se passe dans un concert de SunnO)), tout simplement car il ne se passe pas grand chose de tangible. Leurs murs soniques déchirant sous forme de feedback, véritable implosion vécue au ralenti, s'allonge dans des méandres sonores en perpétuelles mutations pour mieux nous ramener au coeur du cyclone. SunnO)) est la catharsis mentale. La chute sans fond. La rupture inévitable ente la musique et sa signification. Car il est tout simplement IMPOSSIBLE qu'une telle musique, si basique en apparence, provoque un tel séisme. La sécurité, accroupie, se tiens les oreilles, grimaçant de douleur (quelle idée aussi, un concert de SunnO))) sans boules quiès...), attendant le moindre signe d'accalmie, attendant la mort d'une note élastique aux vibrations déchirantes.
Apres 25min d'infra basse, la véritable douleur se manifeste enfin: le silence, ce silence horrible qui vous glace le sang et vous fait sentir le manque. Plus rien ne vibre, plus un seul bruit ne résonne. Le temps de reprendre ses esprits, le groupe est déjà parti. (Taak)

Soilwork

Il manque juste la neige sur Le Mans, puisque c’est soirée scandinave ce dimanche avec Amon Amarth, Dimmu Borgir, In Flames mais aussi Soilwork, qui arrivent sur la Main Stage. Et ce fut un bon concert. Pas trop amateur sur cd, j’ai trouvé la musique de Soilwork bien plus attrayante en live. Le son est bon (comme il l’a été la plupart du week-end dans cette salle), est le public est au taquet. Un bon début de concert avec Stabbing the drama, et une certaine euphorie dans la fosse qui ne cessera qu’à la fin du concert. (Fïnk)

Tracklist Soilwork:

Stabbing the drama
The one with flies
Overload
As we speak
Rejection role
Nerve
Follow the hollow
Blinded eye hallow

Dimmu borgir

Attention voilà LES superstars du black métal : Dimmu Borgir. Inutile de préciser que le groupe était attendu vu le nombre de guerriers cloutés présents dans la salle… Leur dernier album étant résolument bon, il me tarde de voir le résultat sur scène. Le concert débute pas une (trop) longue intro suivi de Vredesbyrd, les lights sont énormes, seul hic au début, on entend quasiment pas les claviers (en même temps, d’autres gens au fond de la salle m’ont dis qu’ils couvraient tout). Les chants lyriques du bassiste sonnent bien, la batterie est méga carré, les riffs très propres, bref une très grosse démonstration technique, mais le groupe donne malheureusement l’impression d’être un peu trop rodé, ce qui finit par ennuyer sur la fin (normal, Envy vont débuter leur set…).(Fïnk)


Tracklist Dimmu Borgir:

Vredesbyrd
Cataclysm children
Kings of the carnival creation
Reptile
Stormblast
Progenies of the great apocalypse
Mourning palace

Envy

Après être passé nous moquer pendant quelques minutes des guignols de Dimmu Borgir, nous enchaînons aussi sec avec Envy.
Envy, nous n'avons pas arrêtés de les croiser durant ces 3jours, comme de simples festivaliers. Leur gentillesse, leur bonne humeur, mais surtout leur dernier album légendaire nous motivent à ne rater leur show sous aucun prétexte. Véritables précurseurs de la scène screamo mondiale, la venu des japonais est un véritable événement en France, et la salle se retrouve remplie bien avant l'arrivée du groupe.
Difficile de ne pas lancer une marée de superlatifs, pour LA claque du fury 2005. Je m'attendais à un concert, j'ai assisté à une communion. Communion entre un public totalement dévoué, et un groupe a fleur de peau, délivrant avec une tristesse infinie un screamo rappelant par moment Explosions in the sky. Envy a l'allure des grands, ceux qui vivent leur musique, comme l'ont fais avant eux Neurosis, Cult Of Luna ou Enslaved. Il n'y a pas d’expression appropriée pour décrire un tel concert, car il relève de la symbiose, un flot continue d'émotions pures déchirantes de douleur et de beauté.
Les morceaux s'étalent a travers de longues plages aux structures variables, planantes, proches du post rock, face a un public conquis de bout en bout. On entend des 'chut' dans les moments les plus calmes, mais lorsque que nakagawa tente de s'adresser à la fosse, avec timidité et respect, les cris du public couvrent ses propos, si bien qu'il doit renoncer. Dommage. On se contentera d'un concert tout simplement fantastique ayant bouleversé toute l'assemblée. Un blackeux se retourne vers moi, la larme a l'oeil, et me demande le nom de ce groupe. Il me dit qu'il n'avait jamais entendu parler d'eux. Qu'il n'écoute jamais ce style de musique, mais que ces types la sont différents. Il n'a plus le temps de me parler, il file au stand merchandising... (Taak)

Chaque année le Fury Fest nous offre quelques groupes en exclusivité, et ce, pour une date unique en Europe le plus souvent. Après les fantastiques New-yorkais de Candiria en 2003, cette année en plus de Neurosis, c’est au tour des japonais de Envy de nous honorer de leur venue au Fury Fest, et ce pour une date unique en Europe, autant dire que le fait de voir les précurseurs du screamo en France est plutôt rare. Que dire de ce concert ? Dire qu’il était tout simplement le meilleur du Fury Fest 2005 n’est pas exagéré. Jamais une telle intensité émotionnelle ne s’était faite sentir dans la déferlante sonore qu’est le Fury Fest. Comment décrire un tel concert ? Il est impressionnant de voir avec quel brio le groupe interprète ses titres, les nuances dans les riffs de guitares sont absolument incroyables, l’ambiance qui règne dans la Velvet Stage (où la température doit avoisiner les 50°) est unique en ce dernier jour de Fest. En regardant dans le public, on voit des gens en transe, d’autres gardant simplement les yeux fermés quasiment tout le concert pour vivre à fond ce moment d’une rare intensité (on entend même des « chuuut ! »  à certains moments, sommes nous toujours au Fury Fest ?!!). Le groupe alterne les passages calmes et hurlés à la perfection, les samples envoyés par le chanteur ou les nappes de guitare joués avec un archer façon Sigur Ros ajoute encore un peu plus de qualité à la musique des japonais. Les titres s’enchaînent et ce n’est pas le rappel pendant lequel le groupe interprétera Farewell to words qui nous fera oublier que ce concert fut bien entendu trop court. Pour les « incultes », Envy est un groupe à découvrir absolument. Décollage garanti. (Fïnk)

Retour aux choses sérieuses avec Envy, assurément l'un des groupes les plus attendus du festival comme en témoigne le stand merchandising, pris d'assaut et dévalisé en 20 mn. Première constatation, Envy joue très fort, essentiellement des morceaux extraits du dernier album en date. Toutefois, malgré une envie de jouer manifeste, le groupe japonais fournit une prestation assez impersonnelle dans l'ensemble et manquant de vie, ce dont semble pourtant se satisfaire le public présent dans le velvet stage. A noter, cependant, les dix dernières minutes assez énormes ou Envy envoie véritablement la sauce. Pas assez pour m'avoir convaincu. (Fragone)

Motorhead, Pennywise

Sur la route du forum stage, les notes caractéristiques de la Rickenbacker de Lemmy m'annoncent que Motorhead vient d'investir la scène. Les vétérans du festival assurent toujours autant en concert et je regrette de quitter les lieux après un "No Class" d'anthologie, Pennywise étant annoncé dans le forum.
De fait, Fletcher et sa bande sont dans une forme olympique et proposent un set bourré d'énergie ("Test", "Pennywise", "Society"), ponctué, comme toujours, d'un zeste d'émotion lorsque les californiens entament "Bro Hymn Tribute", sorte de cantique punk repris en choeur par l'assemblée présente. 1h00 de pur bonheur qui conclue de fort belle manière le festival punk. (Fragone)

Amon amarth

Amon Amarth, c'est un peu La valeur sure d'un festival. Les suédois ont des shows précis et huilés, sans surprises, mais terriblement efficace. On pourrait leur reprocher une trop grande linéarité de composition, un peu les ACDC du viking métal. Il n'empêche que la salle est pleine, et les fans sont bel et bien au rendez vous, attendant avec une impatiente marquée leurs hymnes scandinaves préférées.
   J'avoue avoir été légèrement déçus de leur prestations par le passé, peu être a cause de scènes trop grande, coupant toute symbiose avec le public, mais cette fois ci, la Velvet sied a merveille au groupe.
Leur set, guerrier au possible, recouvre toutes les périodes du groupe, dans une chaleur suffocante assez ironique pour les ambiances glacées des suédois.
   Terminant sur Death in fire (réclamée pendant tout le concert par les fans), le groupe nous gratifie d'un show puissant et efficace, me réconciliant avec leur death viking épique. (Taak)


Tracklist Amon Amarth :

Beheading Of A King
An Ancient Sign Of Coming Storm
Pursuit Of Vikings
For The Stabwounds In Our Back
Fate Of Norns
Bleed For Ancient Gods
Thousand Years Of Oppression
Bastards Of A Lying Breed
Victorious March
Death In Fire

Slayer

Deaaaaaaaaaaaaad ! ... ssssssssssssskin! ... mask ! ...
Les maîtres du trash sont présents au Fury Fest et ça fait plaisir ! En allant voir ce dernier concert du Fury, j’espère trouver mieux que le slayer que j’ai vu à Bercy l’année dernière, et je ne serais pas déçu. Comme à son habitude depuis la sortie de God hates us all, le groupe débute le concert avec Disciple sur lequel je m’empresse de faire les quelques clichés que l’ont nous a accordés. Tout d’abord le son est bien meilleur que tous les concerts de Slayer qu’il m’ait était donné de voir, le groupe qui à l’habitude nous faire saigner les tympans, à cette fois-ci un son propre et surtout pas excessivement fort. Au niveau de l’interprétation, la aussi c’est du très propre, les solos sont interprétés à la perfection par ces messieurs Hanneman et King. Au niveau de la set list, après un départ en trombe avec Disciple et War Ensemble, le groupe nous joue quelques titres plus old school (Dave Lombardo is back !), comme Necro, avant d’enchaîner sur les tubes habituels mais qui mettent toujours autant la tarte (Dead skin mask, Postmortem, Raining blood avec un pit d’enfer, Mandatory suicide…) et un Angel of death d’anthologie au final. On aura bien entendu pas une seconde de plus que les 1h15 de concert annoncé, mais, fait plutôt rare, le groupe viendra remercier le public sur scène à la fin (remarque vu le montant du cachet quelque peu hallucinant, c’est la moindre des choses…). Quoiqu’en disent certains (groupe trop froid, pas assez d’anciennes chansons…) on a tout de même eu du grand Slayer en ce dernier soir du Fury Fest. On sent quand même un public sur les rotules à la fin de ce concert, Tom Araya avait certainement raison lorsqu’il déclara avant l’intro de Dead skin mask : « Are you ready to die ? ...... Some of  you already seem to be »… (Fïnk)


Tracklist Slayer :

Disciple
War ensemble
At dawn
Black magic
Necro
Blood red
Spirit
Dead skin mask
Seasons in the abyss
Postmortem
Raining blood
South of heaven
Silent  scream
Mandatory suicide
Angel of death

 


CONCLUSIONS

Taak: Difficile de faire un bilan pour cette année, marquée par de graves disfonctionnement d'organisation (je pense qu'il est inutile de les réciter). On aurait aimé plus de clarté, une sécurité moins basique et moins d'incohérences pour un festival de cette envergure.


Reuno
: Voilà, un bilan très positif donc, pour ce qui est de tout ce qu'il y avait autour des concerts, c'est plus mitigé. Déjà il faisait trop chaud, je veux que ça change pour l'an prochain. Ensuite l'orga malgré tout le boulot réalisé, c'était quand même pas ça, entre la Velvet décalée en permanence, les concerts annulés ou reportés sans avertissements, le temps d'attente pour les pass... C'était un peu trop. Par contre la bouffe était bien sympa, et l'ambiance de tout le coin catering particulièrement soignée, avec notamment tout un bar construit avec des tôles qui passait du ACDC à fond dans une ambiance très titty twister. En tous cas si l'an prochain l'occasion se représente j'y retournerai !


Fïnk
: Du très grand Slayer, des concerts d’ Envy et Cult of luna absolument magnifiques, un circle pit de fou sur Terror, un Wall of death dévastateur sur SOIA, des U.S bombs qui jouent dans l’allée centrale, un Walk en hommage à Dimebag Darell de Ian Scott (Anthrax), des hectolitres de bières (tièdes où chaudes), une multitude de découvertes…
Mais aussi un son exécrable dans la Forum stage, des annulations, des reports (pas indiqués), un camping dévasté le deuxième soir…
Voilà un dixième de ce que je retiendrais de cette édition 2005 du Fury Fest, qui malgré pas mal d’imperfections fut un grand moment de bruit et de fureur. La programmation exceptionnelle mais surtout unique de ce festival, peut faire pâlir n’importe quel autre festival européen (depuis le temps que j’attends ça en France). Je ne ferais pas partis des gens qui râlent sur sans cesse sur l’organisation pour les problèmes survenues, mais plutôt je les remercierais, déjà pour la programmation vraiment riche et éclectique, leur disponibilité, et surtout d’avoir permis à d’autres médias que les gros magazines d’accéder à l’espace photo, et ce pour N’IMPORTE QUEL groupe. Au passage, un gros fuck à certains de ces photographes aux appareils surdimensionnés (utiles uniquement pour photographier les pustules de Lemmy) et qui critiquent auprès de l’organisation, les médias de taille plus raisonnables comme les webzines, en disant clairement qu’on a rien à faire là. Quand on voit le résultat dans certains de vos torchons, on peine à croire que vous êtes un brin passionné.
Maintenant, reste une seule chose à espérer, c’est que ce festival perdure, que sa programmation reste aussi riche. En tout cas si tel est le cas, j’y serais !

Fragone: Le rideau tombe sur le Fury Fest 2005 qui s'achève, dans l'ensemble, sur un bilan largement positif. L'affiche, très ambitieuse, a permis d'assister à de très grands moments qu'il serait difficile d'organiser hiérarchiquement. Pêle-mêle on retiendra donc Jello Biafra & The Melvins, Terror, Anti Flag, Pennywise, Madball, Sick Of t All et Harley's War vers qui va ma préférence. Toutefois, peut-être que l'important était ailleurs, notamment dans l'affiche qui réunissait ces trois journées une grande partie de ce qui se fait de mieux en matière de punk et de métal, dans le fait de réunir ces deux populations qui ont souvent l'occasion de se croiser mais jamais de se côtoyer, et bien sûr dans le tour de force d'organiser un tel évènement sur le territoire, et ce, malgré les tâtonnements de vendredi qui auguraient mal de la suite du festival. Bien évidemment, on trouvera toujours des points à améliorer, sachant très bien que tout ne peut être parfait lorsqu'on a l'ambition d'organiser le premier festival de musique extrême en Europe.
Ainsi, vous pouvez soumettre vos griefs aux organisateurs, ils sont là pour çà. Toute critique, à condition qu'elle soit argumentée et constructive, peut être salutaire et porteuse d'enseignements pour la suite des opérations. En contrepartie, n'oubliez pas également de leur adresser vos félicitations car la satisfaction du devoir accompli est également un facteur motivant - à plus forte raison lorsque la majorité se compose de bénévoles, ce qui est le cas du Fury Fest - et le hardcore a définitivement besoin d'un festival de cette envergure de manière à nous permettre à nous, pauvres provinciaux, de voir l'essentiel de la scène sur trois jours.

Je tiens à remercier les gars de l'organisation en général qui ont toujours fait preuve de patience et de disponibilité - avec moi en tout cas - malgré les pépins qu'ils ont eu à affronter, et plus particulièrement Ben et Antoine que j'ai gonflé jusqu'à la dernière minute afin d'être sûr d'avoir le pass. Je remercie également Bacteries, ainsi que les gars de Metalorgie (Reuno, Fïnk, et Taak) avec qui on s'est à peu près bien organisés pour ne pas voir les mêmes choses et être le plus complémentaire possible. Enfin je remercie Myriam et Bastien qui m'ont accompagné durant tout le périple.

Fink (Janvier 2006)

Vendredi - Samedi - Dimanche

Merci à Ben et l'organisation en ésperant que le futur du festival, même sous une autre forme, sera toujours aussi bon. Merci aux chroniqueurs, et merci pour votre patience.

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